Catégorie : Arts de la scène

Le Dernier Voyage : Raconter l’Aquarius : théâtre, mémoire et engagement

Jeudi 19, Vendredi 20, Samedi 21 mars à 19h30 au T.A.C.

Entre le 8 et le 17 juin 2018, avec 629 migrants a bord, par une mer agitée, l‘Aquarius, navire de sauvetage en Méditerranée, erre de côte en côte dans l’attente d’un port où débarquer.

Après le refus de l’Italie et le silence français, les autorités maritimes compétentes lui donnent enfin l’autorisation d’accoster à Valence en Espagne, à plus de 1500 km de sa position.

Durant 10 jours, à la fois isolée et dons l’oeil du cyclone médiatique, une communauté humaine se forme, dont le destin est aux mains des décideurs politiques. Pourquoi empêcher de sauver des vies? En quoi cette histoire incarne-t-elle le symptôme d’une crise européenne?

Lucie Nicolas est partie a ta recherche de ceux qui étaient a bord, équipage et rescapées, Elle a recueilli leurs témoignages, Au sein d’un dispositif de sonorisation, les interprètes portent ces voix jusqu’à nous et reconstituent cette odyssée inouïe.

En menant en scène en direct la fabrique sonore el musicale du récit ils créent avec les spectateurs une nouvelle communauté active et luttent contre notre sentiment d’impuissance.

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« Chroniques d’Haïfa – Histoires palestiniennes », un film de Scandar Copti

Lundi 16 mars à 20h50 sur Ciné+ Festival
Avec Manar Shehab, Toufic Danial, Wafaa Aoun
Titre original Yin’ād ‘Alīku |3 septembre 2025 en salle | 2h 04min | Drame |
Synopsis
Tout public
Dans une famille palestinienne de Haïfa, Fifi 25 ans, est hospitalisée après un accident de voiture qui risque de révéler son secret. Son frère, Rami, apprend que sa petite amie juive est enceinte. Leur mère, Hanan, tente de préserver les apparences tandis que le père affronte des difficultés financières. Quatre voix, une maison, entre conflits générationnels et tabous, dans une société où tout peut basculer à tout moment.

La presse en parle :

L’Humanité par Michaël Mélinard
Mais, au-delà d’un scénario habile récompensé à Venise, le cinéaste palestinien de Jaffa, désormais basé à Abu Dhabi, interroge avec perspicacité les problématiques de domination.

L’Obs par Xavier Leherpeur
L’auteur d’« Ajami », unanimement salué en 2009 par la critique française, reprend le canevas du récit choral comme révélateur de la complexité sociale et humaine d’une cohabitation sans avenir. Les quatre voix qu’il fait entendre, les deux générations qu’il confronte ainsi que le contexte social et politique au cœur duquel il articule son récit disent sans raccourcis ni schématisation sommaire les fractures incoercibles et les écueils ravivés du vivre-ensemble.

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« Un pays qui se tient sage », un documentaire de David Dufresne

📅 Mardi 17 mars  🕙 18h45 📍 T.O.M. La Croix Mission Fdf
30 septembre 2020 en salle | 1h 26min |
Synopsis
Alors que s’accroissent la colère et le mécontentement devant les injustices sociales, de nombreuses manifestations citoyennes sont l’objet d’une répression de plus en plus violente. « Un pays qui se tient sage » invite des citoyens à approfondir, interroger et confronter leurs points de vue sur l’ordre social et la légitimité de l’usage de la violence par l’Etat.
La presse en parle :
Ouest France par Thierry Chèze
Le résultat est aussi passionnant sur le fond que sur la forme.

Bande à part par Pierre Charpilloz
« Un pays qui se tient sage » est un outil précieux pour comprendre la violence – physique mais aussi symbolique – du monde contemporain.

Dernières Nouvelles d’Alsace par Christine Zimmer
« Il faut réfléchir, les analyser, il y a des images que les gens ont déjà vues, mais la manière de les montrer ici fait qu’on les voit d’un autre œil », conclut David Dufresne, qui affiche une préférence pour les plans séquences sans remontage.

