Arts de la scène

«Chimamanda» ou Hamlet revisité côté femmes!

— Par Roland Sabra —

Au fil de sa plume Francine Narèce, revisite les épisodes tragiques de l’histoire de nos îles. Dans «Pour deux francs…», ( voir le compte-rendu de J. Baily) elle interroge: «Que reste-t-il de tous ces sacrifices, Lumina et Ignace, de tant d’autres héros, de tous ces anonymes qui ont donné leur vie pour ceux qui aujourd’hui attendent.». Ce questionnement, tel qu’il est restitué dans les travaux que présentent les Ateliers Théâtre du Sermac, est à mille lieues de tout dolorisme, de toute exaltation de la douleur qui lui attribuerait une haute valeur morale, un rôle transformateur et générateur d’activité créatrice. L’exigence morale de Francine Narèce est autre. Il s’agit d’inscrire l’histoire dans un théâtre de combat jamais terminé, toujours en cours pour l’émancipation. Dans « L ‘habitation Mérida » elle décrit un pays où « où tous les hommes sont Homme », dans l’union, la fraternité et la solidarité et ce sont les femmes qui l’ont inventé, porté en leur sein, mis au monde et qui le font vivre.

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« Chimamanda » de Francine Narèce , m.e.s. d’Élie Pennont

Samedi 15 juin 2019 à 19h au T.A.C.

Le théâtre est un genre littéraire peu prisé à ce jour par les auteurs sous nos latitudes. Très peu ont osé le « théâtre de combat », le marronnage dans l’écriture.
Francine Narèce relève ce défi. Cette ambition la pousse à planter sa plume dans l’encre sombre de notre histoire. Elle veut sublimer nos héros oubliés, ces combattants morts pour rien qui ont marqué notre histoire en lettres de sang. Notre histoire regorge de tragédies : que reste-t-il de tous ces sacrifices, celui de Lumina, celui d’Ignace et de tant d’autres encore, de tous ces anonymes qui ont donné leur vie pour ceux qui aujourd’hui attendent ? Serait-ce la peur qui annihile les plumes ? La peur de déplaire aux nouveaux maîtres, la peur d’échouer comme le roi Christophe ou encore Lumumba ? Dans cette réécriture de la tragédie de William Shakespeare, Hamlet, Francine Narèce porte un coup fatal. Ce sont les femmes qui sont mises en avant. Ce sont elles qui ont toujours fièrement porté en secret les ferments de la liberté.

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« Nous sommes tous des Martiniquais »: l’au-delà d’une vision victimaire

— Par Roland Sabra —

La vaste salle du Grand Carbet de Fort-de-France était bien remplie. Elle bruissait des mille et un murmures, entrecoupés d’éclats d’un public peu habitué à la comédie musicale. Collégiens, parents, enseignants et éducateurs constituaient l’essentiel du public pour cette dernière production des élèves de 4° du collège Édouard-Glissant menés par Madame Lima leur professeur d’anglais. On a déjà évoqué la mallette pédagogique utilisée dans ce collège : « une méthode d’ «adéquation par l’image»[…] conçue par DK qui, s’il n’est pas du sérail de l’Éducation Nationale, a une grande expérience des relations humaines . L’image, la dynamique de groupe avec échanges, soutien, auto -évaluation, la prise de parole sont autant d’éléments qui projettent les élèves dans une meilleure connaissance de soi, en créant du partage et de la confiance. Au rendez -vous : une réussite scolaire sans précédent et une appréhension du vivre ensemble qui chasse la violence. », précisait Dominique Daeschler dans Madinin’Art en présentant, il y a peu, le projet.

Sur le plateau côté jardin, en fond de scène un arbre massif surmonté d’un petit bouquet de feuilles, quelques vagues plantes vertes au pied.

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« Voyage en pleine conscience » : sur les pas de Thich Nhat Hanh

Vendredi 14 juin 2019 à 19h 30 Madiana V.O.

