Sociologie

Non, la Fête des mères n’a pas été inventée par le maréchal Pétain

La fête des Mères est une fête annuelle célébrée en l’honneur des mères dans de nombreux pays.

À cette occasion, les enfants offrent des cadeaux à leur mère, des gâteaux, des fleurs ou des objets qu’ils ont confectionnés à l’école ou à la maison. Cette fête est également célébrée par les adultes de tous âges pour honorer leur mère.

La date de la fête des Mères varie d’un pays à l’autre, mais la majorité d’entre eux a choisi de la célébrer en mai.

Histoire

Les premières traces de célébration en l’honneur des mères sont présentes dans la Grèce antique lors des cérémonies printanières en l’honneur de Rhéa (ou Cybèle), la mère des dieux et notamment celle de Zeus. Ce culte est célébré aux Ides de mars dans toute l’Asie Mineure. Des fêtes religieuses romaines célèbrent les matrones le 1er mars lors des Matronalia (« matronales »), et Cybèle lors des Hilaria. Toutes ces célébrations ont lieu au printemps, mois de la fertilité.

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Soins en fin de vie : qu’appelle-t-on directives anticipées ?

Les personnes majeures peuvent rédiger une déclaration dans laquelle elles précisent leur souhait concernant leur fin de vie en cas de maladie grave et incurable (en phase avancée ou terminale), c’est ce qu’on appelle les « directives anticipées ». Service-public.fr vous explique plus précisément en quoi cela consiste.

Les directives anticipées permettent d’indiquer en particulier si les personnes souhaitent limiter ou arrêter les traitements en cours, être mises sous respiration artificielle ou encore être soulagées de leurs souffrances même si cela peut conduire à leur décès.

Ces directives qui sont écrites sur papier libre doivent être datées et signées. Elles ont une durée de validité illimitée mais elles peuvent à tout moment être modifiées ou annulées.

Il est également important pour les personnes ayant rédigé des directives de faire connaître :

  • leur existence, en informant leur médecin et leurs proches ;
  • et leur lieu de conservation (le dossier médical partagé permet d’ailleurs d’enregistrer ses directives anticipées).

Et aussi

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Sur l’abolition de l’esclavage : fausses querelles et vrais problèmes

— Par Édouard de Lépine —

Au moment où s’annonce bruyamment la préparation des fêtes du 22 mai, il nous a semblé qu’on ne pouvait laisser passer sous silence, la date du 27 avril, date de l’abolition de l’esclavage dans les colonies françaises. Pour éclairer le débat, un extrait de l’ouvrage d’Édouard de Lépine, Dix semaines qui ébranlèrent la Martinique, Maisonneuve Larose – Servédit, Paris 1999

…Faut-il opposer le 22 mai au 27 avril comme on tend à le faire depuis une trentaine d’années, après avoir, il est vrai, outrageusement privilégié le 27 avril par rapport au soulèvement du 22 mai qui a conduit à l’abolition anticipée de l’esclavage à la Martinique et à la Guadeloupe ? S’il est vrai que c’est la France qui a introduit l’esclavage dans ses colonies et qu’il n’y a pas lieu de se confondre en actions de grâce pour la remercier d’avoir aboli ce qu’elle avait établi, rien ne nous oblige à donner raison à ceux qui pensent qu’il « y a des services si grands qu’on ne peut les payer que par l’ingratitude ».

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Harcèlement moral au travail : quels recours ?

Humiliations, critiques, intimidations, insultes, discrédit, tâches dévalorisantes, mise à l’écart, privation d’outils de travail, sanctions injustifiées … En cas de souffrance au travail due au harcèlement moral, vers qui se tourner pour se défendre efficacement ? Service-public.fr vous éclaire.

Le harcèlement moral au travail se manifeste par des agissements malveillants répétés qui sont interdits par la loi, même en l’absence de lien hiérarchique entre la victime et l’auteur des faits.

Ces actes entraînent une dégradation des conditions de travail de la victime et peuvent porter atteinte à ses droits et à sa dignité, altérer sa santé physique ou mentale ou encore compromettre son avenir professionnel.