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« Mère Prison », texte d’Emmelyne Octavie, m.e.s. d’Aristide Tarnagda

Mardi 17 mars – 19h30 | Tropiques-Atrium

La pièce Mère prison, écrite par l’autrice guyanaise Emmelyne Octavie et mise en scène par Aristide Tarnagda, propose une plongée poignante dans l’univers carcéral et ses répercussions sur les familles. À travers une écriture sensible et percutante, la pièce met en lumière le combat quotidien d’une mère confrontée à l’incarcération de ses fils et à la violence d’un système qui enferme bien au-delà des murs de la prison.

Résumé de la pièce

Au cœur de Mère prison se trouve une mère qui, deux fois par semaine, rassemble son courage pour rendre visite à ses fils en prison. Le mardi, elle prend le bus pour voir son fils aîné, incarcéré pour meurtre. Le jeudi, elle se rend au parloir pour son deuxième fils, accusé de trafic de drogue.

Entre ces visites éprouvantes, elle tente de maintenir une vie ordinaire. À la maison, son dernier fils passe ses journées à jouer à des jeux vidéo violents, refusant de grandir par peur de suivre la même trajectoire que ses frères.

Malgré les sacrifices qu’elle consent, cette mère devient la cible de la colère et des reproches de ses fils.

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L’éphéméride du 14 mars

Première de Macbeth, drame lyrique en quatre actes de Giuseppe Verdi au Théâtre de la Pergola de Florence, le 14 mars 1847.

Macbeth est un opéra en quatre actes de Giuseppe Verdi, sur un livret de Francesco Maria Piave et Andrea Maffei, d’après la tragédie de William Shakespeare, représenté pour la première fois au Teatro della Pergola à Florence, le 14 mars 1847.
Macbeth avait été commandé pour le carnaval. Le théâtre dut ouvrir ses portes bien plus tôt que prévu et le public nombreux réserva un triomphe à cette œuvre.
Deux autres versions suivirent, une en français à Paris le 19 avril 18651 et la version finale en italien à Milan le 28 janvier 1874.

L’opéra fut repris au Théâtre Lyrique de Paris en 1865 avec quelques modifications. Mais la majorité de la partition se trouvait déjà dans la version italienne. Les deux adjonctions les plus importantes sont celles de l’air La luce langue au IIe acte et du ballet au IIIe. Il n’était pas possible en effet de faire représenter un opéra à Paris sans un ballet. Cette version était naturellement en français, mais le public fut à cette occasion nettement moins séduit que le public florentin de la première création.

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🎶 “Voix de Liberté d’Haïti : Carib’Ensemble fait résonner l’histoire en musique”

Vendredi 13 mars | 19h 30 | Tropiques-Atrium

Voix de Liberté d’Haïti est une création du groupe vocal martiniquais Carib’Ensemble, qui propose un spectacle mêlant chant, piano et percussions pour faire entendre l’histoire et la mémoire d’Haïti à travers la musique. Présenté à la petite salle de Tropiques Atrium, le concert réunit une vingtaine d’artistes, dont seize chanteurs professionnels, autour d’un répertoire lyrique caribéen encore peu connu, mais qui va, de toute évidence, enthousiasmer le public martiniquais.

La création s’articule autour de deux œuvres majeures du patrimoine musical haïtien : Trois Scènes historiques du compositeur Werner Jaegerhuber et la Cantate à Toussaint Louverture du musicien Amos Coulanges.

Né à Port-au-Prince en 1900, Werner Jaegerhuber est l’une des grandes figures de la musique savante haïtienne. Compositeur prolifique – il a écrit symphonies, opéras, oratorios et musique de chambre – il a développé un langage musical original inspiré des structures musicales et mythologiques du vaudou. Son œuvre cherche à construire un véritable nationalisme musical haïtien en intégrant les héritages africains aux formes de la musique classique européenne. Composée en 1949 pour le 200ᵉ anniversaire de la fondation de Port-au-Prince, Trois Scènes historiques est une cantate en trois tableaux qui évoque l’histoire du peuple noir d’Haïti : la traversée de l’Atlantique des Africains réduits en esclavage, la vie dans les plantations et enfin la révolution haïtienne.

