Plantes médicinales : entre savoirs traditionnels et validation scientifique

— Par François Chassagne (*) —

À la croisée de l’ethnobotanique et de la pharmacologie, l’ethnopharmacologie étudie et valide des remèdes traditionnels aux quatre coins du monde. –

Publié le 30 déc. 2025 par The Conversation

De l’aspirine au quinquina, de nombreuses plantes ont façonné la médecine moderne. Mais entre usages ancestraux, risques méconnus et science contemporaine, l’ethnopharmacologie cherche aujourd’hui à démêler le vrai du faux – et à protéger un patrimoine encore largement inexploré.

Saviez-vous que près d’une plante sur dix dans le monde était utilisée à des fins médicinales ? Certaines ont même donné naissance à des médicaments que nous connaissons tous : l’aspirine, dérivé du saule (Salix alba L.), ou la morphine, isolée du pavot à opium (Papaver somniferum L.). Au fil des siècles, les remèdes traditionnels, consignés dans des textes comme ceux de la médecine traditionnelle chinoise ou ayurvédique, ou transmis oralement, ont permis de soulager une multitude de maux.

Ainsi, en Chine, les tiges de l’éphédra (Ephedra sinica Stapf), contenant de l’éphédrine (un puissant décongestionnant), étaient employées contre le rhume, la toux et l’asthme il y a déjà 5 000 ans.

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