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À propos de la première représentation de « 1870 : Femmes au conseil de guerre »

— Communiqué de l’association Culture-Égalité 

Le vendredi 30 septembre s’est joué, au parc de Tivoli 1870 Femmes au conseil de guerre. Une pièce co-écrite pour Culture-Égalité par Huguette Emmanuel Bellemare et Hervé Deluge, d’après les travaux e l’historien Gilbert Pago, et mise en scène par Hervé& Deluge. Malgré les conditions météorologiques extrêmes ( pluie, orage, sol boueux, inondations en certains points du territoire…), 150 spectateurs ont suivi la représentation avec passion et refusé de s’en aller à la fin !… Nathalie nous avait donné ses impressions après la première représentation sous forme de lecture théâtralisée : en septembre 2019 :

« Ce qui m’a surprise et cueillie dans la lecture théâtralisée de cette pièce, c’est  la sensation physique d’y être, dans ces mornes , de les voir, ces groupes de femmes et d’hommes ,  et même de marcher à leur côté dans la nuit sombre , d’entendre leurs débats, leurs  peurs dans ce combat pour la justice et la dignité.

Plus qu’un spectacle vu de l’extérieur, ce fut une imprégnation  directe  dans l’histoire de l’Histoire. Une pièce captivante par sa justesse et son dynamisme. 

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Marche de l’Insurrection du Sud “Sur les traces de Lumina”

Le dimanche 18 septembre à 8h, place du marché à Rivière-Pilote

Dans le cadre du mois du Matrimoine, Culture Égalité et la ville de Rivière-Pilote invite sa population à découvrir et redécouvrir l’histoire de l’Insurrection du Sud, sur les traces de la Rebelle et Marronne Lumina Sophie , le dimanche 18 septembre à 8h.

Le départ se fera sur la place du marché de Rivière-Pilote. Nous nous rendrons dans le bourg de Rivière-Pilote (la place du marché, place de la mairie et la place de l’église), puis nous nous dirigerons vers l’Habitation LaMauny pour découvrir les événements qui y sont passés. Nous continuerons ensuite vers la croix codé.

Un texte relatant des faits sera lue sur chaque site.

Nous terminerons cette marche par une collation. Des petites surprises vous attendront..

Nous vendrons également nos productions autour de femmes qui ont marqué l’histoire de la Martinique.

Nous vous attendons nombreuses et nombreux, pour découvrir cette histoire trop souvent effacée. Rendez-vous le dimanche 18 septembre, à 8h sur la place du marché de Rivière-Pilote.

Dimanche 18 Septembre à 8H

Déroulé de la marche “Sur les traces de Lumina Sophie”

A 7H45 //

Accueil du public sur la place du marché de Rivière-Pilote, Tambour & Ti-bwa avec l’association ADPKM.

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Septembre : le mois du matrimoine, avec Vous!

Cette année-ci, et pour 5 ans, sur 3 députés, la Martinique compte 3 hommes ! Pis, le Centre Atlantique a élu 2 « mecs » : un titulaire et un remplaçant ! Le nombre des candidates a même chuté. Et deux femmes sortantes ont jeté l’éponge et refusé de se représenter. Quel que soit le crédit qu’on apporte à cette fonction, on ne peut que se demander comment on en est arrivé là.

A l’inverse, une jeune enseignante s’est trouvée en danger dans une rue de Fort-de-France. Ce samedi après-midi-là, menacée et agressée verbalement, elle a dû fuir et se réfugier dans une librairie providentiellement ouverte. Son crime ? Avoir refusé à un mâle justement indigné le sourire qu’il exigeait !

Les femmes de la Martinique ne sont donc pas à leur place dans les rues de leur ville, dans l’espace public, passé la semaine de travail, les courses, les démarches administratives, la récupération des enfants à la sortie de l’école, les visites de médecin, etc. Elles ne sont pas non plus à leur place dans les débats et les réunions politiques, surtout dès qu’il s’agit d’exercer la moindre parcelle de pouvoir.