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Construire la mémoire : fiction, histoire et identité dans « The Watermelon Woman »

La projection de The Watermelon Woman de Cheryl Dunye s’est tenue mardi 10 mars à Tropiques-Atrium à Fort-de-France, devant un public nombreux : près des trois quarts de la salle Frantz Fanon étaient occupés, avec une assistance très majoritairement féminine. La séance s’est prolongée par un débat d’une grande qualité, révélant combien ce film, réalisé en 1996, continue de susciter réflexion et discussion.

Premier long métrage de la réalisatrice, The Watermelon Woman s’inscrit dans une perspective profondément constructionniste. Le film ne se contente pas de transmettre un savoir ou de restituer passivement une histoire déjà donnée ; il met en scène le processus même par lequel une connaissance se construit. Cette approche rejoint les principes du constructivisme théorisés par Jean Piaget, qui concevait la connaissance comme le résultat d’une élaboration progressive par le sujet, intégrant les informations nouvelles à des structures préexistantes. Le terme même de « constructivisme » ou  » constructionisme » renvoie d’ailleurs au néologisme introduit par le mathématicien Luitzen Egbertus Jan Brouwer, soulignant que la vérité n’est pas simplement découverte, comme l’enseigne le platonisme, mais produite par l’activité intellectuelle.

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🎥 « La Maison des femmes », un film de Mélisa Godet

Mercredi 11 mars à 18h15 | Madiana

D’autres horaires ci-dessous.

Avec Karin Viard, Laetitia Dosch, Eye Haïdara | 1h 50min | Genre :Drame
Synopsis :
Tout public
À la Maison des femmes, entre soin, écoute et solidarité, une équipe se bat chaque jour pour accompagner les femmes victimes de violences dans leur reconstruction. Dans ce lieu unique, Diane, Manon, Inès, Awa et leurs collègues accueillent, soutiennent, redonnent confiance. Ensemble, avec leurs forces, leurs fragilités, leurs convictions et une énergie inépuisable.

La presse en parle :
Le Parisien par Catherine Balle
C’est un film magnifique, vibrant, inspirant.

aVoir-aLire.com par Claudine Levanneur
Un film utile et enthousiasmant qui a la bonne idée de sortir les femmes meurtries du statut de victimes pour ne célébrer que leur résilience et leur force.

20 Minutes par Caroline Vié
Mélisa Godet a réuni des interprètes merveilleux pour rendre un hommage puissant à ces établissements qui accueillent des femmes en détresse.

Bande à part par Mary Noelle Dana
La Maison des Femmes est avant tout un lieu de travail, de solutions, d’enjeux, d’action. À l’écran, la circulation prime sur l’effet.

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Droit de critique, devoir de respect : réponse à une chronique « polémique »

Madame, Monsieur,

Nous n’apprécions pas la polémique, mais avons pris connaissance de votre critique (« Je suis blanc et je vous merde » de Soeuf Elbadawi, signé Selim Lander, 07/03/2026).

Nous estimons que chacun est libre de démolir un spectacle, qu’on a le droit également de ne pas saisir les codes empruntés par son auteur. On a surtout le droit de ne pas apprécier ce qui y est raconté, au point d’imaginer que le public trouve son propos folklorique, voire dépassé. Mais critiquer l’embonpoint chez une ou un artiste nous semble scandaleux, par rapport à une pièce exigeant entre autres le respect de la dignité humaine. Nous trouvons votre propos méprisant et violent.

Nous pouvons admettre qu’un spectateur se trompe à l’écoute d’un texte volontiers exigeant, voire qu’il entende des voix lui soutenant le contraire de ce qui y est dit, lorsque la fatigue le gagne. Cela arrive : nos neurones ne sont pas toujours au rendez-vous. Mais permettez-nous d’avoir une autre perception des événements. La phrase, apparemment citée, dit exactement ceci : « Quand un blanc – le Blanc – entre en toi, il peut te ronger le cerveau jusqu’à l’os ». 

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Culottée et inspirée la metteuse en scène Emma Dante dépoussière « Les femmes savantes »

 — Par Dominique Daeschler —

La Comédie Française hors les murs déboule au Rond-Point avec Emma Dante, l’intranquille, et ça déménage. Le tout public a rallié les scolaires pour faire un tabac aux Femmes Savantes de Molière. Enlevant la sagesse des mots : classique, héritage patrimonial théâtral, Emma Dante introduit une lecture de l’œuvre jouant sur un passé-présent en punchingball sans oublier de se servir de tous les ressorts bien huilés de « l’héritage » : rebondissements, renversement de situations, double jeu, formules à double sens, abus des entrées et sorties. On saura aussi utiliser ordinateur et portable. Tranche la sobriété d’un plateau vide où les quelques objets qui vont et viennent (canapé à double fond, malles…) entrent dans le jeu. Fi donc des temps morts ! On a parfois l’impression d’être au sein des familles élargies des séries américaines qui s’amuseraient des codes théâtraux.

