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Martinique : un premier décès lié à l’épidémie de dengue

Un premier décès lié à l’épidémie de dengue qui frappe la Martinique depuis juillet 2019, a été annoncé ce mardi par l’Agence régionale de santé (ARS) de Martinique. « Le 10 février, l’ARS Martinique a été informée par le Centre hospitalier universitaire de Martinique (CHUM) de la présence de trois patients hospitalisés pour dengue, présentant des signes de gravité de la maladie. Malheureusement un décès est à déplorer parmi ces trois patients », explique l’agence dans un communiqué. Les investigations réalisées « confirment que ce décès est directement lié au virus de la dengue ». Depuis juillet 2019, « on estime à plus de 2100, le nombre de cas cliniquement évocateurs de dengue » en Martinique, précise l’ARS. Infection virale transmise par les moustiques dans les zones tropicales et subtropicales du monde entier, la dengue a connu un développement accéléré ces dernières années. Elle provoque un syndrome de type grippal, avec des complications parfois mortelles. 

Entre 150 et 200 cas chaque semaine

« Au cours de la circulation du virus de la dengue on peut toujours avoir des formes sévères voire des décès, donc bien évidemment, il faut continuer les actions de prévention individuelles (…) et surtout l’élimination des gîtes à moustiques », a expliqué sur la radio RCI Jacques Rosine, de Santé Publique France Antilles. 

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La dengue : risque épidémique en Martinique

La dengue progresse en Martinique

Dans son tout dernier point épidémiologique datant de vendredi, la cellule régionale Antilles signale que la circulation du virus de la dengue poursuit son intensification et sa diffusion au sein du territoire. Elle constate un dépassement du seuil des cas cliniquement évocateurs depuis quatre semaines consécutives ; la poursuite de l’augmentation du nombre de cas biologiquement confirmés depuis la recrudescence amorcée en septembre ; une dynamique spatiale qui témoigne d’une poursuite de la diffusion du virus au sein du Centre-Nord et Sud de la Martinique avec un total de 18 communes sur 34 où des cas de dengue sont biologiquement confirmés ces quatre dernières semaines ; et une prédominance du sérotype DENV-3 (71%) ;

La Martinique est actuellement placée en Phase 3 du PSAGE (Programme de Surveillance, d’Alerte et de Gestion des Epidémies) : Risque épidémique.

La dengue, aussi appelée « grippe tropicale », est une maladie virale transmise à l’homme par des moustiques du genre Aedes. L’incidence de la dengue progresse actuellement de manière très importante, et l’inscrit aujourd’hui aux rangs des maladies dites «ré-émergentes».

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Dengue : risque épidémique persistant

La circulation du virus de la dengue poursuit son intensification et sa diffusion au sein du territoire :
· Dépassement du seuil des cas cliniquement évocateurs trois semaines consécutives (18 novembre 14 décembre)
· Poursuite de l’augmentation du nombre de cas biologiquement confirmés depuis la recrudescence amorcée en septembre ; · Une dynamique spatiale qui témoigne d’une poursuite de la diffusion du virus au sein du Centre-Nord et Sud de la Martinique avec un total 19 communes sur 34 où des cas de dengue sont biologiquement confirmés · La Martinique est actuellement placée en Phase 3 du PSAGE : Risque épidémique.

Rappel :
Prévention individuelle
Au niveau individuel, la prévention passe préférentiellement par l’utilisation de moyens de protection physiques (vêtements, moustiquaires…). L’utilisation de répulsifs est recommandée avec des précautions à respecter chez la femme enceinte et l’enfant de moins de 12 ans (dans ce cas, il est indispensable de prendre conseil auprès d’un médecin ou d’un pharmacien). Pour les nouveau-nés de moins de deux mois, il est recommandé de n’utiliser aucun produit répulsif et de privilégier l’emploi de moustiquaires imprégnées.

La mesure la plus efficace à moyen et long terme est la réduction par chacun du nombre de gîtes larvaires par la suppression de toutes les réserves d’eau stagnante dans et à proximité des maisons et, lorsque ceci est nécessaire, par l’application de traitements insecticides réalisés par les professionnels compétents.

