Echos d’éco

A propos d’un dégradation des relations sociales en Martinique

Que cherche la branche extrémiste du patronat ?

syndicatTribune  de Philippe Pierre-Charles, secrétaire général CDMT

Il faut bien parler d’une branche extrémiste du patronat par comparaison avec ceux qui, bon an mal an, échangent, discutent, négocient, signent des accords avec ou sans grève. Il est même des médiateurs qui se félicitent de réussir… à cent pour cent la conciliation des parties après conflit.
La branche extrémiste quant à elle défraye plus souvent la chronique, car ses hauts faits provoquent des remous à répétition et s’étalent dans la presse avec une navrante banalité. Dans ses entreprises, en plus des compréhensibles tensions de classe, règne un climat de guerre sociale larvée. Les négociations annuelles obligatoires (NAO) se concluent rarement, les grèves durent ou se répètent, les huissiers, gendarmes ou policiers, ne sont jamais loin ; les tribunaux sont mobilisés ; leurs avocats prospèrent ; les entraves au dialogue font partie de leur arsenal ordinaire. C’est aussi le temps où des patrons de plus en plus nombreux refusent carrément les médiations, narguant ainsi sans crainte l’inspection du travail, voire le tribunal, comme à la SME !

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L’Europe contre la démocratie grecque

—Par Joseph E. Stiglitz, Prix Nobel d’Economie —

grece_ueNEW YORK – La dispute et l’acrimonie qui vont croissantes au sein de l’Europe pourraient passer aux yeux d’un observateur extérieur pour le résultat inévitable de la fin de partie peu amène entre la Grèce et ses créanciers. Les dirigeants européens finissent par exposer au grand jour la véritable nature du conflit autour de la dette grecque, et cela n’a rien de plaisant : il s’agit bien plus une question de pouvoir et de démocratie que d’argent et d’économie.

Le programme économique que la troïka (la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le FMI) a imposé à la Grèce il y a cinq ans était une aberration. Il a conduit à une baisse de 25% du PIB du pays. Je ne connais aucune dépression qui ait été provoquée aussi délibérément et ait eu des conséquences aussi catastrophiques. Ainsi le taux de chômage parmi les jeunes Grecs dépasse maintenant 60%.

Il est incroyable que la troïka nie toute responsabilité et refuse d’admettre à quel point ses prévisions et ses modèles étaient erronés.

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L’or bleu et l’or vert sauveront-ils (le nord de) la Martinique?

 — Par Eric Picot, pour l’association Baie des Princes —

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La fermeture de l’hôtel Le Marouba du Carbet le 31 mai dernier suite à la liquidation par le Tribunal mixte de commerce de Fort-de-France prononcée le 12 mai renvoie le Nord de la Martinique à ses réalités historiques, économiques et sociales : ce territoire n’a jamais connu le développement qu’on lui promet depuis longtemps et qu’il attend encore. Seule entreprise importante dans ce secteur, cet hôtel de 134 chambres emploie 51 salariés et sa fermeture laissera 51 familles sur le carreau.
Comment en est-on arrivé là ? Que se passera-t-il maintenant ? De quoi sera fait demain ? Comment allons-nous vivre ? Qu’allons-nous devenir ?
Ces questions légitimes sont posées par les salariés qui risquent de perdre leur emploi et par leurs familles. Mais elles interpellent tout le Nord, dont une grande partie de la population pense dorénavant que son territoire n’a pas de chance et qu’il est victime de la fatalité. La réalité est inverse : le Nord est la chance de la Martinique, le Nord est l’avenir de la Martinique !

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Grèce : petit guide contre les bobards médiatiques

— Par Collectif pour un audit citoyen de la dette publique —
grece_ueMalgré l’ingérence et la pression des dirigeants de l’Union Européenne, le peuple grec a décidé de prendre courageusement son destin en main et d’en finir avec les politiques d’austérité qui ont plongé le pays dans la misère et la récession. Dans les pays victimes de la Troïka, mais aussi dans de nombreux autres pays européens, cette victoire est perçue comme un formidable encouragement à lutter pour mettre un terme à des politiques profitables aux marchés financiers et désastreuses pour les populations.

