Étiquette : lycée Schoelcher

Le lycée Schoelcher, un feuilleton ?

— Par Yves Pierodé —
lycee_schoelcher_feuilletonOui, un feuilleton. Je frémis en pensant que ce lycée pourrait disparaître, lui qui fait partie de notre patrimoine. A partir du moment où chaque jour on s’attend à quelque chose de nouveau, on peut parler de feuilleton. Avant, avant-hier la maternité ; avant-hier Tartenson ; hier Acajou ; jeudi 16 juin (selon France-Antilles) Bellevue / Joseph-Gaillard.
O Grand Dieu! Pourquoi ces décisions malencontreuses de la part de certains ? La justice et la logique ne sont pas la meilleure des choses dans cette affaire de délocalisation du lycée Schoelcher ? Oui! Evidemment. Mais certains ont préféré tout stopper, plongeant ainsi lycéens et parents d’élèves dans l’angoisse et l’insomnie. Tout le monde sait que c’était la maternité de Redoute qui avait été choisie pour recevoir temporairement les élèves du lycée Schoelcher. Le Conseil régional dirigé par Serge Letchimy a tout mis en oeuvre pour que la maternité fût opérationnelle à la rentrée de septembre (mise en conformité du bâtiment, parking agrandi pour éviter les embouteillages que l’actuelle Collectivité Territoriale de Martinique prend en considération pour ne pas continuer les travaux.

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Au secours papa blanc

—Tribune de Thierry Renard pour le Front de Gauche —

pouvoir_colonial Le problème du transfert du lycée Schœlcher est arrivé maintenant au niveau étatique. Cette information nous a été donnée de façon si naturelle que l’on pense que cette ingérence est normale. Il n’en est rien.

Avant les élections de la CTM, il aurait été impossible aux représentants de l’État de s’immiscer dans les affaires relevant des compétences de la Région Martinique.

Depuis la loi de décentralisation de 1982, la compétence pour le bâti des lycées a été transférée aux Régions. Ce sont donc les Régions qui sont les seules habilitées à décider où elles veulent implanter des lycées, qu’ils soient de transit ou non. Alors, que se passe-t-il chez nous ?

Il faut savoir que depuis la loi du 27 juillet 2011 qui crée la CTM, on nous fait croire que nous aurons plus de pouvoir de décision. Décider nous même, pour nous même. C’est la base d’une certaine autonomie que l’on nous a vendu le 24 janvier 2010.

Or, ce que l’on a omis de dire à la population, c’est que dans le texte créant la CTM, on a donné au représentant de l’Etat, « Monsieur le Préfet », un pouvoir de Gouverneur.

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Lettre ouverte aux fétichistes adorateurs d’un lycée nommé Schoelcher

victor_schoelcher_ki_s— Tribune de Daniel Boukman —

Une affaire, vieille déjà de plusieurs années, dont certains – politiciens tortueux, syndicalistes bornés- ont tenté d’en faire l’affaire du siècle, touche à sa fin : un établissement scolaire vétuste, suite à la violence de secousses sismiques, risque de s’effondrer et d’ensevelir sous ses décombres ceux qui, ce jour-là, par malheur, s’y trouveraient.

Il s’agit donc, conformément au principe de précaution (auquel un bâtiment, si prestigieux soit-il, n’échappe) d’évacuer élèves, professeurs, personnel administratif, de leur assurer, pour la rentrée prochaine, un lieu de transit (le mieux possible approprié, nulle entreprise humaine n’étant parfaite) afin d’entreprendre – enfin !- la reconstruction d’un édifice par certains érigé en totem.

A la source de la pensée fétichiste en cours, il y a les relents de l’idéologie schoelchériste : dans les années 2000, il avait été proposé que l’établissement baptisé, en 1937, Schoelcher, reçoive le nom d’Aimé Césaire, et que, dans ce même temps, au Lamentin, l’aéroport soit appelé Frantz Fanon…. Véhémentes protestations de la part des orphelins de « papa chelchè ki ba nou lalibèté ki si chè a nou » (1) dont l’envahissante présence ( nom de rues, nom d’une ville, d’une bibliothèque… érection de statues et autres bustes) alimente la piété idolâtre des néo-schoelchéristes.