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#Jepeuxpasj’aiCE

— Par Culture Égalité —

Depuis le début du mois de juillet, Culture Egalité propose aux femmes et aux enfants des ateliers, des projections sur les thèmes les plus divers. Ceci dans une philosophie éco-féministe qui consiste à lier pensées féministes et écologistes.

Nous voulons attirer l’attention sur l’intérêt des thèmes traités. Tous ils abordent de façon ludique, accessible, mais aussi avec compétence et pédagogie, des sujets qui sont d’actualité et qui font souvent l’objet de questions aux différents examens de l’Éducation Nationale. On peut citer la question de l’environnement, les conséquences du dérèglement climatique sur les femmes, la définition de l’éco-féminisme, le rôle et la place des femmes dans l’histoire du monde, l’évolution des droits des femmes…

La culture générale est essentielle. Elle peut rendre nos jeunes  plus à l’aise dans leur expression, en particulier pour le fameux Grand Oral au Bac. Alors, nous incitons jeunes et moins jeunes à y participer.

Et, cerise sur le gâteau, nous formons des jeunes femmes qui proclameront haut et fort : « Je suis la femme de ma vie ! »
Qui dit mieux ?

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Les droits des femmes sont des droits humains!

— Pa l’Association féministe Culture Égalité —

La position actuelle tyrannique, archaïque, rétrograde des États-Unis concernant les droits des femmes est très dangereuse pour nous toutes et doit nous pousser à réagir vivement !
En interdisant progressivement, sur tout leur territoire, le droit à l’avortement, ils affirment que le corps des femmes appartient au domaine public et est naturellement un objet de débat et de législation.
Nous disons NON ! Nos droits ne doivent pas servir des intérêts autres que les nôtres : notre liberté, notre dignité, notre valeur humaine.
En aucun cas nos droits ne peuvent être les premiers bafoués, les plus « adaptables », ceux qu’on renégocie dès qu’une religion, le fanatisme patriarcal, un système sexiste souhaitent les réduire, voire les interdire.
Alors que les luttes menées par les femmes et jeunes filles en Amérique latine et en Irlande ont manifesté que ce droit est un droit fondamental pour les générations futures, ce recul du droit à l’avortement aux États-Unis risque encore une fois d’influencer très négativement tous les système politiques conservateurs qui font perdurer les oppressions patriarcales et entravent l’émancipation de toutes les femmes.

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Journée Internationale pour l’Élimination des Violences faites aux Femmes

Campagne 2021 Prévention des violences à l’égard des femmes

«  Dans le monde, 35% des femmes sont victimes de violences.

En Martinique, on recense 500 affaires de violences dans le couple traitées par le parquet de Fort-de-France entre le 1er janvier et 16 novembre 2021.
En Martinique, 13% des femmes de moins de 18 ans sont agressées sexuellement par des proches.

Combien de filles, d’épouses, de sœurs, battues, violées, tuées, pour que l’on agisse enfin ?

À Culture Égalité, depuis toujours, nous dénonçons tout cela. Nous appelons les autorités à une politique plus audacieuse et plus ferme pour contrer cette violence des hommes. Nous affirmons aux femmes qu’elles ne sont pas seules. Nous demandons aux témoins de croire les femmes, de les accompagner…

Alors aujourd’hui, Culture Égalité choisit de s’adresser en priorité aux filles et aux femmes et les incite, les prépare à se préserver des violences en se mettant elles-mêmes au centre de leur vie.

Moi, Toi, Nous… Soyons les femmes de nos vies pour vivre des amours sans violence. Pour que ni menaces, ni pressions, ni dominations ne pèsent sur nos choix de vie.