Mais déjà les grands médias relaient l’idée absurde selon laquelle l’annulation de la dette grecque « coûterait 600 euros à chaque contribuable français ». À mesure que les négociations vont se durcir entre la Grèce et la Troïka, la propagande va s’intensifier et notre travail d’éducation populaire sur la question de la dette publique va devenir de plus en plus décisif. Ces réponses aux idées reçues sur la dette grecque ont vocation à y contribuer.

(voir aussi la vidéo : Trois idées reçues sur la crise grecque)

Idée reçue n°1 : Annuler la dette grecque : 636 € par Français ?

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Les agents territoriaux sont de plus en plus absents au travail dans l’hexagone

fontion_pub_terrPas de données pour les DOM-TOM

INFOGRAPHIE – L’an dernier, 54 arrêts maladie pour 100 agents ont été dénombrés dans les collectivité locales. Un chiffre qui repart à la hausse en raison de l’abrogation du jour de carence dans la fonction publique et du vieillissement des agents.

Les conséquences de l’abrogation l’an dernier du jour de carence dans la fonction publique ont été immédiates. Selon la dernière étude de Sofaxis, courtier en assurances pour la fonction publique, l’absentéisme des agents des collectivités locales est reparti à la hausse en 2014. Le nombre d’arrêt maladie de courte durée pour 100 employés a en moyenne atteint 54 contre 48 en 2013 et la part des agents absents au moins une fois dans l’année pour raison de santé a augmenté à 30,6% contre 29,2% un an plus tôt.

Le taux d’absentéisme a atteint une moyenne de 8,7%. Concrètement, cela signifie qu’une collectivité employant 100 agents titulaires a constaté, en moyenne sur l’ensemble de l’année, l’absence de neuf d’entre eux, tous risques confondus (accident du travail, maladie, maternité)

En 2014, les agents ont été plus nombreux à s’arrêter, plus souvent, mais pour des durées d’arrêts moins longues qu’en 2012 et 2013, l’indemnisation dès la première journée d’absence leur étant désormais assurée.

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Vers une « uberisation » de l’économie ?

uberisationuberisation \ féminin : (Néologisme) adoption d’un modèle de commerce consistant à mettre des ressources à disposition des clients depuis leurs smartphones, à tout moment et sans délai.
Si vous ne croyez pas que votre métier puisse être uberisé, vous allez vous faire surprendre par des acteurs qui ne sont pas des historiques de votre métier. Ces gens voient d’autant mieux le potentiel d’uberisation qu’ils ne sont pas prisonniers de votre modèle.— (digital-collab.com : L’uberisation, une opportunité historique)
Car pour le magazine, l’uberisation du travail n’arrive pas par hasard en ces temps de chômage. Elle bénéficie surtout aux plus riches qui manquent de temps et délèguent certaines tâches à des travailleurs plus pauvres qui, eux, manquent d’argent.— (www.usinenouvelle.com l’uberisation du travail decryptée: )
L’ uberisation du monde pose néanmoins un problème social. Une des conséquences négatives est la menace que cela constitue pour les taxis, ce qui crée des manifestations contre Uber dont on entend souvent parler dans les médias.

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Les créanciers disent à Tsipras : pas touche aux riches !

Le Nobel d’économie Paul Krugman dénonce le rôle du FMI

dette_grece— Par Thomas Lemahieu —

Édifiant : la Commission européenne, le FMI et la BCE corrigent les propositions du gouvernement Tsipras. Les Grecs proposent d’aller prendre l’argent là où il est. Insupportable pour des institutions qui préparent une forme de coup d’État rampant.