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Guadeloupe : « épidémie confirmée » de dengue, 476 cas depuis juillet

Un demi-milliard de personnes, soit la moitié des habitants des Amériques et des Caraïbes, se trouvent sous la menace des virus de la dengue, du chikungunya et du Zika

Depuis plusieurs mois, les cas de dengue se multiplient en Guadeloupe et les autorités sanitaires alertent sur les mesures à prendre pour éradiquer les moustiques.

Quelque 476 cas de dengue ont été confirmés depuis juillet en Guadeloupe, a indiqué ce lundi Santé publique France, qui parle d' »épidémie confirmée » dans le département d’Outre-mer.

« Depuis juillet 2019, on observe près de 2000 cas cliniquement évocateurs de dengue, dont près de 50% des cas au cours des quatre dernières semaines », a précisé l’organisme dans son dernier bulletin reçu ce lundi. Si « 72% des communes sont touchées », les foyers sont surtout situés au Gosier, l’une des zones les plus touristiques, et à Marie-Galante, selon le bulletin.

Au total, « 476 cas ont été biologiquement confirmés », a précisé l’instance de santé, en faisant état de « plus d’une vingtaine de passages aux urgences pour suspicion de dengue, dont huit nécessitant une hospitalisation ».

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Une nouvelle technique bientôt testée pour éradiquer chikungunya, dengue et zika

L’OMS, l’agence de l’ONU pour la santé, et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ont travaillé sur une nouvelle technique de stérilisation des moustiques, notamment les moustiques tigres. Des tests à grande échelle vont être lancés dans une vingtaine de pays l’an prochain pour éradiquer la dengue, le zika et le chikungunya.

La technique de la stérilisation des insectes ne date pas d’hier. On l’utilise depuis la fin des années 1950 pour maîtriser les populations de certains ravageurs dans les cultures.

 Sur le papier, ça paraît simple : on élève des moustiques mâles en grande quantité. On les irradie pour les rendre stériles puis on les relâche au sol ou dans les airs par des drones pour qu’ils remplacent les autres mâles au moment de la reproduction. Plus de descendances, donc plus de maladies.

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La dengue tue quatre fois plus cette année au Brésil

La dengue a tué quatre fois plus de personnes au Brésil de janvier à août que sur la même période de l’an dernier, faisant au moins 591 morts, a annoncé mercredi le ministère de la Santé. Les autorités sanitaires ont fait état par ailleurs de 486 cas mortels suspectés, mais non confirmée à ce stade. En comparaison, 141 personnes étaient mortes de la dengue de janvier au 24 août 2018, selon le ministère.

Les cas de dengue, à 1,43 million dans tout le pays jusqu’au 24 août, ont été multipliés par près de sept par rapport aux 205.791 cas de la même période de 2018. L’année 2015 reste celle du pic de la maladie au Brésil avec près de 1,7 million de cas, dont 986 mortels.

Lire aussi : Dispositif de lutte contre la dissémination du moustique « Aedes albopictus » en France métropolitaine

Les Etats du Sud et du Sud-Est, comme ceux de Sao Paulo et du Minas Gerais, sont les plus touchés par la maladie infectieuse transmise par les moustiques Aedes aegypti qui prolifèrent surtout dans les zones urbaines grâce à la chaleur et l’humidité.

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Vaccination contre la dengue Le fiasco de Sanofi

Par Lise Barnéoud et Chloé Hecketsweiler 
Le laboratoire français est-il allé trop vite ? A-t-il négligé certaines alertes ? Après la mort de plusieurs enfants aux Philippines, l’industriel pharmaceutique a dû stopper brutalement sa campagne de vaccination contre cette maladie tropicale. L’avenir du produit est plus qu’incertain

Lire aussi :Pourquoi la France refuse le vaccin contre la dengue pour ses territoires d’outre-mer