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Une visite virtuelle : Sur les traces de Lumina

—Par Culture Égalité —

Ce samedi 19 septembre, dans le cadre de la célébration du mois du Matrimoine, l’association féministe Culture Égalité, avec le soutien de la municipalité de Rivière Pilote, a présenté son projet de commémoration d’une des plus grandes révoltes qu’ait connu la Martinique : l’insurrection du Sud.
Compte tenu des mesures sanitaires en vigueur, une dizaine de personnes ont pu découvrir et inaugurer un projet pensé et mûri par les femmes membres de Culture Egalité : une visite virtuelle.
Il s’agissait, grâce à des panneaux munis d’un QR Code, placés à travers la commune, de marcher sur les pas de Lumina Sophie, figure de proue de la Révolte.
Comment fonctionne cette visite virtuelle ?
Muni.e de votre téléphone, et au départ de la place du marché, il vous suffit de scanner, via votre appareil photo, les QR codes situés sur des panneaux placés sur le parcours de l’insurrection.
Ainsi, vous découvrirez, au fur et à mesure de votre progression, un parcours dédié à l’histoire de l’insurrection du Sud. Vous serez guidé.es par la voix de Mapie Émotion, paroleuse bien connue, retraçant les étapes cruciales de cette Révolte qui dénonça les injustices, les conditions de vie des classes laborieuses.

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Mobilisation de soutien aux femmes afghanes

— Communiqué de Culture Égalité —

Dénoncer ! Oui, !! Dénoncer encore et toujours toute atteinte à la liberté, aux droits les plus élémentaires des femmes, en quel que lieu qu’elles se trouvent, c’est cela notre vocation.

Les droits des femmes, de façon générale, restent précaires voire menacés. Nous devons rester vigilantes. La preuve : en Afghanistan, l’histoire se répète avec ce retour des Talibans au pouvoir.

Répondant à l’appel à la mobilisation internationale en solidarité avec les femmes afghanes et le peuple d’Afghanistan lancé par la Marche Mondiale des Femmes, l’association Culture Égalité, le Mouvement du Nid et l’association Kap Caraïbe, se sont mobilisées ce mercredi 1er septembre, sur le front de mer de Fort-de-France. Environ une quarantaine de personnes réunies, dans le respect des gestes barrière. Avec des banderoles violettes aux inscriptions féministes, des pancartes exigeant le respect des droits des femmes et une seule volonté : élever leur voix afin de manifester leur solidarité avec les femmes Afghanes, qui, depuis ce funeste dimanche 15 août, redoutent l’utilisation de la charia contre leurs libertés : interdiction de travailler, de se déplacer seule, mariages forcés, port de la burqa…

D’une seule voix, les personnes présentes ont dit leur indignation face à la souffrance et à l’atteinte à la dignité des Afghanes.

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Élections territoriales de 2021, où sont les femmes ?

Les femmes, éti yo ?

— Par les miltantes de Culture Égalité —

Pas besoin d’être un.e expert.e en statistiques pour constater que les femmes ne sont pas à la veille d’être têtes de liste dans nos élections.

Regardons, constatons : pour ces élections territoriales de 2021, on ne compte que 2 femmes têtes de listes sur 14 en compétition. Au niveau des têtes de section, aucune liste n’a quatre femmes sur quatre, ni même trois ; cinq listes présentent deux femmes et deux listes nous ignorent totalement ! Comment expliquer ces chiffres ?

La sous-représentation des femmes aux élections est due à de multiples facteurs. D’abord, les hommes rechignent à laisser leur place et les partis, particulièrement les grands partis, manquent de volonté politique pour les y contraindre. Ils sont en effet conduits par des hommes qui ne semblent pas avoir accepté l’idée que, dans une démocratie, les femmes ont la capacité et le droit de participer à la chose publique.

Comparons les listes d’aujourd’hui avec celles des dernières élections. En 2015, il y avait 2 femmes pour 9 listes, soit à peu près ¼ (au lieu de 1/7 aujourd’hui).

