Catégorie : LGBTI

Une femme transgenre déclarée mère par la justice

Une femme transgenre ayant conservé ses attributs masculins est déclarée judiciairement comme la mère de l’enfant qu’elle a eu avec son épouse. C’est ce qu’a décidé la cour d’appel de renvoi de Toulouse dans son arrêt du 9 février 2022.

Un couple hétérosexuel marié a 2 enfants, nés respectivement en 2000 et en 2004. En 2009, l’époux obtient par la voie judiciaire la modification de son état civil en sexe féminin tout en conservant ses organes sexuels masculins.

Elle a un 3e enfant avec son épouse en 2014. Peu de temps avant la naissance, elle fait une reconnaissance prénatale de ce futur enfant devant notaire.

Après la naissance, elle demande à faire transcrire cette reconnaissance sur l’acte de naissance. L’officier d’état civil refuse. Il déclare l’enfant comme étant née uniquement de la mère qui a accouché.

En 2015, le tribunal de grande instance de Montpellier est saisi d’une demande de transcription de l’acte de reconnaissance. Cette demande est rejetée au motif que la seule mère est la femme qui accouche. La cour d’appel de Montpellier confirme le refus de transcription de la reconnaissance sur l’acte de naissance de l’enfant.

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L’homosexualité dans le monde: de la peine de mort au mariage pour tous

Paris – L’homosexualité, dont Singapour a annoncé dimanche la dépénalisation prochaine, est encore réprimée, voire passible de mort, dans de nombreux pays, alors qu’elle est pleinement acceptée dans d’autres, une trentaine reconnaissant le mariage pour tous.

Selon le rapport publié en 2020 par l’Association internationale des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, trans et intersexes, les relations entre personnes de même sexe sont réprimées par la loi dans 69 pays sur 193, et passibles de la peine de mort dans 11 pays. 

Actuellement, le mariage gay est autorisé dans 32 pays. 

– Un crime en Afrique – 

Sur un continent où une trentaine de pays interdisent l’homosexualité, l’Afrique du Sud fait figure d’exception : le mariage gay y est légal depuis 2006. L’adoption, la procréation médicalement assistée (PMA) et la gestation pour autrui (GPA) y sont aussi autorisées. 

Les relations entre personnes de même sexe sont passibles de la peine de mort au Soudan, en Somalie et en Mauritanie. Quelques pays les autorisent ou les ont dépénalisées (dont Cap-Vert, Gabon, Côte d’Ivoire, Mali, Mozambique, RDC, Angola, Madagascar, Rwanda, Seychelles et Botswana). 

– Répression au Moyen-Orient – 

Au Moyen-Orient, Israël se distingue en ayant légalisé l’adoption pour les couples homosexuels.

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« À tous ces gens-là »

De Philippe Besson à Jack Lang en passant par Boris Cyrulnik, Michèle Rubirola ou encore plusieurs élus issus de la majorité, plus d’une centaine de personnalités dénoncent, dans un texte que publie le JDD, les propos de la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, Caroline Cayeux. Cette dernière, lors des débats sur la loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe en 2013, avait notamment décrit le mariage pour tous comme « un dessein qui va contre la nature ». Voici leur tribune :

« À tous ces gens-là »
« Le 14-Juillet, jour de la fête nationale, célèbre l’union de la nation autour des valeurs de la République : liberté, égalité, fraternité. Ces valeurs nous rassemblent tous pour défendre un même idéal consacré par notre Constitution en son premier article : “La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances.”

Comment accepter les propos tenus par la ministre chargée des Collectivités territoriales à la veille de la fête nationale ?

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Pour un gouvernement sans LGBTQIAphobies

Par Collectif

Les nominations de plusieurs ministres au passé Manif pour tous font grincer des dents chez les défenseurs des droits des personnes LGBTQI+. Dans une pétition, une centaine d’élus et de militants demandent le départ des trois ministres concernés.

Alors que les violences contre les personnes LGBTQIA + explosent, alors que partout dans le monde les atteintes aux LGBTQIA+ se multiplient et que le classement de la France en matière de protection de leurs droits se dégrade, le 4 juillet 2022, le président, élu pour faire barrage à l’extrême droite homophobe, ajoute à son gouvernement deux visages de la Manif pour tous : Mme Caroline Cayeux, ministre déléguée à la Cohésion du territoire et M. Christophe Béchu, ministre de l’Ecologie et de la transition énergétique. 

