Conférences

Pourquoi et comment Napoléon a t-il rétabli l’esclavage ?

Deux historiens confrontent leurs interprétations


Conférence-débat à la Mairie du 5e, 21 place du Panthéon mardi 16 juillet 2019
Accueil à partir de 19h30 début 20h précises, Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles

Frédéric Régent :
« Le 16 juillet 1802, par un arrêté consulaire, non publié au bulletin des lois, Napoléon Bonaparte rétablit l’esclavage en Guadeloupe. Huit ans après l’abolition de l’esclavage votée par la Convention nationale, le 4 février 1794, celui qui dirige de manière autoritaire la France a mis fin à l’un des héritages de la Révolution française et de la Première République. Le 20 mai 1802, Napoléon Bonaparte avait déjà décidé de maintenir l’esclavage dans les colonies, où celui-ci n’avait pas été aboli (en Martinique en raison de l’occupation britannique, à la Réunion et à l’Île de France [actuelle Île Maurice] où les maîtres avaient renvoyé les agents de la République chargés de la mise en application de l’abolition). Par sa décision du 16 juillet 1802 de rétablir l’esclavage, Bonaparte veut punir la population de la Guadeloupe de s’être rebellée en mai 1802, contre l’expédition qu’il a envoyé dans l’île sous le commandement du général Richepance.

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Violence et sexualité transactionnelle

Mercredi 5 juin à 17h 30. BU du campus de Schoelcher

L’Observatoire des violences envers les femmes, placé sous l’égide de L’ALEFPA Martinique, et la bibliothèque universitaire vous invitent mercredi 5 juin, 17h30, à une conférence de Mylenn Zobda Zebina et Myriam Thirot intitulée :  » Violence et sexualité transactionnelle : le maintien des rapports sociaux de sexe ». La manifestation se tiendra à la BU du campus de Schoelcher (rdc).

En 2016, l’étude menée pour l’ARS sur les sexualités transactionnelles en Martinique a permis d’identifier leurs différentes formes et les publics qui y ont recours. Les situations de vulnérabilité dans lesquelles se trouvent ces publics s’accompagnent de violences plus souvent subies qu’exercées. Les formes revêtues par ces violences diffèrent selon le type de sexualité transactionnelle (prostitution, échanges économico-sexuels) et les publics concernés (femmes étrangères, femmes martiniquaise, hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, transsexuelles), les hommes hétérosexuels ayant des ST étant les seuls enquêtés épargnés par toute forme de violence. L’analyse de ces violences montre donc l’interdit et l’autorisé, dans la société martiniquaise, en matière de sexualité selon le sexe et l’orientation sexuelle des individus.

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Les Vendredis de la Bibliothèque Schœlcher : regardons notre histoire!

La Bibliothèque Schœlcher vous invite à la rencontre aux : « Vendredis de la bibliothèque Schoelcher : du vendredi 03 mai au vendredi 24 mai 2019, regardons notre histoire » dans le cadre des 171 ans de l’Abolition de l’Esclavage.

Au programme :        

– Jeudi 23 mai à 18h30 : Conférence « L’esclavage : quel impact sur la psychologie des populations ? » avec l’intervention du Professeur Aimé CHARLES NICOLAS.

Après un premier colloque à Toronto organisé par l’institut Harriet Tubman sur les séquelles psychologiques de la traite négrière transatlantique en 2010 ;

Sous la direction d’Aimé CHARLES-NICOLAS et Benjamin BOWSER, un nouveau colloque international s’est tenu à la Martinique et à la Guadeloupe et, il a permis de croiser des savoirs de scientifiques, de psychiatres, de généticiens, d’historiens, d’anthropologues et de sociologues. Les travaux de ces spécialistes ont permis de révéler l’existence de traumatismes psychologiques sur l’ADN et leur transmission de génération en génération.

Aimé CHARLES-NICOLAS est professeur émérite de psychiatrie et d’addictologie à l’Université des Antilles.