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Lettre aux parlementaires suite au livre blanc sur les violences faites aux femmes

Mesdames, messieurs les Parlementaires

Objet : suite livre blanc violences faites aux femmes 

Mesdames, Messieurs  
Le 31 août le collectif 8 Mars Martinique, créé le 8 mars 2018, a l’initiative de Culture Égalité, se réunissait sur la place de l’enregistrement, pour solliciter le témoignage des femmes concernant les violences dans le couple particulièrement.  Nous avons voulu votre présence afin de vous remettre ce livre blanc à l’instant T. Vous étiez toutes et tous là, réuni.es  . Vous avez, dans vos discours, apprécié l’initiative et vous vous êtes engagés.es à suivre les travaux de l’État sur nos revendications qui sont celles des femmes de notre pays, la Martinique. 
Vous vous êtes aussi engagé.es à vous impliquer personnellement pour que les choses avancent. Aujourd’hui, dans la situation de crise actuelle, deux des dispositifs essentiels sont au point mort : un numéro vert pour la Martinique et l’augmentation des logements d’urgence. Le confinement de la population met les femmes vivant avec un mari violent en grand danger. Les associations se sont organisées pour des écoutes mais cela est largement insuffisant. Nous préférerions qu’elles soient confinées avec leurs enfants dans un lieu sécure mis à leur disposition.

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Lettre ouverte de Culture Egalité au Préfet de Martinique

Monsieur le Préfet,

Le 25 novembre 2020 toutes les associations et les institutions qui sont impliquées dans l’accompagnement des femmes victimes de violence étaient convoquées dans la salle Félix Éboué de la préfecture de la Martinique. Il s’agissait là pour le Représentant de l’État de nous lister les engagements pris suite aux travaux des ateliers organisés dans le cadre du Grenelle des violences faites aux femmes initié par l’État.

Notre Collectif 8 Mars Martinique a rédigé un Livre Blanc qui vous a été remis.

Aujourd’hui, en cette Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, nous vous interpellons sur certains de ces engagements qui sont essentiels dans notre pays pour combattre les violences faites aux femmes toujours bien présentes même si les féminicides semblent avoir diminué – car nous n’avons vu aucune avancée concernant ces engagements :

– La mise en place d’un centre d’appel 24h/24 qui est une demande essentielle de toutes les personnes présentes. Le 3919 dans son fonctionnement actuel ne répond pas à la réalité de notre pays. Le temps presse.

– La mise en place de logements d’urgence destinés uniquement à mettre en sécurité les femmes victimes de violences.

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Marche théâtralisée

19 janvier 2020 à 8H 30 Rdv au Stade du Vauclin

— Communiqué de Culture Egalité —

Nous vous informons de notre activité du dimanche 19 janvier la « Marche théâtralisée » qui s’inscrit dans l’axe matrimoine de l’association, dont l’objectif est de faire connaître les femmes qui ont contribué à l’histoire sociale, politique, culturelle et économique de notre pays.

Nous sollicitons vos antennes pour informer la population et ensuite les faire revivre ces moments. 

Nous vous remercions par avance pour votre contribution pour faire connaître la famille Roptus pour l’ouverture du 150e anniversaire de l’Insurrections du Sud (septembre 1870)

Cordialement

Huguette Bellemare et George Arnauld, animatrices de l’axe Matrimoine. 

 

PROGRAMME :

Vous pouvez y emmener des enfants des 4 ans. Elle n’est pas accessible aux PMR (personnes à mobilité réduite)

C’est une marche facile avec de bonnes chaussures fermées. 

 

Au détour d’un chemin vous rencontrerez 3 figures représentatives de notre histoire d’avant l’Abolition jusqu’à l’Insurrection du sud. Un moment fort, vivant et émouvant, avec des comédiennes de qualité.  

 

8H30 : Accueil au stade du Vauclin

Une participation solidaire de 5€ par personne est demandée

Départ en bus vers Champfleury

 

9h15 : Ouverture de la marche par un bref exposé historique

 

9h30 : Les départs seront échelonnés par groupe.

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Hommes violents, résidence alternée et droits de l’enfant

— Par Huguette Emmanuel Bellemare, Culture Égalité —

Depuis de nombreuses semaines, des femmes désemparées font le tour des associations d’accompagnement des femmes en difficulté pour obtenir de l’aide afin de protéger leur enfant de père violent. Sur ces trois dernières semaines, ce sont trois femmes qui nous ont sollicitées.