Pétition contre les trois ministres

Ces nominations s’ajoutent à celle du ministre de l’Intérieur et désormais des Outre-mer, Gérald Darmanin, qui participait en 2012 à la Manif pour tous, et où des propos homophobes et racistes ont été proférés. Il indiquait « si je suis maire de Tourcoing, je ne célébrerai pas personnellement de mariages entre deux hommes et deux femmes ».

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« Homosexualités. Maillons de la chaîne d’Éros à Thanatos » par Stéphane Lelong

Comment se fait-il qu’un couple hétérosexuel puisse avoir un enfant qui deviendra homosexuel ? Pourquoi dans une même fratrie y en a-t-il qui seront « hétéros » et d’autres « homos » ? L’homosexualité féminine répond-elle symétriquement à l’homosexualité masculine ? Les homosexualités ont-elles le monopole d’une structure psychique particulière? Au-delà de ces questions centrales en psychanalyse, ce livre porte aussi sur une réflexion d’actualité : les nouvelles formes familiales. Le Mariage pour tous, ouvrant la possibilité d’adopter, puis la PMA pour toutes et peut-être à terme la légalisation de la GPA, feront-ils perdre l’âme de la famille traditionnelle ? Le désir d’enfant convoquant l’une des formes d’homoparentalité éclaire dans l’après-coup le noyau infantile du futur homosexuel. L’auteur met en tension homosexualités et homoparentalités dans le droit fil psychanalytique, en prenant ses distances avec les préjugés attachés à la sexualité et les discours séducteurs à la mode.

Psychanalyste, Stéphane Lelong est docteur en médecine, pédopsychiatre, psychiatre. Psychologue clinicien, il est docteur en psychopathologie fondamentale et psychanalyse. Il dirige la collection : « Clinique psychanalytique et Institutions » aux éditions L’Harmattan où il est auteur de : Fantasme maternel et folie (1998) ; Un psychanalyste dans le secteur psychiatrique (2005) ; L’inceste en question (2009) ; Période d’adolescence (2 tomes, 2013)

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Journée mondiale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie 2022

– Nos corps, nos vies, nos droits

Déclaration de l’ONU pour la journée mondiale de 2022

L’Organisation des Nations Unies (ONU) œuvre côte à côte avec les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres, intersexes et queer (LGBTIQ+) et nos partenaires pour faire avancer l’égalité et les droits de l’homme pour tous. Ces efforts sont essentiels car les personnes LGTBIQ+ sont souvent privées de leurs droits fondamentaux et ne peuvent plus accéder à la protection juridique, aux soins de santé ou à d’autres services de base. Dans 69 pays, les relations homosexuelles consensuelles continuent d’être érigées en infractions pénales. De plus, de nombreuses personnes LGBTIQ+ n’ont pas d’autonomie corporelle et certaines sont contraintes de subir un traitement médical ou une intervention chirurgicale inutile. Cela inclut les « thérapies de conversion », des pratiques non scientifiques qui provoquent des traumatismes physiques et psychologiques tels qu’un rapport de l’ONU a noté qu’elles pourraient équivaloir à des actes de traitement cruel, inhumain ou dégradant.

En effet, des millions de personnes LGBTIQ+ dans le monde sont encore quotidiennement confrontées aux préjugés, à la discrimination, à la stigmatisation, à l’hostilité et à la violence.

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«Une double peine» : face aux discriminations au travail, les femmes lesbiennes contraintes à la loi du silence

— Par Mathilde Seifert avec AFP —

Au travail, les femmes lesbiennes hésitent à faire leur coming out. 

Si le sexisme au bureau est loin d’être éradiqué, l’orientation sexuelle constitue également une discrimination supplémentaire. Au point que les femmes lesbiennes gardent souvent le silence sur leur vie de couple.