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Le lycée Schoelcher doit disparaître

— Par Yvon Joseph-Henri —

lycee_scholecher_mortTRIBUNE — Le lycée Schœlcher doit disparaître, non parce que je le souhaite, mais parce qu’à y bien réfléchir, il est déjà mort.

Pour ceux qui s’en souviennent et pour les autres, à peine arrivé au lycée à la rentrée 2000-2001, indigné de son état de vétusté, j’ai été l’artisan majeur de sa reconstruction, entraînant avec moi le SNES et les autres syndicats minoritaires de l’établissement (UNSA, CSTM-UGTM). Le Président Alfred Marie-Jeanne voulait déjà raser le lycée, disait-il, mais il a accepté tout de même que l’étude de sa reconstruction se fasse. Nous voulions un lycée de transit, mais nous, syndicats, n’en avons jamais fait un préalable tout comme nous n’avons jamais fait de l’esthétique un préalable. En même temps, force est de reconnaître que Messieurs Soumbo (élu à l’époque, président de la commission éducation à la Région Martinique) et Marie-Jeanne (alors Président de la Région) ne voulaient pas de lycée de transit que justifiait pourtant l’état de l’ensemble des établissements de la Martinique. Il ne restait donc plus que l’opération à tiroirs que nous acceptâmes : on détruisait les grands bâtiments du fond (anciens dortoirs de l’internat), on relogeait la communauté scolaire qui les occupait dans des préfabriqués à étages sur l’esplanade des logements des personnels qu’on détruisait.

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Lycée Schoelcher : que faire ?

— Par Karl Paolo —
lycee_13Ce projet, évalué à 60 millions d’euros au stade des études et sans doute entre 70 et 80 millions non compris le lycée de transit ex-hôpital Victor-Fouche évalué à 35 millions d’euros) une fois les travaux achevés est-il toujours nécessaire ? Ce montant représente le coût des deux lycées Acajou II et Joseph-Zobel, construits il y a 25 ans, sur des terrains extrêmement difficiles qui ont nécessité de très gros travaux de terrassement.
La Collectivité Territoriale de Martinique peut-elle se permettre de consacrer à un seul lycée, autant de moyens financiers quand beaucoup d’autres (collèges et lycées), parsemés de containeurs aménagés en salle de classe, mériteraient de très sérieux efforts ?
L’ouverture de lycées autour de Fort-de-France et dans les communes au cours de 20 dernières années (Acajou I et II et Place d’Armes au Lamentin, Lycée de Bellefontaine, Lycée Saint-James de Saint-Pierre, Lycée Joseph Pernock du Lorrain, Lycée de Sainte-Marie, Lycée La Jetée au François, Lycée Joseph Zobel, Lycée Montgerald, Lycée Centre-Sud de Ducos) a progressivement réduit le flux d’élèves venant des communes, qui fournissait au moins la moitié des effectifs des lycées de Fort-de-France.

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« La mastication des morts » au théâtre du lycée Schoelcher

Les 5 & 6 juin 2015 à 19h 30

mastication_des_mortsC’est en visitant un petit cimetière de la campagne française que m’est venue l’idée de construire une « polyphonie de l’au-delà » en redonnant la parole aux centaines de défunts enterrés depuis un siècle à Moret-sur-Raguse, village symbolique inventé de toutes pièces…
Mais avant d’en arriver là, j’ai fait un tour de France des nécropoles rurales et j’ai réuni un ensemble de noms aux consonances bien françaises afin d’exclure tout exotisme. Hormis la géographie, purement imaginaire, du village en question, tout ce que je raconte dans ma pièce est authentique, au détail près, petite histoire et grande Histoire entremêlées.
La mastication des morts est un « oratorio in progress ». C’est un travail sur le nombre et la mémoire, la petite mémoire fragile d’une multitude de voix qui s’inscrivent dans l’histoire d’une communauté.
Il s’agit, dans l’accumulation des habitants du cimetière de Moret-sur-Raguse, d’entendre la singularité de chacun, sa langue propre qui, surgie d’outre-tombe, par-delà les corps, fait résonner en nous, morts en sursis, ces vivants d’un autre monde… De ce point de vue, La mastication des morts est une joyeuse tentative de réconciliation avec la mort que notre époque évacue systématiquement.