Les enfants philippins ne sont pas des -cobayes « . Les pancartes brandies par les parents d’enfants vaccinés contre la dengue ont fait le tour du monde en décembre 2017. Quelques semaines plus tôt, l’industriel pharmaceutique français Sanofi avait -révélé que son vaccin, Dengvaxia, lancé fin 2015, présentait un risque pour les personnes n’ayant -jamais contracté cette maladie tropicale – transmise par des moustiques et provoquant un syndrome de type grippal parfois sévère – avant d’être vaccinées. La campagne est arrêtée. Pour la population, cette révélation est un choc : 830 000 écoliers ont reçu une ou plusieurs injections dans le cadre d’un programme de vaccination publique lancé en mars 2016. Les Philippines devaient être le premier pays au monde à bénéficier d’une vaccination de masse contre la dengue.

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Un vaccin contre la dengue disponible dès la mi-2015

— Par Armelle Bohineust —

sanofi_pasteurSanofi espère commercialiser au deuxième semestre 2015 le premier vaccin contre la dengue, maladie qui affecte 50 à 100 millions de personnes dans le monde.

Un vaccin contre la dengue devrait voir le jour en 2015. Sanofi, laboratoire le plus avancé dans ce domaine, loin devant ses concurrents GSK et Merck, a confirmé qu’il déposerait l’an prochain des demandes d’enregistrement du vaccin dans plusieurs pays confrontés à la dengue, en vue d’une commercialisation au second semestre. Les derniers résultats des essais de phase 3 en cours ont confirmé l’efficacité de ce traitement, a souligné lundi le laboratoire. Les tests ont montré une efficacité globale du vaccin de 61 % chez les jeunes âgés de 9 à 16 ans et le taux de protection contre la dengue sévère atteint 95,5 %, a précisé Sanofi.
Le premier cas signalé en France

En vingt ans, le groupe français a investi plus de 1,3 milliard d’euros dans ce projet. Il a même lancé il y a cinq ans la construction d’une usine à Neuville-sur-Saône, près de Lyon, alors même que les essais en étaient aux premiers stades.

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Pourquoi les moustiques vont de plus en plus nous piquer

Un nombre croissant d’espèces de moustiques pourrait attaquer l’être humain, explique « The Guardian ». Parmi les facteurs déterminants : l’urbanisation.

Ils sont la terreur de l’été. La menace que vous cherchez à éviter tous les jours. En France, 65 espèces de moustiques sont recensées, dont le plus célèbre, l’aedes albopictus (le moustique-tigre), fait l’objet d’une campagne de sensibilisation de l’Anses. Mais la majorité ne sont pas une menace. Une situation qui pourrait toutefois être amenée à évoluer, explique The GuardianEn effet, certains facteurs favoriseraient l’évolution des moustiques, plus prompts à chercher à se nourrir sur l’homme et pas sur les animaux.

L’étude, publiée dans Current Biology, s’intéresse justement au fameux moustique-tigre. Présent dans cent pays sur les cinq continents, l’insecte originaire d’Asie du Sud-Est fait partie des espèces les plus invasives au monde. Les chercheurs ont collecté des œufs de moustique-tigre sur 27 sites d’Afrique subsaharienne. Leur analyse a permis de découvrir des variations inconnues jusque-là. Les moustiques vivant dans des zones plus densément peuplées ou dont le climat est plus sec étaient plus enclins à attaquer l’homme que les animaux.

Lire aussi Écraser les moustiques fait-il de vous un tueur sanguinaire ?

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Christiane Taubira : « En Guyane, les services publics ne sont pas à la hauteur de l’égalité républicaine »

— Tribune de Christiane Taubira, ancienne ministre de la justice —

L’ancienne ministre de la justice attend des autorités plus que des mots, pour remédier à « trente ans d’incurie en politique de santé publique ».

Tribune. « C’est la rouille sur le rasoir qui menace votre gorge. Une insulte superflue », écrivait l’Américaine Maya Angelou [1928-2014] dans The Heart of a Woman, en 1981 (‎Random House, traduit aux éditions le Livre de poche en 2009 : Tant que je serai noire).

