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Seconde conférence du CEREAP sur le thème « Art et nature »

Le mardi 10 décembre à 18h 00, salle polyvalente de l’INSPE

Intervenants : Olivia Berthon, Alain Joséphine, Marie-Lyne Psyché-Salpétrier

Modérateur : Dominique Berthet

Illustration : Alain JHoséphine, Dessin 128, 

L’art et la nature

Cette fiche, au vu de la largeur du sujet abordé, ne comprend que des pistes de réflexion.

L’art, issu du latin ars (habileté, connaissance technique), a donné la racine du mot artisanat, qui est une forme de création, mais aussi du mot artifice. Or l’artificiel s’oppose au naturel. Le naturel, ici, est tout ce qui a trait à la nature, c’est-à-dire l’ensemble des éléments qui constituent l’environnement, ce que l’Homme n’a pas créé. A cet effet, on pourrait penser que l’art s’oppose à la nature. Cependant, le propre de l’Homme n’est-il pas de créer ? L’être humain ne renierait-il pas sa nature en arrêtant de créer ?

L’art peut être perçu comme limite à l’harmonie entre l’Homme et la nature.

L’art est création, par opposition à la nature.

Si l’art et la nature paraissent tous deux être des créations aux yeux des scientifiques, une grande différence les sépare : l’Homme crée l’art, tandis que la nature se crée d’elle-même.

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« Montage et assemblage en art » : 24e Colloque organisé par le CEREAP

Samedi 23 et dimanche 24 novembre 2019 à INSPE de Martinique

Equipe interne du CRILLASH (Université des Antilles)
Voir le programme ci-après

 L’art du montage par Claire Atherton

Le montage est conçu comme un espace de vie et de pensée qui jaillit d’un abandon et d’une écoute subtile de la matière, pour parvenir au rythme juste et à l’harmonie entre vide et plein. Pour transmettre la façon singulière qu’elle a d’envisager son travail, Claire Atherton retrace un parcours, presque initiatique, qui passe par l’apprentissage du chinois, la passion pour la philosophie taoïste, une rencontre aussi, celle avec Chantal Akerman, et des années de pratique en mouvement.

J’ai un peu de mal avec le titre Master Class, parce que je ne me sens pas vraiment un maître. Ce qui est important en montage, c’est d’accepter de se perdre, d’accepter de ne pas tout maîtriser. C’est pour cela que le mot master ne semble pas adapté. Mais en même temps, peut-être que le vrai maître est justement celui qui sait se perdre, pour toujours rester en mouvement.

Quand on me pose des questions sur ma pratique du montage, j’insiste sur le fait qu’il faut découvrir en faisant.

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L’Espace Habité d’Alain Joséphine

Tropiques Atrium du 27 mai au 29 juin 2019

— Par Michèle Arretche, Amateur d’Art —

A La véranda de Tropiques Atrium, « l’Espace Habité » par Alain Joséphine, nous donne à voir une mise en scène lumineuse où se répondent petits dessins et grandes, très grandes toiles.

L’artiste nous convie à une promenade à travers les paysages de son enfance, dans la campagne martiniquaise, ou plutôt à travers les impressions qu’ils ont gravées en lui.

Pour ce résultat il en appelle au hasard et aux postures du corps.

Le hasard est revendiqué par l’artiste dans son processus de création, la place de l’aléatoire fait partie de sa réflexion.

Citons Dominique Berthet dans une conférence sur art et hasard : « Jean Dubuffet par exemple, dans L’Homme du commun à l’ouvrage, a souvent parlé de son rapport au hasard. Il y présente l’œuvre d’art comme « l’empreinte d’une aventure » dont on ignore où elle nous mène et dans laquelle « on y lit tous les combats intervenus entre l’artiste et les indocilités des matériaux qu’il a mis en œuvre ». La dimension imprévisible du résultat était pour lui ce qui faisait l’intérêt de la création, ce qui rendait l’œuvre captivante ; à l’artiste de composer avec le fortuit, de l’exploiter et de tenter d’en tirer bénéfice.

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À la BU du Campus, l’art singulier de la performance

— par Janine Bailly —

Étant novice en la matière, au sortir de la manifestation qui eut lieu ce mardi à la Bibliothèque universitaire, je suis allée chercher quelque lumière dans Wikipédia. Il nous est dit que : « Une performance artistique est une action comportementale entreprise par un ou des artistes, face à un public… c’est une tradition interdisciplinaire qui trouve son origine dans des pratiques artistiques d’avant-garde de la première moitié du XX° siècle …». 

La performance, improvisée ou non, en solitaire ou à plusieurs, peut se produire dans les lieux les plus divers tels que rues, galeries, musées, espaces alternatifs, ici donc les salles du rez-de-chaussée de la bibliothèque universitaire.