Elles évoquent «une double peine» : au travail, les femmes lesbiennes hésitent à faire leur coming out. Quel que soit le secteur professionnel dans lequel elles évoluent, ou leur position dans la hiérarchie, elles craignent les remarques déplacées, l’incompréhension ou tout simplement les discriminations. «Ça passe par une petite remarque ou un regard. Ça semble peu, mais c’est une petite pierre qui s’ajoute dans mon “sac à dos”», confie à l’AFP Aurore Foursy, 39 ans, cadre dans une entreprise agroalimentaire. «C’est un peu la double peine. Si en plus du sexisme, on vit avec une femme, on est davantage marginalisées».

À LIRE AUSSIQui est Karine Jean-Pierre, la nouvelle porte-parole noire et gay de la Maison-Blanche ?

Si 80 % des lesbiennes disent avoir confié être homosexuelles à une poignée de collègues, elles sont moins d’un tiers à l’avoir évoqué devant leurs supérieurs hiérarchiques, selon les résultats d’une enquête Ifop réalisée auprès de 1400 personnes pour l’association L’Autre cercle, qui lutte contre les discriminations au travail des personnes LGBT.

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Culture : un annuaire en ligne veut mettre fin aux discriminations de genre dans le monde de la musique et du spectacle

En proposant un annuaire des femmes, personnes transgenres et non-binaires, l’objectif de la plateforme « Majeur.e.s » est d’améliorer leur visibilité auprès des recruteurs.

Mettre fin aux discriminations de genre dans l’industrie de la musique et du spectacle : voilà l’objectif de « Majeur.e.s », une plateforme qui sera lancée fin mai. Elle permettra de recenser les femmes, les personnes transgenres et non-binaires qui travaillent comme technicienne, productrice ou encore musicienne. En partant d’un constat simple : les femmes ne représentent que 36% des actifs dans ces secteurs. 

« Majeur.e.s » prendra la forme d’un annuaire en ligne, qui réunira les CV de ces personnes. Grâce à un moteur de recherche, on pourra trouver la « fiche d’identité » de chaque inscrit. « On saura en un clin d’oeil comment s’appelle la personne, quelles sont ses expériences clés, où elle est disponible… », liste Alice Deleporte, cheffe de projet chez « Majeur.e.s ». « On aura aussi ses coordonnées, son adresse mail et ses réseaux sociaux. » Un système de tag permettra de faire une recherche avancée. 

Cooptation et autocensure

L’objectif est de donner de la visibilité aux personnes discriminées par le bouche à oreille. 

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Être homosexuel(e) aux Antilles de l’essayiste Caroline Musquet.

Publication de l’ouvrage Être homosexuel(e) aux Antilles de l’essayiste Caroline Musquet.

Il s’agit du premier ouvrage sur ce thème et se présente comme un recueil de témoignages de gens connus et moins connus homosexuels ou transgenres vivant aux Antilles ou en étant originaires.
Résumé :  « J’ai cherché désespérément du secours dans le regard de ma mère mais elle ne me voyait plus. Je n’étais plus sa fille mais un démon à chasser de la maison. J’ai compris ce soir-là que je ne reverrai plus ma mère ».
Elles s’appellent Cindy, Simone, Estelle ou Maud. Ils s’appellent Jason, Louis-Georges, Nathan ou encore Pascal. Ils sont 15, femmes et hommes, connus ou moins connus, militants engagés ou pas. Tous ont ceci en commun qu’ils vivent aux Antilles ou en sont originaires et qu’ils sont homosexuels ou transgenres. Leur orientation sexuelle n’est pas facile à vivre ou à assumer sur des territoires insulaires réduits, où la culture de l’anonymat n’existe pas, laissant peu d’échappatoire face aux discriminations, aux insultes et aux agressions. Le poids du contrôle social joue aussi un rôle important au sein des familles antillaises qui tolèrent peu l’expression des différences.

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Des propos haineux à caractères LGBTphobes sur KMT !

— Communiqué de presse —

Nous, association qui œuvrons contre les discriminations et pour la dignité humaine des personnes LGBT+ en Martinique et plus largement dans la Caraïbe, dénonçons fermement le « micro trottoir » diffusé sur la chaîne associative Kanal Martinique Télévision (KMT) lors de son « journal télévisé » du 22 mars 2022 qui a été porté à notre connaissance ce jour.

