– par Rodolf Etienne

L’appel du 24 octobre 2026 à la constitution d’un Conseil national de la Guadeloupe marque une nouvelle étape dans l’histoire du nationalisme guadeloupéen.
Parmi ses promoteurs figurent Luc Reinette, ancien dirigeant de la mouvance indépendantiste clandestine des années 1980, Jean-Jacob Bicep, ancien député européen, et Raymond Gauthierot, figure du syndicalisme nationaliste.
Derrière cette proposition d’un gouvernement de transition vers une République indépendante se dessine une interrogation plus ancienne : comment transformer la revendication de souveraineté en projet politique partagé par la population guadeloupéenne ?
Le 24 octobre 2026, une déclaration qui convoque l’histoire
Le 24 octobre dernier, vingt-quatre personnalités annonçaient leur volonté de constituer un Conseil national de la Guadeloupe, conçu comme un gouvernement de transition chargé de préparer l’accession de l’archipel à la pleine souveraineté. Le choix du 24 octobre renvoie à l’année 1801. Ce jour-là, dans la Guadeloupe révolutionnaire, des officiers et militaires guadeloupéens, parmi lesquels Joseph Ignace, participent au renversement de l’autorité du contre-amiral Raymond de Lacrosse. Un Conseil provisoire de gouvernement est ensuite constitué, avant que l’expédition française de 1802 ne rétablisse l’autorité consulaire et l’esclavage dans la colonie. Lire Plus



Il existe, dans les archives de Yale University, une trajectoire qui semble résumer à elle seule une partie de l’histoire intellectuelle africaine du XXe siècle.
Dans notre premier volet :
Pendant une grande partie du XXe siècle, la revendication centrale des peuples colonisés fut l’indépendance.

Du 23 au 25 novembre le IV séminaire international Afrique, Caraïbe, Amérique Latine s’est tenu à Kingstowsn, capitale de Saint-Vincent / Les Grenadines. Organisé par l’ambassade de la République bolivarienne du Venezuela à St-Vincent et par l’Institut Vénézuélien pour la Culture et la Coopération, il s’inscrivait dans le cadre de la 3ème décennennie pour l’éradication du colonialisme décrétée par l’ONU. Participaient à cette rencontre des délégations de Grenade, Barbade, Saint-vincent, Trinidad et Tobago, Dominique, Martinique, Puerto-rico, Honduras, Argentine, Venezuela,et République Démocratique Arabe Saharoui. Les travaux ont commencé après l’accueil des participants, au nom du gouvernement de Saint-Vincent/ Les Grenadines, par le représentant du Ministre de l’agriculture, de la pêche, de l’industrie et du développement rural.Le séminaire était spécialement dédié à Maurice BISHOP. L’intervention de CURTIS JACOB de Grenade et le témoignage de ROBERT CLARKE de Barbade ont porté de précieux éclairages sur l’expérience de la Révolution grenadienne et l’apport de Maurice BISHOP à la lutte contre le colonialisme. Les interventions de la directrice de l’École Latino américaine de Médecine, Mme Sandra MORANO et du chercheur Marlon PENA ont permis de découvrir l’importance de la coopération mené sur le front de l’éducation et de la formation par l’ELAM et en matière de lutte contre le néolibéralisme.


