Pour le « bilinguisme de l’équité des droits linguistiques »

Pour un aménagement linguistique arrimé à la Constitution haïtienne de 1987 : le « bilinguisme de l’équité des droits linguistiques » — Par Robert Berrouët-Oriol(*) — « (…) nous n’avons pas à hiérarchiser les langues entre elles, bien au contraire. Nous devons être riches, concrètement ou poétiquement, de toutes les langues du monde. Aucune langue ne peut s’épanouir seule, il lui faut le concert des autres langues qu’elle invoque, qu’elle accueille et respecte. (…) il nous faut abandonner l’imaginaire monolingue des colonialistes, pour tendre vers un imaginaire multi-trans-linguistique, qui n’a rien à voir avec une faculté polyglotte, mais qui tend vers le désir-imaginant de toutes les langues du monde, qu’on les connaisse ou non. » — (« Nous devons être riches de toutes les langues du monde », par Patrick Chamoiseau, Le Courrier de l’UNESCO, 20 juin 2024.) Existe-il une « guerre des langues » en Haïti ? La Constitution haïtienne de 1987 –qui, dans son « Préambule » et en ses articles 5 et 40, consigne la co-officialisation du créole et du français–, autorise-t-elle la diabolisation du français affublé de l’infâmante étiquette de « langue…