Catégorie : Expositions

Expositions : du monochrome à l’hyperréalisme

— Par Selim Lander —

Deux expositions simultanées, l’une à Aix-en-Provence consacrée à Yves Klein, l’autre à Paris qui présente trente sculpteurs hyperréalistes, entre lesquelles on ne saurait réaliser un écart plus grand. Ces deux manières d’aborder l’art ont néanmoins un point commun, les deux rencontrent des réfractaires qui leur dénient toute prétention artistique, le monochrome étant rabaissé au travail des peintres en bâtiment qui appliquent une couche uniforme sur les murs et l’hyperréalisme à un recopiage dépourvu d’inspiration, une reproduction servile à base de photos (les tableaux) ou de moulages (les sculptures).

Yves Klein Intime à l’Hôtel de Caumont

Yves Klein représente un cas tout à fait à part dans l’histoire de l’art du siècle dernier. Pour la brièveté de sa carrière, de 1954 à 1962, année de sa mort brutale à trente-quatre ans et pour la manière unique dont il a mis en scène sa pratique artistique. Aussi est-ce une très bonne idée que de mêler dans une exposition la présentation de l’œuvre à celle de la vie de l’artiste.

Klein est connu pour ses fameux monochromes peint dans le bleu « IKB » (International Klein Blue) préparé suivant ses instructions, des monochromes déclinés sous diverses formes, des toiles de format plus ou moins imposant et d’autres supports plus inattendus comme des éponges.

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« Interfaces » Exposition d’Henri Tauliaut

Tropiques-Atrium Galerie Arsenec du 8 novembre au 3 décembre 2022

Dans la veine et l’esprit de Empowerment, exposition présentée au Fonds d’Art Contemporain de Guadeloupe en 2018, et d’ADN Caraïbe proposée en juillet dernier toujours sur l’île papillon, Henri Tauliaut poursuit ses explorations croisées entre nature, sciences, art et rituels avec son nouvel opus titré Interfaces. Les propositions de l’artiste et son postulat de recherches ne peuvent se départir du principe que l’interface représente bien l’idée d’une rencontre entre deux éléments, milieux ou systèmes distincts ; il permet donc le passage d’un système à un autre, par exemple du monde analogique au monde numérique, du réel au virtuel. Henri Tauliaut va alors développer la question sous-jacente à cette exposition : quel type de dispositif pourrait permettre la relation entre humains et non humains?

C’est avec une série d’installations et d’oeuvres interactives que l’artiste guadeloupéen installé de longue date en Martinique va investir la Galerie Arsenec pour partager ses expériences pluridisciplinaires. Vous êtes cordialement invités à participer à cette aventure artistique et sensorielle et trouverez ci-­‐dessous la biographie de l’artiste, le carton d’invitation pour le vernissage de l’exposition, ainsi que le visuel de INTERFACES.

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Un séminaire en faveur des grandes expositions dans les musées africains

— Par Pierre Firtion —

Le ministère français de la Culture accueille depuis près de 30 ans des professionnels étrangers qui travaillent dans le monde de la culture pour leur faire découvrir les politiques culturelles mise en place dans le pays. Dans ce cadre, un séminaire était organisé du 10 au 20 octobre, rassemblant 15 responsables de musées africains dans l’objectif de les aider à organiser des expositions temporaires dans leurs établissements respectifs.

Ce matin-là, les échanges tournent autour des partenariats à nouer pour organiser des expositions temporaires dans les pays. Calixte Biah, le conservateur du musée d’histoire de Ouidah au Bénin, écoute attentivement car le sujet l’interpelle :

Quand on parle du mécénat, par exemple, c’est quelque chose qui est très difficile à aborder dans nos institutions, mais c’est très développé ici en France. Ce sont des choses très intéressantes.