Puisque le peuple grec vote contre l’austérité, il faut dissoudre le peuple grec. Les institutions européennes n’ont rien compris à l’ironie de Brecht, évidemment, elles ont décidé de le prendre au pied de la lettre. Et de cadenasser toutes les issues hors de la logique des saignées budgétaires, des baisses des droits sociaux, des salaires et des retraites, telles que les Grecs les connaissent depuis l’instauration du régime de terreur des mémorandums à partir de 2010. Nouvelle illustration, hier, à Bruxelles à l’occasion d’un énième Eurogroupe, rassemblant les ministres des Finances de la zone euro, et d’un Conseil européen avec tous les chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne. Alors que, sous la conduite d’Alexis Tsipras, le gouvernement grec avait tracé, non sans douleur, une perspective de sortie de crise en dressant un plan permettant d’atteindre la « trajectoire budgétaire » exigée par les créanciers, la Commission européenne, le Fonds monétaire international et la Banque centrale européenne manifeste de Berlin, décidé de repasser à l’attaque en exigeant d’un côté de nouveaux sacrifi ces pour les couches moyennes et populaires en Grèce et, dans le même geste, des cadeaux pour les plus riches !

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Nous accusons les créanciers de vouloir étouffer la Grèce…

— Par Esther Jeffers, Henri Sterdyniak et Sébastien Villemot, pour le conseil d’administration des Economistes atterrés —

rapacesLa dette publique grecque représente aujourd’hui 321 milliards d’euros, soit 181 % du PIB grec. La majeure partie de cette dette (195 milliards) est due directement ou indirectement (via le Fonds européen de stabilité financière) aux autres États européens, tandis que 32 milliards sont dus au FMI et 27 milliards à la BCE. Suite au transfert massif des créances du secteur privé vers le secteur public en 2012, les créanciers privés ne détiennent plus qu’une faible part de la dette.

L’enjeu est politique : montrer qu’il n’y aurait pas d’alternative

Même si cette dette est un fardeau très lourd à porter pour la Grèce, elle ne représente que 2 % du PIB de l’Union européenne. La dette grecque est pour l’Europe un enjeu politique plutôt que financier. Même la perte totale de ces créances ne représenterait qu’un choc financier facilement absorbable pour l’Europe. Pour les dirigeants de l’Union européenne, l’enjeu n’est pas financier, il est surtout de faire plier le gouvernement grec, afin que les autres peuples ne soient pas tentés de porter au pouvoir des forces politiques opposées aux logiques néolibérales et austéritaires ; il est de bien montrer qu’il n’y a pas d’alternative.

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Tout savoir sur le TCSP !

tcsp_visite-groupe-scolairePlus que quelques mois avant la mise en service du Transport en Commun en Site Propre ! Voici les réponses aux questions que vous devez vous poser en tant que futurs usagers.

1. Qu’est-ce qu’un T.C.S.P. ?
Le TCSP ou Transport Collectif en Site Propre est un système de transport public qui circule, en totalité ou en partie sur une voie qui lui est réservée. Le concept de TCSP englobe donc les trains, métros, tramways et également Bus à Haut Niveau de Service (B.H.N.S.).

2. Comment va s’organiser le T.C.S.P ?
Le Transport en Commun en Site Propre va s’articuler sur le territoire du Centre de la Martinique autour de deux lignes :
Une ligne A (Mahault/Pointe Simon), et
Une ligne B (Carrère/Pointe Simon).

Les véhicules qui emprunteront les voies du T.C.S.P. seront des Bus à Haut Niveau de Service (B.H.N.S.) c’est-à-dire des bus de 24m articulés ayant des portes latérales.

3. Qu’est-ce-qu’un BHNS ?
Un B.H.N.S, ou Bus à Haut Niveau de Service est un Transport Collectif en Site Propre qui assure un niveau de service supérieur aux bus conventionnels en associant une fréquence soutenue, une amplitude horaire élevée, un accès pour les personnes à mobilité réduite, un confort optimal, des stations le long du parcours et un système de billetterie automatique aux quais.