Lire sur Madinin’Art : À propos de la souffrance au travail

Si vous êtes victime de tels agissements, vous pouvez bénéficier de la protection de la loi, que vous soyez salarié, stagiaire ou apprenti dans le secteur privé ou bien fonctionnaire titulaire, contractuel ou stagiaire dans le secteur public.

Quels sont les recours ?

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Vérité & Réalité(1)

— Par Pierre Pastel, Sociologue, psychothérapeute, Président du CEGOM —

En ces temps de fièvre  commémorative autour de la traite négrière et de l’esclavage, l’auteur présente un texte bref, incisif qui aide à mieux décrypter l’essence de certains enjeux majeurs de nos société actuelles, notamment en France hexagonale et dans les Départements et collectivités Outre-Mer. 2

En ce 10ième FESTIVAL de l’Outre-Mer en Bourgogne commémorant la fin de la traite négrière et de l’esclavage en France, Mme Mathos3 m’a demandé de répondre, en 3 minutes, pas plus, à la question suivante :

Quelle différence y-a-t-il entre les VERITES enseignées et intégrées mentalement dans tout l’occident et en France notamment, concernant les personnes noires, et la REALITE? Entendons-nous bien, elle me parle de vérités entretenues avant, pendant la traite et l’esclavage des personnes noires et aujourd’hui, pour les justifier.

Elle voulait comprendre pourquoi, aujourd’hui encore, il y a tant de résistance, tant d’embuches parfois ou tant de tentatives de contournement quand elle projette de consacrer du temps à ce sujet et d’y entrainer le plus grand nombre.

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Traversée de l’Atlantique dans un tonneau: l’aventurier français est arrivé en Martinique

Fort-de-France – C’est de nuit que l’aventurierJean-Jacques Savin est arrivé jeudi sur l’île française de Martinique, destination finale d’un périple de plus de quatre mois, balloté par les courants de l’Atlantique dans son tonneau orange.

Ce fut « un voyage passionnant mais aussi très risqué », a expliqué l’ancien militaire de 72 ans après son arrivée à 01H00 locales (05H00 GMT) et ses retrouvailles avec sa compagne Josyane ainsi que son ami Pierre Galzot qui l’attendaient sur le quai à Fort-de-France.

Jean-Jacques Savin avait quitté son tonneau vendredi dernier après 127 jours et 5.800 km de mer pour monter sur un pétrolier en direction de l’île néerlandaise de Saint-Eustache (Caraïbes).

Après un peu de repos à Saint-Eustache, le baroudeur et son tonneau ont été pris en charge par un remorqueur français, venu spécialement le chercher pour le ramener en Martinique.

Sur le quai du port foyalais, Pierre Galzot a retrouvé son ami, vêtu d’un t-shirt orange aux couleurs de son tonneau, « égal à lui-même ».

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En ce début de ramadan, des femmes musulmanes militent pour un islam éclairé

— Par Pauline Rouquette —
Le ramadan commence ce dimanche 5 mai  en Martinique et le lundi 6 mai dans l’hexagone. À l’aube de ce mois de jeûne, les Voix d’un Islam Éclairé, mouvement pour un islam spirituel et progressiste, promeut une pratique libre, exercée en conscience plutôt que sous la contrainte.

La lune en a décidé ainsi, le ramadan débutera lundi 6 mai en France. Au cours de ce mois de jeûne, l’un des cinq piliers de l’islam, les fidèles sont invités à s’abstenir de boire, de manger et d’avoir des relations sexuelles, de l’aube au coucher du soleil – dès que l’on peut « distinguer un fil blanc d’un fil noir », dit le Coran.

Si le texte sacré de l’islam fait explicitement mention du jeûne, il existe autant de pratiques du ramadan que de croyants et d’interprétations des textes. Créé à l’initiative de deux femmes ayant embrassé la religion musulmane après l’étude solitaire des textes sacrés, le mouvement Voix d’un islam éclairé » (VIE), pour un islam spirituel et progressiste, invite à envisager le ramadan comme une union spirituelle, davantage que comme une contrainte.

