— Par Camille Loty Malebranche
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Le cœur, au sens spirituel et poétique, réfère à la capacité d’affect de l’humain, à la conscience spirituelle du sentiment et de la sensibilité. Le cœur spirituel et poétique est le centre des profondeurs et hauteurs du sentir humain et de son expression.
Le cœur est un vocable ubiquitaire dans le langage de la poésie et de la spiritualité. Langage fondamental de la sensibilité qui prime et module la raison et l’action. Quand le spirituel et le poétique disent « cœur » ils se calquent sur l’importance vitale du cœur organique dont les battements sont garants de la vie du corps nourri par lui d’oxygène et de tous les nutriments véhiculés par le sang pompé du cœur dont les palpitations sont dispensatrices de vie. Nous savons tous ce qu’il en est de conséquence d’un dysfonctionnement du cœur physique! Puisse Dieu garder tous ceux qui lisent ce billet de la moindre anomalie affectant cet inlassable palpitant de nos thorax!
Le cœur de la spiritualité et de la poésie est donc par évocation analogique, le centre nourricier de la vie de l’esprit dans sa conscience sentimentale. Lire Plus

L’âge – assumé en conscience éveillée – est chose de la volonté et l’attention à être soi et d’y grandir. Au stade métaphysique, l’âge est le parcours de maturation ontologique de l’homme, sa projection en rapport à son essence, sa substance comme être.
Le Prométhée est l’incarnation de la dénaturation de l’aliéné métaphysique refusant d’ennaturer, rendu étranger à sa nature spirituelle par les vanités d’orgueil du charnel psychologique.
Le paradoxe de la barbarie sévissant dans le monde soi disant civilisé par l’acquisition de tous les savoirs et savoir-faire, c’est que cette sorte d’antihumanité qui fait le civilisé barbare, découle des rapports des sociétés avec elles-mêmes, en leurs classes, leurs groupes, leurs catégories jusques en leurs individus et aussi de ceux qu’elles entretiennent avec autrui au nom de principes inavoués et de choix de société inavouables qui déterminent des comportements monstrueux.
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Comment vivre dans l’enchantement au sein d’un monde de platitude et de sécheresse pragmatique où l’agressivité morne de l’immédiat dit réalité, bloque tout accès aux plus simples charmes naturels de la vie et détériore la qualité des rapports humains? Sans être une désincarnation fictive, expatriation fantasque de l’imaginaire, la transcendance spirituelle seule peut y contribuer. Et parlant d’expatriation, nous ne pouvons oublier les apatridies forcées de l’individu dans un contexte de séquestration multiple des espaces de l’homme par l’idéologie, car l’État, soi disant propriété commune des fils de la nation, est converti en sceptre terrifiant entre les mains des magnats voraces de la finance, de l’industrie et du commerce contre l’individu cloîtré par les structures débilitantes du pouvoir qui annihilent ses droits citoyens.
Du plus lucide des constats, le pragmatisme économique est en soi, la dictature dévorante du rentable, la rage tyrannique de la rentabilité primant l’homme, dans l’imposition des exigences de performance sans limite du marché.
L’ignorance est, on le sait, l’état naturel de l’homme. Ainsi, tout humain a pour mission dévolue ici-bas de faire reculer l’ignorance selon le petit empan d’apprentissage qu’il a à sa portée. Désapprendre préjugés et réflexes animaux pour transcender l’animal humain par la faculté d’intelligence de l’esprit, est la bonne foi naturelle de l’homme équilibré. Car si l’homme est « le seul animal qui sait qu’il sait » comme le dit Teilhard de Chardin, il est à fortiori, la seule conscience qui sait qu’elle ne sait pas, qui connaît son ignorance et qui, lorsqu’elle est normale assumée selon sa nature de non sachant, cherche à savoir tout en respectant les bonnes balises. La sottise, elle, est de l’insanité agressive et prétentieuse, qui, non seulement refuse d’apprendre, mais aussi brandit ses conneries immondes en les imposant avec autorité comme pour en faire un empire, un ordre, au nom de sceaux institutionnels et de parchemins scolaires ou de structures officielles qui cooptent ça et là des histrions pour jouer au nom du système établi, leur sinistre ouverture cosmopolitique, leur soi disant universalité.
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Êtes-vous Individu ou Personne ?
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