Benjamin BOWSER est professeur émérite de sociologie à la Cornell University, lthaca, New York.

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« Figures de l’animal ».

Le mardi 14 mai, à 18h, ESPE de Martinique

7° conférence du CEREAP, »Figures de l’animal« .

sur le thème
Intervenants : Lise Brossard, Frédéric Lefrançois et Henri Tauliaut.

Qu’est-ce qu’un animal ? La réponse à la question paraît simple : tout être vivant qui n’appartient pas à l’espèce humaine. Cette définition courte laisse pourtant des zones grises du coté du seuil où commence la vie et à l’autre bout où elle construit une frontière entre les espèces supérieures, dont la réalité s’amenuise sous l’effet de découvertes révélant des porosités tant en ce qui concerne l’habileté, que l’émotion, l’intelligence ou encore du langage.
Les récentes polémiques sur la souffrance animale, amplifiant celles antérieures portant sur l’usage des fourrures ou qualifiant de domination esclavagiste nos rapports aux animaux domestiques et plus encore familiers, montrent la fragilité et la complexité de notre position.

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Nuit du Tout-Monde « Le regard invisible. À la rencontre des Batoutos »

Le 10 mai 2019, 18h30 Paris Musée d’Orsay.

Soirée poétique proposée par l’Institut du Tout-Monde et le Musée d’Orsay, à l’occasion de la Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions,

La Nuit du Tout-Monde au Musée d’Orsay est d’abord celle du 10 Mai, date consacrée chaque année en France aux mémoires de la traite, de l’esclavage, et de leurs abolitions. Nous y célébrerons cette nuit de la libération qui renversa l’invisibilité d’une part de l’humanité. Nous y célébrerons l’incroyable résistance d’un regard interdit, d’un nom imposé, d’une parole inaudible. Ce que les artistes ont perçu et révélé dans les représentations de ces « modèles », c’est d’abord cet audelà d’un regard que l’on n’avait jamais vu, et qui nous regarde enfin aujourd’hui.

En empruntant la vision de Jeanne Duval ou de Joseph nous entrons avec eux parmi le peuple des Batoutos, ce peuple imaginaire retrouvé par Édouard Glissant, qui traverse l’histoire du monde et ses tribulations, nouant la Relation : « Dans les temps démultipliés d’aujourd’hui, nous les voyons difficilement.

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Haïti autrement : l’enseignement autour de la littérature haïtienne

Le 6 mai 2019à 17 h à Paris, cours de Yanick Lahens au Collège de France

Entre l’ancrage et la fuite

Assister au cours
06 mai 2019 17:00 18:00 Cours Amphithéâtre Marguerite de Navarre – Marcelin Berthelot
Les cours et séminaires sont gratuits, en accès libre, sans inscription préalable.

Première titulaire de la chaire Mondes Francophones, Yanick Lahens donne une série de cours qui interrogent l’apport de l’expérience haïtienne au monde francophone. Rédigée en trois langues autres que le français, la littérature haïtienne atteste que les langues sont appelées à cohabiter. De 17h à 18h, Collège de France, place Marcelin-Berthelot, 75005 Paris, retransmis sur Collège de France, RFI, TV5Monde, AUF. Autres dates : 13-20-27 mai.

Programme
Dire Haïti et sa littérature autrement à travers l’ensemble des cours, c’est se demander à travers sa littérature quel éclairage peut apporter aujourd’hui au monde francophone sinon au monde tout court l’expérience haïtienne ? Comment dans l’impasse qui suit son indépendance, des hommes et des femmes dépossédés, déplacés, déstabilisés linguistiquement créent une civilisation dont la littérature sera un élément majeur ?

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À Paris Michelle Obama galvanise son public

— Par Annick Cojean —
Entre leçons de vie et humour décapant, l’ancienne première dame des Etats-Unis a ranimé mardi soir cette petite « flamme » qui l’a menée d’une banlieue modeste aux dorures de la Maison Blanche.