De Marc Francis, Max Pugh
Avec Tchéky Karyo, Benedict Cumberbatch
Genre Documentaire
Nationalité Britannique
Synopsis :
A pleine conscience, qui consiste à ramener son attention sur l’instant présent, est pratiquée à travers le monde. Pour la première fois, les realisateurs capturent le quotidien et la philosophie de vie de la communauté du village des Pruniers, un centre de méditation et monastère bouddhiste situé dans le sud-ouest de la France, fondé en 1982 par deux moines vietnamiens, Thích Nhất Hạnh et Chân Không. Il s’étend sur trois départements limitrophes : Dordogne, Gironde et Lot-et-Garonne. Ce voyage initiatique suit les pas du maître bouddhiste zen Thich Nhat Hanh et nous ouvre les portes de « la pleine conscience ».

La presse en parle:
aVoir-aLire.com par Laurent Cambon
Une exploration fascinante et reposante à travers l’intimité spirituelle et humaniste de moines et de profanes bouddhistes.
Critique complète sur le site aVoir-aLire.com

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Mario Canonge au Montreuil Festival Jazz

Les quatorzièmes Caribéennes avec Mario Canonge au Baiser salé, le Montreuil Jazz Festival, et Cyrille Aimée bientôt au Festival de jazz Django Reinhardt après son succès au Jazz à Saint-Germain-des-Prés : les coups de cœur de notre chroniqueuse.

Les Caribéennes, flamboyantes

Au Baiser salé, vivier des musiques créoles, les 14es Caribéennes braque les feux sur l’inventivité et l’humanité flamboyantes portées par cette culture. On s’est déjà régalé avec le chant sensible de Kareen Guiock, la chevronnée chanteuse Viviane Ginapé, le félin bassiste Thierry Fanfant (en compagnie de son tout aussi magistral frangin Jean-Philippe Fanfant à la batterie et du frère de cœur David Fackeure au piano), sans oublier le jazz éminemment subtil du batteur Jeff Ludovicus.

Le 13 juin, place à l’universel maître tambour Roger Raspail. Les 13 et 14 juin, en clôture, l’astre du piano, Mario Canonge se produira au sein du fameux quartet Kann’.

Vidéo. Solo de Jeff Ludovicus Au Bataclan avec Asa

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« Cendrillon » de Rudolf Noureev

Jeudi 13 juin 2019 à 19h Madiana

Adulte 20€ / Enfant 12€

Rudolf Noureev – avec la complicité du décorateur Petrika Ionesco – s’est amusé à transposer l’histoire de Cendrillon dans l’univers hollywoodien des années 30 : découverte par un producteur de cinéma, la modeste jeune fille, échappant à un père alcoolique et à une marâtre odieuse, fait ses débuts à l’écran, accrochant au passage le cœur de l’acteur-vedette.
Cette « mise en abyme » du ballet, les danseurs – à commencer par Noureev lui-même – ayant peu ou prou le même parcours que cette Cendrillon moderne, est aussi une formidable déclaration d’amour au cinéma et au spectacle, seuls capables de transfigurer les êtres, la danse, en particulier, parvenant à sublimer l’ordinaire.

Dans ses propres ballets, et même lorsqu’il emprunte à Petipa sujet et chorégraphie – tels qu’il les a reçus de la tradition du Kirov – Noureev infléchit le récit en l’enrichissant de résonances freudiennes. Ainsi retrouve-t-on dans Cendrillon plusieurs de ses thèmes de prédilection : le désir de s’évader de la dure réalité, le rêve initiatique, le réel qui rejoint l’imaginaire, l’art comme accomplissement du rêve devenu réalité

Cendrillon vue par Rudolf Noureev

« Lorsque Petrika Ionesco m’a soufflé l’idée d’une Cendrillon hollywoodienne, j’ai commencé par être très réticent : je craignais une déformation abusive du conte de Perrault.

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Mort du rappeur Bushwick Bill, fondateur des Geto Boys

Figure du rap-hardcore, le rappeur est décédé à l’âge de 52 ans dimanche soir des suites d’un cancer. Atteint de nanisme, il n’hésitait pas à se comparer à la poupée tueuse Chucky ou à utiliser l’imagerie des films d’horreurs pour «raconter des contes de ghettos».

Il était le plus petit des grands rappeurs. Le emcee atteint de nanisme Buschwick Bill, co-fondateur du groupe texan les Geto Boys, est mort lundi à l’âge de 52 ans des suites d’un cancer du pancréas. Son décès, annoncé hier dans la soirée par TMZ, avait d’abord été démenti par son fils avant d’être confirmé par son imprésario lundi.