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Air Caraïbes: bientôt une filiale low-cost long-courrier?

avion_air_caraibesC’est un « défi » adressé à Air France, d’après La Tribune. La maison mère de la compagnie aérienne Air Caraïbes compte lancer sa filiale low-cost long-courrier, spécialisée sur les destinations loisirs.

Le groupe familial Dubreuil, maison mère de la compagnie aérienne Air Caraïbes, va lancer une filiale low-cost long-courrier, a annoncé mercredi la société, confirmant une information de latribune.fr. Nom de code: Sunline… Cette nouvelle compagnie qui ira « plus loin que l’arc caraïbéen » débutera son activité en juin 2016. Elle sera « orientée vers les marchés loisirs, qui enregistrent de fortes croissances », précise le groupe dans un communiqué.

Le groupe vendéen avait envisagé l’hiver dernier de racheter la compagnie concurrente Corsair. Il ne précise ni le nom définitif de la compagnie, ni les destinations retenues. La société précise avoir déjà commandé un nouvel Airbus A350-900, en plus des six A350 déjà commandés en 2013. « Les livraisons interviendront entre décembre 2016 et 2024 », précise le groupe.

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Dans l’audiovisuel, des inégalités hommes-femmes discrètes mais persistantes

obs_met_audiovisuSelon une étude, les femmes restent plus exposées à la précarité que leurs homologues masculins

Des inégalités  » pas spectaculaires « , entre les femmes et les hommes. C’est l’une des conclusions d’une étude que publie mardi 23 juin l’Observatoire des métiers de l’audiovisuel. Des équipes du Centre d’études sociologiques et politiques Raymond-Aron (Cespra) ont effectué pendant deux ans une  » véritable plongée dans les dynamiques de carrières, de mobilités entre secteurs ou entre métiers  » de l’audiovisuel.

Dans un milieu vaste, qui va du spectacle à l’information, marqué par une précarisation continue (le nombre de contrats se multiplie et leur durée moyenne s’effondre), les femmes parviennent à capter une place croissante. Elles demeurent toutefois minoritaires (40 %) et plus exposées que leurs homologues masculins aux situations d’instabilité et de vulnérabilité.

L’étude révèle ainsi que  » les femmes changent moins de catégories  » : elles sont 11 % seulement à être passées du statut de technicien à celui de cadre entre 2000 et 2011, contre 18 % des hommes. La sous-représentation des femmes dans les parcours gagnants s’explique par des  » facteurs discrètement discriminants « , pointe l’étude.

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Les « dettes » grecques sont illégitimes, illégales ou insoutenables

dette_illegitime— Entretien de Nadjib Touaibia avec Eric Toussaint —
La commission d’audit sur la vérité de la dette grecque, mise en place en mars par la présidente du Parlement grec, Zoé Konstantopoulou, a rendu publiques ses conclusions préliminaires à la mi-juin. Ce pré-rapport met en lumière les pernicieux mécanismes qui confirment dès lors l’illégitimité et l’insoutenabilité, de cette dette, affirme l’économiste Éric Toussaint, en charge de la coordination de ces travaux. Entretien.

HD. Quels sont les points forts du rapport préliminaire qui décortique la généalogie de la dette de la Grèce ?

Éric Toussaint. Pour dresser ce rapport, nous nous sommes penchés sur les prêts consentis par les 14 États membres de la zone euro, qui s’élèvent à 53 milliards d’euros, le prêt débloqué par le Fonds européen de stabilité financière, de l’ordre de 130 milliards, les 27 milliards de titres détenus par la Banque centrale européenne (BCE) et les prêts octroyés par le FMI à hauteur de 27 ou 28 milliards. Nous avons analysé en priorité les dettes réclamées par les institutions que je viens de citer pour voir si l’on peut les considérer comme illégitimes, illégales ou insoutenables.

