En Guyane, les mines d’or referment leurs plaies…

mais les sols peinent à revivre.

— Par Naomi Nitschke (*) —

Mine d’or près de la rivière Awa, en Guyane française.

En Guyane, les sites d’orpaillage légal doivent être réhabilités après exploitation. Ces mesures réduisent fortement l’érosion et les rejets de mercure dans les rivières, mais une étude menée pendant cinq ans montre que la vie des sols, elle, peine à redémarrer.

En bref

  • En Guyane, la réhabilitation des sites d’orpaillage légal permet de diviser l’érosion des sols par trois en six mois et de la rendre presque nulle après trois ans.
  • Malgré cette stabilisation, l’activité biologique des sols reste très inférieure à celle de la forêt environnante, même cinq ans après l’exploitation minière.
  • La restauration pourrait être accélérée grâce à l’ »effet lisière » et à des arbres inoculés avec des bactéries fixatrices d’azote, afin de favoriser le retour d’une véritable forêt.

Territoire français d’outre-mer, la Guyane présente des formations géologiques riches en or dans ses ceintures de roches vertes. Alors que le cours de l’or ne cesse d’augmenter, les activités d’orpaillage augmentent partout dans le monde, et également en Guyane.<p>  Lire Plus