La chaîne a sciemment fait le choix de garder au montage un individu proférant des propos odieux, pénalement répréhensibles, dont la teneur est la suivante : « J’aurais aimé que le gouvernement, qu’il n’y ait plus de PD, de lesbiennes, parce qu’il y a que ça, des PD et des lesbiennes. On peut pas être dirigé par, par ce genre d’individus (…) »

KMT, qui se définit comme un « service associatif de télévision locale à vocation sociale et éducative », a une responsabilité d’autant plus immense dans les missions dont elle se prévaut.

La diffusion de tels propos est inacceptable et irresponsable, surtout sur un territoire où l’homophobie reste très importante et où les personnes LGBT+ subissent des agressions, des tentatives de meurtre, du harcèlement scolaire et sont expulsées de leur foyer pour le seul motif de leur orientation amoureuse.

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La présence de personnages noirs et non-binaires dans les films et les séries a augmenté

Une étude du magazine américain « Variety » montre que depuis le début de la crise du Covid-19, les minorités, et en particulier les personnages noirs et non-binaires, sont plus présentes à l’écran

Plus de diversité sur les écrans américains en pleine crise sanitaire mondiale ? C’est ce qu’affirme une étude, publiée mardi, conduite par Variety.

Le magazine américain a, en effet, comparé quels personnages étaient les plus présents à la télévision et au cinéma, entre les périodes du 1er octobre 2018 au 31 mars 2020 et du 1er avril 2020 au 1er octobre 2021.

Selon cette étude, 70,5 % des séries qui ont été proposées pendant la pandémie avaient un personnage principal noir, contre 65,8 % avant. Idem pour les films : 58,7 % avaient un tel protagoniste pendant la crise sanitaire contre 56,1 % avant.

« Depuis l’arrivée du Covid-19 et après le meurtre de George Floyd, il y a eu de plus en plus de discussions dans les industries du cinéma et de la télévision concernant la représentation et un mouvement pour diversifier les talents à l’écran.

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Les violences contre les personnes homosexuelles en hausse

Les violences contre les personnes LGBTI ont augmenté dans l’espace privé, au sein de la famille et dans le voisinage, en 2020, année marquée par deux confinements, selon le rapport annuel de SOS Homophobie publié lundi 17 mai. L’association a reçu l’année dernière 1 815 témoignages de personnes LGBTI (lesbiennes, gays, bies, trans, intersexe), contre 2 396 en 2019.

→ RAPPORT. Bilan contrasté sur les droits des homosexuels dans le monde

En cette année de confinement, couvre-feu et télétravail, SOS Homophobie note « une réorientation des violences vers les espaces privés ». Les signalements dans le contexte du voisinage et de la famille ont augmenté chacun de 13 % en 2020, contre respectivement 8 % et 10 % en 2019.

« Ce sont des insultes de la part d’une sœur, des menaces » venant de voisins, « des coups donnés par un père, etc. », résume SOS Homophobie. Or, le contexte si particulier de 2020 a laissé « peu d’échappatoires » aux victimes.

Méfiance vis-à-vis des institutions

Parmi les témoignages recueillis figure celui d’Adam : « Je vais te casser la gueule, ton mec a intérêt de se casser d’ici », lui a ainsi dit son voisin avant de donner des coups de pied dans sa porte.

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Journée mondiale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie le 17 mai

La Journée mondiale contre l’homophobie, la transphobie, la lesbophobie et la biphobie est une journée mondiale célébrée le 17 mai.

Elle est parfois désignée de façon abrégée comme la Journée mondiale contre l’homophobie ou Journée internationale contre l’homophobie, la transphobie, la lesbophobie et la biphobie.

Le 17 mai a été choisi (à l’initiative de Louis-Georges Tin) comme date symbolique pour la journée internationale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie pour commémorer la décision de l’OMS le 17 mai 1990 de ne plus considérer l’homosexualité comme une maladie mentale.

L’idée d’une journée contre l’homophobie avait été explorée par des associations LGBT, mais uniquement mise en place à niveau local. Par exemple, la Fondation Émergence avait lancé en 2003 la première Journée Nationale contre l’Homophobie, qui s’est tenue le 4 juin 2003 au Québec. Aussi, en 2004, le Collectif des associations étudiantes LGBT d’Ile-de-France (Caélif) avait lancé une journée nationale de lutte contre l’homophobie en milieu étudiant.