Au début du spectacle l’arrivée des deux sœurs donne le ton. L’une en costume d’époque (Armande qui suit sa mère dans son cénacle de femmes savantes) et Henriette, encore en comédienne short et baskets, comme si elle souhaitait déjà marquer sa différence et faire le lien entre hier et aujourd’hui ; l’entrée dans le rôle lui fera prendre costume.

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🌱 Graines de Paroles 🎉 6ème Festival International 📖 Programme

📅 Du 14 au 29 mars 👶 Spectacles interactifs pour les 2 à 6 ans

📖 Programme

📅 Samedi 14 mars
⏰ 09h00 – Ouverture du Festival
📍 Médiathèque Les Pitons du Nord, Le Carbet

⏰ 16h00 – Lili et la Didi Girafe
📍 Théâtre Boikaré, Le Lamentin

📅 Dimanche 15 mars
⏰ 10h00 – Balade contée en musique (Familles)
📍 Forêt de Vatable, Les Trois-Ilets

⏰ 10h00 – Ma Maman et moi (Théâtre – Marionnettes – Danse)
📍 Terre d’Arts, Domaine de Tivoli, Fort-de-France

📅 Mercredi 18 mars
⏰ 14h30 – Sieste contée avec musique (Familles)
📍 Terre d’Arts, Domaine de Tivoli, Fort-de-France

📅 Vendredi 20 mars
⏰ 18h00 – Les Enjeux du Conte (Parents et professionnels)
📍 Théâtre Boikaré, Le Lamentin

📅 Samedi 21 mars
⏰ 16h00 – Mirrabooka (Conte d’Australie)
📍 Terre d’Arts, Domaine de Tivoli, Fort-de-France

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Madame Jazz(e) – Un voyage musical au cœur des voix légendaires

Avec Madame Jazz(e), la chanteuse Abyale a offert au public martiniquais, un véritable spectacle musical qui célèbre les grandes divas du jazz, de la soul et du rhythm and blues. À la fois hommage, récit et performance scénique, ce spectacle entraîne le public dans un voyage vibrant à travers l’histoire de ces femmes extraordinaires dont les voix ont façonné la musique du XXᵉ siècle.

Sur scène, accompagnée au piano par son fils Niels Sem, Abyale redonne vie aux chansons mythiques et aux destins hors du commun de figures légendaires telles que Nina Simone, Billie Holiday, Sarah Vaughan, Aretha Franklin, Tina Turner, Ella Fitzgerald, Joséphine Baker ou encore Peggy Lee. Toutes ont en commun d’avoir marqué l’histoire de la musique par leur talent, leur audace et leur capacité à transformer leurs expériences de vie en œuvres inoubliables.

Car derrière ces voix immortelles se cachent souvent des parcours de vie intenses, parfois douloureux. Beaucoup de ces artistes ont dû lutter pour s’imposer dans un monde dominé par les hommes, et dans une société traversée par les discriminations raciales et sociales. Le spectacle évoque ainsi, en filigrane, les combats menés par les artistes afro-américaines dans un contexte marqué par la lutte pour les droits civiques.

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Le Monde en face : Le Pays taliban », par par Solène Chalvon-Fioriti et Marianne Getti,

Dimanche 8 mars à 21h05 | France 5

Le documentaire « Le Monde en face : Le Pays taliban », réalisé par Solène Chalvon-Fioriti et Marianne Getti, propose une immersion dans l’Afghanistan près de cinq ans après le retour au pouvoir des talibans. À travers un voyage à travers le pays, les journalistes montrent le fonctionnement d’un régime fondamentaliste extrêmement strict, largement isolé du reste du monde et particulièrement répressif envers les femmes.