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La reconstruction du lycée Schoelcher, pierre tombale de la Région ?

–– Par Pierre-Alex Marie-Anne —

lycee_de_transitLa reconstruction du lycée Schoelcher sera t-elle la pierre tombale de la Région ? C’est la question qu’on peut légitimement se poser tant les nuages s’accumulent sur cette opération.

D’abord sur le choix initial du lycée de transit; c’est peu de dire qu’il a été décidé avec une grande légèreté : contre l’avis de la Communauté scolaire qui préconisait l’installation d’un lycée de transit modulaire à proximité de l’actuel Lycée, associée à la démolition- reconstruction progressive sur place de ce dernier ; sans les études techniques préalables, notamment de résistance eu égard à la nature du sol , indispensables et surtout sans tenir compte des conditions d’accès rédhibitoires, dans cette zone particulièrement dense et enclavée, pour le millier d’élèves, professeurs et parents appelé à le fréquenter; le résultat de cette grossière erreur de jugement, c’est cette envolée exponentielle des coût dont nul ne peut prédire où elle s’arrêtera : on parle déjà de 40 millions, en estimation basse, pour la mise aux normes de l’ancienne maternité Victor Fouche auxquels il faudra bien sûr ajouter le coût de la reconstruction du Lycée définitif, situé boulevard R.Attuly

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Le Lycée Schoelcher et le syndrome de la navette Challenger

 — Par Madinin’Art —

 schoelcher_challengerUne délégation du lycée Schoelcher a été reçue aux environs du 07 mai par le Recteur de l’académie de Martinique à propos de l’éventuelle suppression d’un poste de CPE à la rentrée prochaine. La défense des postes prévalant sur la défense des individus les représentants syndicaux ont argué de la nécessité de maintenir les trois services de CPE en faisant passer au second plan la dimension subjective , oh combien importante, de ce funeste projet. Dés lors la discussion s’est placée sur un terrain convenu, celui de la rationalité budgétaire. Les services du rectorat ont eu beau jeu de montrer que quelque soit l’algorithme retenu on aboutissait à la même conclusion, à savoir que le Lycée Schoelcher était « sur-doté » que que cela créait une injustice qu’il n’y avait pas lieu de perpétuer. La décision définitive sera rendue publique au environs du 23 mai.

 A en rester à ce niveau de discussion l’affaire semble entendue. Il n’y a pas lieu de faire de sentiment, il suffit d’appliquer des formules, des équations et d’en tirer les conclusions.

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Lycée Schoelcher : quand la logique boutiquière l’emporte

 Un mauvais coup porté au Lycée Schoelcher ?

—Par Roland Sabra —

Lycée de « L’excellence pour tous » le Lycée Schoelcher, fondé il y a 111 ans, doit être détruit et reconstruit. Un déménagement provisoire est prévu dans les locaux de l’ancienne maternité de Redoute totalement rénovés à cet effet. Le choix de l’excellence est confirmé par l’accueil à partir de la rentrée 2016 des Classes Préparatoires aux Grandes Écoles ( CPGE) de Maths Physique Chimie & Sciences de l’Ingénieur. Si l’on ajoute le fait d’être le seul lycée de Martinique à présenter l’enseignement de spécialité théâtre on voit nettement la cohérence du choix de l’excellence : former des scientifiques lettrés. Ce qui n’est pas rien!