Financement, techniques de demandes de prêts : de nombreuses problématiques ont été abordées tout au long de ce séminaire. Muséologue au musée des civilisations de Côte d’Ivoire, Goury Antonio Gnagbo se réjouit d’avoir pu trouver des idées pour la mise en valeur du Djidi Djidji Ayôkwé, un tambour que la France va prochainement restituer à la Côte d’Ivoire :

« Comment imaginer un conte autour de cet objet-là pour que les enfants apprennent mieux, nous l’avons appris au Musée du Louvre.

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Le musée Soulages

Le musée Soulages est un musée d’art contemporain situé à Rodez, dans l’Aveyron, en région Occitanie.

Construit pour exposer des œuvres du peintre français Pierre Soulages, il reçoit également des expositions temporaires d’autres artistes contemporains. Il obtient le label « Musée de France » le 20 décembre 2005, avant même que la première pierre ne soit posée. Il est construit sur le plateau du Foirail, aux portes du centre historique de Rodez et de la cathédrale Notre-Dame. L’inauguration se déroule en présence du président de la République, François Hollande, le 30 mai 2014.

Le projet
Genèse
L’idée de construire un musée vient de Marc Censi, maire UMP de Rodez de 1983 à 2008. Cette idée est validée par l’artiste en raison de la proximité de la cité ruthénoise et du village de Conques :

« J’ai accepté, car ce projet est lié à l’abbatiale de Conques, un lieu proche de Rodez, auquel je suis très attaché. Adolescent, j’ai tellement été bouleversé par la beauté de l’architecture de cette église que j’ai décidé de me consacrer à l’art. Lorsqu’on m’a demandé de réaliser ses vitraux, je n’ai pas hésité.

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La grande exposition de « L’Art Gonds Tout » à Tropiques-Atrium

Du 26 septembre au 29 octobre 2022

— Par Selim Lander —

Pour sa première apparition sur les cimaises prestigieuses de Tropiques-Atrium, à Fort-de-France, l’association L’Art Gonds Tout a réalisé un coup de maître. Le commissaire de l’exposition, Fabrice Gerardin, par ailleurs président de L’Art Gonds Tout, a réuni des œuvres de onze plasticiens appartenant à l’association, dont une majorité d’artistes femmes et quatre hommes. Les habitués des expositions d’art contemporain ne connaissent que trop les déceptions face à des œuvres absconses et prétentieuses, quand elles ne sont pas tout simplement d’une grande laideur. Quel soulagement, ici, de se trouver environné par la beauté. Rien qui puisse choquer, alors que l’ambition de tant de pratiquants de l’art dit contemporain se ramène à vouloir « choquer le bourgeois », le simple mot « beauté » étant pour ceux-là presque une grossièreté. Les œuvres réunies ici sont faites au contraire pour être admirées et, pourquoi pas, si l’envie vous en prend, acquises et emportées afin d’en profiter durablement.

Seule concession à la mode, l’exposition n’est pas qu’une réunion d’œuvres sélectionnées comme pour les « salons » d’antan.

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« Écolo…Graphie », 26 septembre-29 octobre à L’Atrium

Le mot du commissaire :

Pour ce qui est du thème, nous avons pensé à celui de l’écologie, thème très actuel et prégnant dans nos sociétés d’aujourd’hui et de demain.

Sur les grands thèmes liés à l’environnement, au développement durable, à la biodiversité, à l’éco féminisme et à l’avenir de la planète, à propos de phénomènes aussi bien mondiaux que locaux, chaque artiste exposant permet d’ouvrir le débat, de susciter le dialogue et la réflexion à partir de ses créations personnelles.

Cette exposition regroupe les créations originales de dix artistes plasticiens de l’île, et d’un créateur de Guadeloupe.

Parce que nous sommes tous concernés par les dérèglements climatiques, les phénomènes de réchauffement, la pollution … et par la préservation de la planète Terre, cette exposition se veut aussi bien pédagogique que pragmatique.

