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Agenda culturel en Martinique : Musique, danse et rencontres du 27 au 30 octobre 2026

La Martinique poursuit sa saison culturelle avec une programmation particulièrement diversifiée du mardi 27 au vendredi 30 octobre 2026.

La première édition de la Biennale de danse « L’Intervalle », le XVIIe Colloque international des études créoles, plusieurs concerts, des spectacles d’humour, des expositions et des rencontres littéraires composent ces quatre journées.

De Fort-de-France à Sainte-Marie, du Lamentin à Saint-Joseph, Madinin’Art vous propose une sélection des rendez-vous annoncés, avec leurs horaires et leurs informations pratiques.

Mardi 27 octobre — Gospel, humour et ouverture de la Biennale

Fort-de-France — Chérubins Gospel : La Voix de l’Espoir. Le Grand Carbet du Parc culturel Aimé Césaire accueille à 20 h le spectacle La Voix de l’Espoir, proposé par Chérubins Gospel, ensemble vocal célébrant quarante années de parcours artistique. Le spectacle réunit gospel, théâtre et danse autour d’une création musicale et scénique consacrée à l’espérance et à la transmission. Lieu : Grand Carbet, place José-Marti, Fort-de-France. Tarifs : à partir de 30 €. Billetterie sur Bizouk.

Fort-de-France — Open Mic au Free Comedy Club. La scène ouverte du Free Comedy Club donne rendez-vous à 19 h 30 aux amateurs d’humour et de stand-up, forme de spectacle dans laquelle un artiste s’adresse directement au public.  Lire Plus

Saint-Joseph : inauguration de la fresque réalisée par Louis Laouchez

— Par Raphaël Confiant —

fresque_laouchezMesdames, messieurs,

C’est un grand honneur que me fait aujourd’hui l’immense Louis Laouchez en m’invitant inaugurer cette fresque qu’on ne se serait pas attendu à trouver en milieu rural, au beau mitan de cette végétation luxuriante qui nous entoure. Qui dit fresque dit en général bâtiment public et milieu urbain. C’est que fondateur avec Serge Hélénon, de l’école négro-caraïbe, cela en 1970, à Abdijan, Louis Laouchez s’est montré tout au long de sa trajectoire artistique un innovateur, quelqu’un qui n’a jamais hésité à « faire » à contre-courant et quand j’emploie le terme général de « faire », c’est bien pour exprimer l’étendue de son savoir-faire qui va de la céramique au dessin, du collage au travail sur bois, de la peinture sur toile à la fresque laquelle justement nous réunit aujourd’hui.

Oui, homme du contre-courant car il a osé réactiver deux des plus importantes composantes de notre culture, deux composantes enfouies, minorées, voire méprisées : la composante caraïbe et la composante africaine. S’agissant de la première, elle est pourtant partout présente dans notre quotidien : dans le four à charbon, dans le jardin caraïbe, ancêtre du jardin créole, dans la poterie, dans la vannerie, dans la pêche et dans notre créole : « kouliwou », « balawou », « watalibi », « zanma », « kachiman », « mabouya » etc…

Edouard Glissant avait cette formule magnifique : « La culture caraïbe n’a pas disparu, elle a désapparu ».  Lire Plus