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Brésil: enquête sur des accusations de « prévarication » contre Jair Bolsonaro

Brasilia – Le président brésilien Jair Bolsonaro n’en finit pas de voir sa gestion de la pandémie lui porter du tort. Vendredi, le parquet a ouvert une enquête sur des accusations portées contre lui pour avoir omis de signaler une tentative de corruption dans l’achat de vaccins.

Après la commission d’enquête du Sénat (CPI) qui auditionne depuis deux mois sur la façon dont le gouvernement Bolsonaro a géré la crise sanitaire et ses plus d’un demi-million de morts.

Après le dépôt mercredi à la Chambre des députés du Brésil d’une « super demande de destitution » pour son déni face à l’ampleur de la pandémie, son discours anticonfinement ou les retards dans l’acquisition de vaccins.

Vendredi, c’est une sombre affaire de possible corruption d’un membre du gouvernement dans l’achat de vaccins anti-Covid qui pousse le président brésilien vers de nouvelles turbulences.

« Le bureau du procureur général a informé la Cour suprême de l’ouverture d’une enquête sur les événements rapportés » par trois sénateurs qui ont accusé lundi M. Bolsonaro de « prévarication« , a annoncé le parquet dans un communiqué.

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Brésil : le ministre de l’Environnement soupçonné de trafic de bois

Brasilia – La police brésilienne a perquisitionné mercredi au domicile du ministre de l’Environnement Ricardo Salles, soupçonné d’avoir pris part à un réseau de trafic de bois destiné à l’exportation, a-t-on appris de source judiciaire.

Un arrêt du juge de la Cour suprême Alexandre de Moraes, auquel l’AFP a eu accès, a autorisé cette perquisition, ainsi que la levée du secret bancaire pour ce ministre hautement controversé, très critiqué en raison de la hausse de la déforestation en Amazonie depuis que Jair Bolsonaro (extrême droite) a pris ses fonctions de président en 2019. 

D’autres perquisitions ont été menées mercredi matin, au ministère de l’Environnement, à Brasilia et dans différents locaux de l’Etat de Sao Paulo (sud-est) et du Para (nord), dans le cadre de cette vaste opération qui a mobilisé 160 policiers. 

La Police fédérale enquête sur un « réseau criminel transnational« , dans lequel seraient impliqués « des autorités comme le ministre Ricardo Salles, d’autres fonctionnaires et des entreprises« , explique le juge Moraes dans son arrêté. 

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Brésil: la police de Rio sommée de rendre des comptes sur son raid sanglant

Rio de Janeiro – La police de Rio de Janeiro a été sommée de s’expliquer vendredi sur sa sanglante opération dans une favela qui a fait 28 morts la veille, selon un nouveau bilan, et sur laquelle l’ONU a demandé l’ouverture d’une enquête indépendante.

Un précédent bilan faisait état de 25 morts, dont un policier. 

Des centaines de manifestants ont défilé dans la favela de Jacarezinho, dans le nord de Rio, où a été menée l’opération policière, en scandant « Arrêtez de nous tuer !« . 

« Nous sommes ici pour exiger que justice soit faite après ce massacre injustifiable« , a déclaré à l’AFP Roger Denis, un étudiant. 

La colère était aussi alimentée par des témoignages selon lesquels certaines des victimes avaient été tuées de sang-froid lors de l’opération antidrogue la plus meurtrière jamais réalisée dans les favelas de cette métropole brésilienne où vivent les populations les plus défavorisées, noires majoritairement, habituées aux raids meurtriers de la police. 

La police visait des trafiquants de drogue accusés de recruter des enfants et adolescents à Jacarezinho, considéré comme une base du « Comando Vermelho » (le « Commando rouge« ), le plus important gang de trafic de drogue de Rio de Janeiro. 

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Covid: dans le plus grand cimetière du Brésil, on enterre de nuit

Sao Paulo – Une odeur de diesel se répand dans le plus grand cimetière d’Amérique latine: elle provient des groupes électrogènes qui permettent d’allumer les projecteurs pour les enterrements nocturnes, face à l’afflux incessant de corps de victimes du Covid-19.

Des fossoyeurs qui travaillent depuis 30 ans dans ce cimetière de Sao Paulo nommé Vila Formosa ne se souviennent pas avoir vu au fil des décennies plus d’une dizaine d’enterrements la nuit.  

Mais ce qui était très exceptionnel avant la pandémie est en train de devenir la règle, avec l’explosion du nombre de victimes du coronavirus, qui a fait plus de 360.000 morts au Brésil. 

Dans les 22 cimetières municipaux de Sao Paulo, la ville la plus peuplée du pays, pas moins de 600 tombes sont creusées chaque jour, dont 200 à Vila Formosa, où il a fallu doubler le nombre de pelleteuses. 

Six engins sont utilisés à présent, contre trois en mai 2020, au plus fort de la première vague, quand la moyenne s’élevait à une soixantaine de tombes quotidiennes.  

La mairie a embauché plus de personnel et mobilisé davantage de véhicules pour transporter les cercueils. 