Mais la rationalité des choix à moyen terme peut être contrariée par des décisions malencontreuses à court terme, comme le montre l’intention, pas tout à fait confirmée de supprimer un poste de Conseiller Principal d’Éducation (C.P.E.). Projet tout à fait étonnant quand on sait que le nombre de classes restera inchangé, que les travaux de démolition du gymnase débuteront à la rentrée prochaine, que les opérations de déménagement commenceront dès le deuxième trimestre et qu’en conséquence certaines activités notamment sportives, devront être externalisées vers le stade Louis Achille pour les Terminales et Chateau-Boeuf pour les Premières et Secondes.

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« Paroles et Silences » au Théâtre Aimé Césaire du Lycée Schoelcher

Poster-Tabou

Jeudi 17, vendredi 18 et samedi 19 janvier à 19h--Il nous est agréable de vous convier à participer à l’ouverture de l’Année centenaire Aimé Césaire au Théâtre Aimé Césaire du Lycée Schoelcher avec l’acteur Jean Claude Duverger dans la pièce épique Paroles et Silences.

 Vous découvrirez , comme nous l’a dit une lycéenne, l’essentielle de la vision du poète et homme politique de la Martinique à travers l’anthologie poétique et politique conçue par José Alpha qui a su mailler les paroles et les silences issus des oeuvres d’Aimé Césaire, René Ménil, André Lucrèce, Amadou Hampaté Bâ et Khalil Gibran.
Vous découvrirez aussi, la salle Aimé Césaire du Lycée Schoelcher avec ses 80 places où sont préparés les lycéens à l’option Théâtre au baccalauréat; une salle agréable et fonctionnelle jusqu’alors inconnue du public .

Le nègre pongo issu du Cahier du retour au pays natal, balayeur du quai de la Gare saint-Lazare, raconte avec malice l’histoire de « celui qui fut l’infatigable défenseur de la dignité humaine et du respect des droits de l’homme, l’un des plus grands poètes de France, rebelle à sa manière et homme de liberté qui n’a jamais cessé de défendre la valeur et le respect égal dû à toute civilisation » ; notamment par l’affirmation au monde de la Négritude et l’émancipation des peuples opprimés.

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La reconstruction du Lycée Schoelcher

 

  I – BREF RAPPEL HISTORIQUE

 Création du lycée à Saint-Pierre

 Transfert à Fort de France après 1902 (Caserne Bouillé)

 Construction sur le site actuel (1920-1937)

 Transformation en lycée (fin du collège)

 Fermeture de l’internat

 Ouverture des Post-bac (BTS)

 

Du Collège national de Saint- Pierre au Lycée Schoelcher

 L’histoire du lycée Schoelcher nous enseigne qu’il a occupé 3 sites:

 – d’abord la ville de Saint- Pierre jusqu’à la catastrophe de 1902

 – puis la ville de Fort-de-France à l’emplacement de la caserne Bouillé, de 1902 à 1936

 et enfin son site actuel ( initialement appelé Bellevue) à partir de 1937.

 

Quelques dates clés

 1871 Le Conseil Général décide de doter la Martinique d’un établissement secondaire de plein exercice

 Le 6 déc 1880 Un arrêté du gouvernement de la Martinique crée

 le Collège National de Saint- Pierre au lieu dit Mouillage

 Le 2 mai 1881 Un arrêté transforme le Collège National en Lycée.

 Ce lycée comporte à l’époque 80 élèves

 Le 6 avril 1902 Un décret promulgué à la Martinique stipule que le

 Lycée de Saint-Pierre portera désormais le nom du Lycée Schoelcher

  ☛ Le projet réalisé en 1917, il ne sera pas retenu

 

 Dès son transfert à Fort de France il est recherché pour le lycée Schoelcher un terrain en vue de le reconstruire.

