L’éphéméride du 11 janvier

Amédée Fengarol, meurt (assassiné?) en pleine rue le jour de son élection à Pointe-à-Pitre le 11 janvier 1951.

Pasteur Amédée Fengarol, né le 30 mars 1905 à Capesterre-Belle-Eau (Guadeloupe) et mort le 11 janvier 1951 à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), est un homme politique français.

Biographie

Instituteur de formation, il exerce son métier dans les différentes îles de la Guadeloupe. Influencé par l’action du député socialiste Hégésippe Jean Légitimus, il se rapproche ensuite des idées marxistes et participe à la fondation du Parti communiste guadeloupéen, composante locale du PCF. Opposant au régime de Vichy représenté par le gouverneur Constant Sorin, il rejoint la Résistance, fondée par Paul Valentino et part à la Dominique avant de rentrer définitivement lors de la Libération en 1943.

Proche d’Aimé Césaire, Rosan Girard, Gerty Archimède et Henri Bangou, il participe comme conseiller général à la transformation de la mutualité en sécurité sociale en Guadeloupe après la guerre.

La mémoire communiste veut qu’il soit mort, probablement assassiné, en pleine rue en 1951, le jour de son élection comme maire communiste de Pointe-à-Pitre, dans un contexte d’anticommunisme inspiré du maccarthysme sur le continent américain. Il semble cependant qu’il soit décédé d’une toute autre raison. Malgré l’enquête réalisée à son décès, aucune hypothèse quant aux auteurs n’a pu être vérifiée.

Il est resté populaire auprès des Guadeloupéens : de nombreuses rues, squares et écoles perpétuent sa mémoire. Il est le grand-père de Harry Durimel, avocat et chef de file du parti des Verts en Guadeloupe.

Son nom reste associé à celui d’André Aliker, autre figure du communisme antillais, assassiné en 1934 en Martinique.
Notes et références

Construire l’histoire antillaise Lucien-René Abénon, Danielle Bégot, Jean-Pierre Sainton – 2002 « Aujourd’hui, de nombreux membres témoins en 1951 de ces événements, affirment qu’Amédée Fengarol est mort de sa belle mort. Certains précisent même, qu’ayant examiné la chemise qu’il portait dans l’après-midi et n’ayant trouvé aucune trace de sang, ils ont eu très tôt la certitude qu’il était mort de mort naturelle. Et pourtant, pendant plusieurs années, L’Étincelle mena campagne et dénoncer l’assassinat. Cette campagne a un objectif politique : déstabiliser les socialistes et Paul Valentino qui a réussi à se faire réélire maire de la ville. »
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Source : Wikioedia