Cependant, c’est le 17 mai 2005 que l’initiative d’une journée de lutte contre l’homophobie a été organisée à l’échelle internationale pour la première fois, grâce aux efforts de Louis-Georges Tin, un professeur et activiste français.

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Mariages homosexuels: des prêtres allemands défient le Vatican

Berlin – Des prêtres catholiques ont lancé lundi une vaste action en Allemagne visant à bénir le mariage de couples homosexuels, auquel le Vatican a récemment réaffirmé sa stricte opposition.

Plus de 100 églises dans le pays organisent des cérémonies de mariages ouvertes « à tous ceux qui s’aiment« , homosexuels, lesbiennes ou hétérosexuels, se joignant ainsi à l’initiative « l’amour l’emporte » lancé par des prêtres, diacres et volontaires. 

« Nous élevons notre voix et disons: nous continuerons à soutenir ceux qui s’engagent dans une vie commune et à bénir leur union« , soulignent les organisateurs sur internet. 

La campagne, critiquée par l’assemblée des évêques, doit se poursuivre sur plusieurs jours. Elle concerne aussi les personnes divorcées, qui ne peuvent plus voir une nouvelle union bénie par un prêtre. 

A la mi-mars, la Congrégation pour la doctrine de la foi du Vatican avait publié une note dans laquelle elle réaffirmait considérer l’homosexualité comme « un péché« , et confirmait l’impossibilité pour les couples de même sexe de recevoir le sacrement du mariage. 

2.600 prêtres, ainsi que de nombreux théologiens et laïcs ont signé en mars une pétition contestant cette ligne, alors même que l’église catholique travaille à une réforme dans le cadre d’un synode axé sur les thèmes sensibles du célibat, des prêtres mariés, et d’une place plus grande réservée aux laïcs et aux femmes. 

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Lutter contre l’homophobie et la transphobie. Brisons les préjugés

Mardi 11 mai à 20h30 sur la 5 et mercredi 12 mai à partir de 21h 05 sur la 2

Mobilisé dans la lutte contre toutes les discriminations, France Télévision à l’approche du 17 mai, Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie propose deux soirées spéciales sur ce thème.

Sur France 5, mardi 11 mai, à 20h5O, dans la collection,  « Ils font bouger les lignes » : Transidentité, le combat pour être soi. Certains ont le sentiment d’être né dans le mauvais corps. S’ils décident de changer d’identité, ils doivent faire face au jugement de la société, parfois même aux insultes, mais aussi à un long et douloureux chemin médical…

Olivier Delacroix part à la rencontre de ceux qui ont choisi de se libérer d’un corps qui emprisonnait leur véritable identité.

Sur France 2, mercredi 12 mai, à 2lhOS Baisers cachés réalisé par Didier Bivel, prix de la critique au 2Oè, » Festival des créations télévisuelles de Luchon (2016). L’homosexualité du jeune Nathan, 16 ans, est révélée sur les réseaux sociaux. Seul, il fait front contre les moqueries et la violence.

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Le voguing, la danse LGBTQ qui fait divaguer la jeunesse chinoise

Pékin – Cuir, perruques et talons hauts. En Chine, les minorités sexuelles se défoulent désormais au rythme du voguing, une danse inspirée des défilés de mode qui auraient été revus et corrigés par des drag queens.

Pression familiale, sociale et politique: lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres et queers (LGBTQ) peinent à sortir du placard dans un pays qui n’a retiré l’homosexualité du classement des maladies mentales qu’en 2001. 

Leur joie n’en est que plus grande en ce samedi soir à Pékin, lors du plus grand bal de voguing jamais organisé dans l’austère capitale chinoise. 

Défilant sur la piste au son d’une house music assourdissante, les danseurs outrageusement maquillés électrisent leur public avec leurs poses lascives et leurs vastes mouvements des bras qui définissent le voguing. 

Déchaînés, des centaines de jeunes Chinois LGBTQ, dont beaucoup venus de loin, hurlent leur enthousiasme, pendant que les juges sélectionnent les meilleurs danseurs. 

