Afrique : la nouvelle conquête est énergétique

– Par Rodolf Étienne

Au moment où l’Europe redécouvre brutalement sa vulnérabilité énergétique et recherche de nouveaux fournisseurs, l’Afrique, elle, redevient l’objet de toutes les attentions : pétrole namibien, gaz tanzanien et mozambicain, cobalt congolais, cuivre, manganèse, uranium, solaire, hydroélectricité, le continent possède une part considérable des ressources nécessaires au monde d’aujourd’hui comme à celui de demain.

Il suffit parfois d’une simple crise pour que les cartes que l’on croyait connaître changent brutalement de couleur. Ainsi, pendant plusieurs années, l’Europe a parlé de sortie des hydrocarbures, de neutralité carbone, d’électrification et d’économie post-pétrolière. Puis sont venues les guerres, les tensions commerciales, la rupture avec une large partie du gaz russe, les inquiétudes autour du Moyen-Orient et des routes maritimes. Le vocabulaire a changé, change encore et changera certainement avec les années. On reparle de sécurité énergétique. On reparle de stocks. On reparle de raffineries. On reparle de gaz.

Et, surtout, dans ce contexte nouveau, tous les regards se tournent directement vers l’Afrique.

« Posséder la ressource n’est pas encore posséder la puissance. »

Au 24 août 2026, les réserves européennes de gaz se situaient autour de 62 %, alors que l’Union européenne vise 80 % avant le 1er décembre.<p>  Lire Plus