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Trois rencontres avec Gerty Dambury

Gerty Dambury, née le 27 février 1957 à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, est une dramaturge, metteuse en scène, romancière et poétesse française. Elle a reçu plusieurs prix: Prix SACD de la dramaturgie en langue française en 20081, Mention spéciale du Prix Carbet pour l’ensemble de son œuvre en 20112. Prix Carbet de la Caraïbe et du Tout-Monde 2015 pour son ouvrage Le rêve de William Alexander Brown .

Lire sur Madinin’Art à propos de Gerty Dambury

Son œuvre couvre divers champs : théâtre, nouvelles, poésie, roman.
Gerty Dambury naît dans une famille d’origine modeste. Son père, Pierre Dambury, fut d’abord tailleur d’habits, tandis que sa mère, née Chaville-Budon, a d’abord été vendeuse dans un magasin de tissus de Pointe-à-Pitre.

Lire : Décolonisons les Arts ! Le livre choc de la rentrée— par Stéphane Capron —

Nous sommes face à une ubérisation de l’art

Le 27 février 1957, après la naissance de sept autres enfants, arrive la petite dernière, Gerty, qui, très vite, montre des aptitudes au dire poétique et théâtral.

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Décolonisons les arts ! : Rencontre-débat avec Gerty Dambury et Patricia Donatien

Mardi 26 mars, 18h45 à la BU du campus de Schoelcher

Aux côtés de la chercheuse Françoise Vergès et de la comédienne Leïla Cukierman, Gerty Dambury, dramaturge et romancière, a co-dirigé un ouvrage collectif dont le titre est à lui seul un manifeste : Décolonisons les arts ! (Ed. L’Arche, 2018). G. Dambury sera l’invitée d’une conférence à la BU du campus de Schoelcher mardi 26 mars, 18h45, où elle dialoguera avec Patricia Donatien, professeure des universités (UA), spécialiste de littérature et d’art caribéens. Cette rencontre est réalisée en partenariat avec ETC Caraïbe

S’appuyant sur les témoignages et récits d’expériences d’une douzaine d’artistes français issus, selon une terminologie topique venue du Canada, des « minorités visibles », ce livre interroge la place –ou plutôt la non-place- qui leur est faite, en vertu d’héritages culturels et intellectuels pesants, tant dans les perspectives d’accession à des postes de haute responsabilité dans les institutions publiques de ce secteur d’activité, que dans les possibilités d’accéder à des rôles qui ne les confinent pas dans des emplois subalternes de troisième zone en raison de leurs origines.

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« La Radio des bonnes nouvelles » de Gerty Dambury

— Par Selim Lander —

Que dire d’un spectacle qui ne nous était manifestement pas destiné sinon que ses évidentes qualités n’ont pas suffi à soulever notre enthousiasme.

Commençons donc par les qualités qui ont dû frapper tous les spectateurs, celle de la mise en scène, tout d’abord, assurée par l’auteure, qui traite toute la pièce sur un mode music hall, en mettant en vedette successivement différents personnages, avec un soin tout particulier apporté aux costumes, dont certains à paillettes et une coiffe en plumes, au décor transformable fait de quelques caisses en bois, au découpage nerveux. Notons enfin le jeu de deux comédiennes (sur trois) captivantes quoique sur des registres très différents : exubérant pour l’une, remarquable danseuse au demeurant, plutôt comique pour l’autre.

Ce qui ne nous a pas du tout séduit mais qui a pu plaire à d’autres. La présence sur la scène de deux musiciennes (batterie et basse) qui jouent pendant la plus grande partie de la pièce une musique 1) lancinante et 2) suffisamment forte pour imposer aux comédiennes l’usage honni du micro (comme nos lecteurs le savent déjà).