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Le combat contre le Covid de plus en plus chaotique au Brésil

Brasilia – Le Brésil livre son combat contre le coronavirus dans la plus grande confusion, avec un éventail de mesures pour les écoles, les églises ou les restaurants contradictoires, mal expliquées et soumises aux aléas des décisions judiciaires.

La confusion règne alors que le géant sud-américain est frappé de plein fouet par l’épidémie: le bilan quotidien des décès a franchi pour la première fois la barre des 4.000 unités mardi, avec 4.195 morts. Au Brésil, deuxième pays le plus endeuillé au monde derrière les Etats-Unis en valeur absolue, 336.947 personnes au total ont officiellement succombé au Covid-19. 

Lundi matin, Marcia Matos, une habitante de Rio de Janeiro, était en train de préparer son enfant de deux ans pour la crèche quand une amie l’a prévenue que la reprise des activités y avait été suspendue. 

Une suspension décidée la veille au soir par un juge, rendant caduc le décret municipal datant du vendredi précédent qui prévoyait la réouverture des établissements scolaires. 

« C’est vraiment très confus. La crèche ne nous a prévenus qu’après l’heure où on le dépose normalement. Il était tout heureux à l’idée de retrouver ses petits camarades« , déplore Mme Matos. 

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La faim gagne du terrain dans un Brésil en pleine pandémie

Sao Paulo – Les files d’attente des points de distribution de nourriture ne cessent de s’allonger dans les grandes villes du Brésil, où la faim gagne du terrain en pleine crise du coronavirus.

Dans le centre de Sao Paulo, Miguel da Silva a fait la queue avec environ 300 personnes avant d’obtenir enfin une assiette avec du riz, un peu de viande et quelques légumes. 

« C’est mieux de venir ici que de mendier« , confie à l’AFP cet homme de 70 ans. 

Même détresse à Rio de Janeiro, avec des centaines de personnes dans une autre file interminable, sous un soleil écrasant, y compris des femmes enceintes. Pour la plupart, ce sera le seul repas de la journée. 

« Tout est cher. Si je devais acheter la nourriture qu’on nous donne ici, ça me coûterait plus de 1.000 réais (près de 150 euros) par mois« , déplore Mario Lima, 72 ans, qui touche seulement 1.045 reáis de retraite, l’équivalent du salaire minimum. 

Le coronavirus a fait en un an plus de 317.000 morts au Brésil, mais la crise sanitaire a aussi fait monter en flèche le chômage, avec son lot de nouveaux pauvres, de nouveaux affamés. 

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Débordé par la pandémie, le Brésil bat son record journalier de morts

Sao Paulo – Le Brésil a battu mardi son record journalier de décès du Covid-19, avec 1.972 décès officiellement signalés, sans aucun signe de ralentissement de la pandémie dans un pays où le système hospitalier est débordé et où la vaccination progresse lentement.

Depuis le début de la crise sanitaire il y a un an, 268.370 décès dûs au Covid-19 ont été recensés au Brésil, dépassé uniquement par les États-Unis. 

Le ministère de la Santé a également signalé 70.764 nouveaux cas, faisant un total de 11,1 millions d’habitants. 

Le précédent record de décès avait été établi le 3 mars avec 1.910 morts en 24 heures. Au cours des sept derniers jours, la moyenne est de 1.573 décès par jour, un chiffre en constante augmentation au cours des deux dernières semaines.² 

Le pays, qui compte 212 millions d’habitants, connaît une situation dramatique. Selon un rapport publié mardi par la Fondation Fiocruz, qui dépend du ministère de la Santé, les unités de soins intensifs sont occupées à plus de 80% dans 25 des 27 capitales d’État du Brésil. 

« La lutte contre le covid-19 a été perdue en 2020 et il n’y a pas la moindre chance de renverser ce scénario tragique au cours du premier semestre 2021« , a déclaré à l’AFP Jesem Orellana, un épidémiologiste de Fiocruz/Amazone.

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Au Brésil, la mise en place d’une politique de destruction de l’environnement

—Par Claire Gatinois —
Ricardo Salles, le ministre de l’environnement du président d’extrême droite Jair Bolsonaro, estime que son travail consiste plus à « défaire qu’à faire » et agit en conséquence.
Des ministres de Jair Bolsonaro, Ricardo Salles est l’un des plus francs. L’un des plus efficaces, aussi. Mais à ceux qui espéraient que le ministre brésilien de l’environnement d’un gouvernement d’extrême droite peu porté sur la question écologique s’engagerait malgré tout dans la lutte contre la déforestation de l’Amazonie ou le réchauffement climatique, l’homme de 43 ans a offert un démenti cinglant, affirmant que son travail consistait davantage à « défaire qu’à faire ».

« Le Brésil souffre de graves problèmes depuis [l’adoption de] la Constitution de 1988 qui a créé trop d’obligations », a-t-il détaillé dans un entretien à la radio Jovem Pan, vendredi 26 avril, fustigeant les « gouvernements de gauche de ces vingt dernières années » qui ont, selon lui, développé un « appareillage idéologique et bureaucratique (…) freinant le développement économique du pays ».

