Propos sur le discours présidentiel au Panthéon

Par Patrick Singaïny1
Ayant préféré être posté sur le plateau de Michel Field à LCI pour mieux vivre l’événement national, plutôt que me trouver parmi les officiels, je commentais en direct la panthéonisation du « poète » Aimé Césaire par le président Nicolas Sarkozy. Pendant le temps où nous devions rester silencieux pour écouter le discours du chef de l’Etat, je prends connaissance de l’embargo au prononcé2 que nous tend l’animateur.
Je découvre alors, par la dimension que l’on a voulu donner à son contenu, un texte aux accents historiques, dont la prétention voudrait tendre à la similarité avec le fameux discours de Philadelphie de Barack Obama.
Celui-là même qui a su insuffler un élan d’espoir sans précédent au pays de Bush-fils, alors conspué dans le monde entier.
Le discours de Philadelphie, tout aussi important que le « I have a dream » de Martin Luther King, avait permis au métis de remporter la victoire présidentielle. C’était un de ses grands et rares discours qui appelait à parfaire une union nationale.














Édouard Glissant est né en 1928 à Sainte-Marie, en Martinique. Il entreprend des études de philosophie à la Sorbonne en 1946 et vivra à Paris jusqu’en 1965. Docteur ès lettres, il fonde l’Institut martiniquais d’études et une école selon un système alternatif d’éducation. Son premier recueil de poèmes, Un champ d’îles, paraît en 1953. Il publie dès lors régulièrement des pièces de théâtre, des poésies, des essais et des romans. La Lézarde (1958) lui vaut le Prix Renaudot. Il collabore à de nombreuses revues, Présence africaine, Critique, Les Lettres nouvelles. En 1971, il fonde la revue Acoma. De 1982 à 1988, il dirige le Courrier de l’Unesco. Il vit à New York où il tient une chaire de littérature. 