Né à Kingston en Jamaïque en 1966, Bushwick Bill tire son pseudonyme du quartier new-yorkais de Bushwick où il a grandi avant de s’installer dans l’un des ghettos les plus difficiles de Houston. Là-bas, il rencontre Scarface et Willie D, avec lesquels il fonde les Geto Boys en 1986, un groupe de rap hardcore qui s’était fait connaître avec l’album We Can’t Be Stopped, sorti en 1992.

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« Los Silencios », un film de Beatriz Seigner

Mercredi 12 juin 2019 à 19 h 30 Madiana V.O.

Avec Marleyda Soto, Enrique Díaz, María Paula Tabares Peña,
Genre Drame
Nationalités Colombien, Brésilien, Français
Synopsis :
Nuria, 12 ans, Fabio, 9 ans, et leur mère arrivent dans une petite île au milieu de l’Amazonie, aux frontières du Brésil, de la Colombie et du Pérou. Ils ont fui le conflit armé colombien, dans lequel leur père a disparu. Un jour, celui-ci réapparait mystérieusement dans leur nouvelle maison.

La presse en parle :
L’Humanité par Dominique Widemann
Avec ce second long métrage, la cinéaste Beatriz Seigner s’affranchit des frontières qui démarquent naturalisme et rêve éveillé, délimitent les territoires des vivants et des morts.

Bande à part par Isabelle Danel
Une histoire de vie et de mort, de famille et de fantômes, où, au coeur du drame le plus prosaïque, s’invitent la poésie et la magie.

Cahiers du Cinéma par Ariel Schweitzer
Une manière originale d’affronter le thème douloureux de la nécessité du pardon dans le cadre d’un processus de réconciliation, en l’occurrence celui propre au conflit qui a fait tant de victimes en Colombie.

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« Jénès Débwouya » en avant-première

Samedi 8 juin 2019 à 19h Tropiques-Atrium

de Joris Arnolin

Synopsis :
Qu’est-ce donc qu’être « jeune » et « antillais.e » à l’aube du IIIème millénaire ? Nous tenterons de répondre à cette question à travers les réflexions de jeunes antillais, de spécialistes, et d’une jeune débrouillarde surnommée Madikera.

Note d’intention par Joris Arnolin
Assistée, sacrifiée, violente, perdue… sont autant d’adjectifs négatifs associés à la « jeunesse » plus souvent que rarement dans nos médias nationaux. Les jeunes de la Martinique et de la Guadeloupe, petites îles françaises de la Caraïbe, ne dérogent pas à cette règle.

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La nuit- la brume tropicales

Samedi 8 juin 2019 : 9h30 à 11h et de 15h à 16h30 au musée du Père Pinchon

( tout public réservation conseillé jauge limité)

dans le cadre  » Les rendez-vous aux jardins »

Présenté par : Compagnie 1-0-1 — Arts Plastiques Vivants — Association La Servante

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A partir de 4 ans
Un spectacle numérique vivant, ou les images se déposent sur la brume à la manière d’un hologramme
Une invitation à une exploration visuelle,sonore et poétique de la forêt tropicales.

Une immersion confiante dans les nuits de brumes tropicales ou l’enfant se laisse porter par une ballade rêveuse au cœur de la nature.

Note d’intention

Enfant,je partais la nuit avec mon père dans les forêts tropicales.Il tendait un grand drap blanc et posait une lampe à pétrole.
La nuit tombait, les brumes se levaient, puis dévalaient pentes et coteaux. Les insectes traversaient mornes et vallées, attirés par la lumière. Les animaux de la nuit sortaient prudemment de leurs refuge.
Au creux de la nuit, l apprenti chasseur de papillons que j étais s’endormait dans les fougères, au milieu des brumes et de la chaude moiteur de la forêt.

