— Par Jean Chatain —
L’ouvrage, soutenu par la Fondation Gabriel-Péri, analyse les diktats du Trésor français.
Créé en 1945, le franc CFA désigna d’abord la monnaie des « colonies françaises d’Afrique » ; une appellation qui, convenons-en, sonnait fâcheusement lorsque l’ère des indépendances fut formellement venue. D’où ce tour de passe-passe : le sigle est maintenu, mais est désormais censé se traduire par « franc de la communauté financière africaine ». Depuis, le franc français a disparu, mais le CFA perdure, symbole d’économies maintenues sous la coupe d’une tutelle en passe de se dédoubler : française et européenne…
L’héritage de la colonisation
La distinction entre monnaie métropolitaine donneuse d’ordres (le FF, franc français, hier, l’euro aujourd’hui) et monnaie serve (le CFA) reflète la nature spécifique des structures de l’économie coloniale, cantonnée au rôle exclusif de fournisseuse de matières premières. Ainsi les banques centrales africaines sont-elles contraintes de déposer 50 % de leurs réserves de change auprès du Trésor français sous prétexte de garantie de convertibilité de leur monnaie. Et leurs objectifs en matière de politique monétaire sont fixés non par elles-mêmes, en fonction des intérêts nationaux correspondants, mais au niveau de la zone franc globale par Paris, en fonction des exigences de l’ancienne puissance coloniale.<p> Lire Plus

Après Comment rater ses vacances et La Corse prend le maquis en juin 2016, les éditions du Chêne dévoilent Ni Dieu, ni eux, un recueil de 96 pages regroupant plus d’une centaine de dessins choisis par Chloé, la femme de Tignous (à noter, une postface signée de sa main, forte et bouleversante). Parus dans Charlie Hebdo ou Marianne, ils fustigent les fanatismes de toutes les religions. Pour combattre les dérives des textes sacrés par des huluberlus et pour lutter contre l’obscurantisme quoi de mieux que la culture, l’esprit critique & citoyen par le biais d’illustrations qui font mouche à chaque fois.
Cognitis enim pilatorum caesorumque funeribus nemo deinde ad has stationes appulit navem, sed ut Scironis praerupta letalia declinantes litoribus Cypriis contigui navigabant, quae Isauriae scopulis sunt controversa.
Livre pour enfants
François Gabourg? Un beau grand gaillard à l’humour tendre et féroce qui a déjà publié sept albums de dessins. Voici le huitème pour les fêtes, pour celles et ceux qui seraient en panne d’idée pour les cadeaux, mais surtout et avant tout, au delà de toute futilité, un album pour qui « tente(…) d’interroger nos sociétés, leurs travers, leurs incohérences, leurs injustices.. ». Un ouvrage qui « dessine ce que certains ne voient pas ».
« Hanétha Vété-Congolo nous offre donc une étude savante par l’ampleur du corpus étudié, et qui trouve une grande cohérence par l’articulation réalisée entre un projet de définition et de théorisation de l’identité caribéenne et la démarche d’analyse comparatiste qui lui est essentielle et consubstantielle. En même temps, l’ouvrage se lit avec plaisir et peut même réussir à surprendre, notamment le lecteur européen. On prend conscience que le conte oral caribéen, né dans la douleur, remplit une des grandes fonctions de la littérature, la contestation et que, tout codifié qu’il est dans sa structure et son rituel, il devient, par le biais de la réécriture, de la transposition, de la transmutation et de sa richesse symbolique, un véritable texte, et même, pour reprendre l’expression d’Umberto Eco, une œuvre ouverte. » Le travail titanesque d’Hanétha Vété-Congolo dans ce superbe ouvrage contribue à établir la pérennité du conte caribéen, et même jusqu’à un certain point du conte tout court. Alliant étude rigoureuse et plaisir littéraire, ce livre se lit agréablement, et c’est surpris par la masse et la qualité de l’information que l’on tourne la dernière page, avant de se précipiter à la bibliothèque pour y trouver tout ce qu’on pourra concernant le conte, ses plus beaux exemples et son histoire.<p>
Culture Égalité est une association féministe martiniquaise réservée aux femmes. Elle a pour objectif d’amener les femmes à lutter pour :

On l’appelle aujourd’hui le « vivre ensemble »… Autant dire que ce n’est pas un petit sujet ! La politesse est cet art de rendre la vie ordinaire plus douce, moins rugueuse vivable, en somme. Nécessité sociale, donc. Mais pas seulement : la politesse est aussi une source de plaisir, et c’est ce que ce dictionnaire nous démontre à chaque page. Plaisir de respecter les codes, si bizarres ou byzantins, qu ils soient ; plaisir d’en jouer, de les exagérer… Dans un monde obsédé par l’utilité et la vitesse, la politesse est cet espace de liberté joyeux qui nous rend pleinement humains. Illustré par cent dessins originaux d’Emmanuel Pierre, un beau livre à offrir et à s’offrir.
Un millier d’hommages recueillis sur les lieux des attentats du 13-Novembre
Depuis le XVe siècle, la France, à l’instar d’autres pays d’Europe, s’est aventurée sur les mers. À mesure que les navigateurs, nourris d’angoisses et de fantasmes, descendaient vers ce qu’ils avaient cru être les limites du monde – et qu’ils y découvraient des peuples différents –, apparaissait le préjugé de couleur qui servirait de justification facile à l’esclavage et à la colonisation.
TU PARLES BIEN LA FRANCE
Editions Inculte
Harcelée par les intégristes et leurs provocations, caricaturée et moquée dans les médias anglo-saxons, la laïcité est devenue un enjeu mondial et passionnel.
Ce 17 octobre, dans le cadre des rendez-vous du lundi à la Bibliothèque Universitaire, Steve Gadet, rejoint en dernière partie de son intervention par Corinne Plantin, nous présentait un ouvrage au titre prometteur, réalisé sous sa direction et publié en 2016 chez L’Harmattan, Les cultures urbaines dans la Caraïbe. Et cette double communication fut si riche, si enthousiaste et motivante que l’on peut sans doute regretter son caractère par trop confidentiel.

Martial Rancé, né à Pointe-Noire en Guadeloupe, Manipulateur en électroradiologie consacre toute une partie de sa vie, à prendre soin de personnes porteuses de cancer et de leurs proches (1979 – 2007). Parallèlement, il embrasse la fonction de Journaliste Reporteur d’Images (1982 – 2000), et porte un regard mobile sur le masque qui nous a tellement servi jusque-là, à porter notre propre visage dans l’Espace Atlantique.Facteur d’aérophone en conque marine, apprenti en Éthnomusicologie et bioacoustique, avec le Stwonbofòn (Strombophone) il participe à l’émergence d’un design sonore au nom de l’équilibre social, en étant auteur et acteur de sa propre histoire. • Master 2 Sciences Humaines et Sociales n°/2011200907359 PARXII 9102345 à finalité Professionnelle et Recherche• Mention Éducation, Travail, Formation • Spécialité Expertise, Ingénierie, Direction d’Organisations, Option Encadrement éducatif (Université UPEC ex Paris 12 Créteil et IUFP de Guadeloupe)Résumé : L’auteur de cet essai, un Guadeloupéen voulant gérer sa part de descendance de l’esclavage et de la colonisation, musicien autodidacte passionné, guetteur de la culture, sentinelle de la tradition, passeur de mémoire, accélérateur de tentation, défenseur de l’écologie acoustique, ne cesse de s’émerveiller devant ce son envoûtant.<p>
La prise des tarmacs en Guadeloupe et en Martinique