— Par Marie Piquemal —
Aux Antilles, un soda orange contient 42 % de plus de sucre que le même soda en métropole.

Une proposition de loi débattue ce mercredi vise à remettre un peu d’ordre dans la quantité de sucre et les dates de péremption de certains produits distribués dans les collectivités d’outre-mer.
Par MARIE PIQUEMAL
Outre-mer, une partie des yaourts ont des dates de péremption deux fois plus longues qu’en métropole, comme ça, sans véritable justification. Autre anomalie : certains aliments, pourtant vendus sous la même étiquette, contiennent beaucoup plus de sucres ajoutés selon que vous l’achetiez à Pointe-à-Pitre ou à Toulouse.
Une proposition de loi socialiste, au menu des députés ce mercredi, vise à remettre enfin de l’ordre. Une première mouture du texte avait été défendue en octobre 2011 par l’actuel ministre de l’outre-mer, Victorin Lurel, alors député de Guadeloupe. Elle avait été repoussée de justesse à l’Assemblée par 199 voix contre 190 sur fond de bisbilles politiciennes.
Ce nouveau texte devrait, lui, être adopté sans trop de difficulté, assure la députée PS de Guadeloupe Hélène Vainqueur-Christophe, rapporteure du texte.

Les députés examinent ce mercredi un projet de loi visant à rétablir l’équité en matière d’alimentation entre l’outre-mer et la métropole, notamment sur la teneur en sucre. En effet, les produits vendus en outre-mer contiennent souvent nettement plus de sucre que dans l’Hexagone. Pourquoi ? Et surtout, une loi peut-elle vraiment changer les choses ? Explications de Jean-Louis Lambert, sociologue des pratiques alimentaires
Une étude française souligne que le risque associé aux édulcorants est supérieur à celui du sucre