Fabrice GERARDIN

Président de l’association L’Art Gonds Tout

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« Hardboiled Wonderland », de Carla Rebelo, au Saint-Esprit

15 juillet – 10 août 2022 Médiathèque Alfred Melon-Degras au Saint-Esprit
19 juillet 2022 à 15h Atelier Photographique en présence de l’artiste
19 juillet 2022 à 19h Présentation de l’exposition en présence de la photographe Carlo Rebelo
RSVP : zaka@sist.co
Hardboiled Wonderland : La Station Culturelle, en partenariat avec l’association Zist, présente l’exposition Hardboiled Wonderland de la photographe santoméenne Carla Rebelo visible du 15 juillet au 10 août 2022 à la Médiathèque Alfred Melon-Dégras au Saint-Esprit (durant les horaires d’ouvertures de la médiathèque).

Prises à Sao Tome en 2017, et ce, de façon improvisée pendant un évènement consacré à la mode et à la danse, Hardboiled Wonderland se défini comme un espace performatif où la libre expression entre la photographe et les participants mène à des échanges sur l’identité, les éventualités futures et les nouvelles issues. Ce travail découle des sentiments d’incertitude de Carla Rebelo concernant l’avenir. Il s’efforce de revendiquer le droit de réinventer et de s’écarter des récits traditionnels, à travers l’art, en  particulier lorsque les paysages environnementaux, économiques et politiques semblent précaires.

Autour des expositions en cours :

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L’exposition « Aspiration aux voyages » au Musée Gauguin, au Carbet

— Par Selim Lander —

L’idée de cette exposition collective est née lors du premier confinement en mars 2020. L’horizon s’était brutalement rétréci, ne restaient que les pouvoirs de limagination et lenvie de créer quelque chose.

Du voyage intérieur, immobile au tourisme de masse en passant par le voyage initiatique, spirituel, musical et onirique , voire lexil où le voyage devient arrachement, cette exposition organisée par lassociation Lartgondstout propose une rencontre dans lunivers intime de 7 artistes : Marie ALBA, Hélène JACOB, Chantal NOTRELET, Isabelle PIN, Jerôme SAINTE-LUCE, Garance VENNAT, Sandrine ZEDAME.

Marie Alba a désormais une solide pratique de « l’upcycling ». Elle présente ici une installation réunissant l’un de ses mannequins masculins richement décoré à côté d’une authentique valise. Elle évoque ainsi puissamment l’exil, un exil d’une sorte inouïe cependant, car son mannequin n’est pas seulement arrivé d’ailleurs, il vient d’un autre temps – passé ou avenir ?

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Avignon 2022 : l’artiste afghane Kubra Khademi met en scène des corps libres

Exposition. À Avignon, l’artiste afghane, autrice de l’affiche du Festival, présente à la collection Lambert une sélection de ses œuvres dans « First but not last time in America ».

Correspondance particulière.

L’artiste afghane Kubra Khademi entre dans la pièce, déroule une bobine de fil doré et commence à tisser une toile sur un tas de vestes éparpillées au sol. Elle ignore le public qui l’observe, concentrée sur sa création. La performance De l’armure aux gilets accompagne l’exposition « First but not last time in America » à la collection Lambert, sur toute la durée du Festival d’Avignon. Kubra Khademi est aussi l’autrice de l’affiche de la 76e édition du Festival, une colonne de jeunes femmes nues qui regardent à l’horizon.

S’affranchir de toute sexualisation

Bien loin de la polémique qui accuse l’artiste de promouvoir la pédophilie, Kubra Khademi défend un art engagé, inspiré de la culture afghane et mettant en scène des corps libres. Les fresques exposées à Avignon s’affranchissent de toute sexualisation du corps des femmes. Les lignes sont nettes, l’artiste a choisi des gouaches ocre et bleu uni, et les silhouettes rappellent des miniatures mongoles.

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Fabien Wesner Fleurant, un artiste confirmé

— Par Jean-Robert Léonidas* —

Je viens de découvrir un artiste confirmé et je suis désolé de ne pas pouvoir être à Larchmont, N.Y. pour apprécier toute la panoplie de ce one-man-show, étant plutôt à l’autre bout du monde, dans la Grand-Anse profonde baignée de ses quatre rivières. Cependant j’ai vite apprécié le tableau ci-dessus présenté comme modèle. Et j’ai envie de me dire : Va cours , vole et engrange !