Elle a du chien, Michelle Obama. Et du charisme. Une spontanéité décoiffante. Mais l’ex-première dame américaine a bien plus que cela. Il fallait entendre les réactions passionnées des jeunes femmes venues l’écouter mardi 16 avril, dans la vaste salle de l’Accorhotels Arena à Paris, pour comprendre l’impact de ses propos et l’importance de son rôle de mentor et de modèle. « On a tous vibré à “Yes we can”, disait Dzaelea, 32 ans, assistante de gestion, venue avec ses deux sœurs et sa mère originaire du Congo. Son parcours et ses paroles nous boostent. Elle s’est construite et élevée dans un milieu pauvre et un pays raciste. Elle prêche la force des femmes et leur sororité. Qui, mieux qu’elle, pourrait inculquer de l’espoir à des filles de la banlieue ? »

C’est d’ailleurs à elles, les filles et puis leurs mères, qu’elle s’est essentiellement adressée.

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Quatrième centenaire de l’arrivée de l’Anonyme de Carpentras en Martinique

12 et 13 avril 2019. Conférence-débat Exposition et visites guidées au Musée d’Archéologie et de Préhistoire

—Communiqué de presse de Marie-Hélène Léotin, Conseillère exécutive en charge de la culture et du patrimoine à la CTM —

Le 21 avril 1619 arrivait en Martinique « L’Anonyme de Carpentras »

Jusqu’à cette année 2019, on ne connaissait pas son nom, d’où le terme « L’Anonyme ». Ce personnage nous a laissé un récit de son voyage dans la mer des Antilles, un manuscrit retrouvé dans la bibliothèque de l’évêque du diocèse de Carpentras, Monseigneur d’Inguimbert, d’où le nom « de Carpentras ».
Ce manuscrit est précieux car c’est le premier récit complet d’une expédition de pirates et de flibustiers dans la Mer des Antilles. C’est un des plus anciens documents connus sur la Martinique.
Ce manuscrit a été retrouvé, transcrit, revu, annoté, commenté par Jean-Pierre Moreau, archéologue, et publié sous le titre :
« Un flibustier français dans la mer des Antilles »
L’intérêt de ce manuscrit est de mieux nous faire connaître les premiers contacts entre Caraïbes (Kalinas) et Français, « ces rencontres de mer, des îles et de la terre, de ces hommes infiniment divers, de ces humanités qui se côtoient sans jamais vraiment se connaître… errances de mer de marins français…, rencontres entre deux civilisations, des dialogues qui s’ébauchent… » (Jean Meyer).

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Les Ateliers de Saint-Pierre

Les 28 & 29 mars 2019 au CDST à Saint Pierre

Après les Ateliers de la Mer, les Ateliers du Rhum et de la Canne et les Ateliers du BTP, Contact-Entreprises lance, en collaboration avec la ville et d’autres partenaires, les Ateliers de Saint-Pierre, les 28 et 29 mars 2019 au Centre de Découverte des Sciences de la Terre. Ouverts à tous, ils réuniront pendant deux jours société civile, acteurs économiques, techniciens, scientifiques et politiques sur la question : Et si Saint-Pierre était l’atout touristique majeur de la Martinique ?

Michel Onfray, philosophe, essayiste, et grand admirateur de Saint-Pierre, animera une conférence inaugurale le 28 mars.

Quatre ateliers thématiques (Ville d’Art et de l’Histoire de France, Pompéi des Caraïbes, Ville de la mer, Action citoyenne des Martiniquais) se tiendront le 29 mars.

Jeudi 28 mars 2019 au CDST ( Centre des Sciences de la Terre) à Saint-Pierre
17h 30 : accueil.
18 heures : discours d’ouverture.
18 h 15 18 h 45 : conférence de Marie Chomereau-Lamotte, historienne.
18 h 45 19 h 15 : conférence de Michel Onfray, philosophe et essayiste.