« C’est la récré des marginalisés« , observe l’organisateur de la fête, Li Yifan, mieux connu sous le surnom de « Bazi« . 

A 27 ans, ce pilier des nuits pékinoises donne aussi des cours de voguing, une danse « à la forte vitalité » qui reflète « l’esprit de résistance des minorités sexuelles« . 

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Pour le Vatican, l’homosexualité est un « péché » et les unions ne peuvent être bénies

La Congrégation pour la Doctrine de la Foi, chargée de dire et de préserver le dogme catholique, a réaffirmé la position de l’Eglise, quelques mois après que le pape François a défendu l’union civile des couples de même sexe.

Le Vatican a réaffirmé, ce lundi 15 mars, la doctrine de l’Eglise catholique considérant l’homosexualité comme un « péché » et confirmé l’impossibilité pour les couples de même sexe de recevoir les sacrements du mariage, réservés à « l’union indissoluble entre un homme et une femme ».

La conservatrice institution du Vatican, chargée de dire et préserver le dogme catholique, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, a publié une réponse à la question : « L’Eglise dispose-t-elle du pouvoir de bénir des unions de personnes du même sexe ? » La réponse est « non », a tranché la congrégation dans son document, signé par le cardinal Luis Ladaria, préfet de ce puissant office.

Le Vatican a réaffirmé, ce lundi 15 mars, la doctrine de l’Eglise catholique considérant l’homosexualité comme un « péché » et confirmé l’impossibilité pour les couples de même sexe de recevoir les sacrements du mariage, réservés à « l’union indissoluble entre un homme et une femme ».

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Nicolas Maury, président du jury de la Queer Palm, prix LGBT à Cannes

Le comédien Nicolas Maury, révélé par la série « Dix pour cent » et réalisateur d’un premier film « Garçon chiffon », présidera le jury de la Queer Palm 2021, prix LGBT décerné pendant le Festival de Cannes (6-17 juillet), ont annoncé mercredi les organisateurs.

Créée en 2010 par le journaliste Franck Finance-Madureira, rédacteur en chef de la revue de cinéma « FrenchMania« , la Queer Palm, qui fêtera sa dixième édition, est l’équivalent cannois des « Teddy Awards  » décernés pendant la Berlinale.  

Le prix récompense un film traitant des thématiques LGBT+, « queer » ou féministes, parmi toutes les sélections cannoises. 

La Queer Palm 2019 a récompensé la Française Céline Sciamma pour son film « Portrait de la jeune fille en feu« , une histoire d’amour entre deux femmes, une peintre et son modèle, au 18ème siècle, qui a rencontré un grand succès à l’international.  

L’édition 2020 a été annulée en même temps que le Festival de Cannes. 

« Être président du jury de la Queer Palm cette année, représente pour moi une mission d’une haute importance poétique et politique: nous accueillerons les films comme des fleurs fortes et précieuses en cet étrange jardin qu’est notre +aujourd’hui+« , a confié Nicolas Maury, en lice par ailleurs pour le César du premier film. 

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Les personnes transgenres autorisées à servir dans l’armée américaine

Donald Trump avait interdit les personnes transgenres dans les forces armées. Le président Joe Biden est revenu sur cette décision controversée.

la fin de son mandat, Barack Obama avait décidé de permettre aux personnes transgenres d’intégrer l’armée américaine à partir du 1er juillet 2017. À son arrivée au pouvoir, Donald Trump avait reporté l’échéance au 1er janvier 2018, pour finir par totalement revenir sur cette décision de son prédécesseur. Joe Biden, investi depuis seulement cinq jours, a décidé de défaire ce qu’avait fait le républicain, et finalement autoriser les personnes transgenres à intégrer les forces armées. « Le président Biden considère que l’identité sexuelle ne devrait pas être un obstacle au service dans l’armée et que la force de l’Amérique réside dans sa diversité », explique la Maison-Blanche dans un communiqué.

En présence du ministre de la Défense Lloyd Austin et du chef d’état-major, le général Mark Milley, Joe Biden a signé un décret selon lequel « tous les Américains aptes à servir dans les forces armées des États-Unis devraient pouvoir le faire », indique aussi l’exécutif.