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« Nous sommes tous des Martiniquais », une comédie musicale

Mercredi 12 Juin 2019 à 18h au Grand Carbet de Fort-de-France

Souvent emporté par un songe
J’entends le son du tambour
Ensorcelant réclamer le jour
Alors je me demande qui suis-je ? »
D.K 
Qui sommes-nous vraiment ? 
C’est la question que nous nous posons tous à travers l’étude de notre arbre généalogique conté à l’ombre du baobab de notre exode par cette fiction culturelle.
La réponse est magistralement apportée le 12 Juin 2019 par une nouvelle comédie musicale qu’interpréteront sur la scène du Grand Carbet, Madame Rosette LIMA, et ses élèves de 4° anglais du collège Édouard GLISSANT.
Toujours en s’inspirant d’un des supports de la mallette pédagogique de l’Adéquation par l’image de D.K « Nous sommes tous des Martiniquais », mise à sa disposition par l’auteur, elle choisit une fois de plus son environnement comme moyen didactique pour initier pédagogiquement ses élèves aux différentes étapes de l’exode du métissage de la Martinique.

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Vus sous L’Œil du Doc

Mardi 11 juin 2019 à19h, campus de Schoelcher

Fin de saison culturelle en images à la BU du campus de Schoelcher, avec, mardi 11 juin, 19h, la projection des mini documentaires réalisés par des élèves de l’académie de Martinique dans le cadre de l’Oeil du doc 2019. Lancé en 2016, cet atelier d’éducation à l’image – et au sens critique- est renouvelé chaque année depuis, avec des établissements différents.

Durant trois mois, de janvier à avril 2019, d’un côté ou de l’autre de la caméra – jusques et y compris durant la phase de montage-, des écoliers et collégiens de l’académie de Martinique se sont attachés à réaliser six courts films documentaires les mettant en scène à partir de thèmes choisis par eux après un vote démocratique en classe : l’historique de leur établissement, la question du handicap en milieu scolaire, la culture du cacaoyer et les secrets de la chocolaterie Lauzéa, le métier de pêcheur ou encore la visite guidée du centre historique de Fort-de-France.

Chaque saison de L’Œil du doc dévoile ainsi son lot de personnalités qui, au contact de la caméra, émergent, émeuvent et interpellent nos certitudes d’adultes cuirassés et omniscients.

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« La Ballade des planches », tout en légèreté et en plaisir partagé

Rire du théâtre au théâtre.

— Par Roland Sabra —

Le théâtre est le lieu de l’humour. Des objets incongrus, des accessoires inattendus, peuvent sortir des coulisses, tomber des cintres, surgir des trappes. Le public le sait. Il vient pour être surpris. Il se met en condition de l’être. Tout comme l’acteur se prépare dans la loge à son entrée en scène le public se prépare à recevoir le spectacle. « Soyez les ingénieux chimistes de nos métamorphoses, c’est vous qui mettez la couronne sur la tête de nos rois » (Shakespeare). L’humour porte presque toujours sur un ailleurs du théâtre, transporté, transposé pour la scène. Jean-Paul Alègre lui s’intéresse, dans la Ballade des planches, aux situations comiques générées par le travail d’une troupe de théâtre. Une comédienne attend vainement la réplique d’une remplaçante qui de mots en maux dérive du côté de l’absurde. Trois exploratrices découvrent figés dans une éternité irradiée un théâtre, sa régie et ses spectateurs. Un commercial propose de filmer, avec des inserts publicitaires, la mise en scène du suicide d’un désespéré.

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Théâtre : restitution de travaux d’ateliers

Mercredi 12 juin 2019 à 17h au C.G.O.S.H. Pointe Faula Le Vauclin

Jacques-Olivier Ensfelder développe depuis 3 ans une approche du théâtre pour la ville du Vauclin. Il a débuté son premier atelier dans cette ville avec 6 élèves aujourd’hui l’activité regroupe trois sections : enfants, adolescents, adultes avec plus de 60 élèves. La volonté politique et culturelle de la municipalité du Vauclin est de rendre accessible la musique la danse, le théâtre à une population qui n’en  peut-être pas les moyens ; aussi les cotisations mensuelles sont relativement basses.

Cette année le travail s’est organisé autour de thèmes contemporains : c’est-à-dire le transhumanisme avec la section enfants, la pièce s’appelle « Théo tomate » un enfant qui construit des robots car il n’a pas de copain. Avec la section des adolescents c’est autour d’une pièce qui s’intitule « Addict aux clic » sur le rapport à l’émergence du virtuel ordinateur portable smartphone tablette et la place de l’homme dans ce monde virtuel. Et avec la section élèves comédiens adultes C’est du thème de l’artiste kleenex et le regard porté autour des émissions comme « The Voice qui a été abordé.