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Trois rencontres avec Gerty Dambury

Gerty Dambury, née le 27 février 1957 à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, est une dramaturge, metteuse en scène, romancière et poétesse française. Elle a reçu plusieurs prix: Prix SACD de la dramaturgie en langue française en 20081, Mention spéciale du Prix Carbet pour l’ensemble de son œuvre en 20112. Prix Carbet de la Caraïbe et du Tout-Monde 2015 pour son ouvrage Le rêve de William Alexander Brown .

Lire sur Madinin’Art à propos de Gerty Dambury

Son œuvre couvre divers champs : théâtre, nouvelles, poésie, roman.
Gerty Dambury naît dans une famille d’origine modeste. Son père, Pierre Dambury, fut d’abord tailleur d’habits, tandis que sa mère, née Chaville-Budon, a d’abord été vendeuse dans un magasin de tissus de Pointe-à-Pitre.

Lire : Décolonisons les Arts ! Le livre choc de la rentrée— par Stéphane Capron —

Nous sommes face à une ubérisation de l’art

Le 27 février 1957, après la naissance de sept autres enfants, arrive la petite dernière, Gerty, qui, très vite, montre des aptitudes au dire poétique et théâtral. La famille vit à Pointe-à-Pitre jusqu’aux années 1970, puis quitte la Guadeloupe pour la région parisienne.

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Décolonisons les arts ! : Rencontre-débat avec Gerty Dambury et Patricia Donatien

Mardi 26 mars, 18h45 à la BU du campus de Schoelcher

Aux côtés de la chercheuse Françoise Vergès et de la comédienne Leïla Cukierman, Gerty Dambury, dramaturge et romancière, a co-dirigé un ouvrage collectif dont le titre est à lui seul un manifeste : Décolonisons les arts ! (Ed. L’Arche, 2018). G. Dambury sera l’invitée d’une conférence à la BU du campus de Schoelcher mardi 26 mars, 18h45, où elle dialoguera avec Patricia Donatien, professeure des universités (UA), spécialiste de littérature et d’art caribéens. Cette rencontre est réalisée en partenariat avec ETC Caraïbe

S’appuyant sur les témoignages et récits d’expériences d’une douzaine d’artistes français issus, selon une terminologie topique venue du Canada, des « minorités visibles », ce livre interroge la place –ou plutôt la non-place- qui leur est faite, en vertu d’héritages culturels et intellectuels pesants, tant dans les perspectives d’accession à des postes de haute responsabilité dans les institutions publiques de ce secteur d’activité, que dans les possibilités d’accéder à des rôles qui ne les confinent pas dans des emplois subalternes de troisième zone en raison de leurs origines.

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“Pouvoirs du détournement”

Mardi 13 mars, 18h, ESPE de Martinique

Intervenants : Anne-Catherine Berry, Dominique Berthet, Martine Potoczny

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Une pratique artistique et politique
Cet acte se retrouve par exemple au cœur de démarches très tôt liées à l’art moderne et contemporain, par la réutilisation d’images, d’objets et de textes.

Marcel Duchamp fait appel dès 1913 au détournement des fonctions utilitaires premières d’objets et d’images, lorsqu’il invente le ready-made. Certains artistes liés au pop art y font appel massivement comme Roy Lichtenstein qui détourne des images extraites de comics pour en faire de grandes toiles.

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Les rendez-vous de février à la B.U. du campus de Schoelcher

Mardi 26 février  2019 à 18 h

Rencontre artistique avec Gaël Octavia

Touche-à-tout autodidacte , romancière, Gaël Octavia nous fera partager ses autres passions artistiques :le cinéma, l’écriture théâtrale et la peinture…

À lire sur Madinin’Art

Gaël Octavia : dernières nouvelles de la guerre

« Cette guerre que nous n’avons pas faite »— par Janine Bailly —

« Cette guerre que nous n’avons pas faite » de Gaël Octavia — Par Selim Lander —

RPLL, Carte blanche : Lucette Salibur passe le relai à Gaël Octavia

« Congre et homard » de Gaël Octavia dans une mise en scène de Dominik Bernard : une vraie réussite — Par Roland Sabra —