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Exposition « Pictural » : peinture actuelle en Martinique

Par Selim Lander

Après l’exposition tirée du fonds de l’entreprise Renault, présentant quelques grands noms des arts plastiques du XXe siècle, la Fondation Clément a eu l’excellente idée de réunir trente-cinq artistes martiniquais toujours actifs dans une exposition collective intitulée Pictural. « Pictural » comme peinture, même si l’on n’est pas surpris de trouver des exceptions au châssis rectangulaire habituel, tant les frontières entre peinture, sculpture, installation se sont désormais estompées.

Si l’art contemporain, on ne le sait que trop, trop souvent déçoit (« le n’importe quoi ou le presque rien » selon la formule célèbre de Jean Clair), ce n’est nullement le cas des œuvres rassemblées ici, à quelques réserves inévitables près. Aucune mièvrerie dans cette exposition, et si les silhouettes « approximativement » dessinées sont de rigueur, ce n’est pas gaucherie ou maladresse mais simplement parce que l’avènement de la photographie a « tué » le dessin académique (sauf chez de rares récalcitrants qui font parfois figure désormais de révolutionnaires. Voir le portrait par Claude Cauquil reproduit en tête de cet article). On sait d’ailleurs, depuis Münch et d’autres, qu’une physionomie n’a pas besoin d’être exacte ni même précise pour être réaliste et expressive.

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Galerie Colette Nimar : nouvelle semaine d’exposition

Nouvelle semaine de l’exposition dès 10h ce mardi matin 26 mars !

A l’ occasion de la sortie et de la présentation du nouveau numéro annuel, le n° 24 de Recherches en Esthétique sur le thème « Art et détournement« , l’association des Amis du CEREAP et son directeur de publication Dominique BERTHET organise une exposition collective jusqu’au 31 mars inclus.
Les œuvres présentées à cette occasion sont mises en vente, les artistes soutenant de cette façon l’existence et la publication de cet ouvrage réalisé en Martinique, qui existe maintenant depuis 25 ans, véritable challenge !

10 artistes Victor Anicet, Alain Aumis, Julie Bessard, Chantal Charron, Gilles Elie-dit-Cosaque, Hugues Henri, Alain Joséphine, Christophe Mert, Ricardo Ozier-Lafontaine, Luz Severino font dialoguer leurs œuvres à la Galerie Colette Nimar – Pointe Simon à Fort-de-France, et les présentent au public du mardi au samedi de 10h à 13h et de 16h à 18h30 ainsi que le dimanche matin de 10h à 13H .

Deux temps forts accompagnent cette nouvelle semaine d’exposition:

Samedi 30 Mars à 17h,

Dominique BERTHET fera une visite guidée informelle de l’exposition à 17 h, permettant à tout un chacun d’avoir quelques clés pour aborder la démarche aristique et l’univers de chaque artiste, lors  »d’un tea time/ causerie  »

Dimanche 31 mars entre 10h et 13h

un temps de rencontre/échange artistes/ public en toute simplicité et convivialité est organisé sur place.

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“Pouvoirs du détournement”

Mardi 13 mars, 18h, ESPE de Martinique

Intervenants : Anne-Catherine Berry, Dominique Berthet, Martine Potoczny

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Une pratique artistique et politique
Cet acte se retrouve par exemple au cœur de démarches très tôt liées à l’art moderne et contemporain, par la réutilisation d’images, d’objets et de textes.

Marcel Duchamp fait appel dès 1913 au détournement des fonctions utilitaires premières d’objets et d’images, lorsqu’il invente le ready-made. Certains artistes liés au pop art y font appel massivement comme Roy Lichtenstein qui détourne des images extraites de comics pour en faire de grandes toiles.

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« Recherches en Esthétique : Art et détournement »

Vendredi 15 février 2019 – 18h 30 – Bibliothèque Schœlcher à FdF

La Bibliothèque Schœlcher vous invite à la rencontre autour du 24ème numéro de la revue du CEREAP : « Recherches en Esthétique : Art et détournement » publié sous la direction de Dominique BERTHET.

« Dans le domaine artistique, le détournement concerne généralement les images, les œuvres, les objets, les matériaux industriels et naturels quelles que soient leur taille et leur matière. Le détournement consiste alors en une modification du sens de l’image ou de la fonction de l’objet. Le contexte et le lieu peuvent également jouer un rôle dans le détournement. Celui-ci modifie donc ce qui existait antérieurement.

Le détournement est une modalité de l’appropriation qui consiste à utiliser une source, un référent déjà existant dans la réalisation d’une œuvre nouvelle. En l’occurrence, il s’agit là d’une appropriation productrice d’un écart plus ou moins significatif, débouchant sur une transformation. