— Par Philippe Charvein —
« Mes oiseaux de confiance » : telle est le titre de cette exposition de Catherine Le MOAL et qui suggère d’emblée la foi esthétique de cette artiste peintre qui veut styliser le réel jusqu’à le rendre aérien, comme exonéré de la pesanteur terrestre, allégé de toute tristesse ; un monde où tout n’est plus qu’ailes. Expression qui désigne l’ensemble des êtres – qu’ils soient « humains », vivants, fantastiques ou mythologiques – qui constituent l’univers de Catherine Le Moal.
Autant de présences qui traduisent cette volonté, chez l’artiste, de dire, de restituer un monde riche de ses diversités ; où se reflètent les questionnements et les préoccupations relatifs à l’être précisément, à son identité, son devenir, ses centres d’intérêts, son rapport à sa terre et à sa culture. Questionnements et préoccupations relatifs au… visage ; le visage souvent porteur d’émotions et d’expressivités illustrant la présence et la permanence d’une certaine humanité. Le visage humain qui donne à lire une intériorité, en même temps que les yeux ouvrent sur le mystère de l’âme.
Les toiles de Catherine Le Moal sont d’abord une plongée au cœur d’un monde multiculturel.

Découvrez l’exposition captivante une plongée fascinante dans l’archéologie sous-marine et l’histoire maritime de la Martinique, visible par le public jusqu’au 30 avril 2024.
Activité gratuite, sans réservation
L’exposition audacieuse, intitulée « Oser la Liberté », résulte de la collaboration entre le Centre des monuments nationaux et la Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage. Elle dévoile un récit captivant, celui de la lutte séculaire entre la liberté et l’esclavage en France, s’étendant sur quatre siècles et trois continents. Cette marche tumultueuse est marquée par des moments de rupture, de régression, de temps forts et de basculements.


L’exposition actuelle à la Fondation Clément, intitulée « Révélation ! Art contemporain du Bénin », se distingue de celle présentée antérieurement au Bénin et au Maroc. L’exposition originale à Cotonou, inaugurée le 20 février 2022, mettait en lumière l’art classique du Bénin, avec les vingt-six trésors royaux restitués par le musée du Quai Branly, en parallèle avec la scène artistique contemporaine du Bénin et de sa diaspora. Le volet contemporain, en itinérance, subit quelques ajustements à chaque étape.
De nombreux médias (leur nombre dépasse 70 sur Google ! je n’ai pas pris le temps d’aller plus loin) soulignent que La Martinique occupe la deuxième place parmi les pays étrangers qui ont eu le privilège d’accueillir l’exposition prestigieuse intitulée Révélation ! Art contemporain du Bénin. Et tous retiennent que l’exposition est exceptionnelle. Il est probable que le déplacement du chef de l’état béninois a renforcé la dimension internationale de l’évènement. On note que la plupart des médias internationaux s’intéressent davantage au contenu de l’exposition qu’à la polémique sur l’Habitation Clément.
Monsieur le Président,
« La pli bèl anba la bay » signifie : « La plus belle est sous le tonneau ». 



— Par Madinin’Art —
— Par M’A —
La 7e édition de la biennale de bande dessinée « La Caravelle fait ses bulles » promet trois jours de célébration dédiés au 9e art sur la place Joyeuse à Trinité, du 16 au 18 novembre 2023, de 9h à 17h. Avec une entrée libre, l’événement est orchestré par la médiathèque municipale Yva-Léro et labellisé CAP Nord Martinique.
Le paysage artistique martiniquais accuielle une nouvelle initiative captivante avec le lancement de l’opération « An Mwa An Artis ». À l’initiative de la Collectivité Territoriale de Martinique, cette opération a pour objectif de mettre en lumière les talents artistiques locaux à travers des expositions mensuelles à l’Hôtel de l’Assemblée de Martinique.
— Par Marie Gauthier —
Les expositions du PABE (Plastik Art Band Experimental, association de plasticiennes martiniquaises) se suivent et ne se ressemblent pas puisque organisées autour d’un thème qui se renouvelle à chaque fois. On se souvient d’une exposition mémorable à l’Atrium de Fort-de-France qui avait pour sujet « le sac ». Le thème de l’exposition actuelle auquel les membres de l’association ont dû se plier est le recyclage, up-cycling en anglais, un mot qui par un détour assez mystérieux a conduit les organisatrices au terme up-sapiens. L’idée étant, si l’on comprend bien, que de même que les déchets de toute sortes (ferraille, bouts de verre ou de tissu, vieux outils, etc.) se trouvent magnifiés une fois transformés en œuvres d’art, l’homo sapiens, avec tous ses défauts (le moindre n’étant pas de produire tant de déchets), s’il se tourne vers l’art et adopte un mode de vie plus respectueux de son environnement sera, sinon le sur-homme nietzchéen, un super sapiens.
Les maisons d’enchères emblématiques, Sotheby’s et Christie’s, ont orchestré des ventes aux enchères historiques à New York au cours de la saison automnale, établissant des records impressionnants qui ont captivé le monde de l’art. Ces événements, tenus du 7 au 15 novembre, ont suscité un enthousiasme exceptionnel parmi les amateurs et les collectionneurs du monde entier, révélant une dynamique fascinante sur le marché de l’art contemporain.