Le film s’ouvre sur le témoignage d’Abu, un jeune garçon dont la famille est liée aux talibans. Avec l’innocence de son âge, il explique que ses proches servent le pays en arrêtant les voleurs ou les personnes qui boivent de l’alcool. Ce regard d’enfant révèle l’idéologie inculquée dès le plus jeune âge. Dans cette société profondément conservatrice, les relations entre filles et garçons sont fortement limitées, même si Abu avoue jouer au ballon avec sa sœur malgré l’interdit.

Depuis la prise de pouvoir des talibans en 2021, l’Afghanistan est devenu l’« Émirat islamique d’Afghanistan », un régime très rigide et largement non reconnu par la communauté internationale.

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« Je suis blanc et je vous merde » de Soeuf Elbadawi

— Par Selim Lander —

Quelques mots rapides après rappel de l’article publié à l’issue des Francophonies de Limoges, en 2024, où la pièce était présentée pour une première fois en France.

« Je suis blanc et je vous merde du Comorien Soeuf Elbadawi, déjà l’auteur de nombreuses pièces, également à la m.e.s., une personnalité controversée dans son pays, qui n’hésite pas à prendre son public à rebrousse-poil. Il le fait ici dès le titre car on en aura rarement vu un de plus laid au théâtre ! Heureusement, la pièce qui explore les thèmes familiers d’Elbadawi n’est pas au diapason de ce titre, lequel annonce bien néanmoins, si l’on ose dire, la couleur. Car il sera bien question d’un blanc, nommé Gaucel, qui se retrouve dans une geôle à Moroni, accusé – probablement injustement, mais sait-on jamais ? – d’avoir voulu fomenter ou participer à un coup d’État. Le texte fait appel à six personnages qui se croisent dans la prison parmi lesquels un autre prisonnier, un sage (interprété par l’auteur) qui entretient avec Gaucel de longues conversations, tournant le plus souvent autour du thème de l’identité, du colonialisme et de ses séquelles : « Quand un blanc entre en toi, il te grattouille le cerveau jusqu’à l’os ».

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Ô femmes ! Une pièce de théâtre et une exposition

Une pièce de théâtre : « Les secrets d’un gainage efficace »

Les 6 et 7 mars à la Guinguette, Saint-Pierre

Le 8 mars au TOM, Fort-de-France

Elles sont cinq femmes qui se saisissent de l’anatomie féminine, objet des canons de beauté mais aussi de la honte de soi, de méconnaissance et de tabous, pour écrire un livre sur le corps des femmes comme leurs aînées dans les années 70.

Elles débattent et se débattent avec les hontes et traumatismes liés à ce corps et disent tout haut ce que beaucoup vivent tout bas : corps malmené par lui-même et par le corps social, médiatique et politique. Elles explorent leur intimité et les clichés qui leur collent à la peau à grands coups d’autodérision et d’humour.

Elles explorent leur intimité autant que l’Histoire ou la presse et réinventent les raisons de la colère. Des injonctions esthétiques à la transmission mère-fille.

Une exposition :

En écho, l’exposition ô femmes ! s’installe à la Guinguette de Saint-Pierre du 07 au 11 mars. Vernissage le 07 mars de 15h à 18h00.

Le titre fait référence à la célèbre citation de Olympe de Gouges dans sa déclaration des droits de la femme et de la citoyenne de 1791.

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« Mési » – Création chorégraphique 2026 de Chimen Milo

« Lè nou ka gadé dèyè nou toujou travay, ki si swa ba nou menm, ki si swa ba lézot, nou toujou travay. »

Avec « Mési », l’association Chimen Milo propose une nouvelle création chorégraphique portée par Jean-Michel Casérus, au croisement de la mémoire, du mouvement et de la musique. Ce spectacle est une invitation à regarder derrière nous, à reconnaître les chemins parcourus et à rendre hommage à celles et ceux qui ont transmis un héritage culturel et humain précieux.

Nous, héritiers riches de notre histoire et fiers de nos mémoires, avons souvent dû nous dépasser pour être vus, entendus et compris. D’où vient ce besoin de prouver ce dont nous sommes capables ? Et d’où vient aussi cette force qui nous pousse à avancer ?
À travers « Mési », ces questions deviennent matière à danse, à chant et à partage.

