
Ouvrage analysant les noms de famille donnés par l’administration coloniale aux esclavagisés de la Martinique, libérés en 1848, pour en faire des citoyens.
A travers le peuplement de l’île et la mise en place de l’inhumanité esclavagiste, c’est une regard sans complaisance sur une société dans laquelle l’identité de l’une des composantes a été niée pendant plus de deux siècles.
Un sobriquet, un prénom, un matricule pour les esclavagisés puis un nom de famille pour les nouveaux libres. Interrogeons-nous sur ces patronymes que nos ancêtres nous ont transmis. Pourquoi et comment ces nom de familles ont été attribués.
Rolande Bosphore, historienne est originaire de La Trinité à la Martinique. Partie en quête de l’histoire de ses ancêtres, elle nous livre ici le résultat des ses recherches sur la patronymie dans son île natale.
Du Matricule au Patronyme ». (septembre 2023) est un ouvrage de 150 pages qui interpelle sur l’identité martiniquaise à travers les noms de famille donnés aux esclavagisés libérés en 1848, ce qui fut une nouvelle rupture avec la terre d’origine africaine.
Un vaste tour d’horizon sur le peuplement de l’île; la société servile; les libres ( libres de couleurs et blancs); l’acquisition de la citoyenneté pour les noirs en 1848 comment et pourquoi; l’impact des noms de familles octroyés et ensuite légués par les ancêtres; une interrogation sur l’identité.

Les éditions La Fabrique publient le 15 septembre 2023 Oublier Camus, par Olivier Gloag. Ce dernier y relève « l’attachement viscéral de Camus au colonialisme et au mode de vie des colons qui traverse ses trois romans majeurs, L’Étranger, La Peste et Le Premier Homme » et analyse les « récupérations » d’un auteur mythifié, autant « attaché aux acquis sociaux du Front populaire qu’à la présence française en Algérie ». Dans un article publié en juillet 2023 par Orient XXI, la journaliste et chercheuse en littérature Sarra Grira voit dans son dernier roman inachevé, Le Premier homme, « une vision mythologique de la conquête coloniale, qui relève de l’imaginaire réactionnaire ». Après d’autres lectures de certaines œuvres de cet écrivain, nous reviendrons sur les débats qu’elles suscitent.
Ce livre relate le combat de toute personne harcelée, inconsidérée, méprisée, battue avec ou sans traces visible; marquée profondément mais pas définitivement par la violence de certains mots, attitudes, gestes malheureux et douloureux.
Le musée occidental est un champ de bataille – idéologique, politique et économique. Si à peu près tout le monde veut aujourd’hui « repenser le musée », peu ont pourtant l’audace d’interroger les présupposés mêmes du musée universel, produit des Lumières et du colonialisme, d’une Europe qui se présente comme la gardienne du patrimoine de l’humanité tout entière.
Le livre de Stéphane François, intitulé « L’écologie politique à l’extrême droite », offre une analyse approfondie et nuancée des relations entre l’idéologie écologique et les mouvements politiques d’extrême droite en France. L’ouvrage soulève des thèmes peu explorés jusqu’alors, notamment la corrélation entre la pensée écologique et les idées nationalistes au sein de l’extrême droite. En déployant une réflexion argumentée, l’auteur remet en question l’idée préconçue selon laquelle l’écologie serait intrinsèquement associée à la gauche politique.
À propos
Les éditions JASOR ont le plaisir d’annoncer la sortie de l’autobiographie de Pierre-Édouard Décimus, intitulée « Pou zót. Kassav’- Love and Ka-dance », disponible depuis le 1er avril dernier. Ce livre retrace le parcours exceptionnel de cet artiste guadeloupéen qui a marqué l’histoire de la musique antillaise et caribéenne, notamment en créant le groupe Kassav’ et en contribuant à l’avènement du zouk.
Sortie en librairie du tout-premier dictionnaire des Caraïbes insulaires et continentales, le DICTIONNAIRE DES CARAÏBES. Un itinéraire poétique de la journaliste Caroline Bourgine qui consacre sa vie professionnelle aux cultures du monde et à la diversité de leurs expressions, à travers le journalisme (RFI, France Culture, France Musique, France Inter, France O…), la production artistique de disques, de spectacles vivants, la réalisation de films documentaires, les chemins littéraires.
Né en1927, Lucien Dégras appartient à cette génération des années vingt, celle de l’entre-deux guerres où se forgent les premiers souvenirs, et celle de 1945, où en classe de terminale il découvre la dimension politique de la poésie, au lycée Schoelcher avec pour professeurs René Mesnil, auteur du manifeste
Dans ce portrait critique de notre société patriarcale, l’autrice pointe les comportements et discours sexistes que nous reproduisons tous et toutes, hommes et femmes, et cherche à déconstruire les modèles qui nous sont imposés dès l’enfance. Car admettre que nous sommes toustes concerné·es par le machisme est le premier pas pour s’en affranchir.
Étienne Ghys, mathématicien secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences, directeur de recherche émérite au CNRS et vulgarisateur hors pair, publie la Théorie du chaos. Fake news, organisation du monde, concepts… il revient sur l’importance et les enjeux de l’enseignement de sa discipline, complexe et abstraite pour nombre d’entre nous.
« Il est complètement suicidaire de croire qu’une société quivous empoisonne est capable de vous soigner. »
Dans « Une contre-histoire de la colonisation français » l’écrivain Driss Ghali bat en brèche les idées reçues sur la colonisation. L’historien et philosophe Marcel Gauchet estime qu’Emmanuel Macron devrait lire d’urgence ce livre.
Frantz Fanon (1925-1961), psychiatre d’origine martiniquaise, bâtit en quelques livres une œuvre révolutionnaire dans laquelle il s’applique à décrire le système colonial et ses conséquences inévitables : le racisme et l’aliénation qu’il engendre. Mais il va aussi s’engager très concrètement, en Algérie. Rejetant toute forme d’obscurantisme, il entend défendre une Afrique libre, socialiste, démocratique et laïque. Son ambition ? Ni plus ni moins que forger un nouvel humanisme, assumant les traditions locales comme la boussole universaliste, récusant tout impérialisme et permettant à tous de s’épanouir librement.
Dans un livre référence, le chercheur Denis Cogneau démonte certaines idées reçues sur l’héritage économique de la colonisation française. Il affirme que l’empire constitué en Afrique et en Asie a relativement peu coûté à la France, que les ressources engrangées n’ont que peu profité aux pays colonisés, et que la page de la Françafrique n’est pas totalement refermée. Entretien.
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Il suffit d’avoir été au moins une fois, une seule, en présence d’une œuvre qui nous a marqués ou bouleversés pour nous être posé la question : l’art change-t-il la vie ? Le livre de