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La concentration des richesses nuit à la croissance, et c’est le FMI qui le dit

—  Par Pierric Marissal —

fmi_logoPlus les riches s’enrichissent, plus faible est la croissance. Moins il y a de syndiqués, plus le revenu des 1% les plus riches augmente. Et la flexibilisation du travail accroît les inégalités. A contre-pied total de sa politique, des économistes du FMI publient une étude appelant à la redistribution des richesses.

Selon leur calcul, si les 20 % les plus riches augmentent leur fortune de 1 %, le PIB global lui baisse de 0,08%. « Cela semble suggérer que les bénéfices ne retombent pas » sur les plus pauvres, écrit le FMI qu’on peut croire gêné aux entournures. Car depuis 1714, et la fable des abeilles de Bernard Mandeville, tous les économistes libéraux assurent que l’enrichissement des plus riches bénéficie in fine à tous, soit par le biais de leur consommation, soit par celui de l’investissement profitant ainsi à l’activité économique générale et à l’emploi dans le reste de la société. C’est la « théorie du ruissellement » brandie depuis 3 siècles par tous les détracteurs de la redistribution et de la régulation économique.

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Octroi de mer : la déductibilité, nécessaire réforme

— Par Eric Eloré, adjoint au maire du Marin —
octroi_de_mer-3Dans la conjoncture économique actuelle, les mesures visant à favoriser les échanges commerciaux entre la Martinique et son environnement régional (confère le président de la République lors de sa visite), rendent nécessaire de créer un dispositif fiscal lui aussi favorable à la facilitation des échanges commerciaux.
L’octroi de mer est reconnu à travers ses fondements juridiques et historiques, pour la place qu’il tient dans le financement des collectivités et sur son rôle de stimulateur de l’économie. Selon l’étude d’impact qui accompagne l’actuel projet de loi, il répond à un double objectif : un élément essentiel pour une stratégie de développement des filières de production, une manne importante qui donne aux collectivités d’Outre-mer une capacité d’autofinancement exceptionnelle. L’ancrage juridique communautaire reconnaît le dispositif conforme aux normes européennes, car il n’établit pas de discrimination entre les produits fabriqués localement et ceux de fabrication nationale ou communautaire.
Le cadre communautaire reconnaît toutefois, comme stratégique dans le développement de l’économie locale, la possibilité pour les conseils territoriaux de voter une exonération de l’octroi de mer.

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France : trois millions d’enfants vivent sous le seuil de pauvreté

pauvrete_en_france-0D’après un rapport alarmant de l’Unicef, 30 000 sont sans domicile, 9 000 habitent des bidonvilles et 140 000 décrochent de l’école chaque année.

De 2008 à 2012, 440 000 enfants supplémentaires ont plongé avec leurs familles dans la pauvreté, avec une prise en compte de l’impact de la crise « dramatiquement insuffisante », selon cette analyse de l’Unicef France sur les moins de 18 ans, intitulée « Chaque enfant compte. Partout, tout le temps » et remise aux experts du Comité des droits de l’enfant, instance de l’ONU. Beaucoup d’entre eux « cumulent les inégalités aux conséquences désastreuses pour leur avenir et celui de la société ».

Michèle Barzach, présidente de l’Unicef France, le reconnaît : « Notre rapport est un cri d’alarme qui doit pousser les autorités à agir d’urgence et de manière plus efficiente pour chaque enfant. » L’Unicef France, qui vient d’être auditionné par le Comité des droits de l’enfant, met en lumière les zones d’ombre de l’application de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) en France, interpelle le gouvernement sur les progrès à réaliser et émet 36 recommandations concrètes.

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Les imprimantes 3D prêtes à ébranler l’industrie

— Par Pierric Marissal —

imprimante_3d-1Le gouvernement égyptien a commandé 20.000 maisons « imprimées », et les premières voitures ainsi créées arrivent à des prix défiant toute concurrence. La révolution industrielle, depuis longtemps pressentie, de l’impression 3D devient concrète et elle est économique, écologique, mais elle va être aussi couteuse en termes d’emplois.

