- Par Rodolf Étienne

Historienne, poétesse, enseignante et militante afro-brésilienne, Beatriz Nascimento (1942-1995) a élaboré une pensée originale de la liberté, du territoire et de la mémoire noire.
La publication, pour la première fois en français, d’une anthologie de ses écrits, Pour une féminothèque de l’Atlantique noir, organisée par Mame-Fatou Niang aux éditions Anacaona, constitue un événement intellectuel singulier.
L’œuvre de Beatriz Nascimento nous conduit du Brésil des quilombos (aussi appelé mocambos, communauté organisée au Brésil par des esclaves marrons (fugitifs) ou des réfugiés d’origine africaine cherchant à échapper à l’esclavage) aux mémoires du marronnage caribéen, tout en invitant à reconsidérer la place des femmes dans l’écriture de l’histoire.
Une absente qui nous oblige à réécrire notre bibliothèque
Il existe des œuvres dont la découverte tardive ne révèle pas seulement une injustice faite à leur auteur. Elle met aussi en lumière les limites du savoir que nous pensions posséder. Beatriz Nascimento appartient à cette catégorie d’intellectuelles dont l’absence a longtemps appauvri notre compréhension de l’histoire. Comment expliquer qu’une historienne ayant consacré plus de vingt années à explorer les résistances noires, les communautés autonomes, la mémoire de l’esclavage et la condition des femmes afrodescendantes soit demeurée si peu connue dans l’espace francophone ? Lire Plus


Présent dans les archives en ligne depuis plus d’une vingtaine d’années, Madinin’Art s’est construit comme un espace indépendant consacré à la vie culturelle, artistique et intellectuelle de la Martinique et de ses diasporas.
Avec Quai des arachides, Thierry Mathiasin, artiste peintre et poète guadeloupéen, nous entraîne, dans un univers où la terre, la mer, l’exil et la mémoire se rencontrent.
Avant Rembrandt, le portrait affirme souvent une position sociale.


























Pendant des décennies, son nom est resté accroché à celui de son époux.




La peine de mort a été abolie en France en 1981, faisant ainsi de la France le seul pays à avoir procédé à des exécutions tout en étant membre de la Communauté économique européenne, ancêtre de l’Union européenne.


Il existe, dans les archives de Yale University, une trajectoire qui semble résumer à elle seule une partie de l’histoire intellectuelle africaine du XXe siècle.
Mots pour maux… Elle est avocate, spécialisée dans les problèmes de divorces, il est universitaire, tous deux sont censés maîtriser le langage, connaître la valeur des mots, et savoir dire les choses au plus juste. Mais les mots sont versatiles. Tantôt servant la vérité, tantôt la déguisant ou la travestissant, ils laissent place à des silences, lourds de non-dits, et qui peuvent s’avérer plus révélateurs que la parole.

À 82 ans, Maryvonne Joseph poursuit une aventure artistique entamée de manière singulière. L’artiste transforme les sables de Martinique en paysages, scènes de vie et fragments de mémoire.

À Fort Portal, dans l’ouest de l’Ouganda, l’histoire aurait pu s’achever le 29 septembre 2026 avec les tambours, les parures royales et l’intronisation d’Edward Rukidi Nyabongo I, treizième « Omukama » du royaume de Tooro.
R.Osa, la performance de Sylvia Gribaudi
La fin de l’illusion d’un État-providence sans limites signe sans nul doute en 2027 le retour de l’autorité brutale de l’État.

— Par Mireille Jean-Gilles —




