Quand l’argent manque, la colère monte

Dette, rigueur et colère : le même maelstrom du piège de la fièvre sociale pour la France hexagonale et les Antilles ?

— Par Jean-Marie Nol —

Plusieurs centaines de milliers de personnes ont manifesté dans les rues de Paris , Pointe à Pitre, Fort-de-France ce 29 septembre , à la suite de l’appel à la grève nationale lancé par plusieurs organisations syndicales. Revalorisation des salaires, des retraites ou encore amélioration du pouvoir d’achat et plus de moyens pour l’éducation…Tous revendiquent de bien meilleures conditions de vie et de travail. Nonobstant cet état de fait de grandes insatisfactions, il semble évident que la colère sociale ne disparaît pas parce que l’État n’a plus les moyens de l’acheter par la redistribution monétaire . Au contraire, l’absence de marges budgétaires peut rendre l’affrontement plus difficile à contenir, en Hexagone comme dans les outre-mer.
Ainsi la colère sans preuve d’argent disponible de l’État devrait inciter à la prudence , car la France hexagonale et les Antilles vont bientôt devoir faire face à l’impossible équation de la crise de la dette .
La France se rapproche d’un moment de vérité où l’équation politique, financière , économique et sociale semble de plus en plus difficile à résoudre.  Lire Plus