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« La carte » de Bernard Lagier

par Roland Sabra —

Une lecture  mise en espace salle Aimé Césaire au lycée Schoelcher


   Dine Alougbine, le metteur en scène béninois en résidence en Martinique présentait le vendredi 03 février une lecture et une mise en espace d’un fragment de la pièce de Bernard Lagier « La carte » dans la salle de théâtre Aimé Césaire du lycée Schoelcher. Les précédentes mises en scènes des œuvres de Lagier étaient des adaptations de textes par forcément écrit pour le théâtre. Ce n’est pas le cas pour « La carte » et la différence est immédiate, dès les premières phrases on perçoit que l’adresse du texte était clairement présente lors de sa création. Il en résulte une clarté et une limpidité dans l’exposition de la situation, qu’on ne retrouvait pas toujours dans le foisonnement, la luxuriance et quelques fois la démesure de « Moi, chien créole », ou de « L’orchidée violée ». Il est possible que la lecture de Dine Alougbine ait aussi participé à cette épure.

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Le nouveau Lycée Schoelcher : De l’art du ravaudage!

— Par Roland Sabra —

 

On se souvient du débat autour du choix architectural retenu pour la reconstruction du Lycée Schoelcher avant que l’ancienne équipe en charge de la Région décide purement et simplement de renoncer à ce projet. Le Lycée devait donc mourir, lui et le nom honni qu’il porte. La défaite de Marie-Jeanne et donc la victoire de Letchimy ont sauvé le Lycée. On peut même raisonnablement penser que l’affaire du Lycée Schoelcher n’est pas tout à fait étrangère à ce résultat. Mais la défaite des « indépendantistes » au profit des » autonomistes » laissait entière la question du choix esthétique à faire. Fallait-il reconstruire à l’identique le lycée, comme le souhaitaient certains passéistes, proches du Président de Région, qui ne voyaient pas le ridicule qu’il y avait dans cette tentative de construire un Dysneyland de l’Art moderniste? Fallait-il valider le projet initialement retenu par l’équipe précédente, au risque de faire passer pour des manœuvres politiciennes le refus par la mairie de Fort-de-France du permis de construire? Fallait-il relancer toute la procédure d’un concours, perdre de nombreuses années, ranimer la flamme de l’amertume chez ceux qui avaient choisi, sans être entendus le bel objet architectural, présenté par une équipe franco-française?

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Lycée Schoelcher : une solution existe!

— Interview de Roland Sabra par Camille Chauvet —

Camille Chauvet : Roland Sabra tu as beaucoup écrit sur la reconstruction du Lycée Schoelcher pourquoi?

Roland Sabra : Comme tu le sais je m’intéresse un peu aux arts de la scène et plus particulièrement au théâtre et comme tu le sais encore mieux le Lycée Schoelcher est le seul Lycée de Martinique qui offre aux élèves une option théâtre dite « lourde » la L3 dans le jargon educnat. Par ailleurs je crois que la culture est le premier vecteur d’une possible indépendance. Pouvoir affirmer des valeurs, des normes qui échappent au cycle infernal de la dépendance et de la contre-dépendance est le socle sur lequel se bâtit le reste. Les caciques marxiens ne seront pas d’accord mais c’est leur affaire. Réciter Marx comme un bréviaire en un temps où l’économie immatérielle devient dominante n’est sans doute pas la meilleure façon d’avancer dans ce siècle.

Camille Chauvet : Dans la phase finale du concours il restait 3 projets. Celui retenu par la Région avait-il ton assentiment?

Roland Sabra : Non mais le pire avait été évité.

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Lycée Schoelcher : sous quel régime vivons-nous ?

par Charles Savannah —

L’article 74 n’a pas encore voté que nous sommes déjà contraints de nous demander quel régime nous régit. Il semble pourtant que nous sommes toujours régit par les lois de la République, et que les élus ont été désignés pour répondre aux besoins et aux vœux d’une population….

Le Lycée Schœlcher doit disparaître

Il doit disparaître pour des raisons idéologiques et parce qu’il est l’enjeu d’une lutte politique dans laquelle ses utilisateurs – professeurs, personnels techniques et élèves – n’ont pas accepté de prendre parti !

Des Arguments contradictoires

La première réponse de la Région a consisté à demander au recteur de fermer le lycée et d’éparpiller élèves et professeurs sur les autres lycées de la Martinique.