Créé dans la continuité du travail mené par Chimen Milo, ce spectacle s’inscrit dans un engagement porté depuis 2002 : faire vivre et transmettre les pratiques traditionnelles martiniquaises – Danmyé, Kalenda et Bèlè – à travers ateliers, conférences et créations scéniques, en mémoire de Ti Émile.

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« Je suis blanc et je vous merde », texte et m.e.s. de Sœuf Elbadawi

Jeudi 5 mars – 19h30| Tropiques-Atrium

Polar politique à Moroni !
A Moroni, Gaucel aux Comores, un blanc, se fait cueillir à la Rose Noire – une boîte de nuit – par les forces de l’ordre. On l’accuse d’être un espion à la botte de la France. Dans ce pays où les intrigues se tissent au rythme de la rumeur, les nuances de gris achèvent de tout emmêler, derrière les murs sombres du commissariat.
Ils sont six à y tutoyer l’improbable récit d’un coup d’Etat, au lever du jour. Six à rompre avec la routine du colonisé dans toute sa démesure. Mais qui peut dire qui est qui derrière ces figures transfigurées ? Blanc n’est jamais tout à fait blanc. Et la couleur n’est parfois qu’un leurre.

Lire aussi : Soeuf Elbadawi, musique et paroles en partage

Scénographie et costumes : Margot Clavières
Lumières : Matthieu Bassahon
Création son et régie : Maxime Imbert
Conception et construction décor : Benoit Laurent
Régie générale : Corentin Thomasset
Avec : Yaya Mbilé Bitang, Diariétou Keita, Fargass Assande, Dédé Duguet, Sœuf Elbadawi, Philippe Richard

Le texte, disponible aux.

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🎬 « The Mastermind », un film de Kelly Reichardt

Mardi 3 mars – 14h |📍 Madiana

Par Kelly Reichardt | Avec Josh O’Connor, Alana Haim, John Magaro | 4 février 2026 en salle | 1h 50min | Drame, Policier |
Synopsis
Tout public
Massachussetts, 1970. Père de famille en quête d’un nouveau souffle, Mooney décide de se reconvertir dans le trafic d’œuvres d’art. Avec deux complices, il s’introduit dans un musée et dérobe des tableaux. Mais la réalité le rattrape : écouler les œuvres s’avère compliqué. Traqué, Mooney entame alors une cavale sans retour.

La presse en parle :

Libération par Camille Nevers
Rien ne sert de courir, on n’arrivera à rien : c’est l’idée générale des films. De quoi pour la cinéaste aller à l’essentiel, suivre la « dérive pure », le but jamais atteint des errances sans destin.

Cahiers du Cinéma par Raphaël Nieuwjaer
Mieux installé, James Blaine Mooney n’est pas le personnage typique des fictions de Kelly Reichardt. Quelque chose en lui résiste pourtant à ce confort. Il a beau avoir la haute silhouette et le visage d’aimable petite souris de Josh O’Connor, il paraît toujours en retrait, dans une légère absence à lui-même et aux autres.

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🎬 « Muganga, celui qui soigne »🎥 Film de Marie-Hélène Roux

📅 Mardi 3 mars ⏰ 18h45 📍 Teyjat Otonom Mawon (T.O.M.) – La Croix Mission – FdF
Avec : Isaach De Bankolé | Vincent Macaigne | Manon Bresch | Babetida Sadjo | Déborah Lukumuena | France, Belgique – 2023 – 1h45 | Drame
📖 Synopsis :
Denis Mukwege, médecin congolais et futur Prix Nobel de la Paix, soigne — au péril de sa vie — des milliers de femmes victimes de violences sexuelles en République démocratique du Congo. Sa rencontre avec le chirurgien belge Guy Cadière redonnera un souffle nouveau à son engagement.

La presse en parle : 🙂 👿 
Le Figaro par Olivier Delcroix
Un film coup de poing.

Positif par Jean-Jacques Manzanera
Une aventure humaine bouleversante.

20 Minutes par Caroline Vié
Isaach de Bankolé est éblouissant dans la peau du Prix Nobel de la Paix Denis Mukwege dans ce film passionnant récompensé à Angoulême.

Dernières Nouvelles d’Alsace par Thibault Liessi
Éprouvant mais nécessaire.

Femme Actuelle par La Rédaction
Dès la première scène, le film prend à la gorge pour ne plus nous lâcher.