Les mots ne sont pas agressifs en soi, ils ont même une tonalité réfléchie. Ailleurs, et pas plus loin que dans le pays voisin [au Brésil], on meurt bien davantage qu’en Guyane. Ce qui est vrai. Cela change-t-il quelque chose à la douleur des familles qui ont perdu un proche, un seul, juste un, mais quelqu’un qu’elles aiment ? Cela change-t-il quelque chose à la stupeur et l’inquiétude de ces personnes qui découvrent qu’on a « évacué sanitaire », sans doute pour son bien, certainement pour sa chance, l’un ou l’une des leurs, sans les prévenir ?

Un petit air de fiction

Cela change-t-il quelque chose à l’anxiété de celles et ceux qui ont côtoyé une personne admise en réanimation sans que, les jours suivant les jours, personne ne les contacte pour des nouvelles, des recommandations ou des consignes ?

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À Mayotte, la difficile aide aux « invisibles », démunis face au Covid-19

À Mayotte, la difficile aide aux « invisibles », démunis face au Covid-19 Pour faire face à la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 à Mayotte, plusieurs associations se sont mobilisées pour apporter de l’aide aux habitants les plus démunis de ce département français situé à 8 000 kilomètres de la métropole, et où un confinement impossible a accru les difficulté sociales. 

Avec l’Île-de-France et la Guyane, Mayotte fait partie des départements français classés en orange sur la nouvelle carte du déconfinement présentée jeudi 28 mai par le gouvernement. Selon le Premier ministre Edouard Philippe, dans ces départements le déconfinement sera « un peu plus prudent que dans le reste du territoire », car le « virus y circule un peu plus qu’ailleurs ». Pour faire face à la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 à Mayotte, plusieurs associations se sont mobilisées pour apporter de l’aide aux habitants les plus démunis de ce département français situé à 8 000 kilomètres de la métropole, et où un confinement impossible a accru les difficulté sociales. 

La situation dans le 101e département français, où plus de 82% de la population vit sous le seuil de pauvreté, avait déjà fait l’objet d’inquiétudes.

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« Mayotte peut et doit être déconfinée en même temps que la métropole » selon Mansour Kamardine, député de Mayotte

— Propos recueillis par Célia Cuordifede —

L’île de l’Océan Indien va devoir rester confinée plus longtemps que prévu, pour endiguer l’épidémie de Covid-19. Pour le député de Mayotte, Mansour Kamardine (LR), il est nécessaire d’entamer un déconfinement strict avec une distribution de masques gratuits, compte tenu de la difficulté de nombreux habitants à rester confinés. Entretien.

Sur la carte du déconfinement, Mayotte est le seul territoire d’Outre mer classé rouge. Les 280.000 mahaorais devront donc patienter au-delà du 11 mai avant d’être déconfinés. ”La prolongation du confinement est l’unique manière d’éviter la saturation d’un système hospitalier déjà très sollicité par l’épidémie de dengue”, a déclaré le Premier ministre Edouard Philippe devant les sénateurs, ce lundi 4 mai. Jusqu’ici, l’île de l’Océan Indien a recensé 854 cas, dont 10 décès. 47 personnes sont actuellement prises en charge dans le service de réanimation du centre hospitalier de Mamoudzou.

Mais pour le député de Mayotte, Mansour Kamardine (LR), le gouvernement ”doit prendre en compte les réalités du terrain, où le confinement est pour une grande majorité de la population très compliqué à respecter du fait de la pauvreté, de la promiscuité ainsi que du manque d’accès à l’eau courante”.

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Coronavirus : en Guadeloupe, la double peine des communes privées d’eau potable

Dans un archipel au système de santé déjà affaibli, plusieurs communes sont régulièrement privées d’eau, parfois plusieurs jours d’affilée.