« C’est dans notre intérêt national »

« Permettre à tous les Américains aptes à servir leur pays sous l’uniforme est meilleur pour l’armée et meilleur pour notre pays parce qu’une force (armée) inclusive est une force plus efficace », poursuit le communiqué.

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Homosexuels: le pape François défend le droit à l’union civile (documentaire)

Cité du Vatican – Le pape François a défendu mercredi le droit des couples gays, « enfants de Dieu », de vivre au sein d’une « union civile » qui les protège légalement.

« Les personnes homosexuelles ont le droit d’être en famille. Ce sont des enfants de Dieu, elles ont le droit à une famille« , a déclaré le souverain pontife argentin, dans un documentaire présenté mercredi à la Fête du cinéma de Rome.  

« Ce qu’il faut, c’est une loi d’union civile, elles ont le droit à être couvertes légalement. J’ai défendu cela« , a-t-il souligné dans ce documentaire intitulé « Francesco » et réalisé par Evgeny Afineevsky. 

Depuis son élection comme pape, François avait déjà évoqué à plusieurs reprises, sans la rejeter, la notion d’unions civiles pour les personnes de même sexe.  

Selon son biographe Austen Ivereigh, Jorge Bergoglio, le futur pape, avait aussi défendu le bien fondé de cette protection légale lorsqu’il était encore archevêque de Buenos Aires, dans le contexte d’un débat animé en 2010 dans son pays sur la légalisation des mariages gays.

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Entre « TERF » et « transactivistes », féministes et militants LGBT se déchirent sur la question trans

— Par Hadrien Mathoux —

L’exigence envers toujours plus d’inclusivité crée de fortes tensions entre certains défenseurs de la cause des transgenres et celles qui s’inquiètent de conséquences négatives sur les droits des femmes, accusées de transphobie. Jusqu’à conduire à des situations ubuesques.

Le sujet a débarqué aux yeux du public sous forme de quasi-blague. Rappelez-vous, c’était en juin 2018 : lors d’une émission d’Arrêts sur images, Arnaud Gauthier-Fawas, solide gaillard barbu, provoque la stupeur (et l’hilarité) d’une bonne partie d’Internet en réprimandant Daniel Schneidermann : « Je ne suis pas un homme, monsieur ! (…) Il ne faut pas confondre identité de genre et expression de genre, sinon on va déjà mal partir. Je suis non binaire, ni masculin ni féminin, et je refuse qu’on me genre comme un homme« .

Cette interpellation, qui peut sembler lunaire aux non-initiés, cache en fait une bataille politique et militante tellement passionnelle qu’elle peut dégénérer en affrontements violents dans les réseaux militants. Elle oppose des partisans de la cause des trans, désignés par leurs adversaires comme des « transactivistes radicaux« , à certaines féministes accusées par les premiers d’être des « TERF » : TERF, pour « trans-exclusionary radical feminist« , soit une militante qui exclurait les personnes trans de la cause féministe.

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La discrimination des LGBTI reste élevée en Europe, selon un rapport de l’UE

Il s’agit de la plus vaste enquête jamais réalisée par l’Agence européenne des droits fondamentaux (FRA)

La peur, la violence et la discrimination restent élevées chez les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres (LGBTI), même si elles sont aujourd’hui plus nombreuses à évoquer ouvertement leur identité, révèle une enquête de l’Agence européenne des droits fondamentaux (FRA), publiée ce jeudi.

Dans les douze mois ayant précédé le questionnaire, les LGBTI sont 43 % à s’être sentis discriminés, un chiffre en augmentation de 6 points par rapport à la dernière enquête effectuée en 2012. Pour les transgenres, cette proportion monte même à 60 %.

Des « zones sans idéologie LGBTI »

Les personnes transgenres et intersexuées sont deux fois plus nombreuses que les autres groupes LGBTI à faire état d’une agression dans l’année précédant l’enquête. La moitié d’entre elles déclarent avoir des difficultés à subvenir à leurs besoins. La FRA a interrogé en 2019 140.000 personnes LGBTI dans les 27 pays de l’Union européenne (UE), au Royaume-Uni, en Serbie et en Macédoine du Nord. Pour la première fois, son enquête inclut les expériences des personnes intersexuées et des adolescents âgés entre 15 et 17 ans.