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« La radio des bonnes nouvelles » de Gerty Dambury

Quatre comédiennes se mettent en scène dans un 8 mars 2020 utopique : jour extraordinaire de la fin des inégalités entre les hommes et les femmes, et des injustices sexistes !
Elles choisissent de s’exprimer sur les ondes d’une radio qu’elles inventent sous nos yeux : La Radio des bonnes nouvelles. Elles s’échangent les rôles, s’improvisent gaiement « reportrice » spéciale, invitée spéciale et redonnent la parole à Ida Wells-Barnett, Angela Davis, Louise Michel, Théroigne de Méricourt, Gerty Archimède, Claudia Jones et Clarissa Dalloway, figures réelles ou fictionnelles du combat séculaire des femmes pour l’égalité et la liberté.
Des lumières fortes, des sons ironiques et tintinnabulants, l’heure est à la bonne humeur, accompagnée d’une musique solaire !
Scolaire le 31 à 9h30
Lynda Voltat – 0596 70 79 37
lvoltat@tropiques-atrium.fr
Jean-José Pellan – 0696 40 08 31
jjosepellan@tropiques-atrium.fr
20h – salle frantz fanon
Tarif C ¬ 25€€ 20€€ 8€
Jeudi 31 mai
Mise en scène : Gerty Dambury
Assistant mise en scène : Jalil Leclaire
Avec : Julie Duchaussoy, Martine Maximin & Marina Monmirel
Création lumière : Léo Courpotin
Musiciennes : Ariadine Boussetta & Eli
Environnement sonore : Antonin Barteau
Costumes : Annie Melza-Tiburce
Production : La Fabrique Insomniaque
Avec le soutien de : Anis Gras, Le lieu de l’autre & La Maison des Métallos
Soutien à la résidence artistique : CDN de Normandie
Gerty Dambury
Poète, dramaturge et metteuse en scène, elle est née à Pointe-à-Pitre.

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« Des doutes et des errances » de Gerty Dambury.

Topiques-Atrium le 07 novembre 2015  à 20 h

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Représentation du 06/11 annulée en raison des intempéries!

Poète, dramaturge et metteuse en scène, elle est née à Pointe-à-Pitre. Son écriture, marquée par son pays, décrit un pays qui oscille entre colère, violence, folie et indulgence, sourires devant l’adversité. Directrice artistique de la La Fabrique insomniaque, elle a publié une dizaine d’ouvrages.
Suzanne, Lucie et Jo – trois amis de longue date, comédiens et auteurs/metteurs en scène, vivant à Paris – se retrouvent pour répéter une nouvelle pièce, Les Atlantiques amers, qui traite essentiellement d’un grand mouvement social ayant eu lieu dans leur pays d’origine, la Guadeloupe.
C’est l’occasion de se redire leur affection mais aussi de laisser éclater les tensions qui règnent entre eux, les jalousies, leur colère, leur frustration de ne pas voir émerger ce dont ils rêvent tant dans le monde clos du théâtre que sur la scène politique et sociale de ce pays aimé à distance.
La crise a pour point de départ cette « vérité » qui, pour Suzanne, divise le monde en deux parts irréconciliables : « eux » et « nous ».

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« La sérénade à Poinsettia » de Gerty Dambury

serenade_a_poinsettiaPoinsettia Fridland, femme d’une quarantaine d’années, vit en recluse à Goyave, petite commune de la Guadeloupe. Ses parents s’y sont ­réfugiés à la suite d’un drame dont Poinsettia ignore tout.
Joseph Guiriaboye, homme d’une cinquantaine d’années, fait le pari de séduire cette femme étrange et se prend à vouloir lui chanter la ­sérénade sous ses fenêtres.
Il passe commande à son frère Paul, musicien génial et solitaire, vivant à Pointe-à-Pitre.
Voici Joseph et Poinsettia engagés dans une histoire amoureuse quelque peu surannée. Il semble bien que chacun des deux soit en quête d’autre chose. Elle rêve d’ailleurs et cherche à retisser les fils de son histoire familiale, lui rêve de changements et court après une complicité avec Paul.
Poinsettia quitte Goyave pour Pointe-à-Pitre, où elle découvrira la ­véritable histoire de ses parents et y rencontrera Paul, dont elle bousculera également la vie.
La sérénade à Poinsettia verra-t-elle le jour et à quel prix ?  Lire un extrait
ISBN 978-2-918565-19-2 – Prix 18€
Pensées secrètes de Paul
Et puis merde !