Franceinfo Culture par Laurence Houot
Le film rend hommage au courage du docteur Mukwege et des femmes qu’il soigne, qu’il répare, jour après jour, année après année, dans l’espoir qu’un jour cesse enfin dans son pays ce qu’il appelle la « guerre sur le corps des femmes ».

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🎬 « Orwell 2+2=5″, un film de Raoul Peck

📍 Madiana 📅 Jeudi 5 mars ⏰ 14h

Avec Damian Lewis | Documentaire – Brésil – 2025 – 2h
Synopsis :
1949. George Orwell termine ce qui sera son dernier et plus important roman, 1984.
ORWELL : 2+2=5 plonge dans les derniers mois de la vie d’Orwell et dans son œuvre visionnaire pour explorer les racines des concepts troublants qu’il a révélés au monde dans son chef-d’œuvre dystopique : le double discours, le crime par la pensée, la novlangue, le spectre omniprésent de Big Brother…
Autant de vérités sociopolitiques qui résonnent aujourd’hui avec une force renouvelée.
La presse en parle :
aVoir-aLire.com par Laurent Cambon
Édifiant et sidérant, ce documentaire du réalisateur I’m Not Your Negro devrait être classé d’utilité publique.

20 Minutes par Caroline Vié
Avec « Orwell : 2 + 2 = 5 », le réalisateur signe une réflexion puissante sur les similitudes entre l’œuvre de l’auteur de « 1984 » et le monde actuel.

Bande à part par Olivier Pélisson
Le cinéaste n’a pas son pareil pour faire résonner hier avec aujourd’hui, dans une démarche ample et ancrée dans l’avenir en marche.

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« Mme Jazze », de et par Abyale, avec Niels Sem

Samedi 7 mars à 19h30 au Théâtre Aimé Césaire ( T.A.C.)

« Mme Jazze » est un spectacle musical conçu et interprété par « Mme Jazze », accompagnée au piano par Niels Sem. Il s’articule autour d’un hommage aux grandes voix féminines du jazz et de ses prolongements — soul, rhythm and blues, gospel — qui ont marqué le XXe siècle par leurs interprétations et par leurs parcours.

Le répertoire convoque des figures majeures comme Billie Holiday, Nina Simone, Aretha Franklin, Tina Turner ou Ella Fitzgerald. D’autres artistes, telles que Joséphine Baker ou Irma Thomas, sont également évoquées au fil du spectacle. Toutes ont en commun d’avoir imposé une voix singulière dans un contexte souvent marqué par les discriminations raciales et sexistes.

La structure du spectacle repose sur l’alternance entre interprétation musicale et récit. Chaque chanson est introduite par un éclairage biographique : épisodes méconnus, engagements artistiques, choix de carrière ou éléments plus personnels. Sans adopter un ton didactique, le spectacle replace les œuvres dans leur contexte historique, notamment celui de la lutte pour les droits civiques aux États-Unis, en arrière-plan de plusieurs trajectoires.

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🎬 « Aucun autre choix », un film de Park Chan-Wook

📅 Mardi 3 mars| Jeudi 5 mars 🕗 19h00📍 Madiana

✍️ Scénario : Park Chan-Wook, Kyoung-mi Lee
🎭 Avec Lee Byung-hun, Son Ye-jin, Park Hee-soon
🎞️ 2026 – 2h19 | Comédie, Drame, Thriller | 🔞 Interdit aux -12 ans | ★★★★ |
🎬 Ceïba 2026

Madinin’Art en parle :

Avec Aucun autre choix, Park Chan-Wook signe son grand retour derrière la caméra et livre une satire sociale féroce, à la fois drôle, grinçante et profondément dérangeante.

You Man-su est un cadre modèle dans une usine de papier. Il aime sa femme, ses enfants, ses chiens, sa maison : une existence confortable, parfaitement ordonnée. Mais lorsque son licenciement brutal vient fissurer cette façade idéale, son univers s’effondre. Incapable d’accepter la perte de son statut social et l’humiliation qu’elle implique, il en vient à une conclusion radicale : pour retrouver sa place, il n’a aucun autre choix que d’éliminer ses concurrents…

Entre comédie noire, thriller et satire sociale, le film explore avec une ironie mordante les ravages de la compétition ultra-libérale, le poids écrasant du travail et la fragilité des identités construites sur la réussite professionnelle.