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« Pays hors service. Venezuela: de l’utopie au chaos », de Paula Vasquez Lezama

Après vingt années de chavisme, le Venezuela, qui possède pourtant les premières réserves mondiales d’hydrocarbures, se trouve à un stade structurel post-apocalyptique  : pénurie alimentaire, hyperinflation galopante, insécurité maximale, corruption généralisée, désastre écologique, crise énergétique, délabrement sanitaire, émigration massive, répression politique. Le projet du «  socialisme du xxie siècle  » mené par Hugo Chavez, puis par son successeur Nicolas Maduro, agonise dans une impasse idéologique.

À l’heure où l’espoir d’une transition démocratique renaît à nouveau, Paula Vasquez Lezama nous propose, sous la forme d’une enquête sociologique et anthropologique, une analyse de la situation actuelle.

Paula Vasquez Lezama est sociologue et anthropologue. Chercheuse au CNRS, ses domaines de recherche sont l’anthropologie des catastrophes et de la santé, les situations de violence et l’économie du pétrole.

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Angkor, cité khmère en danger

Carnet de route : Cambodge

— Par Roland Sabra —

La démesure ! Voilà ce que je retiens d’une courte, trop courte visite sur le gigantesque site d’Angkor. Les chiffres donnent le vertige. Plus de 700 monuments, bouddhistes et hindouistes, sont dispersés à travers 400 kilomètres carrés, en partie couverts par la forêt. Angkor est un nom générique. Il ne désigne pas un monument ou un temple particulier mais l’ensemble des constructions et des sanctuaires qui s’élèvent sur l’emplacement jadis occupé par la capitale des rois khmers. La région du Grand Lac est habitée depuis le néolithique. Un survol de la région permet d’identifier des sites d’habitation circulaires. Les premières traces écrites de l’histoire du pays se trouvent dans les rapports que les commerçants chinois qui ( déjà!) au début de l’ère chrétienne commencent à explorer le Sud-est asiatique. Les Chinois appelait le principal pays avec lequel ils échangeaient Funan. Le contrôle de cette région était stratégique puisqu’il portait sur les routes maritimes du delta du Mékong et le golfe de Thaïlande.

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Faire jouer un Noir par un Blanc ou un Blanc par un Noir, est-ce équivalent?

La différence a été mise au compte du Noir, elle lui a été imputée comme un péché originel. Pourquoi ne veut-il pas, quand nous sommes prêts à le faire, que ce péché soit lavé dans le baptême universaliste? Que signifie cet entêtement et cette roideur du cou? Pourquoi reprend-il la différence à son compte quand nous cessons de la lui imputer? Parce qu’elle devenue maintenant le signifiant de sa revendication : il ne peut plus demander à être reconnu comme pur humain, il veut être reconnu comme Noir. L’universalisme ne l’intéresse pas. Il n’y voit qu’un tour de passe-passe destiné à assurer au Blanc sa bonne conscience. il travaille évidemment à nous donner mauvaise conscience, mais avec d’autres moyens qu’autrefois.

Octave Mannoni. Avril 1966,
The decolonization of myself, 
repris dans Le racisme revisité, p. 325.

Quelques articles, et beaucoup d’autres, pour débattre :

Eschyle à la Sorbonne : pourquoi condamner le blackface ?

« Blackface » : se grimer en Noir est-ce du racisme?

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Eschyle à la Sorbonne : pourquoi condamner le blackface ?

— Par Sylvie Chalaye —

L’affaire a fait grand bruit. Le 25 mars 2019, une représentation des Suppliantes, d’Eschyle a été annulée à la suite de la mobilisation de plusieurs associations et collectifs de lutte contre la « négrophobie » ou l’« afrophobie ». L’entrée de l’université de la Sorbonne, où devait se jouer la pièce mise en scène par Philippe Brunet a été bloquée. Les comédiennes qui interprètent les Danaïdes, devaient se produire grimées en marron et avec des masques de couleur cuivrées. Les activistes qui ont empêché la représentation ont assimilé cette pratique à du blackface. Peut-on encore aujourd’hui montrer Les Suppliantes d’Eschyle en noircissant le visage des actrices parce que l’on veut figurer qu’elles viennent d’Afrique ? Pourquoi le blackface est-il un geste qui pose problème ? Le spectacle de Philippe Brunet a été pris à partie et soulève la polémique sur la question du blackface en France. Sylvie Chalaye, spécialiste de l’image du Noir au théâtre, professeur à l’université de la Sorbonne nouvelle et co-directrice de l’Institut de recherche en études de théâtrales, livre ici des clés de compréhension.