L’argument utilisé est la dangerosité: il y a urgence, car le lycée est dangereux. Et, à l’appui de cet argument:

· le bâtiment G qu’on a détruit parce qu’il était dangereux.

· le bâtiment G, lorsqu’on l’a détruit se serait écroulé sur lui-même dès la première poussée….

· d’ailleurs, c’est pour mettre les petits Martiniquais à l’abri qu’on a décidé de reconstruire le lycée !

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Reconstruction du lycée Schoelcher : la tragi-comédie « Serge & Alfred »

 

— Par Roland Sabra —

 

 


Serge Letchimy a invité le 25 novembre 2009 les personnels de la communauté scolaire du lycée Schoelcher a une séance d’explication à propos de son refus de délivrer le permis de construire du nouveau lycée. Après avoir distribué une épaisse brochure au public il a fait une lecture commentée de l’article 11-UA du Plan d’urbanisme Local ( PLU) de la ville, sur lequel il s’appuie pour motiver son refus. Il s’est attardé sur l’alinéa intitulé « Restauration, rénovation, extension de constructions existantes » qui précise : « Les interventions doivent notamment respecter la typologie architecturale,, les matériaux d’origine, la composition des façades ( reprise des proportions, du rythme et des éléments de modénature) les pentes et la volumétrie des toitures. » Il va de soi que le projet retenu par la Région ne répond pas à ces exigences. La question est de savoir si cet alinéa invoqué est propre à soutenir le refus de permis. « Restauration, rénovation ou l’ extension de constructions existantes sont une chose, la reconstruction en est une autre.

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Les premières rencontres dramaturgiques de la Caraïbe

 par Michel Dural* —

theatre_drameDu 22 au 24 octobre 2009, les « 1ères Rencontres Dramaturgiques de la Caraïbe » se sont tenues au Lycée Schoelcher dans la salle de théâtre Aimé Césaire, ainsi nommée il y a dix ans, à un moment où ni l’homme Césaire, ni son oeuvre, ni sa pensée ne faisaient l’unanimité à la Martinique. Schoelcher, Césaire, même combat? Le programme de ces « Rencontres… » prévoyait deux Tables Rondes avec comme thèmes « Le théâtre Jeune Public » et « Théâtre et actualité politique ». On ne pouvait rêver meilleur parrainage.
Ni meilleur espace que cette petite salle, avec ses murs noirs, son parquet noir et ses gradins rouges, où, depuis dix ans, les élèves martiniquais passionnés de théâtre apprennent à lire, à regarder, à jouer du théâtre, et à en parler.
Ils étaient là, d’ailleurs, ces élèves, dans les gradins où l’on aurait souhaité voir au moins quelques uns de ceux qui, à la Martinique, ont en charge le développement culturel et la promotion du spectacle vivant.
Ils étaient là sur scène, aussi, puisque c’est l’Option-théâtre du lycée qui ouvrait la manifestation par la lecture-mise en espace de « La robe de Gulnara », une pièce de l’un des auteurs invités, Ia québécoise Isabelle Hubert.

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Lycée Schœlcher : le train de la raison peut toujours se remettre sur les rails…

Par le SNES du Lycée Schoelcher 

Au stade où nous en sommes, et concernant le lycée Schœlcher, la dernière malveillance de la Région à l’égard de celui-ci – la demande faite au recteur de supprimer des divisions pour ramener l’établissement à 700 élèves – témoigne bien de l’impasse dans laquelle se trouve la collectivité. L’état d’abandon et par voie de conséquence de délabrement dans lequel a été maintenu le lycée – y compris en investissement de matériel pédagogique moderne ou classique – sous prétexte de reconstruction témoigne de la volonté de faire disparaître le fleuron de la Martinique. Las ! Dans le même temps, la qualité du lycée Schœlcher s’impose régulièrement à tous.
Le jeu dangereux qui a consisté pour la Région à vouloir faire cavalier seul dans la reconstruction du lycée en refusant le terrain fourni par la ville de Fort-de-France – en l’occurrence la CACEM – à l’étang Zabricot – puis en abandonnant l’idée de lycée de transit portée par le SNES du lycée Schœlcher, et enfin en considérant que l’implantation d’un bâtiment de cette ampleur, à cet endroit, pouvait se faire sans collaboration étroite avec la ville de Fort-de-France ; bref, ce jeu dangereux s’est retourné contre ses initiateurs malgré leur ultime tentative d’exploiter politiquement le rejet du permis de construire.