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« Lettres indiennes », quelle île en elle?

— Par Roland Sabra —

C’est Alfred Alexandre le président d’Etc Caraibe qui a demandé à Lucette Salibur du Théâtre de l’A’zwel de diriger la mise en lecture de la pièce de Gerty Dambury qu’il avait choisie Lettres indiennes. C’était pour moi une découverte. La pièce écrite en 1992, a fait l’objet d’une création à Avignon en 1996 par Alain Timar (Théâtre des Halles) et à New York en 1997 par Françoise Kourilsky (Théâtre Ubu Rep) sous le titre Crosscurrents. Ils sont six sur scène, à parité, assis sur des chaises, dos face au public. De l’île de  la Réunion une jeune femme, guadeloupéenne, on l’apprendra détour d’une réplique, Fructueuse, c’est son nom, lit à voix haute la lettre qu’elle écrit à son ami de cœur resté près de Paris, loin d’elle. Elle est partie, sans autre raison que se trouver elle-même dans la rencontre avec l’autre. Tout au long du texte va se déployer cette dialectique de Soi et autrui, de l’Identité et de la différence.

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Au Cénacle de Fort-de-France, l’hommage à Paulette Nardal

— par Janine Bailly —

Par le film Les Figures de l’ombre, du réalisateur américain Theodore Melfi, nous découvrions sur nos écrans, en mars 2017, le destin extraordinaire de ces trois femmes noires qui, engagées comme mathématiciennes à la Nasa sur le programme Apollo, durent pour s’imposer affronter et vaincre tous les préjugés du temps, racisme, machisme, sexisme… Grâce à Gerty Dambury, nous retrouvions sur scène, au mois de mai, dans la pièce La radio des bonnes nouvelles, quelques autres femmes fortes dont on n’a pas toujours, en dépit du rôle qu’elles ont pu jouer dans l’évolution de nos sociétés, gardé un souvenir assez vivace. Et ce mardi de juillet, pour la deuxième soirée que nous offrait en bord de mer le Cénacle, c’est une grande figure martiniquaise que nous apprenions à découvrir, à redécouvrir ou à mieux connaître : Paulette Nardal était donc à l’honneur, fille de l’île qui tôt sut partir, s’arracher à sa vie foyalaise, au cocon familial, à la maison de la rue Schœlcher,  pour se confronter au reste du monde, en France, en Amérique aux Nations Unies alors naissantes, au Sénégal chez Senghor ami des Nardal, avant que de revenir chez elle, riche de ses expériences, se mettre au service des siens et de son pays.

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Tropiques-Atrium : programme avril-juin 2018

— Présentation  par Hassane Kassi Kouyaté —

La programmation défendue par Tropiques Atrium Scène nationale est aussi un espace de confrontations de styles, des ecritures, mais aussi un lieu de questionnement, notamment de l’histoire, des contes et légendes des peuples. Ainsi le théâtre d’ombres et de lumières de Soundiata l’enfant buffle, rappellera l’epopee de Soundiata Keita, initiateur d’une première déclaration des droits de l’homme il y a déjà 7 siècles. En echo,
Rivages abordera la question des migrants aujourd’hui et Victoire Magloire dit Waro, ouvrira la page des soldats réunionnais engagés dans la 1ere Guerre Mondiale… qui n’est pas sans rappeler la notre.

