— Par Camille Loty Malebranche —
Êtes-vous Individu ou Personne ?
Dans la considération d’une espèce vivante, l’individu, on le sait, est le représentant phylétique, c’est-à-dire cet élément indivisible, unique manifestant les caractéristiques de l’ensemble de l’espèce concernée. L’individuation est comme une sorte d’entéléchie du vivant procédant de la phylogenèse pour se concrétiser par l’ontogenèse et la naissance. Pour l’espèce humaine, l’individu, représentant phylétique, est, dès le stade embryonnaire, la somme indivise pluridimensionnelle portant la promesse de la Personne à venir. La personne humaine est l’individu qui prend conscience de soi comme conscience qui se projette, donc su-jet, dimension se transcendant par la conscience et voulant se manifester par des valeurs accomplissantes.
Aborder la question de la personne dans un article ne peut-être qu’un exercice très partitif et dérisoire pour appréhender ce qui est au-delà des théories et qui excède tout contenu livresque possible. C’est Mounier qui, dans son personnalisme éthico-religieux donc métaphysique, précise simplement mais combien profondément le primat de la Personne humaine sur tout système, toute structure, dans sa proclamation : « en toute chose, la Personne Humaine doit primer ».

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Le besoin de rivalité tient en général de la trivialité d’une sensibilité d’asthénie existentielle, de banalité de soi qui pousse aux conflits de personnalité comme pour se signifier à soi-même. La rivalité ne naît que lorsque deux individus mutuellement banals, réciproquement insignifiants se cherchent une différence non dans l’intrinsèque mais par la vanité de critères qualitatifs plats sans importance. Dans le cas contraire, il y aura agressivité, haine de la part du taré en mal de conflits mais pas de rivalité, même en cas d’agression infligée à celui qu’il prend pour cible, qui, néanmoins devra se défendre si nécessaire…
Toutes les fois qu’un homme refuse l’amorphisme du donné, le statu quo accepté sans recul par la foule, pour l’interrogation ou l’action du possible, il incarne au présent, le devenir assumé, il s’érige en forgeur de temps faisant et défaisant l’avenir, conquérant conscient de destin. À l’échelle humaine, le devenir porte toujours l’empreinte de l’attitude active ou passive.
Le concept est essentiellement la saisie de ce qui se dégage du vécu, c’est la thèse abstractive et idéelle de départ qu’élabore l’entendement sur ce qu’il prend en étude pour l’appréhension théorique des schèmes abstrait ou concret de la connaissance humaine. Le concept est le porteur de l’éprouvement du sens du monde rendu en idée et langage… Le concept est la synthétisation langagière et idéelle d’une intuition subjective ou d’une observation objective.
L’erreur est involontaire et ponctue la condition de mésinformation sur un sujet donné, c’est soit une production de l’esprit qui n’a point toutes les données sur ce qu’il aborde; soit le fait de mal appréhender ce qu’on aborde et d’en altérer inconsciemment le sens par paroles ou par maniements. Autrement, ce n’est pas de l’erreur, mais la volonté de tester ou de tromper en désinformant l’interlocuteur selon les occurrences.
— Par Camille Loty Malebranche —