Toutes les trois étaient épouses ou compagnes d’hommes vivant en France. Elles sont revenues en Martinique pour fuir les violences. Elles ont chacune un enfant réclamé par un père qui se découvre brutalement indispensable à l’équilibre de son enfant… Mais qui sont-ils, ces bons pères ? Que veulent-ils ?

Tous ont plus ou moins pour modèle et soutien les masculinistes — ces hommes qui haïssent les femmes à cause des quelques acquis sociaux que celles-ci ont arraché par leur lutte. Ils œuvrent pour rétablir l’ordre ancien et donc récupérer leur place dominante tant dans le foyer que dans la société. Pour mener ce combat, il leur faut s’attirer la sympathie voire la compassion des médias et de l’opinion publique.

Pour cela, ils mènent une offensive tous azimuts mise au point par leurs pionniers des USA et du Canada.

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Harcèlement sexuel au travail, arme de destruction massive

— Par Sylvie Javaloyes, Culture-Egalité —
Le harcèlement sexuel est une arme de destruction massive dont l’objectif est de remettre les femmes à une place : être des objets sexuels. De fait, 99% des harceleurs sont des hommes : blagues salaces, messages ou images à caractère pornographique, gestes déplacés, tout le temps, sont autant de moyens mis en oeuvre par ces hommes. Lorsque les femmes ne répondent pas à cette violence, la plupart du temps sans témoin, l’humiliation en public la remplace.

Dans l’entreprise, nos collègues masculins nous rappellent ainsi que nous ne sommes pas comme eux des professionnelles venues travailler, mais des vagins, des fesses, ou des seins qui se trouvent exercer une profession. Pour tout être humain, être réduit à son sexe, c’est comme être réduit à sa couleur de peau, c’est humiliant, c’est violent, c’est destructeur : perte de confiance, culpabilité et peur. Peur de ne pas être crues, d’être accusées d’exagération, de manquer d’humour, d’être aigries, voilà ce que vivent de nombreuses femmes. Quotidiennement.

Lire : Harcèlement sexuel au travail, des femmes brisent l’impunité

Pour comprendre l’ampleur de cette violence, il suffit d’analyser les chiffres en France : -20% des femmes qui travaillent sont victimes de harcèlement sexuel, cela représente 3 millions de femmes.

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Conférence ‘L’amour de travers », sur les violences conjugales

Vendredi 10 mai 2019 à 18 h Motel Impératrice à Foyal

 Animée par Mme Anita Warmel, psychanalyste

L’actualité sur les violences faites aux femmes nous oblige à nous mobiliser sur ce phénomène inacceptable. Informons-nous, échangeons.

Une participation solidaire de 5 euros est demandée, mais vous pouvez donner plus. L’association a vraiment besoin de fonds pour poursuivre ses activités de défense des droits humains, des droits des femmes et des petites filles. A bientôt.

Mme Anita Warmel, psychanalyste. Elle a créé en 2013, un groupe de travail destiné a libérer la parole des personnes en souffrance. Anita Warmel est l’autrice de « Je ne dirai plus son prénom » paru en octobre 2018.

Nina écoute Rachel, ses propos la ramènent à sa propre histoire. Et pourtant, elle voudrait oublier, le meilleur comme le pire, la violence qui surgit, fulgurante, irrépressible. Puis les excuses, les promesses… Celui dont elle ne dira jamais plus le prénom a recommencé. Comment se reconstruire ? Nina a réussi, mais l’inacceptable peut-il s’effacer ? Un roman sensible, maîtrisé, d’une efficacité redoutable pour traduire le trouble, la fracture, la douloureuse réalité vécue par trop de femmes.

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Hommes violents, résidence alternée et droits de l’enfant.