Une tresse d’histoires qui doit permettre au spectateur-citoyen de demeurer vigilant. 2147, et si l’Afrique disparaissait ? s’inscrit aussi dans ce regard vers l’histoire, pour mieux se projeter. Une création pluridisciplinaire de Moïse Touré et du respecté chorégraphe français Jean-Claude Gallotta. Une rencontre humaine, comme celle d’Ymelda avec des musiciens africains, pour Déracinement ou du haïtien Guy Régis Jr avec les poètes de son ile et du monde dans Poésie Pays, qui ouvre des ponts pour la création.

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Nous sommes coupables de délit de solidarité, nous nous retrouvons dans l’obligation morale de désobéir

— Tribune —

Madame la ministre de la Culture, vous avez convié certain.e.s d’entre nous, à la fin de l’automne, à un dîner pour parler de nos différentes actions auprès des exilé.e.s qui cherchent actuellement refuge en France. Nous vous avons proposé alors d’organiser une commission afin d’établir un dialogue avec le ministère de l’Intérieur. Nous avons insisté sur la nécessité et l’urgence d’ouvrir ce dialogue entre les artistes, les acteur.trice.s culturel.le.s et le ministère de l’Intérieur. Notre demande est restée lettre morte.

Vous avez lancé récemment un appel au milieu culturel et artistique à faciliter aux exilé.e.s l’accès à la culture, à développer des ateliers artistiques avec elles et eux pour les aider à patienter le long des files d’attente administratives.

Madame la ministre, sachez que voilà des mois, des années que nous menons ces actions, que nous faisons, nous, artistes, acteurs et acteur.trice.s culturel.le.s, tout ce qui est en notre pouvoir pour soulager la misère, l’impact des violences subies, à tous les endroits où nous pouvons agir, que ce soit en tant que directeur.trice.s de structures culturelles, de lieux de création, que ce soit en tant qu’artistes.

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Bernard Lagier : héraut du théâtre caribéen francophone contemporain

— Par Axel Artheron —
Lorsque l’on se penche sur les dramaturgies caribéennes francophones contemporaines, force est de constater la vitalité ainsi que la richesse d’un champ qui se définit désormais en parfaite autonomie du champ littéraire. En effet, contrairement aux dramaturgies caribéennes dites « classiques » – il faut entendre par là les œuvres fondatrice du théâtre caribéen francophone qui de Césaire à Placoly, Condé ou Schartz-Bart ont participé à la mise en place d’un répertoire théâtrale en langue française de 1950 à 1990 – qui étaient le fait d’écrivains d’abord consacrés par la littérature avant d’aborder les côtes de l’écriture dramatique[1], ces dramaturgies contemporaines dessinent un archipel de textes et de formes dont la particularité est de circonscrire un champ artistique spécifique. En d’autres termes, l’écriture théâtrale contemporaine relèverait d’une aventure scripturale, esthétique, socio-artistique spécifique et indépendante des schèmes, structures et réseaux de la littérature. Les figures et œuvres de Gael Octavia, Gerty Dambury, Alfred Alexandre, Faubert Bolivar, Guy Régis Junior, Jean Durosier Desrivières, Pascale Anin etc… structurent un système d’écriture répondant à des codes esthétiques propres et des stratégies d’édition, de réception, et de programmation.

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Festival Kanoas : temps dédié au théâtre de la Caraïbe en Île de France

11, 12 & 13 novembre 2016

festival_kanoasAu-delà des silences, le Festival KANOAS résonne comme une porte ouverte sur l’espérance et la rencontre d’un monde beau à venir.

