Le concept permet de penser la condition haïtienne entre violence symbolique, résistance et émancipation
—- Par Dr Edelyn Dorismond (*)—
Dans cet article, j’entends élaborer, en prétendant lui apporter une intelligibilité originale, la bossalisation comme concept philosophique pour désigner le processus par lequel une société -et singulièrement la société haïtienne- se voit réduire à une condition de dépossession symbolique, de désordre ontologique et de violence structurelle héritée de la plantation. Distinct tant de l’usage que fait Jean Casimir du potentiel subversif du bossale que de la sociologie historique de la contre-plantation élaborée par Gérard Barthélémy, ce concept vise à opérer une percée théorique dans la compréhension de la phénoménologie haïtienne : il s’agit de penser ensemble la destruction des cadres symboliques, la dissolution des repères identitaires, la fracturation du lien social et la persistance d’un régime anthropophage qui dévore ses propres membres. L’article propose une exposition systématique du concept, de ses sources, de son statut de structure des sociétés postcoloniales fondée sur une triple logique d’infériorisation, de mise à mort et d’exclusion, du concept corrélatif de zoopolitique -donner la mort à petit feu comme modalité propre de la politique haïtienne-, de son articulation avec les grands fils de ce que j’ai tenté de mettre en œuvre depuis quelques temps, notamment mon analyse du rapport infériorisant que l’Haïtien exerce sur l’autre Haïtien-, et de ses implications pour une philosophie de l’émancipation articulée autour de l’imagination comme faculté des possibles, de la dignité humaine et de l’égalité comme principes fondateurs d’un monde politique haïtien nouveau.

Les 4 et 5 juillet 2026, les jardins de l’Habitation Clément, au François, s’ouvriront à quarante-trois auteurs et à tous les amoureux du livre, dans un cadre patrimonial unique.

— Par Florent Grabin, président de l’association écologique P.U.M.A. —
Autonomie des Antilles-Guyane : l’État français seul maître du jeu , mais avec quelle vision prospective pour l’avenir ?
Partir pour étudier, travailler, découvrir d’autres horizons… De nombreux Martiniquais font ce choix chaque année. Mais une autre question se pose : celle du retour. Comment recréer des liens avec son territoire ? Comment imaginer un avenir professionnel et personnel en Martinique après une expérience ailleurs ?
🎉 Sous le signe du partage et des retrouvailles
Le Madin’Japan Festival revient pour sa 5e édition au lycée Victor-Schœlcher à Fort-de-France, confirmant son statut de rendez-vous incontournable de la pop culture japonaise en Martinique.
🇲🇶⚔️ Un rôle stratégique longtemps méconnu
Penser l’avenir de la Guadeloupe et de la Martinique dans une France hexagonale en crise n’est plus un exercice intellectuel lointain : c’est devenu une nécessité stratégique pour les acteurs politiques et économiques . Une société qui ne pense pas son avenir accepte, souvent sans le vouloir, que celui-ci soit écrit par d’autres. Or l’avenir n’est pas seulement ce qui arrive ; il est aussi ce que les choix du présent rendent possible. Prévoir, ce n’est donc pas seulement anticiper les événements, c’est préparer les conditions d’un futur maîtrisé.
De la question de la vision paradoxale des Guadeloupéens et Martiniquais sur l’avenir ?
— Par Camille Loty Malebranche —
Le Festival culturel de Fort-de-France ouvre sa 55e édition sous le thème « Diaspora Nègre ». Organisée par la Ville de Fort-de-France et le Sermac, la manifestation se déroulera pendant près d’un mois, jusqu’au 25 juillet, avec une programmation répartie sur plusieurs sites de la capitale : le parc culturel Aimé-Césaire, le Grand Carbet, la Savane, Tropiques Atrium, le kiosque Guédon, ainsi que plusieurs centres culturels de quartier.
Avec Tecla Insolia, Michele Riondino, Fabrizia Sacchi
— Par Júlia de Freitas Sampaio (*) —
Avec Eva Huault, Noémie Lvovsky, Inès Gherib
— Par Patrick Mathelié-Guinlet —
— Tribune du CNCP —
La foyalaise (3)
Le
— Par Jean-MArie Nol —
Les
Par Pierre Salvadori, Benoît Graffin
Du 26 au 28 juin 2026, la PooL Art Fair Guadeloupe réunit au Terminal de croisière de Pointe-à-Pitre de nombreux artistes venus de la Caraïbe, de France et de l’international. Ce grand rendez-vous artistique confirme son rôle de salon majeur pour la création contemporaine caribéenne, en offrant un espace de visibilité, de rencontre et de dialogue entre artistes, publics, collectionneurs et professionnels de l’art.
–_ Par Selim Lander –– Guillaume Malasné et son atelier de théâtre amateur présentent pendant trois soirées consécutives à partir du jeudi 25 juin au théâtre du Lycée Schoelcher un montage de trois courtes pièces de Mark Ravenhill issues du recueil War and Breakfast. Des pièces montées pour la première fois par Ravenhill à l’heure du breakfast lors du Festival d’Edimbourg en 2007, d’où le titre du recueil repris dans l’adaptation de Guillaume Malasné. Quant à la guerre, elle est omniprésente dans ces histoires, pas la grande guerre cantonnée au loin, mais la guerre intime, d’abord, celle que l’on peut se livrer au sein d’un couple ; la guerre civile sans nom, celle qui enferme les privilégiés derrière les murs de lotissements cadenassés (gated communities) pour les protéger de la violence du dehors ; la violence aveugle des terroristes enfin.
— Par Gary Klang —
— Par Jean-Christophe Rilos (*) —
Du
Une immersion au cœur des traditions martiniquaises
—Par Camille Loty Malebranche —
— Par Patricia Lollia (*) —
Ce que dit le Code du travail
Ayiti (1998-2025) : Omwen 19 memwa lisans ak yon tèz doktora ekri ak soutni an 

L’Autre Bord Compagnie présente les, la onzième création de son atelier amateur : War & Breakfast, d’après l’œuvre du dramaturge britannique Mark Ravenhill.
La Guadeloupe et la Martinique face au risque d’un véritable ravage sur l’emploi en raison du décrochage numérique et économique ?
— Par Alex Lollia, Professeur de philosophie à la retraite
Par Naomi Kawase
L’association D’Antilles et D’Ailleurs clôturera
Par Asghar Farhadi, Saeed Farhadi

— Par Sabrina Solar —
Pourquoi derrière le succès de la ZI de Jarry, la ville de pointe à Pitre est -elle en échec économique et sécuritaire ?