— Par Olivier Lancien —

Le coronavirus en outre-mer (6/6). La Guadeloupe espère pouvoir sortir du confinement le 11 mai. Les services de l’Etat et l’Agence régionale de santé (ARS) le martèlent tous les jours : si le nombre d’hospitalisations flambe, pas question d’envisager le premier palier d’un retour à la normale dans l’archipel. Au dernier point épidémiologique en milieu hospitalier, dimanche 3 mai, 152 personnes avaient été prises en charge depuis le début de l’épidémie, auxquelles s’ajoutent 38 à Saint-Martin et 6 à Saint-Barthélemy. Sur la dernière semaine, un seul patient, en détresse respiratoire, a été admis au centre hospitalier universitaire (CHU) de la Guadeloupe. Une lueur d’espoir.

Malgré tout, le virus continue à circuler dans l’île, comme le souligne le dernier point hebdomadaire de Santé publique France. Le directeur du CHU de la Guadeloupe, Gérard Cotellon, s’est félicité de la réponse mise en place pour lutter contre l’épidémie. Le système de santé est monté en puissance avec l’activation du plan blanc élargi, qui prévoit la collaboration de tous les établissements hospitaliers de l’archipel, publics et privés.

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« À ciel ouvert » d’ Antoine Maxime

2020 Mai 2 Tout à l’envers ou à l’endroit !

Cette période du Corona : tourne notre tête à l’envers ou à l’endroit on ne sait !

Les cloches des églises, comme dans les pays musulmans les appels à la prière : résonnent mais les lieux de culte sont vides. Les cloches qui devraient rassembler, faire venir du monde, dit aux pratiquants se font juste entendre parla population: c’est l’heure ! Mais restez chez vous ! Et les responsables religieux demandent d’être en communion, sans être rassemblés ; de célébrer leur culte mais à domicile, qu’il s’agisse d’un vendredi, d’un samedi ou d’un dimanche ! Tout le monde au même niveau !

On peut alors se questionner : de quel droit ce virus se permet de bousculer des obligations que chacun considère comme sacrées ! L’essentiel est-ce le jour, la nuit, le lieu, le culte ?

En vous disant cela, me vient un passage de l’Evangile de Jean : où Jésus rencontrant une femme de Samarie auprès d’un puits (lieu symbolique)lui dit : «  Tu sais, les vrais adorateurs le font en esprit et en vérité ; ce n’est ni sur cette montagne, ni à Jérusalem… » Il y a de quoi méditer non ?

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 Infléchir au plus vite la politique de protection

* Lettre ouverte à Mr le Préfet et Mr le DGARS (État) ; Mr le Président du CE de la CTM ; Mr le Président de l’Association des maires (collectivités)

— Par Christian Ursulet, directeur général honoraire de l’ARS —

Afin de gagner du temps dans cette situation de crise épidémique, je m’adresse à vous par ce moyen* afin d’apporter, si possible, une modeste contribution à notre lutte dont je n’ignore aucune des difficultés dans le contexte martiniquais. Je me réfère pour me permettre cette démarche à 10 ans de gestion de crises multiples (cyclone Dean, H1N1, séisme, Haïti, dengue et chikungunya, volet sanitaire de 2009 etc.).
Les conditions de succès dans la gestion de crises importantes que nous avons apprises d’expérience, les préfets successifs et moi-même sont :
1) Le pilotage coordonné au niveau préfecture-État des principaux décideurs (préfet, DGARS, CTM, Association des maires), s’appuyant sur un COPIL (comité de pilotage) technique quasi quotidien ;
2) La mise en place dès le départ d’un Comité scientifique indépendant des autorités politico-administratives ;
3) L’anticipation des mesures incontournables à prendre au vu des données épidémiologiques par tous les moyens possibles ;
4) L’autonomie dans la résolution des difficultés spécifiques à notre situation, quand bien même la solidarité nationale serait essentielle ;
5) L’implication totale et coordonnée des équipes de terrain des administrations d’État compétentes, des municipalités et des professionnels de santé ;
6) La communication quotidienne, transparente et sincère, mettant à disposition de la population toutes les informations disponibles, y compris les erreurs, les incertitudes ou les carences en tout genre, destinée plus à indiquer les actions en cours et le chemin suivi qu’à rassurer coûte que coûte en sacrifiant parfois bon sens et intelligence.