Côté médecine et scientifique mis à part, nous sommes heureux de présenter un artiste qui a pénétré avec succès dans le sanctuaire des couleurs et des ombres. Une idée m’est soudain venue en tête, port-au-princienne, je dirais, comme la naissance et la jeunesse de l’artiste. Que dis-je ? Une idée plutôt toute haïtienne. Un mythe provincial et créole, celui de l’arc-en-ciel qui se désaltère dans le courant d’une rivière et dont un plasticien a volé le bonnet. Alors le voleur d’arc-en-ciel, mieux qu’un voleur de pervenche, s’enrichit à l’instant. Pas nécessairement en pognon. Mais en inspiration, en rêves, en pouvoir de composition, en manipulation maitrisée de la roue des couleurs.

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« Exils »: Là d’où nous venons ? Là où nous allons ?

Du 11 juin au 2 juillet au Centre d’Arts Entre Nous & Co

— Par Brigitte Edward, agrégée de philosophie —

« Il y a de l’inexprimable. Il se montre. »

L. Wittgenstein1

Deux ensembles bien distincts. Avec, chaque fois, un certain rapport à l’espace. Pas l’espace euclidien de l’expérience commune, objectif et mesurable. Mais un espace morcelé, pluriel, fait de contiguïtés paradoxales. Un espace de désorientation.

SEUILS.

Les objets ont disparu, l’espace est fragmenté. Les plans se chevauchent, se superposent ou se juxtaposent, sans qu’on sache toujours dans quel sens il faut regarder.

Chaque fois une porte debout. Une porte tronquée par le disque improbable de l’eau, une autre encore recouverte d’un film liquide. Des seuils qui ne sont pas là pour être franchis. Qui ouvrent à un dedans de couleurs et de forces, de jaillissements rouges et de ciels indigo. On est devant le tableau et on voit en coupe. On est devant, mais c’est un dedans qui nous fait face.

« Quand voir, c’est sentir que quelque chose inéluctablement nous échappe2. »

EXILS. LES INSÉPARABLES.

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« Exils » La créativité, une histoire de cortex

— Par Christian Antourel —

« Toute création artistique est le fruit d’un enchaînement complexe de mécanismes neuronaux qui mettent en jeux plusieurs régions du cerveau » où l’art a ses raisons que la raison ignore.

L’œuvre va ainsi d’un figuratif trébuchant à une abstraction grandissante.

Elle aspire à une connivence implicite, à une soumission « acceptée. » Sa peinture révèle le souvenir d’un autrefois permanent, comme une nostalgie sourde qui ne la quitte pas, qu’elle ne désire pas quitter. Attendre est sa quête

Contre ses trop pesantes images de mélancolies, elle substitue ici impérieusement de claires légèretés comme seuls le savent les douloureux secrets. Ces « invertueuses » sont les actrices d’une pièce évoluant dans un décor voilé et effervescent qu’un Alka-seltzer impatient révèle le temps d’une représentation où paradoxalement, « l’intime s’unit au lointain »

Les œuvres campent dans un espace sans âge, ne tuent que le temps et se délectent, de ne jouer aucun rôle. Elles miment peut-être secrètement le désir carnivore de vouloir reprendre l’offrande déposée une nuit sans lune dans « Les inséparables. »

La tempête, s’est apaisée.

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Les desseins d’un équilibriste

Exposition collective du 19 mai au 30 août 2022 au Créole Arts Café

Par Dégé —

Elle est décidément prolixe et variée la petite galerie « Créole Arts Café » en face de la poste de Saint-Pierre. Cette fois TRIPLE REGARD* expose, de retour sur sa terre natale, Ghislaine Marceau au pinceau traditionnel (la senne) ; Jehann Pognon connue pour son expression artistique contemporaine (l’oiseau au croton) ; et c’est l’étrange forme colorée de l’affiche, œuvre de Sylviane Fédronic, qui retiendra notre attention.

