
A Madiana
INTERVIEW – Le jeune héros des années 1960 quitte les bancs de l’école pour la mer, toujours sous la direction de Laurent Tirard.
Cinq ans après Le Petit Nicolas et ses 5,6 millions de spectateurs, Laurent Tirard retrouve le célèbre gamin créé dans par Sempé et Goscinny, pour une aventure estivale, entre châteaux de sable et plongeons. Il raconte.
Quels souvenirs gardez-vous de vos premières lectures du Petit Nicolas?
Celui d’une identification très forte. En le découvrant petit, j’ai eu le sentiment d’avoir trouvé quelqu’un qui voyait le monde comme moi, de façon décalée, naïve et poétique. C’est ce qui explique qu’il continue à parler aux enfants d’aujourd’hui, et de tous les pays. Je me souviens d’une projection du film devant des gamins des favelas à Rio : ils étaient morts de rire devant les facéties de ces personnages en culottes courtes des années 1960 pourtant si loin d’eux.
Pourquoi avoir choisi, cette fois, d’adapter Les Vacances du Petit Nicolas?
Je voulais quitter l’atmosphère et le décor de l’école du premier long métrage. Je trouvais que c’était une bonne idée de mettre le cap sur la plage.

Du FBI géré en micro-entreprise dans “J. Edgar” à la formation hétéroclite des « Four Seasons », débiteurs de tubes sixties à l’honneur dans ce “Jersey Boys”, les récents biopics eastwoodiens racontent surtout la vie d’un groupe et la manière dont il structure et affecte les individus qui le composent. C’est le grand sujet qui transcende cette évocation de la vie de Frankie Valli et de ses boys, petits mafieux de Newark devenus chanteurs à succès aussi synchrones sur scène que minés en coulisses par leur invraisemblable mesquinerie.
Mauvais timing pour Sous les jupes des filles : le premier film
« São Paulo, Sociedade Anônima » : un petit bijou des sixties!
Voir la programmation.
— Par Roland Sabra —
Trois ans après ANIMAL KINGDOM, Michôd confirme la puissance de son cinéma avec ce ROVER pesant, dévastateur et bouleversant.
La magnifique Ronit Elkabetz incarne Viviane, qui tente d’obtenir devant un tribunal de rabbins, en Israël, le divorce que lui refuse depuis des années son mari, en toute légalité.
Née en 2008, l’association Tchok en Doc organise depuis une quinzaine d’années l’événement cinématographique, le Mois du Documentaire. Mise en lumière de films rares ou inédits, hommages à des réalisateurs, rencontres, avant-premières, débats, expositions et concerts sont organisés pour mettre en valeur un « cinéma du réel » explique l
Les 25 et 26 juin 2014 à 19h. Madiana
Depuis « J’ai tué ma mère », « Amours imaginaires, « Laurence anyways » Xavier Dolan confirme à chaque film qu’il est en train de construire une œuvre cinématographique magistrale. A 25 ans, le jeune prodige québecois livre avec « Tom à la ferme » un thriller sado-maso d’une facture hitchcockienne à couper le souffle.
Melaza est le 1er long métrage de Carlos Lechuga, jeune réalisateur cubain. Ce dernier nous dépeint avec une réelle authenticité ce qu’est Cuba aujourd’hui. Le film nous plonge directement dans la vie d’un jeune couple Aldo et Monica qui vit tranquillement dans un petit village du nom de Melaza, où le temps semble s’être arrêté. Elle, veille tous les jours sur une usine de sucre désaffectée du village et son compagnon Aldo est instituteur et doit s’efforcer de travailler dans des conditions d’une extrême précarité, à commencer par l’enseignement de la natation dans une piscine sans eau.
Le film, primé à Berlin, orchestre une plongée fascinante dans une modernité insaisissable.
Espace d’art contemporain 14°N 61°W poursuit en 2014, ses résidences audiovisuelles et invite 



Nouveauté dans le travail de l’un des meilleurs cinéastes américains indépendants, Kelly Reichardt (Old Joy, Wendy et Lucy, La Dernière Piste), Night Moves est un film noir. Mais un film noir d’aujourd’hui, à la sauce Reichardt, avec ce style si singulier qui tient dans la rigueur du cadre et du rythme, dans l’expression maximale avec les moyens cinématographiques les plus réduits.