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« Les gens ont honte » : à Mayotte, la stigmatisation des malades du coronavirus conduit la population à cacher la maladie

 — Par Farida Nouar —

Sur l’archipel, 354 cas de Covid-19 sont recensés, mais les soignants remarquent que beaucoup de malades cachent la maladie par honte et de peur d’être mis à l’écart.

La préfecture de Mayotte demande de « cesser de stigmatiser les malades du Covid-19 » sur le territoire. Les personnes touchées par le virus sont mises à l’écart, ajoute la préfecture dans un communiqué. Conséquence : les malades hésitent à consulter de peur de subir le même sort, avec le risque d’accroître la propagation du virus sur l’archipel qui compte aujourd’hui 354 cas confirmés de Covid-19

Coronavirus : les dernières informations sur l’épidémie dans notre direct.

D’autres malades demandent aux soignants d’être discrets quand ils se rendent à leur domicile. « Certaines familles nous disent : ‘Il ne faut pas qu’on divulgue que la grand-mère ou le grand-père est touché’. Parce qu’il va être confiné et les voisins vont découvrir qu’il a le coronavirus. Les gens ont honte », relate Saindou Allaoui, le représentant du Syndicat national des infirmiers et infirmières libéraux à Mayotte. Les conséquences sont « dramatiques car si on ne soigne pas les patients, ils peuvent en mourir », insiste l’infirmier.

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« Entre attraper le Covid et mourir de faim, le choix est vite fait » : en Outre-mer, la population démunie face au coronavirus

Par Célia Cuordifede —

Dans les départements d’Outre-mer, le nombre de patients atteints du Covid-19 semble stagner. Néanmoins, l’inquiétude de voir un pic épidémique arriver est omniprésente dans ces territoires encore moins bien dotés que les hôpitaux métropolitains.

« Un mois« . Le 31 mars, interrogée sur la chaîne de télévision La Première, la ministre des Outre-mer Annick Girardin tenait à souligner le temps de retard de l’épidémie de coronavirus entre la métropole et les territoires ultra-marins. « Ce mois d’avance on l’a gardé encore aujourd’hui« , déclarait-elle, insistant : ”Il n’y a pas d’impréparation”. Le lendemain, auditionné par la mission d’information de l’Assemblée nationale sur l’état d’urgence sanitaire, le Premier ministre Édouard Philippe reconnaissait toutefois la ”fragilité plus grande des territoires ultramarins sur les questions sanitaires”. Dans ces territoires où les hôpitaux sont encore bien moins dotés qu’en métropole, et où le transfert de patients vers d’autres régions s’avère compliqué du fait de l’insularité, l’inquiétude monte quant à une possible flambée des cas de patients Covid positifs.

Moins touchés par l’épidémie, avec 980 cas et 15 décès pour 2,8 millions d’habitants, les territoires ultramarins sont néanmoins confinés depuis trois semaines.

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Coronavirus: confinée, la Guyane risque une crise sociale

Le département d’Outre-mer, habituellement confronté à une situation sociale précaire, doit supporter les conséquences du confinement, au niveau tant économique que social.

« On en est qu’au début, on sent de l’inquiétude, de l’interrogation, un certain désespoir. Ce qui va amener au bout d’un moment à une situation compliquée. Ça ne peut que dégénérer si rien n’est fait massivement et de façon durable. » Benoit Renollet, directeur territorial de la Croix-Rouge, ne cache pas sa préoccupation, alors que la Guyane entre – comme la France métropolitaine – dans sa quatrième semaine de confinement.

Avec 72 cas de Covid-19 officiellement recensés au 6 avril, la Guyane vient de passer en phase 2 de l’épidémie. L’Agence régionale de santé (ARS) admet que le virus « circule » et qu’il ne s’agit plus uniquement de cas importés ou secondaires. Mais même si la pandémie provoque son lot d’inquiétudes, de défiance et de rumeurs apocalyptiques, c’est aussi le confinement qui pourrait avoir des conséquences durables sur la vie du territoire.