Est-ce un Envol ou un Plongeon ? D’un extra-terrestre ou d’un arlequin ? Un body painting ? Un écorché résilient ? L’image radiologique des humeurs d’un funambule fort émotif…

De fait, l’artiste intitule son tableau « Sur un fil ». C’est bien cela : toujours entre la vie et la mort, la Joie et le désespoir, un être à la recherche de son équilibre, de son chemin, sa voie, sa voix… Épreuve longue, douloureuse qui s’exprime aussi, avec une palette comparable (pourtant plus sage et structurée), dans un arbre généalogico-philosophique « La Part du Colibri ».

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Roman Liška expose du 3 juin au 15 juillet 2022

« Return to Innocence » à l’espace d’art contemporain 14N 61W Place de l’Enregistrement  F-de-F.

caryl* ivrisse-crochemar & [creative renegades society.] ont le plaisir d”acceuillir pour la deuxième fois à l’espace d’art contem­porain 14N 61W, l’artiste allemand Roman Liška. Le peintre Roman Liška aux origines tchèques et sud-africaines, est né à Hambourg (DE) et a étudié à Goldsmiths University ofLondon et au Royal College of Art (UK). Il vit à Berlin et travaille comme artiste associé à la chaire de peinture expérimentale et de dessin de Jana Gunstheimer à la faculté des Beaux Arts – Bauhaus Universitat, Weimar (DE).Pour sa deuxième exposition individuelle, l’artiste présente une série de peintures de large format, intitulée “Return to Inno­cence”.
Une très bonne image
En fait, le titre de ce texte devrait probablement être le même que celui de l’exposition : Return to Innocence. Cela fait référence à la chanson pop Return to Innocence du groupe allemand Enigma des années 90, dont le son fait partie du genre New Age ou World Beat. C’est le type de chanson que les compagnies aériennes aimaient jouer avant le décollage ou après l’atterrissage,un peu comme la chanson Adiemus de Karl Jenkins, ou quelque chose d’Enya.

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Hello les Stationautes ! Un mois de Juin chargé 

Une exposition, une table-ronde des visites guidées et des ateliers créatifs  à la Station Culturelle !!

Exposition

Eclosion:Fasciné par le monde du vivant et ses problématiques ; les productions de Kévin Jérémie alias JKing sont composées de formes organiques et poétiques faisant référence à ses sujets favoris. Il a donc envahi la salle d’exposition de la Station Culturelle en couvrant les murs de son univers afin que les visiteurs partent à la découverte des créatures, réelles et chimériques qui peuplent cet imaginaire.

Kévin Jéremie travaille sur l’anthropocène et la nature dans un soucis de sensibilisation à l’écologie et à la préservation des ressources et de la biodiversité. Sa réflexion artistique est donc influencée par la science, les curiosités mais également par la poésie de la nature.

Cette diversité protéiforme grandi et s’épanoui: c’est ainsi que, de la plus petite particule à l’existence la plus longue, dans les cieux les plus vides et les eaux les plus sombre une éclosion de vie apparaît et se déploie.

Vernissage

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Au commencement était… le dessin !

Exposition « Dessiner » jusqu’au samedi 4 juin 2022
—Par Christian Antourel —

Depuis le Paléolithique, l’homme ou la femme n’a pas fait qu’imprimer sa paume à l’ocre rouge, il a laissé la trace de sa main sur les parois des grottes et abris sous roche faisant son contour d’un trait de fusain noir de charbon préparé exactement dans ce but. Où en sommes-nous en ce début de l’art préhistorique ?
Dessin et dessiner, deux appellations bien futiles lorsque l’on sait que « le dessin est une technique de représentation visuelle sur un support plat. Le terme « dessin » désigne à la fois l’action de dessiner, l’ouvrage qui en résulte, et la forme d’un objet quelconque ». Ainsi ces deux titres distincts ne le sont pas et restent deux reflets du même sujet, présentant une invariance d’échelle, et de viscosités identiques, c’est-à-dire dont le résultat révèle la même beauté fractale que des flocons de neige.
Puis vinrent d’autres curiosités et découvertes, et ce n’est pas une étoile ou un arbre qui en est le sujet, mais bien un animal avec un dos, une tête, des membres.