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Du 27 avril au… 22 mai : la longue marche

— Par Christian Jean-Etienne, Président du Comité Devoir de Mémoire —
22-Mé pli bel dat’ : C’est autour des années 1970 qu’on entend ce slogan en Martinique.
Le premier ouvrier qui a œuvré pour sortir de l’oubli cette date du 22 Mai 1848 est l’historien Armand Nicolas, véritable pionnier de ce travail de mémoire qui a publié une brochure dans laquelle il apportait des arguments de taille pour contrer ceux qui étaient favorables à célébrer la date du 27 Avril, celle du décret de Victor Schoelcher. Ce dernier choix à l’époque rassemblait le plus grand nombre, notamment les hommes de Droite en Martinique.
Toutefois le travail d’Histoire commence bien plus tôt et s’inscrit dans un contexte particulier, avec la prise de conscience collective de la population, la pensée de Frantz Fanon, les écrits d’Aimé Césaire, la quête identitaire avec le mouvement de la Négritude … il trouve son origine dans la naissance du mouvement anticolonialiste en Martinique, à la fin des années 1960 et dans les années 1970 et 1980.

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Alexis de Tocqueville et l’Afrique

— Par Obrillant Damus —
Alexis de Tocqueville est né le 29 juillet 1805. Il a rendu l’âme à Cannes en 1859. Il était issu de la plus ancienne noblesse normande. Chrétien-Guillaume de Lamoignon de Malesherbes, défenseur de Louis XVI, était le grand-père de sa mère. Tocqueville a publié plusieurs travaux dont le chef d’œuvre « De la démocratie en Amérique ». Son œuvre était méconnue, voire occultée en France durant une grande partie du XXe siècle. Cependant, depuis que Raymond Aron a considéré Tocqueville comme l’un des pères fondateurs de la sociologie dans un ouvrage intitulé « Les étapes de la pensée sociologique » (1967), son œuvre a bénéficié d’un extraordinaire regain d’intérêt. René Rémond a donc eu raison d’écrire dans la préface d’un recueil de textes choisis ayant pour titre « Tocqueville : égalité sociale et liberté politique » (1977) : « C’est un bien singulier phénomène que l’étonnant retour de fortune que connaît depuis quelques années l’œuvre de Tocqueville.

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Hommes ou femmes transgenres : qu’est-ce que la transidentité ?

—Par Christine Mateus —
Les personnes transgenres considèrent être nées dans un mauvais corps, avec une identité de genre ne correspondant pas à leur sexe biologique. Elles décident alors d’en changer.

« Les personnes transgenres font partie de la famille des LGBT+ : homosexuels, lesbiennes, bisexuel(le)s. Pourtant, être transgenre n’a rien à voir avec la sexualité », précise Céline Audebeau. À 55 ans, cette femme ne vit sa vie pleinement que depuis quelques mois : il y a deux ans, elle a entamé une transition pour changer de sexe. Elle raconte son histoire dans « Du masculin au féminin, mon parcours singulier ». Une personne transgenre peut tout à fait être hétéro, homo, bi ou asexuelle (qui n’éprouve pas de désir sexuel). Confondre la transidentité et l’orientation sexuelle est en effet un des amalgames les plus fréquents.

Une personne transgenre a donc une identité de genre, comme le genre féminin par exemple (la personne se sent femme), qui ne correspond pas à son sexe biologique (le masculin).

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L’ Action cœur des villes : une fausse bonne idée ?