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 » Le voyage égaré », texte, m.e.s. & jeu : Aurélie Namur

Samedi 7 mars à 19h au Théâtre Boikarré

La compagnie Les Nuits Claires propose Le voyage égaré, une lecture-spectacle immersive suivie d’un débat autour de la thématique du genre.

Une immersion en Amazonie… depuis une table

Assise à sa table, un dictaphone et un verre d’eau à portée de main, l’interprète — également autrice du texte — raconte son voyage halluciné au cœur de l’Amazonie.

Fidèle à un rêve d’enfance, une jeune femme part à la découverte de la jungle et des tribus shuares. Mais confrontée à une nature hostile et à la méfiance d’Indiens qui se sentent menacés par sa présence, l’aventure bascule peu à peu dans le cauchemar.

Pour survivre, elle convoque la pensée de Jean-Jacques Rousseau et engage avec lui un dialogue imaginaire autour de « l’état de nature ».

À travers ce récit à la fois autobiographique et métaphorique, le spectateur s’enfonce dans la jungle. Peu à peu, l’immense forêt semble traverser les murs et envahir l’espace même de la représentation — salle de classe, bibliothèque ou appartement.

Une aventure du XXIᵉ siècle, intime et universelle.

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« Treemonisha » : l’éducation ou l’obéissance ? La parabole ambiguë de Scott Joplin

Créé en 1911 par Scott Joplin, Treemonisha se présente d’emblée comme une fable fondatrice. L’ouvrage s’ouvre sur un clin d’œil transparent au mythe de Moïse : un nourrisson abandonné au pied d’un arbre — arbre de la connaissance autant que symbole d’enracinement — est recueilli par une femme généreuse, Monisha. Parce qu’elle l’a trouvée sous un arbre, l’enfant sera nommée Treemonisha. D’emblée, le destin individuel épouse une dimension allégorique : celle d’une élue appelée à guider les siens.

Élevée au sein d’une communauté soudée, Treemonisha reçoit une éducation exceptionnelle auprès d’une dame blanche qui lui transmet les codes de la « vraie » religion et les vertus de la rationalité occidentale chrétienne. Les croyances issues des cosmogonies africaines pré-esclavagistes sont reléguées au rang de superstitions dont il faudrait se défaire pour accéder à la lumière. Ainsi instruite, elle devient la seule personne éclairée d’un groupe maintenu dans l’ignorance. La hiérarchie du savoir fonde la hiérarchie du pouvoir : l’instruction consacre l’autorité.

On serait tenté de voir dans l’œuvre un hymne progressiste à l’émancipation par l’éducation, rapprochant Treemonisha de l’idéal des Lumières que célébrait un siècle plus tôt Wolfgang Amadeus Mozart dans La Flûte enchantée.

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« Treemonisha », l’événement de la saison à la Martinique

— Par Selim Lander —

Ce samedi 27 février la grande salle de Tropiques Atrium sera comble pour cette unique représentation publique de l’opéra Treemonisha du pianiste et compositeur afro-américain Scott Joplin (1868-1917). Considéré comme l’un des plus importants compositeurs de ragtime. avec Joseph Lamb et James Scott, il s’illustrait aussi dans d’autres genres musicaux, comme dans Treemonisha, premier opéra noir, où le ragtime côtoie aussi bien le gospel que la musique classique.

La générale, le 26 février, a permis de vérifier que l’engouement du public martiniquais pour cette pièce était entièrement justifié, autant pour la musique qui tient parfaitement la route que pour l’interprétation qui fait appel pour une très grande part à des artistes locaux, soit le chœur de Sainte-Thérèse (dirigé par Guilène Bertrand), les danseurs de Christiane Emmanuel et de nombreux solistes. Il faut également mentionner les décors peints (et visiblement conçus avec l’aide d’une IA) d’Alfredo Tosi (qui signe également les costumes et les lumières). La musique instrumentale est interprétée en public, « dans la fosse » ouverte pour la circonstance, par 13 musiciens de l’orchestre de Presbourg (Slovaquie) et Kodo Yamagishi au piano dirigés par Peter Valenkovic.

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