Reprise du « Déparleur » par Olivier Pendriez

Le 15 mai à Fort-de-France ; le 16 mai à Saint-Pierre ; le 8 juin à Trinité.

Dans ce monologue poignant un personnage marginalisé, un clochard revient sur sa vie marquée par la misère familiale, la violence, l’amour interdit, les rêves brisés, l’alcoolisme et la désillusion sociale.

Chaque scène traite d’un thème particulier, récit d’un épisode vécu ou considérations plus générales (l’alcool, les trafics de drogue, la démocratie, la révolution, la médecine, etc.), tous sujets à propos desquels le personnage raconte et se raconte, nourri par l’expérience et quelques lectures.

Déparler”, c’est faire venir au jour les choses qu’en secret on taisait au profond de soi.

Le déparleur a naufragé sa vie et pourtant il résiste, sa barque échouée sur un bout de trottoir. Il résiste et se souvient. Il déroule le fil de son existence, qu’importe, prétend-il, si nul ne s’arrête, si nul ne lui répond, si tous passent leur chemin. Ainsi que l’a formulé Édouard Glissant, « le déparleur ne s’attend pas à ce que les autres l’écoutent : il parle à la volée. Si on réagit c’est tant mieux, sinon ça lui est égal ».

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