Kanoas est inspiré du nom que les Arawaks donnaient aux embarcations qui leur permettaient de naviguer d’île en île.
Il se nourrit des pulsations sélectives qui font la Caraïbe; il porte la trace et le devenir, engendre la forme, le rire, le verbe… il transcende les pleurs pour en faire un bouquet sans porte ni frontière.
Le Festival KANOAS est notre invitation à goûter le privilège de la connivence que les artistes extirpent du chaos.
Jean-Michel MARTIAL
Le Festival Kanoas invite les arts vivants de la Caraïbe et du monde à voyager jusqu’à vous.
En cette année 2016, ils nous viennent de Cuba, de la Guadeloupe et de la Martinique, des Comores, de Mayotte, mais aussi de Montpellier ou de Paris…
Une programmation foisonnante où se mêlent contes, danses, lectures et théâtre dans un esprit de rencontre, d’ouverture et de partage.

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Fanm Ek Nonm Ansanm Pou Vansé

ufm_konfians_nou17 et 18 juin : Les 1ères rencontres-échanges Fanm Ek Nonm Ansanm Pou Vansé de l’UFM – Un franc succès et de belles perspectives.

Près de 300 personnes ont participé sur les 3 demi-journées de réflexion organisées autour du thème : « Femmes, féminismes, genre, regards croisés sur nos singularités », en partenariat avec l’Université des Antilles, le CRILLASH* et la CTM.

La date de cet évènement avait été choisie pour célébrer à la fois le 72° anniversaire de l’UFM, le centenaire de la naissance de Jane Lero sa fondatrice, et le 13 juin : journée martiniquaise de lutte contre les violences envers les femmes.

Dans son allocution d’ouverture, Rita Bonheur, la présidente de l’association, expliquait les raisons de l’organisation de ce colloque : sortir des actions militantes et d’accompagnement des femmes victimes de violences, réalisées au quotidien, pour proposer un temps de pause. Un temps de réflexion sur des sujets touchant au féminisme, à partager largement et de façon plurielle entre participant-es et intervenant-es venant de plusieurs horizons : universitaires, auteur-es, professionnel-les, politiques, artistes.

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« Paroles de créoles » 5ème édition

— Communiqué de « Tous créoles »—

Pour sa 5ième édition, notre lecture-spectacle paroles_de_creoles_2016« Paroles de créoles » a repris ses quartiers en 2016, dans le cadre du Printemps des Poètes, dans les salons du ministère des Outre-Mer, à Paris. Et ce fut un réel succès : environ 200 personnes se sont pressées rue Oudinot, dans la prestigieuse salle Louis-Delgrès, mardi 19 avril dernier.

À cette occasion, dans son message d’accueil la ministre Madame George PAU-LANGEVIN a tenu à remercier l’association pour cette belle initiative et a vivement salué et encouragé l’action permanente de « Tous Créoles ! » dans sa démarche de contribuer à la rencontre et au dialogue entre les toutes les composantes de nos sociétés créoles. Marie-Line MORMIN, responsable de la section parisienne de « Tous Créoles ! », a poursuivi en présentant l’association et les ambitions qu’elle se donne au service de la Rencontre avec l’Autre par le biais, notamment, de la promotion des cultures créoles et la diffusion de la pleine connaissance de nos Histoires.

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« Des doutes et des errances»… de la théâtralité ?

— Par Roland Sabra —

des_doutes_&_des_errances-3« La théâtralité, c’est le théâtre moins le texte ». On connaît la formule, approximative et qui dans ce raccourci déforme la pensée de son auteur plus attaché qu’il n’y paraît à l’équilibre entre scène, texte et présence du spectateur. Qu’un de ces trois pôles disparaisse, s’effondre ou simplement faiblisse et il n’y a plus de représentation théâtrale. C’est qui est arrivé à « Des doutes et des errances » la pièce de Gerty Dambury, mise en scène par Jalil Leclaire et présentée au public martiniquais le 07/11/2015.
Peu après la grande grève de 2009 en Guadeloupe Gerty Dambury écrit une pièce de théâtre «  Les Atlantiques amers » dans laquelle sept personnages  échangent, s’interrogent s’affrontent, de part et d’autre de l’océan, à propos de ce mouvement qui dans son antienne «  « La Gwadloup sé tan nou, la Gwadloup a pa ta yo, yo péké fè sa yo vlé an péyi an nou » pose clairement faute de pouvoir y répondre la question de l’identité.