« Congre et Homard » de Gaël Octavia par Alvina Ruprecht

« La fin de Mame Baby » : un essai transformé ! — par Janine Bailly —

« Cette guerre que nous n’avons pas faite » : belle traversée, en immersion dans un bar et des mots

 

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Séminaire « Génétique et anthropologie »

Vendredi 15 février 2019, 14h30-16h30 Rue d’Ulm

Cette proposition de séminaire de l’équipe « Manuscrits francophones » cherche à confronter, comparer et surtout à mettre en relation génétique et anthropologie, deux disciplines dont l’Afrique et la Caraïbe constituent déjà le « terrain » commun. Si l’anthropologue s’est lui-même observé « comme auteur » (Geertz), producteur de textes et donc d’avant-textes relevant d’une étude génétique, l’écrivain africain, à l’inverse, s’est défini comme un « guetteur » dont la première phase de travail est « l’enquête » (Sony Labou Tansi) dont les traces peuvent être repérées par l’anthropologie de l’écrit (politique, religieux, historique, culturel, etc.). Outre ces « branchements » (Amselle) évidents situés en amont du processus, celui-ci peut être interprété au croisement de concepts typologiques élaborés dans les champs disciplinaires distincts, mais qui finissent par entrer en résonance, tels le prophétisme scripturaire et l’écriture à processus. Il s’agira aussi de mettre en commun les moyens et méthodes (entretiens, archives, films) pour explorer ensemble de nouveaux terrains, notamment les réseaux sociaux.

L’ensemble des matériaux réunis pour chaque séance (interventions, documents commentés, y compris extraits vidéos ou œuvres plastiques) sera mis en ligne en flux continu dès le lendemain de la séance, pour documenter les travaux du séminaire, alimenter le débat et faire émerger progressivement une réflexion commune.

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« Recherches en Esthétique : Art et détournement »

Vendredi 15 février 2019 – 18h 30 – Bibliothèque Schœlcher à FdF

La Bibliothèque Schœlcher vous invite à la rencontre autour du 24ème numéro de la revue du CEREAP : « Recherches en Esthétique : Art et détournement » publié sous la direction de Dominique BERTHET.

« Dans le domaine artistique, le détournement concerne généralement les images, les œuvres, les objets, les matériaux industriels et naturels quelles que soient leur taille et leur matière. Le détournement consiste alors en une modification du sens de l’image ou de la fonction de l’objet. Le contexte et le lieu peuvent également jouer un rôle dans le détournement. Celui-ci modifie donc ce qui existait antérieurement.

Le détournement est une modalité de l’appropriation qui consiste à utiliser une source, un référent déjà existant dans la réalisation d’une œuvre nouvelle. En l’occurrence, il s’agit là d’une appropriation productrice d’un écart plus ou moins significatif, débouchant sur une transformation. Le détournement consiste à transformer l’usage d’un objet, ou l’apparence d’une œuvre, connue de préférence. Dans une certaine mesure, le détournement est une affaire de connaisseurs qui sont en mesure de saisir ce en quoi il y a détournement, d’en mesurer l’importance et la portée.

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« Corps marron ! » : conférence de Sylvie Chalaye

Lundi 21 janvier à 19h Tropiques-Atrium. Entrée libre

Les poétiques de marronnage des dramaturgies afro-contemporaines

En marge des dramaturgies contemporaines, sont nées des écritures dramatiques dont les auteurs afro-descendants, sans territorialité d’appartenance reconnue par la Nation, autre que la francophonie, l’Afrique, les Outre-mer ou leur couleur de peau, ont entrepris de faire du corps le théâtre du drame et de déconstruire cette territorialité fantasmée et ses frontières en produisant un « autre » théâtre.