En effet, dans ce département largement couvert par la forêt amazonienne, nombreux sont les habitants qui vivent au jour le jour.

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Regards sur la Martinique en temps de confinement

Covid-19, révélateur de notre dépendance : la Banque Postale assiégée

D’ordinaire, les 50% de Martiniquais qui vivent plus ou moins correctement ne remarquent pas les autres 50% qui survivent dans une terrible précarité.

Le confinement suite au Covid-19 a soudainement mis en lumière ces derniers. En effet, ils ont littéralement assiégé depuis ce matin les Banques Postales afin de « toucher la CAF », cette somme plus que modique sans laquelle ils ne pourraient ni manger ni payer l’eau et l’électricité ni envoyer leurs enfants à l’école. Ne respectant évidemment pas les fameux gestes barrière dont on nous rebat les oreilles dans les médias et ne portant pas de masques, mêmes artisanaux. Mais pouvaient-ils faire autrement ? NON ! Il y avait bien sûr des vigiles devant chaque agence mais s’il avait fallu respecter la distance de protection d’un mètre, les files se seraient étendues sur des kilomètres et lesdites agences auraient dû rester ouvertes jusqu’à minuit.

Comment en sommes-nous en arrivés là ? Pourquoi les espoirs mis dans la loi de Départementalisation/Assimilation de 1946 se sont-ils révélés vains ? Pourquoi ni la Droite ni les Autonomistes ni les Indépendantistes qui, tout à tour, ont été au pouvoir n’ont-ils jamais réussi à combler ce fossé qui divise la société martiniquaise en deux et qui est gros de violences futures ?

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Comment naissent les grandes épidémies

Par Professeur Didier Sicard —

La pandémie de Covid-19 n’est pas la première à trouver son origine dans la transmission d’un virus de l’animal à l’homme. En favorisant une meilleure connaissance de cette chaîne de transmission, la recherche scientifique pourrait contribuer à prévenir de telles catastrophes. Alors que nous sommes confrontés à une pandémie mondiale terrifiante, comment expliquer qu’on laisse la recherche du point de départ de celle-ci à l’arrière-plan ? Cet oubli pourrait donner le sentiment que cette origine est anecdotique, alors qu’il en va de notre survie. De façon étrange, la recherche scientifique s’est polarisée de façon quasi exclusive toutes ces dernières années sur la biologie moléculaire, les médicaments et les vaccins, laissant dans l’ombre avec une forme d’indifférence la recherche sur les facteurs de transmission des maladies infectieuses de l’animal à l’homme. Or toutes les crises sanitaires de nature infectieuse ont peu ou prou pour origine un vecteur animal qui sert de réservoir ou d’hôte intermédiaire. Tant que ce réservoir est enclos ou marginal, tant que les hommes n’ont pas de contacts directs avec lui, la transmission reste rare, voire inexistante.

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Lettre ouverte au Président de la République

Fort-de-France, le 30 mars 2020

Monsieur le chef de l’État,
Face aux perspectives désastreuses de l’évolution du coronavirus ; Face à l’insuffisance structurelle des dispositifs médicaux dans notre pays ;
Face à nos particularités sanitaires et médicales particulièrement aggravées par le scandale du chlordécone ; la forte prévalence du diabète, de l’hypertension artérielle, des cancers du sein et de la prostate, du nombre de trait drépanocytaires, des épidémies saisonnières de la dengue, du zika ou du chikungunya…;
Face aux prévisions épidémiologiques qui s’inscrivent dans des perspectives très graves : 180 000 contaminés, 10 000 formes graves, 2 500 décès… ;
Face aux limites de nos moyens logistiques et matériels de soins et de protection qui démontrent notre incapacité à faire face une telle accélération de l’épidémie (courbe ascendante et exponentielle du nombre des malades à l’instar de la France hexagonale, avec un nombre de cas attestés qui double presque tous les trois jours) ;
Face à l’évidence d’une catastrophe dont l’ampleur se confirme ;
Nous, Parlementaires de la Martinique,
Soutenons sans réserve les initiatives des chercheurs et médecins du collectif « Initiative Citoyenne Chercheurs et Médecins MARTINIQUE COVID-19 » et de tous nos professionnels de santé qui militent pour « un étalement de la courbe » des malades afin de mieux en maîtriser les conséquences.