— Par Claude Gelbras —
Votée en octobre 2018, mise en œuvre par le ministère de la Cohésion et des Relations avec les collectivités des territoires pour faciliter la revitalisation des centres-villes, la loi crée un nouveau contrat intégrateur unique, l’opération de revitalisation de territoire (ORT). Portée par la commune centre, l’intercommunalité dont elle est membre et éventuellement d’autres communes de l’EPCI, l’ORT repose sur un projet global, qui permet d’intervenir de manière concertée et transversale sur l’habitat, l’urbanisme, le commerce, l’économie, les politiques sociales, etc. L’ORT s’accompagne de mesures favorisant la rénovation de l’habitat, l’instauration d’un droit de préemption urbain renforcé, ainsi que des dispositions favorisant l’implantation de grandes surfaces commerciales en centre-ville et la suspension des autorisations d’implantation en périphérie.
Il faut se rendre à l’évidence, le volontarisme est nécessaire, mais ne suffira pas : on voit même, en cette période délicate, des appels à l’État de la part d’élus à la recherche de budgets bien sûr, mais également d’arbitrages locaux.

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Appel des peuples indigènes : « Depuis l’élection de Jair Bolsonaro, nous vivons les prémices d’une apocalypse »

— Tribune —

Dans une tribune au « Monde », quatorze représentants de peuples indigènes de différents continents, dont ceux de l’Amazonie brésilienne, lancent un appel à protéger le caractère « sacré » de la nature et à s’opposer aux projets du président du Brésil.

Tribune. Nous, gardiens et enfants de la Terre Mère, peuples indigènes et alliés, nos prophéties, notre sagesse et nos savoirs nous ont permis de constater que la vie sur la Terre Mère est en danger et que l’heure d’une grande transformation est arrivée.

Les peuples indigènes ont toujours pris soin de la Terre Mère et de l’humanité. Nous représentons 370 millions de personnes dans le monde, répartis sur 22 % de la planète et couvrant 80 % de la biodiversité mondiale.

Nous appelons l’humanité à prendre des mesures pour protéger le caractère sacré de l’eau, de l’air, de la terre, du feu, du cycle de la vie et de tous les êtres humains, végétaux et animaliers.

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Siem Reap : une caricature de mal-développement

Carnet de route du Cambodge

— Par Roland Sabra —

La nostalgie dans mes bagages j’ai quitté Luang Prabang en renouvelant la promesse de faire retour faite il y a près d’un demi-siècle. Le charme, la « zénitude » de la ville qui s’est transformée sans se trahir me séduisent, encore et toujours. Il est des endroits que l’on quitte à regrets, « comme ces belles passantes qu’on a aimées quelques instants secrets ». Du coup l’attrait pour la découverte d’un pays que je ne connais pas, pour son étrangeté, pour ce qu’il recèle de différences et d’altérité, et qui toujours m’habite se teinte d’une légère ombre de tristesse. Aller au Cambodge est aussi un retour, mais un retour douloureux vers le temps des années sombres, celles des seventies du siècle dernier quand l’actualité se focalisait sur les guerres, les coups d’état, les meurtres et les assassinats qui ravageaient le Sud-Est asiatique.

La partie Est du Cambodge a reçu pendant ces années- là un tonnage de bombes supérieur à celui que les américains ont déversé pendant toute la Seconde guerre mondiale !

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Funan : Cambodge, avril 1975

Carnet de route du Cambodge

Funan retrace le parcours de Chou, une jeune cambodgienne séparée de son fils Sovanh dès les premiers jours de la révolution khmère rouge de 1975.

Comme tant d’autres, Chou sera déportée, contrainte aux travaux forcés.
Un à un, les siens lui seront arrachés. Elle connaîtra l’injustice, le désarroi et l’impuissance. Elle devra affronter la faim, la peur… la mort. Femme, mère et épouse, Chou va devoir trouver la force d’exister, de décider et de survivre. Pour résister à l’atroce quotidien imposé par les Khmers rouges, elle devra se faire violence et apprendre à s’imposer.