Le corps où se joue le drame est un corps sorti de l’enfermement de la cale des idées reçues et des couleurs plaquées au front, un corps qui entreprend sa mue dans le regard de l’autre, un corps qui est sorti de l’enclos des prêts-à-porter identitaires. Le corps-champ-de-bataille de ces dramaturgies inédites est un corps marron, celui qui n’appartient pas au maître, le corps du rêve, corps sacrificiel et eucharistique, celui qui nous ramène à l’essence même de la cérémonie théâtrale.

Ce livre propose de découvrir cet « autre » théâtre et ouvre quelques entrées théoriques pour en appréhender les enjeux esthétiques, politiques et philosophiques.

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Art & Société : L’Artocarpe fête ses 10 ans en conférences!

Jeudi 17 janvier 2019 à partir de 15h 30 Le Moule

Pour célébrer ses 10 ans, L’Artocarpe vous invite à une journée de conférences sur l’Art et la Société avec une belle fourchette d’invités!
Le CAGI (Fred Réno et Julien Mérion) présenteront leurs analyses des 10 ans du LKP. En abordant les problèmes sociaux de l’île à travers une grève de 44 jours, le LKP a propulsé, en 2009, la Guadeloupe sur la carte du monde…
Un RDV à ne pas manquer! INVITE SURPRISE

Une date pour votre agenda! / Not to be missed!

Programmation de la journée:
à la Médiathèque du Moule – centre-ville
15h30 – 16h00: Projection d’images photographiques des événements 2009 (par Hélène Valenzuela)
16h00 – 16h45: Intervention de Joëlle Ferly – artiste, fondatrice de L’Artocarpe: L’œuvre d’art à l’ère de sa décolonialité? Analyse des productions artistiques contemporaines au sein d’une structure d’artistes (Bilan de L’Artocarpe depuis 2009)
16h45 – 17h30: Intervention de José Lewest – artiste, chercheur et conférencier: Tendances et structuration de l’art en Guadeloupe de 2009 à 2018
18h00 – 19h30: Mr Fred Réno et Mr Julien Mérion du CAGI (Centre d’Analyse Géopolitique et Internationale): La contagion LKP dans les possessions françaises : mobilisation sociale et faillite politique?

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« Groupes/collectifs d’artistes » 4° conférence du CEREAP

Mardi 8 janvier 2019, à 18h, ESPE de Martinique

intervenants : Anne-Catherine Berry, Dominique Berthet et Lise Brossard.

Les objectifs d’un collectif d’artistes comprennent tout ce qui est pertinent ou presque, pour l’activité de chacun d’entre eux ; cela peut aller, concrètement, de l’achat de matériaux en gros, le partage de matériel, de lieux ou de fournitures, en passant par le rapprochement d’idéologies partagées, d’approches esthétiques ou d’opinions politiques ou, même, l’organisation d’une vie commune, notamment de travail, comme dans une famille élargie.

Le partage de la propriété — avec ses risques, ses avantages, ses statuts — est souvent implicite.

Des collectifs d’artistes ont existé à toutes les époques historiques, souvent rassemblés autour d’un centre de ressources ; tel était le cas, par exemple, des ateliers de sculpture de l’Antiquité dans les carrières de marbre de Milos en Grèce ou de Carrare en Italie.

Des collectifs se sont constitués pendant la révolution russe, parfois mis en place par l’État, ou sous la Révolution française lorsque le Louvre à Paris fut occupé par un collectif d’artistes.

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Pensée, pratiques et poétiques postcoloniales contemporaines. Monde atlantique et océan indien »

Rencontre avec Rodolphe Solbiac, mardi 11 décembre 2018 à 18h 45

La BU du campus de Schoelcher vous invite à la présentation de Pensée, pratiques et poétiques postcoloniales contemporaines. Monde atlantique et océan indien (L’Harmattan 2018). Le directeur scientifique de l’ouvrage, Rodolphe Solbiac, maître de conférences en Études anglophones à l’UA, poursuit ainsi son travail au long cours d’analyse et de recherche autour des héritages culturel, intellectuel et artistique de la période coloniale, et des conditions dans lesquelles, réappropriés et reconstruits, ces héritages douloureux s’ouvrent à « l’émergence d’une pensée de soi » dans les sociétés concernées.