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Mário Macilau & Éric Androa Mindre Kolo exposent

Du 21 mai au 22 juin 2022

La deuxième édition du OFF de Dapper, organisée dans le cadre de la Biennale de Dakar 2022, se situe dans la continuité des actions menées par la fondation sur l’île de Gorée (Sénégal).
Dapper invite deux artistes à investir l’espace public :

Mário Macilau interroge l’histoire de son pays, le Mozambique, à travers ses photographies.

Éric Androa Mindre Kolo (République démocratique du Congo), en résidence au Sénégal, construit une installation où les cultures se rencontrent.
Curatrice : Christiane Falgayrettes-Leveau

L’Afrique est composée de pays aux réalités très différentes. Aussi, entre l’espoir des uns animés par le désir de participer à l’émergence de sociétés nouvelles, plus justes, les désillusions des autres ou la préoccupation de ceux qui luttent pour assurer leur quotidien, construire une vie meilleure est souvent un vrai défi.
Se projeter dans l’avenir passe avant tout par un ancrage dans le monde d’aujourd’hui sans cesse en transformation et en même temps par la nécessité de penser un futur même s’il est aléatoire et lointain.
Cette thématique qui suppose que le devenir des individus, des peuples, est marqué par leur histoire collective fait écho au travail de Mário Macilau et d’Éric Androa Mindre Kolo dont l’art est au service de leur engagement.

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Machu Picchu et les trésors du Pérou du 16 avril au 4 septembre 2022

3000 ans de civilisations précolombiennes, jusqu’au mystère du Machu Picchu.
Une exposition exceptionnelle retraçant les 3 000 ans de civilisations Précolombiennes, jusqu’au mystère du Machu Picchu.
Plus de 190 pièces originales d’un des plus grands musées péruviens, réunies pour la première fois, dont certaines jamais sorties du Pérou.
Exposition accessible 7 jours sur 7 de 10h à 17h30.
Découvrez une exposition exceptionnelle retraçant les 3 000 ans de civilisations Précolombiennes, jusqu’au mystère du Machu Picchu.
Chefs d’œuvre et objets symboliques, plus de 190 pièces originales d’un des plus grands musées péruviens, réunis pour la première fois, dont certains jamais sorties du Pérou.
L’une des collections d’or les plus impressionnantes jamais exposée.
L’exposition sera accessible 7 jours sur 7 de 10h00 à 17h30.
À partir d’une mise en scène surprenante et immersive, plongez dans l’environnement enchanteur des Incas héritiers des civilisations de l’ancien Pérou.
L’Expérience proposera aussi la toute première expédition du Machu Picchu en réalité virtuelle.
Machu Picchu et les trésors du Pérou, l’Exposition événement, à partir du 16 avril 2022 à la Cité de l’Architecture et du patrimoine – Palais de Chaillot à Paris.

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Exposition « Dessiner » : tout un art!

Au Centre d’Activités de Bellevue jusqu’au 4 juin 2022
— Par Marie Gauthier —

« Il se peut que le dessin soit la plus obsédante tentation de l’esprit… Le monde visible est un excitant perpétuel : tout réveille ou nourrit l’instinct de s’approprier la figure ou le modelé de la chose que construit le regard ».

Paul Valéry

Dans l’art contemporain, le dessin a pris une place nouvelle en se libérant des contraintes traditionnelles. Il est devenu un art à part entière.