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Marche de la dignité et contre le racisme le 31 octobre 2015

marche_de_la_dignite« Chaque fois qu’un homme a fait triompher la diginité de l’esprit, chaque fois qu’un homme a dit non à une tentative d’asservissement de son semblable, je me suis senti solidaire de son acte »
Peau noire, masques blancs

En octobre 2005, les jeunes vies de deux clichois étaient fauchées en Seine-Saint-Denis – une tragédie mettant en cause des fonctionnaires de police. Depuis, la stratégie de l’État français, loin de chercher à châtier les coupables, consiste uniquement à fuir ses responsabilités. Comme il l’a fait dans des dizaines de crimes policiers depuis des décennies.
Ce même mois d’octobre 2005, en réponse à leur mort, un vent de colère secoua toutes les banlieues de France pendant des semaines. Les interprétations les plus courantes de ces émeutes incriminèrent à juste titre la déshérence des quartiers, les conditions sociales lamentables, le chômage, la vie dure : une véritable guerre sociale faite aux pauvres. Mais elles ne dirent pas assez combien au cœur de cette révolte figurait, forte, l’exigence de respect : la dénonciation du mépris avec lequel avait été traitée la mort de ces deux adolescents et à travers leur cas, la dénonciation du mépris souverain dans lequel sont tenus les habitants des quartiers, leur attachement à la dignité collective.

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Tropiques- Atrium : programmation entre rupture (beaucoup) et continuité (un peu)

— Par Roland Sabra —

hassane_kouyateLa lecture du programme de Tropiques-Atrium le laissait deviner et la présentation publique de la brochure l’a confirmé : la prise en main de la renouvelée salle nationale de Martinique par Hassane Kassi Kouyaté marque un tournant important dans l’histoire de la structure. C’est en effet la première fois que la maison commune est dirigée par un metteur en scène reconnu internationalement. Les trois axes d’orientation, à savoir, Les expressions féminines de la Caraïbe, Les écritures contemporaines et les Classiques revisités portent la marque de ce changement tout en prenant largement en considération les particularismes insulaires. La saison s’ouvre avec « Choc(s), une reprise de Christiane Emmanuel déjà vue en 2010 et une création monstre d’Aurélie Dalmat «  Antigone ». Le terme de « monstre » renvoie à la démesure, à l’insatiable énergie, à la fougue d’Aurélie Dalmat qui convoque sur scène pour cette Antigone, revisitée par Georges Mauvois au moins six douzaines de comédiens, chanteurs et choristes avec pour la première fois une ouverture de la scène coté salle Aimé Césaire et coté salle Frantz Fanon.

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Halte à la misogynie raciste

— Par Françoise Vergès, et Gerty Dambury & collectif —
sexisme_racismeChaque jour en France, une misogynie renforcée de racisme s’exprime. Son but est de blesser et de nuire, d’offenser et de porter atteinte au plus intime. Il y a les « Sale noiraude », « T’es une Black moche, même pas baisable », et « T’as quoi sous ton voile ? », mais aussi de manière plus perverse, plus perfide, les « Vous êtes sûres que vous savez faire ça ? », « Vous avez vraiment les compétences ? ».

Soyons claires : nous ne parlons pas ici des racistes que les médias aiment épingler, ceux de l’extrême-droite.

Nous parlons ici de femmes et d’hommes qui signent des pétitions humanitaires et dénoncent le racisme, qui ont défilé le 11 janvier,qui clament haut et fort leur amour de l’Afrique et des Africains, qui organisent débats et colloques sur « L’Autre », qui citent Voltaire, Lévinas, ou Ricoeur, mais qui sont convaincus, profondément convaincus, qu’ils savent mieux ce qui est bon pour « nous ».

