Mama Africa : Miriam Makeba, un film de Mika Kaurismäki
| 🗓️ Mercredi 13 mai à 18h00 |
📍 Ducos – Cantine Centrale
Le Diamant – Hôtel de Ville
Vendredi 15 mai à 18h30
Le Lorrain – Maison de la Culture
Mercredi 20 mai à 19h30
Saint-Pierre – Théâtre
Samedi 23 mai à 20h00
— Par Sabrina Solar —
Mama Africa est un documentaire réalisé par Mika Kaurismäki, consacré à la chanteuse sud-africaine Miriam Makeba. Le film retrace son parcours artistique et personnel sur plusieurs décennies, en s’appuyant sur des images d’archives, des extraits de concerts et des témoignages de proches, de collaborateurs et de musiciens.
Née en 1932 à Johannesburg, Miriam Makeba grandit dans un contexte marqué par des difficultés économiques et par la mise en place progressive du régime d’apartheid en Afrique du Sud. Elle commence à chanter au début des années 1950, notamment avec les Cuban Brothers puis au sein des Manhattan Brothers, où elle acquiert une première reconnaissance. Sa participation au film Come Back, Africa, qui dénonce les conditions de vie sous l’apartheid, entraîne des conséquences immédiates : en 1959, alors qu’elle se trouve à l’étranger, les autorités sud-africaines lui interdisent de rentrer dans son pays.

Le 27 juillet, l’Unesco a enrichi sa Liste du patrimoine mondial avec 14 sites sud-africains étroitement liés à la lutte contre l’apartheid et à la vie de Nelson Mandela, des symboles majeurs de la fin de la domination de la minorité blanche en Afrique du Sud.
Le 14 juillet dernier, la France, pays des droits de l’homme, a commémoré l’événement majeur qui initierait notre république. Lors du concert qui a précédé le feu d’artifice, la cantatrice sud-africaine, Pretty Yendi a chanté les plus célèbres airs d’opéra. Au même moment, pillages et émeutes faisant des victimes – plus de 117 à ce jour – se propageaient en Afrique du Sud mettant à mal une paix bien fragile, cette paix que Nelson Mandela, aimait à encourager en disant : ‘‘Together we stand, divided we fall’’, et réussi à construire sur les décombres d’un passé ensanglanté par les violences de l’apartheid.
— Par The Conversation France —
C’est la première fois qu’une œuvre de l’ancien président sud-africain, qui a peint une vingtaine de toiles, est vendue sur le marché. Signe de l’effervescence mondiale autour de l’art africain.
La disparition de Nelson Mandela, l’ex-président sud-africain, a beaucoup marqué la génération qui s’était fortement mobilisée dans les années quatre-vingt en faveur de sa libération et de la fin de l’apartheid. Pour beaucoup, l’entrée en politique se fit autour de ses combats.
J’avais 21 ans lorsque j’ai entendu le nom de Nelson Mandela pour la première fois. A l’époque, j’avais obtenu mon diplôme de fin d’études secondaires dans un lycée afrikaner, avec l’histoire parmi les matières principales. J’avais participé fièrement, en tant que soldat, à la guerre menée par l’Afrique du Sud en Angola, et je m’apprêtais à infiltrer le Congrès national africain (ANC) pour le compte du gouvernement.
Le 20 avril 2008, Pierre Aliker avait prononcé l’unique discours des obsèques d’Aimé Césaire. C’était sa dernière apparition publique de premier plan. Devant le chef de l’État de l’époque, Nicolas Sarkozy, il avait rappelé, dans une grande dignité, que « les meilleurs spécialistes des affaires martiniquaises sont les Martiniquais » sous une pluie d’applaudissements. Il avait cité Karl Marx. Cet engagement pour l’émancipation, la dignité humaine et la justice ne l’a jamais quitté, telle son habitude de se vêtir de blanc, en hommage à son frère, le journaliste André Aliker, assassiné en 1934. Ce dernier, militant communiste martiniquais, membre du groupe Jean Jaurès et rédacteur en chef du journal Justice, avait été retrouvé sans vie, noyé près d’une plage. Quelques semaines auparavant, il avait dénoncé dans Justice les agissements de békés dans une affaire trouble de fraude fiscale et de corruption. 