Riche d’une douzaine de contributions, regards croisés de chercheurs issus de champs disciplinaires différents, cette publication à plusieurs mains est  » un ensemble de réflexions sur l’évolution des sociétés du monde atlantique et de l’océan indien au 20è et 21è siècles. Il explore les créations théâtrales caribéennes et africaines, les arts caribéens de la performance, ainsi que les productions romanesques de la Caraïbe et de l’Océan indien. Une contribution à une matière à penser de nature postcoloniale ».

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Frantz Fanon – Marcel Manville –Ti jo Mauvois : semaine du 2 au 9 Décembre 2018 …

Le Modemas, Le PKLS, Le cercle Frantz Fanon ont décidé d’honorer la mémoire de Marcel Manville

Le 2 décembre 2018 il y aura 20 Ans que Marcel Manville est décédé.

Ti jo Mauvois est décédé le 6 décembre 2011, même jour que Frantz Fanon 50 ans après.

Ces compatriotes, le psychiatre, l’avocat, l’historien ont imprégné notre histoire. Ils ont par leur pratique, traqué les esclavages et aliénations de toutes sortes

Une volonté de réconciliation avec avec nous mêmes, une volonté libertaire de libération.

Nous tacherons de nous rappeler d’eux et de l’héritage laissé.

6 décembre 2018 rencontre à l’OMCRL du Robert à 18h30

8 décembre 2018 rencontre à la salle Frantz Fanon (Atrium)

Des interventions se feront aussi en hommage à Frantz Fanon et à Georges dit TI JO Mauvois.

Une centration sur Marcel Manville.

Pourquoi se souvenir de Marcel Manville ?

Il y a nécessité pour nous autres du même pays, de reconnaître les actions de lutte contre la domination coloniale des nôtres, et parmi eux Marcel Manville.

Il y a nécessité de repérer l’humanisme de Marcel :homme vertical,

Défenseur des libertés  : celles des citoyens et celles des peuples et donc celles du peuple martiniquais

Il y a donc nécessité de vérifier si l’héritage laissé fructifie.

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La question du partage de la terre

Vendredi 23 novembre 2018. Campus de Schœlcher.

La question de la terre est au cœur de la trajectoire suivie par les anciens esclaves dans les sociétés de la Caraïbe au cours de la période post-abolitionniste. Lors de la proclamation de la liberté en 1848, les esclaves demandent le partage des terres. Alors que cette question foncière ressurgit dans le débat public actuel sur les réparations et qu’elle est interprétée comme la marque toujours vive d’une inégalité ancestrale, il est nécessaire d’interroger de manière plus systématique le lien consubstantiel établi continûment depuis l’abolition entre liberté, justice et distribution des terres. Cette interrogation de recherche se situe à l’articulation du passé et du présent.

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Esclavage : quel impact sur la psychologie des populations ?

Extraits d’un article du Professeur Aimé Charles-Nicolas :

« Avec la présence de plus en plus insistante dans l’espace public de la thématique de l’esclavage nous nous sommes rendus compte que nous ne savions rien des conséquences psychologiques de la traite des Noirs et de leur mise en esclavage alors même que des travaux psychiatriques ont démontré la nécessité de traiter les psychotraumatismes, que des travaux d’épigénétique démontrent l’existence de traces sur l’ADN des traumatismes psychologiques et leur transmission de génération en génération, alors, enfin, que des travaux d’historiens ont mis au jour «la voix des esclaves». Il est alors apparu indispensable de faire se rencontrer historiens, psychiatres, généticiens, anthropologues et sociologues pour échanger sur cette question loin de toute posture victimaire.

En fait, l’enjeu est de taille puisqu’il s’agit de la première manifestation scientifique sur les conséquences psychologiques de l’esclavage. Dans ce contexte l’enjeu c’est aussi le lien entre esclavage et racisme puisque, avec la traite composée exclusivement de Noirs, le changement de nature et d’échelle de l’esclavage a fait se développer à partir du XVIe siècle une vision racialisée et racialement hiérarchisée de l’humanité (Controverse de Valladolid etc.).