On les voit trop souvent comme des gadgets, bonnes à fabriquer des figurines en plastiques, mais les imprimantes 3D peuvent aujourd’hui faire des dizaines de mètres de long, et imprimer des immeubles de plusieurs étages. La société WinSun en Chine se veut pionnière. Elle avait l’an passé présenté une imprimante capable de construire 10 maisons standardisées en 24 heures, pour un coût à l’unité de 3500€ (hors terrain, finitions et fondations). C’est ce projet qui a séduit le gouvernement égyptien cette année, qui en a commandé pas moins de 20.000. Cela fait parti d’un vaste plan des dirigeants égyptiens visant à résorber les bidons villes du pays en promettant 1 million de maisons à bas coût d’ici 2020.

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La géopolitique mondiale, cette inconnue.

 — Par Pierre Suédile —

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Le moment est venu de requinquer cette assertion selon laquelle le monde s’oriente tout droit vers un conflit majeur. La problématique n’est plus de nature idéologique, il ne s’agit plus d’opposer deux conceptions de l’organisation des sociétés, l’une communiste et l’autre libérale, le temps de la promotion d’un État « à visage national » est aujourd’hui révolu. Les peuples en effet n’intéressent plus les gouvernances ; quelles qu’elles soient et d’où qu’elles s’exercent. Tant qu’il était question de déterminer le degré d’accompagnement des hommes, citoyens ou immigrés, par la collectivité nationale, l’enjeu demeurait humain, collectif et favorable autant à l’individu qu’à la nation. Aujourd’hui, c’est le pouvoir de ceux qui pèsent lourd, en dollars, en euros ou en yuans, qu’ils s’appellent firmes transnationales (FTN), banques ou fonds d’investissement, qui sert de boussole aux politiques publiques et, de ce fait, se dessine une véritable partition du monde en zones d’influence car le terrain de chasse c’est le village monde. Elles seront économiques, monétaires, politiques et stratégiques et résulteront d’un découpage dicté par l’intérêt financier, la volonté de contrôler les espaces riches en ressources et la tentative de captation des esprits, des joies, des peines et des désirs.

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Chômage : les jeunes restent les martyrs de la crise

— Par Marine Rabreau —

chomeur_jeuneLE SCAN ÉCO – La crise a éclaté il y a déjà sept ans. Pourtant, dans les pays développés de l’OCDE, les jeunes sont toujours plus au chômage ou en dehors du système éducatif. Malgré le papy boom qui s’installe, les problèmes ne vont pas disparaître. État des lieux en graphiques.

Les jeunes portent toujours les cicatrices de la crise, qui a éclaté il y a déjà sept ans. Et elles ne se referment décidément pas. Dans son rapport publié ce mercredi, l’OCDE dresse un bilan désastreux de la situation des jeunes en matière de compétences et d’employabilité.

• L’état catastrophique du chômage des jeunes dans les pays développés

Les chiffres de l’OCDE datent de 2013 (les derniers exploitables et comparables), mais l’organisation prévient d’entrée de jeu dans son rapport: les prévisions 2014 ne présagent rien de meilleur, étant donné les prévisions de croissance molle dans les années à venir, surtout en Europe.

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La ZED Mariel : future plateforme des échanges dans les Caraïbes

— Par Ana Tereza Igarza —

Premier espace économique de ce genre à Cuba, la Zone spéciale de développement de Mariel (ZED Mariel) est le fruit de la Loi n°313 de septembre 2013. Elle est aujourd’hui représentative du processus d’actualisation du modèle économique cubain. La ZED Mariel couvre un espace de 465,4 km2 situé dans la province d’Artemisa, où les investissements nationaux et étrangers sont favorisés en vue de promouvoir des projets de production de biens et de services à haute valeur ajoutée. Des projets fondés sur la connaissance et l’innovation, et requérant l’utilisation de technologies propres et avancées susceptibles de contribuer à atteindre les objectifs de développement économique du pays, à encourager les transferts de technologies, la substitution des importations, l’accroissement et la création de nouveaux postes d’exportation, la création d’emplois de qualité et les synergies avec les entreprises établies dans le reste du territoire national.
Au coeur de la Zone spéciale, le port en eaux profondes de Mariel permettra d’accueillir, une fois achevé l’élargissement du canal de Panama, des cargos de grand tirant d’eau comme le nouveau Panamax.