Fidèle soldat de Jair Bolsonaro avec lequel il partage l’obsession d’un « marxisme culturel » qui se serait infiltré dans le pays, le quadragénaire démantèle, les unes après les autres, les organisations étatiques chargées de la préservation de l’environnement afin d’en chasser les « niches socialistes ».

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« Ele nao »

Rassemblons-nous contre un triomphe électoral fasciste au Brésil.

Dans ce pays-continent d’Amérique du sud, qui concentre le prolétariat le plus nombreux et le plus grand nombre de paysans sans terre de la zone, le risque existe de voir arriver à la tête de L’État, un nostalgique de la dictature des généraux, un ennemi méprisant des plus faibles, un raciste déclaré, un homophobe revendiqué, un partisan de la répression terroriste contre tout ce qui bouge.

Excité par son score au premier tour Bolsonaro et les siens ont multiplié les violences avec l’espoir de créer un climat de peur poussant les plus crédules dans leurs bras.

De nombreux/ses Guyanais/ses, de nombreux Martiniquais/ses séjournent souvent au Brésil.

Que ce soit notre cas ou pas, nous ne pouvons rester indifférent e s. Nous devons envoyer un message de solidarité et de courage aux personnes de bonne volonté, aux démocrates qui refusent que la haine bestiale s’installe à la tête de ce grand pays et fasse renouer le continent avec les heures les plus sombres de son passé.

Rassemblons-nous

MERCREDI 24 OCTOBRE 11h

PLACE DE L’ENREGISTREMENT

(à l’entrée de la rue piétonne) de Fort de France.

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En Amazonie, la violence des chercheurs d’or contre les indiens Yanomami s’intensifie

yanomami_orpailleurs— Par Laurence Caramel —

Dans le nord de l’Amazonie brésilienne, la violence des chercheurs d’or clandestins contre les indiens Yanomami s’intensifie⋅ Leur porte-parole, le chaman Davi Kopenawa a été contraint, mardi 29 juillet, de demander une protection policière après avoir reçu des menaces de mort répétées⋅

Les orpailleurs ont à nouveau investi depuis quelques mois les terres indigènes de la région de Roraima, frontalière du Venezuela et du Guyana⋅ Le gouvernement brésilien en concertation avec les Yanomami a lancé une vaste opération de répression pour expulser les centaines de mineurs qui détruisent la forêt et polluent sols et eau en utilisant du mercure pour extraire le minerai précieux⋅

« Ils veulent me tuer mais je continuerai à me battre car ma mission est de défendre le peuple Yanomami et sa terre », affirme le chef indien dans une déclaration diffusée en Europe par l’association Survival, engagée dans la défense des peuples indigènes.

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Brésiliens, renversez la Coupe du monde

— par Jérôme Latta —
fifa_world_cupe_2014Suscitant quelque scandale, le président de l’UEFA Michel Platini, candidat à la présidence de la FIFA avait donc, il y a quelques semaines, appelé les Brésiliens à « se calmer » et à « attendre un mois » avant de revendiquer, réinterprétant à sa façon la notion de trêve olympique. L’irritation du dirigeant trahissait certainement autant son inconcevable désinvolture que la crainte de ses pairs de voir leur événement « gâché ». Pourtant, que craignent-ils? La probabilité d’une situation si insurrectionnelle qu’elle compromettrait le déroulement du tournoi reste improbable à ce jour: s’ils ont peur, c’est évidemment pour eux-mêmes.

LA FIFA DANS UNE POSITION INTENABLE

Dans les jours qui précèdent une Coupe du monde, il est d’usage de s’interroger sur les forces en présence, sur les potentiels vainqueurs, sur les joueurs que le tournoi glorifiera. Cette fois l’incertitude porte aussi sur la tenue de l’événement lui-même, sur ce qui va se passer autour de lui – au-delà de l’enceinte de stades et des « fanzones ». Nous voici à la veille du Mondial le plus incertain de l’histoire, et pas pour des raisons sportives.

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Festival Africolor, riche traversée de la mémoire

— Par Fara C. —
africolorLe 25e festival de musiques afros 
de Seine-Saint-Denis célèbre les sons et les sens avec Rokia Traoré, le collectif Mixatac d’Essaouira et le Réunionnais Zanmari Baré.

Tandis que sonne le 25e Africolor à travers seize villes de Seine-Saint-Denis et des escales parisiennes, cet âtre d’inventivité artistique et de citoyenneté conjuguées s’avère plus nécessaire que jamais. En ces temps où une certaine extrême droite avance masquée, réfutant sa sombre idéologie originelle tout en attisant la parole raciste, le festival s’attache aux musiques surgies de différentes déportations : razzias arabes au cours de l’islamisation de l’Afrique, qui engendrèrent les confréries gnawas du Maroc, traites négrières organisées par les puissances occidentales, mais aussi vagues migratoires suscitées par le capitalisme. Le cinéma la Clef (Paris), proposant cinq séances cinématographiques, nourrit la réflexion lors de débats.

un patrimoine multiséculaire valorisé

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