— Par Huguette Emmanuel Bellemare pour Culture Égalité —

Depuis de nombreuses semaines, des femmes désemparées font le tour des associations d’accompagnement des femmes en difficulté pour obtenir de l’aide afin de protéger leur enfant de pères violents. Sur ces trois dernières semaines, ce sont trois femmes qui nous ont sollicitées. Toutes les trois étaient épouses ou compagnes d’hommes vivant en France. Elles sont revenues en Martinique pour fuir les violences. Elles ont chacune un enfant réclamé par un père qui se découvre brutalement indispensable à l’équilibre de son enfant…

Mais qui sont-ils, ces bons pères ? Que veulent-ils ? Tous ont plus ou moins pour modèle et soutien les masculinistes – ces hommes qui haïssent les femmes à cause des quelques acquis sociaux que celles-ci ont arraché par leur lutte. Ils œuvrent pour rétablir l’ordre ancien et donc récupérer leur place dominante tant dans le foyer que dans la société. Pour mener ce combat, il leur faut s’attirer la sympathie voire la compassion des media et de l’opinion publique. Alors, ils ont décidé de se présenter en pères désespérés, parce que dépossédés systématiquement de leurs enfants par les mères et par une Justice complice.

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L’iimmersion professionnelle : une belle arnaque !

— Par Sylvie Javaloyes,  membre de Culture Égalité —
L’Immersion professionnelle est présentée comme la possibilité de découvrir des métiers pour les personnes en reconversion ou en insertion professionnelle. C’est une convention signée entre le pôle emploi, l’entreprise et l’individu en reconversion ou insertion. La période d’immersion est d’un mois renouvelable. Pendant toute sa durée la-le bénéficiaire doit être accompagné·e d’un·e tuteur·trice. La personne conserve son statut antérieur et est donc indemnisée selon ledit statut.
La réalité est toute autre.
L’immersion professionnelle sert en fait de période d’essai gratuite. Des entreprises en recherche de salarié.es bénéficient ainsi de personnels à titre gratuit et exploitables pendant toute la durée de l’immersion. Ainsi, en Martinique, une entreprise de nettoyage ayant besoin de personnel s’est vu proposer par le pôle emploi des personnes en fin de droit, peu qualifiées, ne percevant pendant 3 semaines aucune rémunération. Lorsque les entreprises ne connaissent pas ce dispositif, les sociétés de recrutement se chargent de les en informer. Le plus décourageant ?  Que des cadres, eux-mêmes salarié·es, trouvent absolument normal de mettre à disposition de leur entreprise du personnel gratuit.

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Des moyens pour l’UFM !

— Par Culture Egalité –

Des moyens pour l’espace d’écoute de l’Union des Femmes de la Martinique et les associations de luttes contre les discriminations sexistes.

Les associations féministes sont contraintes d’assurer un service public qui normalement revient à l’État et aux collectivités : missions d’accueil, d’hébergement, de formation  et de solidarité envers les femmes victimes de violences.

Or, l’État ne donne pas à ces associations des moyens pérennes et réguliers pour fonctionner dignement. Aussi, elles sont obligées, par exemple, d’embaucher des employées en contrat aidé, lesquelles, de ce fait, se trouvent elles-mêmes dans des situations presqu’aussi précaires que les femmes qu’elles reçoivent.

De plus, aujourd’hui, malgré les effets d’annonce de l’ex-candidat Macron proclamant la violence faite aux femmes comme grande cause nationale, ces associations féministes voient leurs subventions arriver tardivement et être catastrophiquement réduites, de telle sorte qu’elles ont du mal à programmer leurs activités et à payer leurs charges.

Ainsi une association travaillant sur notre terrain,  l’UFM se trouve en difficultés financières, dans l’incapacité de rémunérer ses salariées.

Il est inadmissible que les associations féministes soient réduites à mendier des aides et des subventions et à faire appel à la charité publique.