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Lycée Schoelcher : le SNES demande des conditions de travail décentes

— Par le SNES Martinique —

 » Concernant le lycée Schœlcher et la polémique que tente de lever Marie-Sainte, la position que le SNES du lycée Schœlcher défendra sera la suivante : le SNES, en tant que syndicat, s’est interdit d’intervenir dans le débat de la construction du lycée concernant la conservation de tout ou partie du bâti, sur une reconstruction à l’identique ou moderne. Notre position a été la suivante : nous demandons des conditions décentes de travail pour les élèves et les personnels du lycée.

Concernant l’historique de cette reconstruction il faut rappeler que le Président Marie-Jeanne a toujours été favorable à l’idée de raser le lycée Schœlcher. C’est ce qu’il nous a exprimé dès 2000 lorsque nous avons commencé à batailler pour sa reconstruction. Pour information, la Région réalisait des travaux qui n’ont d’ailleurs pas été terminés, sur le budget de 1998. C’est dire l’intérêt que la collectivité avait à l’égard du lycée. Par la suite, on a vu apparaître – puis disparaître dans les limbes – un document qui se voulait une prospective d’entretien, de rénovation et de construction des lycées de la Martinique.

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Penser le patrimoine : le patrimoine, promesse d’avenir

— par Elisabeth Landi —

« de tout paysage garder intense la transe du passage … »
Aimé Césaire, Moi, Laminaire…

 

La démolition et la reconstruction programmée du Lycée Schœlcher suscitent un débat dans la population de la Martinique. Un collectif s’est constitué pour la sauvegarde de ce lycée en tant que patrimoine architectural et culturel de la Martinique. Qu’il y ait débat montre que la perception patrimoniale ne va pas de soi. Comme il y a une perception morale ou une perception esthétique, il y a une perception patrimoniale qui est évolutive et propre à chaque société. Pour certains, le lycée est un fleuron de l’architecture contemporaine dite « moderniste » qu’il faut conserver à tout prix. C’est le symbole de la mémoire de la construction de l’espace public, de la conquête du droit à l’éducation pour lesquels les familles martiniquaises se sont battues depuis deux siècles. Pour d’autres, le bâtiment est vieux, dangereux pour les usagers et ne comporte aucun intérêt esthétique particulier. Il y a bien là le signe d’un malaise, d’une interrogation face à la question de la perception patrimoniale.

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Le lycée Schoelcher et les schoelchéristes tardifs


 

Le mardi 29 juillet 2008, la Région entamait la destruction du bâtiment G du lycée Schoelcher. Le jeudi 31, le Conseil Municipal PPM de Fort-de-France dénonçait cette démolition ; un collectif pour la « sauvegarde » était créé, une pétition mise en circulation. France-Antilles du vendredi 1er août 2008 titrait : « Serge Letchimy part en guerre », et mettait en exergue le « oui, je m’oppose à la démolition du lycée Schoelcher » du maire. Assez étonnamment, il se trouve que c’est le même Serge Letchimy qui, peu de temps auparavant, avait donné un avis favorable à cette opération de destruction !

 

S’il est légitime que des points de vue différents s’expriment sur l’avenir de cet ensemble architectural datant des années 1930, l ‘observateur simplement attentif n’aura néanmoins pas manqué de s’interroger sur les silences, les absences, les incohérences et les insuffisances du PPM dans ce dossier. L’exemplarité douteuse de la « ville-capitale » en matière de politique patrimoniale et les effluves d’un schoelchérisme tardif dans la posture actuelle des letchimistes n’auront pas non plus échappé à sa vigilance.

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