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Certe / Amour(s)*

Dimanche 9 juin 2019 à 19h au Garage Popular à Fort-de-France

Le Martinique Comedy Club présente Amour(s) le one man show de Certea.

Garage Popular 121 rue Lamartine FdF

« Pourquoi ma mère dit que l’amour c’était mieux avant ? »

-« Pourquoi l’expression « se poser », elle donne pas du tout envie de se poser ? »
-« Pourquoi on dit que l’amour dure 3 ans ? »

Après Story Teller, je reviens avec un nouveau spectacle que j’ai écrit suite à une rupture amoureuse, au début, je voulais l’appeler « Inchallah, tu retrouves jamais de mec » mais c’était pas trop long pour l’affiche.

Alors j’ai opté pour Amour(s)*, dans ce spectacle on va rire de l’amour, voir la notion passée et moderne du couple, de la passion, des fantasmes, de la communication, de la fidélité, du Titanic etc… Bref vous allez rire mais aussi apprendre des choses parce que oui j’ai fait plein des recherches scientifiques que j’ai transformées en blagues.

Honnêtement, le spectacle est drôle seulement dans 3 cas : si vous êtes en couple, célibataire ou dans un espace-temps flou entre les deux.

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Un mercredi solidaire et convivial au pavillon Bougenot

— par Janine Bailly —

Ce mercredi 5 juin, le Pavillon Bougenot qui abrite à l’étage « L’Espace Lecture-Écriture Pour Déficients Visuels », accueillait en son rez-de-chaussée, sous l’aile de la responsable Nadine Léopoldie et sous l’égide de la Bibliothèque Schœlcher, un public nombreux désireux de partager le bel hommage rendu, en ce mois qui verra la Fête de la Musique, à Maurice et Thierry Jallier : père et fils, promoteurs et défenseurs du patrimoine musical et artistique martiniquais.

Si ces réunions régulières sont toujours des moments exceptionnels de convivialité et de partage, celle d’aujourd’hui se révéla particulièrement émouvante, Thierry étant présent et représentant aussi son père Maurice, absent en raison de son grand âge et de sa santé. Tous deux déficients visuels, ils prouvent par leur engagement sans failles, leur créativité, leur solidarité agissante, que « perdre la vue n’est pas perdre la vie, sans la vue la vie n’est pas finie », que volonté, courage et désir d’avenir peuvent guider nos pas, qui que nous soyons et quelles que soient nos difficultés.

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« La veste noire », par la troupe Pa Vini Kon Sa

Samedi 8 juin 2019 à 19h Maison de la Culture La Trinité

D’après « Le Costume » de Can Themba

Avec :

Jean-Michel Dubray : Maphikela

Lucette Alonzeau : Narratrice

Pierre Florent : Philémon

Nicole Percin alias Nikita : Mathilda

Murielle Rondel : Ma Rose

Années 1950 en Afrique du Sud, en plein cœur de l’apartheid. Comme des millions d’autres noirs, Philémon vit dans la misère – il n’y a pas de vitres à Sophiatown mais des cartons avec des trous dedans, résume-t-il. Pourtant, Philémon est un homme qui a trouvé une forme de bonheur, notamment grâce à sa femme, Tilly, dont il est éperdument amoureux.

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« Moi, fardeau inhérent », m.e.s. & jeu Daniely Francisque, texte de Guy Régis Jr

Samedi 8 juin 2019 à 19 au CDST de Saint-Pierre

Une femme seule, drapée dans la nuit. Elle attend. Flamme téméraire sous la pluie sauvage. Ses mots grondent, sa révolte déborde. Elle crie sa blessure à jamais ouverte, dénonce son destin avorté. Convoquant le passé, elle exhume le secret enfoui dans son corps flétri, son fardeau. Comment transcender les blessures de la vie ? Ici une femme attend l’heure de la vengeance. Elle attend l’homme, cette charogne. Elle l’attend avec dans sa main, l’orage et le glaive. Pépite du répertoire théâtral caribéen, le texte puissant et poétique de l’auteur haïtien Guy-Régis Junior résonne avec le mouvement mondial de libération de la parole des femmes, dénonçant harcèlement et violences sexuelles. Il vient clore le triptyque théâtral #Duels2Femmes de la compagnie TRACK, initié en 2016.