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Soutien au CPIOF

— Par Culture Egalité —

L’association Culture Egalité est très inquiète de la situation dans laquelle se trouve le CPIOF (Centre de planification d’information et d’orientation familiales (CPIOF) ex Association Martiniquaise pour l’Information et l’Orientation Familiale (Amiof)) et affirme sa
solidarité avec le personnel en lutte.

Des femmes se sont battues pour imposer la reconnaissance et le respect de leur droit sexuels et reproductifs. Leurs filles et petites-filles n’accepteront pas que des restrictions budgétaires viennent aujourd’hui entraver ce droit fondamental.

Aussi nous interpellons les pouvoirs publics afin que soient octroyés les moyens indispensables au fonctionnement de cette institution,
fruit, encore une fois, des luttes des femmes et base nécessaire de leur liberté et de leur épanouissement.

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Non, le 8 mars, ce n’est pas la journée de la femme !

Edito de Fanm Ouvè zié’w (FOZ) spécial 8 mars.

  « La » femme, c’est un fantasme masculin et ce choix du singulier en dit long sur les arrière-pensées plus ou moins conscientes… et conservatrices ! Car « la journée de la femme », ça fait un peu fête des mères… ou Saint Valentin ! Or, nous refusons la récupération de cette journée (aussi) à des fins commerciales, avec des pubs proposant de nous « fêter » par un cadeau ou des fleurs… sans doute pour mieux nous faire oublier l’ampleur des inégalités et des injustices qu’il nous reste à combattre.
Le 8 mars, c’est la journée internationale de luttes pour les droits des femmes du monde entier !
Aussi avons-nous choisi de consacrer ce FOZ spécial 8 mars aux conditions de vie des femmes dans notre pays. En Martinique, les femmes modestes cumulent de multiples désavantages : Elles sont reléguées dans les travaux les moins considérés et les moins rémunérés : soins, ménage, commerce… avec des horaires fractionnés et décalés (travail du dimanche ou horaires tardifs…). Elles sont le plus souvent seules à s’occuper des enfants, ainsi que des personnes âgées.

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Élodie

— Par Huguette Emmanuel Bellemare de Culture Egalité

Samedi midi, je rentre dans la pharmacie de ce centre commercial pour y faire un achat rapide. Une vendeuse m’accueille avec le sourire, m’écoute attentivement, me pilote jusqu’au bon rayon, me propose un produit, m’en explique les avantages, l’utilisation… Alors, charmée de son amabilité, en prenant congé, je lui souhaite bon week-end, ajoutant :

  • C’est pour bientôt ? Il est presque 13 heures !

  • Ah non Madame, j’ai encore plusieurs heures de travail cet après-midi !

  • Ah ?… Mais vous récupérez lundi ?

  • Hélas, Madame, je n’ai que dimanche !

  • Mais vous avez des enfants ? Comment faites-vous ?

Alors, elle lâche tout : les deux enfants, un garçon de 12 ans, une fille de 9 ans, qu’elle élève seule, le père s’étant fait la malle. Les difficultés pour les récupérer à l’école et les problèmes de garde le samedi ou les soirs où elle finit après 20 heures :

  • Et encore, j’ai de la chance, j’ai de bonnes voisines, des parentes qui m’aident. Mais imaginez mes collègues qui doivent payer quelqu’une sur un salaire modeste et confier leurs enfants à une personne qu’elles ne connaissent presque pas !

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Yolaine

— Par Sylvie Javaloyes pour Culture Egalité —

« Yolaine » s’est présentée à la maison des syndicats et je l’ai reçue. Elle travaille depuis de nombreuses années sur une petite exploitation d’une commune du sud. Elle est postée au conditionnement de la banane. Elles sont une vingtaine de femmes payées au SMIC, sans aucun autre complément de rémunération bien sûr.