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Emprunts, découverts et déficits…

— Par Danielle Boriel, Trésorière du MIM —

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Serge Letchimy a présenté ce mardi 26 mai 2015, le compte administratif de la Région pour 2014. Didier Laguerre en a fait de même pour la mairie de Fort-de-France.

La Région affiche un petit excédent de 1,844 million d’ euro (M€). La mairie de Fort-de- France et ses satellites, avec un déficit de l’ordre de 380 M€, nous montre la voie que Serge Letchimy est en train de tracer pour la Martinique !

Ce petit million huit est obtenu grâce à des pratiques de reports systématiques des remboursements d’emprunts et autres paiements, qui masquent la réalité des résultats de la gestion financière de Serge Letchimy.

Les emprunts
De 2011 à 2014, la Région a souscrit des emprunts pour un montant total de : 250, 8 M€ en valeur nominale. En quatre ans, seulement  14, 5 M€ ont été remboursés si bien que le capital restant dû est de 236, 29 M€ à fin 2014.
IL faut noter que cet endettement a déjà généré 16, 9 M€ d’intérêts payés au profit des organismes financiers.

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Gaspillage alimentaire : des mesures pour empêcher les supermarchés de jeter de la nourriture invendue

gaspillage_alimentL’Assemblée nationale a voté jeudi 21 mai soir à l’unanimité des mesures contre le gaspillage alimentaire destinées à empêcher les grandes surfaces de jeter de la nourriture,

Communiqué de la CNAFAL – Conseil National des Associations Familiales Laïques

Gaspillage : non – Aide alimentaire : oui – Solidarité : 2 fois oui

Les députés ont adopté jeudi soir, à l’unanimité, des amendements au projet de loi sur la transition énergétique afin de limiter le gaspillage alimentaire.
Les mesures les plus fortes visent particulièrement la grande distribution, à laquelle le rapport propose une série de solutions pour accompagner une stricte « interdiction de jeter » et « interdiction de javelliser » les denrées jetées (pour les rendre inconsommables). Elles devront également conclure des conventions avec des organisations caritatives.
Une nécessité s’impose, aider les associations pour qu’elles puissent s’équiper en réfrigérateurs, en camions, afin d’écouler plus facilement les marchandises qui leur seront données, en particulier pour les petites structures en milieu rural.

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La France est l’un des pays développés où les inégalités se sont le plus creusées avec la crise

— Par Isabelle de Foucaud —
inegalites_riches_pauvresLa France affiche la cinquième hausse la plus importante des inégalités en termes de revenus marchands parmi les 36 pays de l’OCDE pendant la crise.
LE SCAN ÉCO – La montée des emplois précaires, qui a fait pression sur les salaires, a aggravé les écarts entre les ménages les plus aisés et les plus pauvres entre 2007 et 2011, selon un rapport de l’OCDE publié ce jeudi. Les femmes sont particulièrement vulnérables.

Qui a le plus souffert de la crise en France? Entre 2007 et 2011, les inégalités ont augmenté plus nettement dans l’Hexagone que dans les autres pays de l’OCDE, d’après le rapport «Tous concernés, Pourquoi moins d’inégalité bénéficie à tous» publié par l’organisation ce jeudi. Le coefficient de Gini* de la France, qui mesure les écarts de patrimoine et de revenus entre les individus, est passé de 0,293 à 0,309 sur cette période. «Il s’agit d’une rupture importante par rapport à la tendance de long terme, puisque depuis les années 1980, les inégalités étaient relativement stables en France, alors qu’elles étaient en augmentation dans un certain nombre de pays, comme l’Allemagne ou les États-Unis», constatent les auteurs.