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« Hyènes », de Djibtil Diop Mambéty, est un chef-d’œuvre à voir et à revoir

— Par Roland Sabra —

Le second et dernier long métrage de Djibtil Diop Mambéty est un objet cinématographique qui se suffit à lui-même. Il dégage de lui une telle plénitude qu’il échappe au manque en affichant une identité lisse et entière en sa totalité. Ce film est africain. Profondément africain. Et si nul ne peut s’attribuer la capacité d’attribuer des brevets d’africanité, on ne peut, en toute bonne foi, en douter. Il l’est d’autant plus que s’il s’inspire de la célèbre pièce de théâtre «La visite de la vieille dame» du dramaturge suisse Friedrich Dürrenmatt, transposée à Colobane, ville natale du cinéaste, celui-ci a su y mêler des évènements personnels liés au souvenir d’une prostituée si orgueilleuse et impérieuse en sa façon qu’elle l’obséda suffisamment pour qu’il envisage pendant longtemps de lui consacrer une biographie romancée. Le cinéaste a eu ce talent de réaliser l’écussonnage d’un texte théâtral européen et d’éléments narratifs propres à son histoire. Et la forme est en parfaite adéquation avec le propos.

Mambéty dénonce un néocolonialisme qui par le biais de la domination économique conduit, pas même à une acculturation mais plutôt à une déculturation dans le cadre d’un asservissement à la loi marchande.

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« Le Coucou », de Jean-Pierre Martinez par la troupe « Pa Vini Kon Sa »

Le 7 juin 2019 à 19h Maison de la culture La Trinité

À la veille de Noël, le retour imprévu d’un grand-père qu’on croyait mort bouleverse la routine d’une famille d’apparence ordinaire.
Une comédie loufoque et cruelle sur le lien familial.Allez directement en enfer… ou tirez une carte chance.
Personnages : William, Judith, Fausto, Nina.

Jean-Pierre Martinez, auteur de théâtre, est aussi scénariste pour la télévision. Pour le petit écran, il a écrit une soixantaine d’épisodes de séries (cf. Avocats & Associés). Pour la scène, il a écrit une soixantaine de comédies, la plupart ayant déjà fait l’objet de créations professionnelles ou amateurs. Plusieurs de ces textes sont traduits en espagnol et en anglais. Jean- Pierre Martinez est sociétaire de la SACD.

Au bout du compte, on est toujours tout seul au monde… C’est à partir de ce constat tragi-comique que se développe l’univers théâtral en expansion de Jean-Pierre Martinez, avec en son centre une sorte de Charlot des Temps Modernes, qui serait doué comme d’un handicap d’une parole dont il ne sait que faire .

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Décès de Yannick Bellon, cinéaste de la «réalité féminine» et de la «condition de la femme»

— Par Michaël Naulin —

La réalisatrice et productrice, qui a marqué les années 1970 et 1980 avec des films comme L’Amour violé ou L’Affût, est décédée dimanche à l’âge de 95 ans, a indiqué lundi son entourage.

«Le regard que portait Yannick Bellon sur le monde va nous manquer. Son cinéma restera comme le témoignage de ses combats», a salué le ministre de la Culture Franck Riester sur Twitter. Yannick Bellon est décédée dimanche à l’âge de 95 ans. Celle qui était également monteuse et productrice a tourné huit longs-métrages et une dizaine de formats courts, abordant des questions sociétales, du viol au cancer du sein, en passant par la bisexualité. «J’ai traité à plusieurs reprises dans mes films certains aspects de la réalité féminine parce que je me sens complètement concernée par la condition des femmes», disait, à la revue 24 images, la cinéaste qui se voyait comme «le contraire de la résignation».

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« Deux Fils », un film de Félix Moati

Mercredi 5 juin 2019 à 19h 30 Madiana V.O.