Sur leur lieu de travail il n’y a ni toilettes, ni douche, ni réfectoire, plus clairement aucun point d’eau ne serait-ce que pour se laver les mains. Elles doivent faire leurs besoins « dans les fourrés » …Et quand elles sont malades, qu’elles ont leurs règles ?… Des toilettes de chantier, enfin une seule, ont fini par être installées car il devait y avoir une visite de la médecine du travail. Chaque jour ces femmes arrivent en tenue de travail et repartent sans avoir pu se doucher et se changer

Ces conditions de travail abjectes sont déjà difficiles à vivre en tant que telles, elles sont une atteinte à la dignité de ces femmes. Mais elles ont aussi une incidence directe sur leur condition de vie en dehors du travail.

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Gisèle

 — Par George Arnauld pour Culture Egalité —

Mercredi 16h45, je m’arrête pour récupérer une femme en stop. Nous sommes au haut de Terreville. Elle a raté le bus de 15h… Puis celui de 16h, pour être allée faire pipi dans les fourrés !

Elle sort de 3h de ménage. Elle en est à sa 2e maison. Je la dépose à Schœlcher où elle doit faire encore 2 heures de ménage. Elle finira à 19H. Alors elle prendra le bus pour Fort-de-France puis pour le Lamentin (si elle ne les rate pas !) et là un ami viendra la chercher pour rentrer chez elle au Robert. Où elle arrivera à quelle heure ?!

On l’appellera Gisèle, et des Gisèle, il y en a des centaines qui traversent la Martinique pour aller vers les beaux quartiers gagner leur vie – et ceci à quel prix ! Le temps passé à attendre des bus correspond à plus de la moitié du temps de travail et il n’est pas payé ! Ceci dans l’indifférence totale de celles et de ceux qui sont en charge de la capacité des citoyens et citoyennes à se déplacer.

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Fabienne

— Par Sylvie Javaloyes de Culture Egalité —

« Fabienne » travaille pour une société de nettoyage. Elle est embauchée par l’intermédiaire de Pôle Emploi. Elle prend son poste dès le début du mois de décembre ; durant 3 semaine est considérée en « formation », et l’employeur est indemnisé. A l’issue de ces 3 semaines, l’entreprise l’embauche en CDI à temps partiel. Après 3 semaines de formation sans rémunération, elle est encore soumise à une période d’essai de 2 mois car l’employeur s’octroie toujours la possibilité de rompre le contrat sans contrepartie.

En poursuivant la lecture du contrat, on constate que le planning de travail est supérieur au nombre d’heures total qu’elle est censée effectuer, qu’elle peut être en même temps sur 2 chantiers différents. Quand elle demande la modification du contrat, on lui répond « de ne pas en tenir compte » et l’employeur ne le modifie pas. Ce contrat précise encore que la salariée « s’engage à prévenir à l’avance de tout retard ou absence, sous peine de sanctions pouvant aller jusqu’au licenciement ». Donc elle doit prévoir la veille qu’elle sera malade, qu’il y aura des embouteillages inhabituels… !

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Racisme et sexisme : Solidarité pour les femmes migrantes

Par Muriel Ameller pour Culture Égalité —

Culture Égalité, depuis sa création, s’oppose à toutes les formes d’oppression, de domination vécues par les femmes, et mène de front, entre autres, la lutte contre le sexisme et celle contre le racisme. Car le racisme envers les femmes migrantes ne se dissocie pas des questions liées au genre, aux rapports sociaux construits hiérarchiquement dans les sociétés où le patriarcat est le ciment des systèmes politiques.

Le sexisme et le racisme sont des certitudes basées sur la prétendue infériorité d’un sexe sur l’autre, d’une communauté sur une autre. Ainsi dans le sexisme, les femmes sont celles qui subissent ces représentations négatives et les oppressions qui en découlent (violences, exploitation, discriminations, inégalités..) et les migrantes sont celles qui subissent la double peine et les injustices qui s’y attachent : bas salaires, disqualifications au travail, chantage aux papiers de séjour, exploitation sexuelle… s’ajoutant à ce que nous avons vu plus haut.

On sait aujourd’hui que les femmes ne s’expatrient pas seulement pour suivre leur mari. Elles quittent leur pays parfois seules, souvent dans des conditions (économiques, politiques…) difficiles.

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