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Ou comment interroger l’absence de diversité sur les plateaux de théâtre*

— Par Claire Diao —

acteursLundi 30 mars 2015, le Théâtre de la Colline de Paris, en partenariat avec la Fondation Edmond de Roschild et la Fondation SNCF, organisait une lecture de texte de la première promotion de sa formation théâtrale Ier Acte, précédée par une table-ronde autour de l’absence de diversité sur les plateaux de théâtre français. Compte-rendu d’un débat musclé.
Ils sont plusieurs centaines, en ce 30 mars 2015, les curieux et les passionnés, professionnels ou amateurs, acteurs, metteurs en scène, scénographes, techniciens ou simples spectateurs, à venir assister à une table-ronde sur l’absence de diversité sur les plateaux de théâtre français.

Dans la rue Malte-Brun du XXe arrondissement de Paris, les participants fument une cigarette, discutent, se saluent puis se pressent dans le hall et l’escalier pour faire la queue, retirer leur invitation, puis s’installer dans le Grand Théâtre de La Colline – théâtre national.

Sur la scène, Firoz Ladak, directeur général des Fondations Edmond de Rotschild; Zinedine Soualem, comédien de théâtre et cinéma; Frédéric Hocquard, directeur d’ARCADI Île de France (1); Monia Triki, chargée des mécénats à La Colline; Laure Adler, journaliste et modératrice de la table-ronde; Eric Fassin, sociologue, professeur à l’Université Paris 8 et chercheur au Laboratoire d’études de genre et de sexualité (LEGS); Jean-Baptiste Anoumon, comédien; Marianne Eshet, déléguée générale de la Fondation SNCF et Stanislas Nordey, metteur en scène, directeur du Théâtre National de Strasbourg et directeur artistique du programme Ier Acte sont installés face à la salle.

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« Des doutes et des errances » à l’Artchipel, scène nationale de la Guadeloupe.

17 octobre à 9h30 & 18 octobre à 20h00

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—Dossier de presse —

Un nouveau texte sur l’engagement, la fidélité à ses passions, à son pays, à ses amis et anciennes amours…
Un nouveau metteur en scène à soutenir et encourager : Jalil Leclaire
Du plaisir, du grinçant, du rire aussi.

La Fabrique Insomniaque

Une joyeuse équipe

Réunis autour des textes de Gerty Dambury depuis une dizaine d’années pour certains, depuis toujours pour d’autres, les comédiens, administrateurs et techniciens de la compagnie travaillent avant tout dans la bonne humeur et l’esprit de solidarité.

L’essentiel, c’est d’assurer la création”. C’est leur leitmotiv.

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La question du créole dans la Caraïbe francophone : querelles de chapelle en la chapelle

 — Par Jean-Durosier Desrivières

Georges Castera et Lyonel Trouillot
A Fonds Saint-Jacques

Note : Cet article-compte-rendu, légèrement modifié, a été publié dans les colonnes du quotidien haïtien Le Nouvelliste en 2001. Presque onze (11) ans après, je prends plaisir à le diffuser sur ce site, une façon de le partager à un plus large public, pour montrer que les questions liées à la langue créole en espace caribéen qui y sont évoquées, ce sont quasiment les mêmes qui alimentent actuellement le débat houleux sur la langue créole en Haïti, voire en Martinique, dans une incompréhension presque totale entre écrivains, linguistes, intellectuels et défenseurs de cette langue.
A Fonds Saint-Jacques, Centre des cultures et des arts de la caraïbe, situé à Sainte-Marie, commune du nord caraïbe de la Martinique, s’est tenu, dans le cadre d’un « Atelier de traduction et d’interprétation d’œuvres caribéennes et contemporaines », un ensemble de conférences-débats, les vendredi 20 et samedi 21 avril 2001, autour du thème : « Langue et traduction : passage, ouverture, transmission ».

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