De Félix Moati
Avec Vincent Lacoste, Benoît Poelvoorde, Mathieu Capella
Genres Drame, Comédie
Nationalité Français
Synopsis :
Joseph et ses deux fils, Joachim et Ivan, formaient une famille très soudée. Mais Ivan, le plus jeune, collégien hors norme en pleine crise mystique, est en colère contre ses deux modèles qu’il voit s’effondrer. Car son grand frère Joachim ressasse inlassablement sa dernière rupture amoureuse, au prix de mettre en péril ses études de psychiatrie. Et son père a décidé de troquer sa carrière réussie de médecin pour celle d’écrivain raté. Pourtant, ces trois hommes ne cessent de veiller les uns sur les autres et de rechercher, non sans une certaine maladresse, de l’amour…

La presse en parle :
CNews par La rédaction
Un parfait équilibre entre burlesque et drame, rendu possible grâce à l’interprétation pleine de justesse de Benoît Poelvoorde, Vincent Lacoste et Mathieu Capella.

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Conte Colibri de Lafcadio Hearn

Lundi 3 juin 2019 à 19h Maison de la Culture de Trinité

Par la troupe  de l’atelier théâtre du service municipal de la culture de La Trinité.

— Bo-bonne fois…
— Trois fois bel conte!

Il était une fois… Il y a longtemps, longtemps. En ce temps-là, le Diable n’était encore qu’un tout petit, petit bonhomme.

Or donc, le Bon Dieu voulait faire une route et les nègres prétendaient ne savoir travailler qu’au son du tambour. Un seul tambour il y avait sur la terre: le tambour de Colibri.

Dieu manda le Cheval.

— Chouval, mon fils, va-t-en chez Coulibri lui demander son grand tambour. S’il refuse de me le prêter… frappe!!!

Chouval s’en va: Placata, Placata, Placata.

Il arrive chez Colibri

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« La ballade des planches », de Jean-Paul Alègre, par la troupe Les Comédiens de Julie Mauduech .

Jeudi 6 juin 2019 à 19h 30, Maison de la culture de Trinité

La Ballade des planches visite l’univers du théâtre. Au rythme des saisons théâtrales s’enchaînent les scènes de répétitions des comédiens, les derniers préparatifs avant de monter sur les planches, les ultimes raccords d’un metteur en scène capricieux mais aussi la complainte d’un tube de fond de teint égaré, la danse d’un vieux rideau affolé, d’un costume ensorcelé et de bien d’autres accessoires encore…

Les jeux de mots s’enchaînent, l’absurde côtoie le comique des quiproquos, les sentences qui tuent s’entrecroisent, le tout ponctué de poésies, de notes de piano et de danses.
Quand le projecteur chante, la planche craque, le costume se dévoile, la première réplique cède le pas devant le mot de la fin. Des explorateurs découvrent un théâtre figé dans l’éternité, un homme met en scène le suicide d’un désespéré, tandis qu’une comédienne attend vainement que son partenaire lui donne la réplique.

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Le musicien de jazz américain Leon Redbone est mort à l’âge de 69 ans

Le chanteur et compositeur de jazz Leon Redbone est mort ce jeudi 30 mai, à l’âge de 69 ans. L’Américain était connu pour arranger à sa sauce des morceaux d’avant-guerre

Leon Redbone, de son vrai nom Dickran Gobalian, musicien de jazz particulièrement populaire dans les années 1970, est mort ce jeudi 30 mai, à l’âge de 69 ans. Le musicien américain Leon Redbone était connu pour son interprétation des morceaux d’avant-guerre, dans le style du théâtre de vaudeville qui était très populaires dans les années 1920-1930. Ce sont ses proches qui ont annoncé son décès sur internet.
Chapeau l’artiste !

« C’est le cœur lourd que nous annonçons que tôt ce matin, Leon Redbone a traversé le delta vers cette rive magnifique, à l’âge de 127 ans », pouvait-on lire sur son site officiel, dans un hommage en forme de clin d’œil à un musicien qui entretenait volontiers le mystère sur sa personne.

« Il a quitté notre monde avec sa guitare, son fidèle compagnon Rover, en saluant d’un coup de chapeau », ajoutait ce communiqué, rédigé de façon si badine que certains y ont vu la plume du musicien lui-même.

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