
— Par Mohammed Aissaoui —
L’écrivain a décroché le prix Goncourt avec Rue des boutiques obscures en 1978, mais, dès son premier roman, La Place de l’étoile, publié en 1968, il fait une entrée fracassante en littérature.
Modiano est l’auteur d’une œuvre dense aussi bien en romans qu’en scénarios. Il a également écrit des chansons pour Françoise Hardy et Régine. Voici cinq de ses titres qu’il faut absolument avoir lus. Tous ces romans sont repris en poche chez «Folio». L’écrivain a également rassemblé dix de ses titres dans la collection «Quarto».
La Place de l’étoile (1968)
C’est son premier roman, il est atypique dans l’œuvre de Modiano. Une histoire dingue, presque parodique. Ce livre est composé comme un récit autobiographique d’un Juif antisémite au ton virulent et qui pense que la terre entière lui en veut.
Rue des Boutiques Obscures (1978)
L’écrivain obtient le prix Goncourt pour ce titre, qui illustre à merveille le travail de l’écrivain. Il s’agit de l’histoire de Guy Roland, un détective qui a, un temps, été amnésique, et à qui on a attribué une fausse identité.

Vous nétiez pas au Festival d’Avignon 2014, vous y étiez et vous voudriez y revenir, voici donc un récapitulatif des spectacles couverts par Madinin’Art. Bonne lecture

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LE FOOTBALL BRÉSILIEN
Où se trouve la frontière entre la tristesse et la dépression, la timidité et une anxiété généralisée ? Les pathologies mentales sont-elles en augmentation ou est-ce notre conception de la « normalité »qui a changé ?


Anniversaire, commémoration, journées mondiales …
Nous, femmes journalistes, dénonçons la trop grande invisibilité des femmes dans les médias. Dans les émissions de débat et les colonnes des journaux, les femmes ne représentent que 18 % des experts invités. Les autres femmes interviewées sont trop souvent présentées comme de simples témoins ou victimes, sans leur nom de famille ni leur profession.
Monsieur le Président,
Attribut féminin par excellence, le sac à main est le résultat des choix personnels de celle qui le porte : il contient son univers moral, psychologique, affectif et relationnel.
—Par Hélène Demilly et Anne-Cécile Mailfert, pour Osez Le Féminisme ! —
Jean Metellus nous a quittés. Il était né le 30 avril 1937 à Jacmel (Haïti), il émigre en France en 1959 à l’époque de la dictature des Duvalier. Il exerçait la profession de neuro-linguiste, en même temps que ses multiples activités littéraires de romancier, poète, dramaturge et essayiste.
L’inventaire à la Prévert des projets abandonnés ou différés aura laissé le « milieu » sans voix. On l’avait pourtant connu plus revendicatif. Peut-être le deuxième temps de l’exception culturelle devait-il commencer ainsi, rompant avec le registre émotif et quasi religieux du discours culturel pour tenter d’inventer un autre projet.
Suffit-il d’un drapeau pour ancrer le sentiment d’appartenance à une terre, ses langues, ses croyances, ses musiques, ses cultures, ses combats ? Pour que ce sentiment d’appartenance se traduise par le désir d’en faire une terre où il fasse bon habiter ? En faire une terre à protéger, à défendre, à cultiver, à valoriser ?
Rappel au désordre. Toujours dans son style pamphlétaire corrosif, Pierre Drachline poursuit ici sa critique sans concession du système néocapitaliste et de
son « économie cannibale ». Il s’insurge, crie et donne
des claques à tout-va, parfois sans retenue. Trop ?
À voir. L’époque est celle des impostures médiatiques avec ses « insoumis certifiés conformes de toutes les fausses révolutions ». Drachline en crève : les hommes, et singulièrement les Français, ne se révoltent pas devant cet ordre injuste. Au contraire, ils réclameraient « toujours plus de servitudes ». « Chacun, barricadé derrière son nombril ». Pourtant, comme un pied de nez, l’auteur prône le retour à la primauté de l’individu, au choix de la vie contre la marchandise.
Un « rappel au désordre ». Sa colère est à la hauteur
de la tendresse avec laquelle il pourrait regarder
une humanité émancipée, libérée de sa soumission
à l’argent roi et aux ordres néolibéraux. Le temps des nonagénaires. Éloge de la vieillesse, de Jacques Franck. Les lecteurs de l’Humanité connaissent bien Jacques Franck, médecin communiste et militant. Ayant atteint le dernier âge de la vie (Jacques Franck est né en 1925), il décrit et analyse dans ce livre, non sans dérision et avec parfois un soupçon de cynisme, les petits et grands maux qui s’y attachent, « les souvenirs et les regrets aussi ».
Lycéen.
Françoise Michot-Cheymol, plasticienne ayant vécu en Martinique présente un petit livre consacré à Aimé Césaire : « .. [La] collection intitulée « Je suis… » consiste à présenter sous forme d’autobiographie fictive) les personnages importants, les personnes remarquables, dont on a donné le nom à des établissements scolaires. Mon choix s’est porté spontanément sur Aimé Césaire. Et voilà, je vous en fais part simplement, tout en sachant que ma démarche (écrire pour Césaire) peut être critiquée, mais cela m’a plu et je voulais faire connaître (davantage pour certains) Césaire. Cette biographie devait être synthétique (et non un volume de trois cents pages) afin d’être accessible aux jeunes, sans être simpliste, et toucher les adultes) Créer davantage de liens entre hexagone et Antilles me plaît. »