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Marges et prix : les goinfreries de la grande distribution

— Par Gérard Le Puil —

hypermarketLe travail réalisé par l’Observatoire permet de voir comment s’effectue le pillage du travail des paysans et d’une bonne partie de l’industrie alimentaire par les grandes enseignes de la distribution.
Avec une marge brute de 3,39€ sur un kilo de longe de porc, Carrefour, Leclerc et des autres distributeurs tirent plus d’agent de la simple vente d’un bout de viande que les 3,13€ revenant à l’éleveur pour avoir nourri le cochon et à l’abattoir pour l’avoir tué et débité. C’est ce que révèle le dernier rapport de l’Observatoire des marges et des prix.

Le troisième rapport de « l’Observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires » a été remis le 21 avril au ministre de l’Agriculture par Philippe Chalmin, le président de l’Observatoire. Cet organisme a été mis en place par la droite au pouvoir en 2010, pour mesurer les conséquences de la Loi de modernisation économique (LME) votée par la majorité de l’époque en 2008. La LME a donné plus de moyens aux enseignes de la grande distribution pour piller les paysans et mettre une pression permanente sur les petites et moyennes entreprises de l’industrie agroalimentaire.

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Martinique : climat économique contrasté et marché du travail dégradé

iedomP O R T R A I T à Télécharger sur le site de l’IEDOM

Quelques signes d’amélioration contrariés en fin d’année
Après une année 2013 en repli, l’économie martiniquaise semble montrer quelques signes d’amélioration en 2014. Cette évolution est toutefois contrariée en fin d’année.
Alors qu’il était en amélioration depuis la fin de l’année 2012, l’indicateur du climat des affaires se détériore en fin d’année 2014. L’atonie de la demande et l’absence de perspectives pénalisent l’activité économique. Le marché du travail reste dégradé et l’activité est contrastée dans la plupart des secteurs. L’agriculture et l’agroalimentaire enregistrent des résultats mitigés ; l’absence de projets d’envergure pénalise les secteurs du BTP et de l’industrie ; l’activité commerciale se dégrade en fin d’année. Dans le tourisme, seule la croisière connaît un regain de dynamisme, contrairement à l’hôtellerie qui tend à se détériorer.
En dépit d’une conjoncture morose, les concours des banques au financement de l’économie sont mieux orientés. Cette évolution est en grande partie imputable aux entreprises, dont les crédits d’investissement progressent significativement en 2014, mais concernent, pour une large part, le renouvellement de l’outil de production plus que de nouveaux projets.

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L’ouverture de Cuba : atouts et perspectives

— Par Stéphane Witkowski —

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Les réformes récentes offrent des opportunités pour les entreprises françaises à Cuba, qui sont d’ailleurs déjà présentes dans un certain nombre de secteurs clés.

Matthias Fekl, secrétaire d’Etat chargé du Commerce extérieur, de la Promotion du tourisme et des Français de l’étranger, s’est rendu à Cuba du 5 au 8 mars. Après la visite de Laurent Fabius en avril 2014, première visite d’un ministre des Affaires étrangères depuis plus de trente ans, ce déplacement a permis de renforcer la coopération francocubaine, notamment dans la perspective de la visite du président de la République à La Havane le 11 mai prochain, la première d’un chef d’Etat français dans l’île. Accompagné par Bruno Bézard, directeur général du Trésor (au titre de président du Club de Paris chargé de la renégociation de la dette cubaine), de Stéphane Mousset, chef du bureau Amériques de la direction générale du Trésor et d’une délégation d’entreprises, Matthias Fekl s’est entretenu avec les ministres cubains du Commerce extérieur, des Relations extérieures, du vice-ministre du Tourisme et avec le président de la Banque nationale.

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