Conférence vendredi 03 mars à 18h Campus de Schœlcher
CYCLE DES CONFÉRENCES SUR LES LIBERTÉS ET DROITS FONDAMENTAUX 2023 AMPHITEATRE Frantz FANON Faculté de droit et d’économie de la Martinique Campus Universitaire de Schœlcher Vendredi 03 mars2023 de 18 à 20 heures
Autour du livre de Guy Flandrina
Préface de Gilbert Pago, postface de Sylvère Farraudière
Ces dernières années, les anciennes colonies francophones des Antilles-Guyane ont entrepris la tâche d’écrire, elles-mêmes, leur histoire contemporaine.
Par ce livre, Guy Flandrina apporte sa contribution à cette nécessaire entreprise collective.
La SICA de Fond Saint-Jacques est la première et la plus ancienne Société d’Intérêt Collectif Agricole de la Martinique. Cette structure a façonné tant le travail des hommes que le profil agroéconomique de la région. La mémoire des aînés acteurs de cette structure est faite de vécus comparés, recoupés et restitués – souvent – à partir de leurs témoignages oraux et des – malheureusement trop parcimonieuses – archives publiques et privées qu’a pu réunir l’auteur.
Ce précieux travail a surtout bénéficié du généreux concours de multiples témoins de l’époque dont la moyenne d’âge est aujourd’hui de… 87 ans !

Cette question, posée par pétition publique
— Par
L’histoire des sciences sociales débute avec le siècle des Lumières, autours de 1650, lorsqu’une révolution au sein de la philosophie naturelle a changé le cadre de référence avec lequel les individus jaugeaient de la scientificité. Les sciences sociales sont issues de l’éthique de cette époque et ont été influencées par le long XIXe siècle ( la révolution industrielle et la révolution française, notamment). Les sciences sociales se sont développées à partir des sciences (expérimentales et appliquées), de savoirs existants, de pratiques normatives, et ce, dans un élan et une vision de progrès social lié à des groupes sociaux donnés.
La liste s’allonge de statues mises à terre, taguées, détruites en Martinique, singulièrement à Fort-deFrance, Schoelcher et Trois-Ilets, depuis le 22 mai 2020.
En France, l’acte de naissance réel de l’École Normale prend corps avec la loi Guizot en 1833. Même si la loi ne concerne que les départements métropolitains, la Martinique veut aussi posséder son «École Normale». Le cheminement de cette construction durera cent ans. D’état embryonnaire, longtemps dénommé «cours normaux», elle n’achèvera sa véritable existence qu’au milieu du XXe siècle, dans un espace autonome chargé de symboles. On retrouve dans cet écrit les pères et mères fondateurs de l’Instruction Publique en Martinique. De condition plus que modeste, petit-fils ou petite-fille d’esclaves, leur courage et leur vaillance vont les transporter au-delà de l’océan.