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« Histoires orales alternatives dans la Caraïbe XIXème -XXIème siècle »

Colloque de clôture du 19 au 21 novembre 2018 à Schœlcher

Après Bordeaux (septembre 2015) et Port-au-Prince (avril 2017), les membres de l’équipe d’ALTER se retrouvent à Schœlcher en Martinique, à l’hôtel La Batelière du 19 au 21 novembre 2018, pour partager leurs résultats de recherche avec des personnalités scientifiques invitées, les collègues universitaires et le public martiniquais.

Le programme de recherche « Histoires orales alternatives dans la Caraïbe XIXème -XXIème siècle » (2015-2018) a été coordonné par Dimitri Béchacq (CNRS) et financé par l’Agence Nationale de la Recherche. Le programme de recherche ALTER « Histoires orales alternatives dans la Caraïbe (XIX è -XXIè siècles) » a réuni à partir de janvier 2015 une équipe de chercheurs ayant en commun de travailler, à partir de la Caraïbe, sur les processus de formations sociales issues de l’univers esclavagiste, diasporique et postcolonial. Ce projet a porté sur la constitution et la transmission d’histoires orales alternatives de figures, de lieux et d’événements en marge des historiographies officielles et des dispositifs autorisés en Haïti, en Jamaïque, dans les Antilles françaises et à partir de ces territoires.

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« Création et engagement », présentation du livre de Dominique Berthet

À l’ESPE vendredi 12 octobre 2018 à 18h 30

La Bibliothèque Schœlcher vous invite à la rencontre autour de l’ouvrage « Création et engagement » publié sous la direction de Dominique BERTHET.

L’engagement dans le domaine de la création renvoie à deux aspects. Le premier est inhérent à la création en tant que telle dans la mesure où le créateur s’investit, s’implique dans son projet et dans sa pratique. Créer c’est donner naissance à quelque chose qui n’existait pas avant. Pour cela s’exerce une double action : de la pensée et du corps. La création est souvent présentée comme un combat dans lequel l’artiste se confronte au matériau, au support, aux composants, à l’espace, etc. L’inattendu, le hasard, l’accident perturbent parfois le projet et l’intention du créateur qui est alors amené à prendre en compte ce qu’il n’avait pas prévu. La création résulte d’un engagement total de celui qui donne forme à cette « chose » nouvelle.

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Au Cénacle de Fort-de-France, l’hommage à Paulette Nardal

— par Janine Bailly —

Par le film Les Figures de l’ombre, du réalisateur américain Theodore Melfi, nous découvrions sur nos écrans, en mars 2017, le destin extraordinaire de ces trois femmes noires qui, engagées comme mathématiciennes à la Nasa sur le programme Apollo, durent pour s’imposer affronter et vaincre tous les préjugés du temps, racisme, machisme, sexisme… Grâce à Gerty Dambury, nous retrouvions sur scène, au mois de mai, dans la pièce La radio des bonnes nouvelles, quelques autres femmes fortes dont on n’a pas toujours, en dépit du rôle qu’elles ont pu jouer dans l’évolution de nos sociétés, gardé un souvenir assez vivace. Et ce mardi de juillet, pour la deuxième soirée que nous offrait en bord de mer le Cénacle, c’est une grande figure martiniquaise que nous apprenions à découvrir, à redécouvrir ou à mieux connaître : Paulette Nardal était donc à l’honneur, fille de l’île qui tôt sut partir, s’arracher à sa vie foyalaise, au cocon familial, à la maison de la rue Schœlcher,  pour se confronter au reste du monde, en France, en Amérique aux Nations Unies alors naissantes, au Sénégal chez Senghor ami des Nardal, avant que de revenir chez elle, riche de ses expériences, se mettre au service des siens et de son pays.

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