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«En tant qu’homosexuels, il est de notre devoir de prendre position contre la PMA et la GPA»

– Alors que les opposants à l’extension de la PMA sont souvent accusés d’homophobie, plusieurs homosexuels refusent de «servir de caution morale» pour justifier la «réification de la femme et de l’enfant». Pour eux, la question n’est pas celle de l’égalité, mais du risque d’aliénation de l’humain par la technique.

Jean-Mathias Sargologos est diplômé en science politique et de HEC-Montréal, étudiant aux cycles supérieurs en histoire de l’art, et journaliste.
Sébastien de Crèvecoeur est normalien (Ulm), ancien professeur de philosophie, chercheur en management, et consultant en art.
Jacques Duffourg-Müller est critique musical.

Le jeudi 18 janvier se sont ouvert les États généraux sur la bioéthique où il sera officiellement discuté de l’ouverture de la PMA aux couples de femmes, c’est-à-dire une PMA sans père, et officieusement de la question de la légalisation de la GPA (qui, bien que concernant tous les couples, devrait aussi permettre aux couples homosexuels hommes de «concevoir» un enfant). C’est en tant qu’homosexuels que nous souhaitons aujourd’hui prendre position contre ce que nous estimons être de graves dérives, réalisées au nom d’un individualisme exacerbé et contre ce qui n’est rien d’autre qu’une tentative de briser l’interdit entourant la réification du corps humain.

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En 2018, 133 000 ménages sont formés d’un couple de même sexe


— Par Richard Flurin —

L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) publie le 19 septembre une étude pour l’année 2018 sur les couples cohabitants de même sexe. Les données, qui proviennent de l’enquête annuelle de recensement, témoignent d’une hausse significative, entre 2011 et 2018, de la proportion des couples de même sexe partageant leur lieu de vie.Ainsi en 2018, 133 000 couples de même sexe cohabitaient, ce qui représente 226 000 personnes, à comparer aux 173 000 qui déclaraient habiter en couple avec une personne de même sexe dans l’enquête « famille et logements » de 2011.

Une proportion des couples de même sexe en hausse

Ces couples de même sexe cohabitants représentent toutefois moins de 1 % de l’ensemble des couples, pacsés, mariés ou concubins qui vivent sous le même toit. Bien que faible au regard de la population globale, cette part a, logiquement, augmenté sensiblement, passant de 0,5 % en 2010 à 0,9 % en 2018. Autrement dit, l’augmentation de la part des couples de même sexe au sein de l’ensemble des couples, en France, est de l’ordre 75 % en huit ans. Cette part moyenne baisse par ailleurs fortement dès lors que l’on s’éloigne des grandes villes.

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Absence de « gène gay », influence du vécu… Une nouvelle étude se penche sur ce qui détermine l’orientation sexuelle

Comme être petit ou grand, ou plus ou moins intelligent, le fait d’aimer les hommes ou les femmes n’est pas défini par un seul gène, mais par de multiples régions du génome et, comme tout caractère humain complexe, par d’insaisissables facteurs non génétiques.

La génétique seule permet d’expliquer pourquoi vous avez les yeux marron ou bleus. Elle ne permet pas, en revanche, d’expliquer pourquoi vous êtes attirés par les hommes ou les femmes. Une étude d’une ampleur jusqu’alors inédite, réalisée par un groupe de chercheurs américains et européens, vient d’enterrer la théorie selon laquelle il existerait un « gène gay ». 

Publiée jeudi 29 août dans la prestigieuse revue Science (Pdf) et relayée par le Washington Post (lien en anglais, pour abonnés), cette étude affirme que l’orientation sexuelle est un caractère humain complexe, dans lequel sont impliqués de multiples régions du génome et d’insaisissables facteurs non génétiques.

Franceinfo décrypte les principaux points de ces travaux. 

Pas de « gène gay », mais la génétique joue un rôle parmi d’autres dans l’orientation sexuelle 

En 1993, le généticien américain Dean Hamer et son équipe publiaient dans la revue Science une étude qui allait biaiser, pendant plus de vingt ans, la perception par le grand public du rôle de la génétique dans le choix des partenaires sexuels.

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