Le couple qu’elle forme avec son époux Khuon prendra alors une toute autre dimension. Dans la souffrance et l’adversité, ils vont se déchirer, se redécouvrir, s’aimer et apprendre à lutter. Ensemble.
Pour retrouver ce fils que le régime lui a arraché, Chou va devenir une femme nouvelle. Forte et déterminée, elle va se révéler. Aux autres, mais aussi à elle-même. Malgré le manque, l’impuissance, elle n’abandonnera pas.

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La dépigmentation volontaire de la peau, une pratique taboue, répandue et dangereuse

— Par Faustine Vincent —
Le phénomène semble s’étendre malgré l’interdiction en France des produits éclaircissants, nocifs, mais vendus dans les boutiques « afros » et sur Internet.

Pendant vingt ans, elle a accompli le même rituel en cachette, dans sa salle de bain. Trente minutes le matin, une heure le soir à enduire son visage et son corps de crèmes et de lotions dépigmentantes, interdites en France, mais vendues sous le manteau dans les boutiques « afros », notamment à Paris, et sur Internet.

Aissata Ba, Sénégalo-Mauritanienne de 37 ans, ne voulait surtout pas que son entourage sache que sa couleur naturelle de peau était bien plus noire. Même son compagnon n’était pas au courant. Avec ces produits « décapants », cette maquilleuse et coiffeuse affichait un teint clair, à l’image de son modèle, Beyoncé, dont le portrait orne les murs de son coquet appartement, à Roubaix (Nord), où elle vit avec ses trois filles.

« J’ai mis tout ce qui était imaginable.

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Phare Ponleu Selpak ou “La Lumière des Arts »

Carnet de route du Cambodge

— Par Roland Sabra —

Le soir de mon arrivée à Siem Reap au Cambodge je suis allé renouer avec une pratique de mon enfance quand au bout du chemin qui longeait le cimetière, sur un terrain vague envahi par les herbes folles, en face des jardins de mes grand-parents paternels et maternels un cirque itinérant s’installait pour quelques jours. Comme tous les enfants du monde, je trépignais d’impatience en attendant le soir de la sortie promise. C’était ma grand-mère maternelle qui m’accompagnait.

Juste avant mon départ de Luang Prabang, adorable ville à propos de laquelle je reviendrai plus tard, je tombais sur une note en bas de page d’un petit guide touristique qui signalait l’existence d’un cirque « The Cambodian Circus » dont je l’avoue volontiers je n’avais jamais entendu parlé.. Cette découverte n’était que la partie visible d’un iceberg qui porte le beau nom de.  » La Lumière des Arts », Phare Ponleu Selpak en cambodgien.

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Mémoire de l’esclavage et antiracisme : un débat, un combat et ses enjeux

Deux textes mis en ligne ces deux derniers jours sur Mediapart, et qui sont en train de provoquer le débat, en matière de mémoire de l’esclavage. Ils font suite à la mise en ligne sur le site du CNMHE, d’un texte  auquel a répliqué une tribune de Myriam Cottias, directrice du CIRESC au CNRS et ancienne présidente du CNMHE. On trouvera donc ci-après un lien vers le texte initial, la réponse de Myriam Cottias, un texte de Loïc Céry de l’Institut du Tout Monde qui précise les enjeux du débat et la plainte déposée par Frédéric Régent.


L’anti-esclavagisme peut-il exclure l’antiracisme?

—Par Myriam Cottias—

Exclure les combats anti-esclavagistes, des combats antiracistes n’est-ce pas une nouvelle tentative pour construire une identité particulariste qui oublie la violence de la relation esclavagiste et de la «race» et pour nier l’universalité des combats pour l’égalité du genre humain?

Les nombreux actes, écrits et injures antisémites et racistes montrent bien, une fois encore, que la période est au brouillage politique et à la révision de la connaissance historique par des discours guidés par une idéologie récurrente sur la minoration des facteurs qui ont soutenu l’histoire des génocides et des processus génocidaires de l’Histoire.