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Fermez service, entreprise non essentiels et confinez vous chez vous!

  — Communique de presse de l’A3C —

L’Association des Consommateurs et des Citoyens de la Caraïbe a dernièrement rappelé que la seule chose à faire, face à la pandémie du coronavirus en Martinique, était de rester chez soi et de se confiner, le plus grand nombre possible, c’est-à-dire tout ceux qui ne sont pas nécessaires à la santé et au fonctionnement élémentaire d’une vie sociale et économique ramenée à sa plus simple expression.

A l’heure où nous écrivons ces lignes, la situation mondiale, et encore plus en Martinique, est gravissime.

  1. Il est de plus en plus évident que la préoccupation première est le confinement du plus grand nombre pour ralentir la progression de la maladie. Tous les experts savent pertinemment que personne ne sait quand finira la pandémie, mais tous savent qu’elle ne sera finie ni en juin ni en juillet 2020 et que nous connaîtrons sans doute de nombreuses rechutes. Par ailleurs, ralentir la progression de la maladie n’est pas l’éteindre. Personne ne sait comment l’éteindre. Tout ce que l’on sait avec certitude est que la maladie progresse à toute vitesse, et qu’elle touche tout le monde.

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Le prix « Fetkann! Maryse-Condé » pour « Nuit d’épine » de Christiane Taubira

Le prix littéraire « Fetkann! Maryse-Condé » récompense depuis seize éditions la création littéraire des pays du sud. Créé par José Pentoscrope, Président du CIFORDOM, il intervient dans le cadre de l’application de la loi Taubira du 10 mai 2001 qui reconnaît la Traite négrière et l’Esclavage comme crimes contre l’Humanité. Texte de loi Il met l’accent sur les principes républicains « Liberté, Égalité, Fraternité » et favorise le travail de Mémoire des pays du Sud et de l’Humanité toute entière. Ce concours récompense les ouvrages, recueils, travaux de recherche et essais qui mettent l’accent sur l’affirmation des droits de l’homme et favorisent le travail de Mémoire des pays du Sud et de l’Humanité toute entière.
Son président, José Pentoscrope, a remis ce jeudi 21 novembre au café de Flore, à Paris, les quatre prix récompensant la mémoire, la recherche, la jeunesse et la poésie. Sans surprise, le prix de la mémoire a été attribué à l’ex-garde des Sceaux Christiane Taubira pour son ouvrage « Nuit d’épine » aux éditions Plon, qui a manqué de peu le grand prix du roman de l’académie française.

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Et si c’était la solution pour couper l’envie aux moustiques de vous piquer ?

Le moustique est l’ennemi public numéro un de la saison estivale. C’est aussi l’animal qui tue le plus de personnes dans le monde, en transmettant des maladies comme le paludisme. Mais comment échapper aux piqûres de moustiques ? Des chercheurs italiens se sont penchés sur la manière de lui couper l’appétit. Selon eux, il suffirait de lui fournir une repas sucré pour réfréner son envie de piquer.

« Bzzz… » De jour comme de nuit, l’entendre rôder est absolument horripilant. En plus, le moustique est l’animal le plus dangereux de la planète : il est porteur de maladies qui font des ravages (paludisme, dengue, virus Zika, chikungunya) et, durant la saison estivale, il est sans conteste l’ennemi public n° 1. Les scientifiques du monde entier sont toujours en quête d’une solution pour l’empêcher de nous piquer. Et des chercheurs italiens viennent de découvrir une piste intéressante.

Dans une étude publiée le 9 mai dans la revue PLOS Biology, ces scientifiques de l’Université de Milan affirment que l’envie de piquer des moustiques serait refrénée après un repas sucré. Un gène serait à l’origine de ce comportement et le contrôler pourrait être une partie de la solution.

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