Du l’italien disegno, qui signifie à la fois « dessin » et « dessein », lui-même une altération du latin designare (représenter), le dessin figure un concept, ou bien représente le réel observé ou imaginé. Traditionnellement, il se faisait sur un support papier ou carton, souvent de faible dimension. De la Renaissance au xixsiècle, l’apprentissage du dessin nécessitait l’acquisition d’une technique rigoureuse basée sur l’observation de modèles vivants ou de moulages de l’Antiquité gréco-romaine. Selon le principe de l’Académie, pour exceller en tant que peintre, il fallait d’abord se montrer bon dessinateur. Le processus créatif passait par les dessins préparatoires en vue de la réalisation d’une œuvre en devenir, plus grande et aboutie, que ce soit en peinture, en sculpture ou en architecture.

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« Pharaons des deux terres » au Louvre: un pan méconnu de l’Antiquité africaine

Paris – Statues monumentales en granit sombre, cartes et profusion de hiéroglyphes et écritures sur les murs… Pour sa grande exposition du printemps, le musée du Louvre s’attaque à un pan méconnu de l’Antiquité africaine: la reconquête de l’Egypte par les rois de Napata.

Loin de l’or et du faste habituellement associés aux pharaons, elle raconte, à partir de mercredi, comment au VIIIe siècle avant J-C, après la dynastie des Ramsès, des souverains du royaume de Kouch, au coeur du Soudan actuel, ont reconquis la vallée du Nil et réunifié « les deux terres« : l’Egypte et leur royaume, tout imprégné de l’art, de l’idéologie et de la religion pharaoniques. 

Statues en granit du dieu Amon sous la forme d’un bélier protégeant Aménophis III, de sphinx et de déesses, amulettes et objets rares en bronze provenant des collections du Louvre et d’autres grands musées du monde sont présentés tout au long d’un parcours chronologique.  

Plusieurs sont issus des fouilles archéologiques des dernières années dans la région. 

Ce parcours, également dédié aux expéditions des pionniers de l’archéologie dans la région, est chargé de repères historiques et géographiques. 

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«  Altitud’Attitud » : Catherine Le Moal expose au Créole Arts Café

— Par Christian Antourel —

Catherine Le Moal, égrène les scènes de son théâtre intérieur, mine de rien, à sa guise, sans hâte, et sans en avoir l’air. Elle respire la poésie, comme l’air, elle ne retient du temps qui passe, que ce qui justement ne passe pas. Elle distille ses morceaux d’éternité, peintures, sculptures, au gré de ses inspirations, avec la patience de celle qui sait que le rêve est beaucoup plus réel que tout ce qui existe.

Si une nostalgie diffuse parcourt ses œuvres, c’est comme pour mieux souligner la valeur de l’instant. Ses personnages jouent tour à tour leur rôle sans jamais désirer prendre le premier. En marionnettiste affectueuse et attentive, elle les promène dans des lieux intemporels, que nous ne saurions connaitre, puisqu’à l’évidence ils n’appartiennent qu’à son âme. Une atmosphère déconcertante recouvre l’ensemble de ses toiles comme un souffle de silence. Vigilante et sensible comme le papier photographique, elle sait capturer le moindre brin d’émotion qui traine, révélant ainsi des vibrations spirituelles qui volent autour d’elle telles des espoirs de paix de réconciliations, de repos et de rencontres.

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Sur la route des chefferies du Cameroun. Du visible à l’invisible.

→ 5 avril – 17 juillet 2022 – Musée du Quai Branly

Cette exposition présente l’art des chefferies établies sur les hauts plateaux des Grassfields, une région située à l’ouest du Cameroun.

Portée par l’association la Route des Chefferies, l’exposition aborde la culture des communautés et la préservation d’un patrimoine unique, historique et vivant.

Architecture monumentale, forge, perlage, sculpture sur bois, production textile et danses traditionnelles constituent un patrimoine précieusement conservé par les chefs traditionnels. Personnages quasi-divins, les chefs sont garants de la tradition et du lien entre le monde des ancêtres et celui des vivants.

L’exposition réunit ainsi plus de 270 œuvres dont la majeure partie sont conservées par les chefs et des lignages familiaux. Cette exposition s’inscrit dans un processus de sauvegarde et de valorisation du patrimoine culturel camerounais, ainsi que dans une démarche de collaboration entre le musée du quai Branly –
Jacques Chirac et l’association la Route des Chefferies.