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À la recherche de la Princesse Sida

Carnet de route du Laos

 — Par Roland Sabra —

Le soir de mon arrivée à Luang Prabang je me suis donc précipité dans l’ancienne salle de bal et du protocole du Palais Royal de Luang Prabang aujourd’hui transformée en salle de théâtre pour voir le troisième épisode du Phralak Phrralam, une adaptation lao du célèbre Ramayana, considéré comme l’une des quatre plus grandes épopées, les trois autres étant le Mahabharata, l’Iliade et l’Odyssée. Au fil du temps, la version lao de cette épopée a perdu son association avec l’hindouisme et représente plutôt la vie antérieure du Bouddha. L’épopée a été introduite pour la première fois au Laos par des missions bouddhistes. L’histoire du Rama est décrite dans de nombreuses peintures murales et des sculptures en relief en bois sur les portes et les fenêtres de temples bouddhistes. Il existe deux versions connues de l’histoire de Ramayana au Laos: la version de Luang Prabang dans la capitale royale et la version de Vientiane peinte sur les murs du temple Wat Pa Khe.

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Laos : Les hommes descendent des courges !

Carnet de route du Laos

— Par Roland Sabra —

Mes proches le savent : je m’étais toujours promis de retourner au Laos. J’ ai souvent raconté l’expérience de mon premier voyage en 1975 quelques semaines avant la prise officielle du pouvoir par le Pathet Lao, le bras armé du parti communiste. Le soir assis sur la terrasse du premier étage de l’hôtel de Paris à Vientiane, en sirotant une bière, j’assistais à l’arrivée tranquille mais déterminée des soldats du Parti Révolutionnaire du Peuple Lao. Trois par trois, vêtus à la chinoise dans des uniformes vert-olive, l’Ak47 en bandoulière, et trois grenades rondes, elles aussi de fabrication chinoise, à la ceinture. Deux ans auparavant un cessez-le feu général avait permis la mise en place, pour la forme, d’un gouvernement d’union nationale les communistes contrôlant 11 des 13 provinces. Il restait à prendre Vientiane, ce qui fut donc fait en 1975 en même temps que la démission forcée de tous les ministres non-communistes était obtenue sans difficultés.

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« Les tabous du foot » de Pierre Rondeau

Toutes les questions qui fâchent sur le foot à l’épreuve des faits scientifiques
Parce qu’ils sont devenus des stars internationales, les footballeurs sont érigés en modèles. Les moindres de leurs faits et gestes sont épiés, surveillés.

La cigarette, l’alcool, le sexe, le dopage, l’argent, l’homosexualité, le racisme, l’impartialité de l’arbitrage… autant de sujets qui, officiellement, ne posent aucun problème dans le foot, mais qui alimentent pourtant les fantasmes et les rumeurs incessantes.
Alors qu’en est-il vraiment ?
Ces clubs richissimes et ces joueurs millionnaires gèrent-ils si bien leur argent ? Le foot serait-il le seul sport à échapper au dopage ? Le mode de vie des joueurs est-il vraiment différent de celui des autres jeunes gens de leur âge ? Aucun gay dans le foot, est-ce crédible ?
Pour répondre à toutes ces interrogations, Pierre Rondeau a enquêté au-delà même des témoignages et s’est appuyé sur des études scientifiques (économiques, sociologiques ou médicales…). Battant en brèche les idées reçues, il montre que le football n’est pas ce modèle idyllique érigé derrière des tabous protecteurs.

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Tanzanie : des mariages entre femmes pour éviter les violences conjugales

— Par Laetitia Reboulleau —

En Tanzanie, 70 % de la population est entièrement dépendante de la terre pour pouvoir survivre. Or, selon la tradition, les femmes ne peuvent ni posséder ni hériter de terres. Pour s’affranchir de cette règle, les femmes du peuple Kuria, dans le nord du pays, utilisent une coutume baptisée Nyumba ntobu (« La maison des femmes »), c’est-à-dire le mariage entre femmes. Ainsi, elles peuvent conserver leur propriété et vivre en toute indépendance des hommes, dans un pays où 78 % des femmes ont été abusées sexuellement, physiquement ou psychologiquement par leur mari.

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Voir la vidéo « Vivre sans les hommes »

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