La Route des Chefferies est un programme de développement culturel et touristique camerounais visant à amener les populations à se réapproprier leur patrimoine tout en contribuant à leur développement économique et social.

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Le Visage est une nudité habillée d’expressions.

« VISAGES » : Une Exposition du Centre d’Arts Entre Nous & Co jusqu’au 30 Avril 2022
— Par Christian Antourel —
Levinas nous apprend à faire de la philosophie non plus une somme de connaissances et de concepts bien utiles pour se diriger dans l’existence, mais une éthique un geste où l’autre nous fait exister en tant que sujet libre. Il y a dans le visage de l’autre, un ordre adressé à chacun d’entre nous. Un ordre qui ne vient d’aucun signe ordinaire de commandement, qui ne dit pas ce que nous devons faire, qui ne fait pas signe. Mais cet ordre invisible vient de la communication instantanée, intime qui s’établit entre l’autre et nous. Le visage c’est l’irruption de l’autre dans notre existence.
Ce que nous voyons matériellement de l’autre c’est d’abord son visage. Il s’adresse à chacun de nous, nos regards se croisent. Il peut même arriver qu’il nous soit difficile de regarder quelqu’un « en face » dit-on, parce qu’il y a en lui quelque chose qui nous gêne, nous soit insupportable. Restons sur le visage visible, celui d’un autre jamais atteint.

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Martisan’Art les 9 & 10 avril 2022 au Mnoir de Primevères à Ducos

Le Groupement des Artisans d’Art de Martinique (GAAM) organise son 5e salon des métiers d’art. Martisan’Art se tiendra les samedi 9 et dimanche 10 avril 2022, de 10 h à 20 h, au Manoir de Primevères (Ducos), un espace ouvert, magnifique écrin de verdure qui sublimera les oeuvres des artisans d’art.

Les visiteurs apprécieront les talents, la créativité et le savoir-faire des 24 artisans d’art dans les filières du bois, de la bijouterie, de la mode, facture instrumentale, du verre, de l’ameublement, de la poterie,- la décoration, la photographie, la menuiserie, la calebasse…

Le retour de Martisan’Art marquera le lancement d’une grande campagne de crowdfunding qui durera 6 mois. Elle a pour objectif de financer un projet structurant pour le secteur des métiers d’art : les Ateliers Kalibouka, nom d’un tiers-lieu, manufacture de proximité, qui sera situé au coeur de Fort de France 31-33 rue Garnier Pagès.

À cette occasion, une cagnotte sera ouverte. Un tirage au sort sera organisé le dimanche 10 avril à 17 h 30. Il récompensera les généreux donateurs et visiteurs du salon.

Pour cette édition, le GAAM a invité deux artisans de la gourmandise et une artisane du bien-être.

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« Visages », exposition organisée par Entre Nous & Co

Jusqu’au 30 avril 2022

— Par Marie Gauthier —

« Le portrait a une cause dans le modèle », 

Jean-Louis SCHEFER (Images peintes, 1998).

Le visage est exclusivement ce qui se voit de la face humaine ; le portrait, ce que l’artiste met en place pour sa représentation. Partie antérieure de la tête, le visage, par les yeux et la bouche, joue un rôle primordial dans la figuration du portrait. Faire le portrait de quelqu’un, c’est soumettre à la vue son apparence extérieure reconnaissable. C’est l’inscrire dans le temps, en rappelant que sa présence réelle a eu lieu. Le portrait tout en affirmant la singularité identifiable d’une personne, signale donc une absence. Il la garde en mémoire, la fige dans le temps. Toute figure révèle des expressions, un âge, un genre, une histoire, un contexte, un imaginaire, mais aussi quelque chose d’intemporel.

Bien que l’apparence du modèle soit l’une des priorités, le portrait ne peut ignorer l’intériorité du sujet. Sa représentation n’est pas seulement identitaire, sociale, historique, il implique l’expression de ce qui individualise le modèle : psychologie, sentiments, imaginaire.

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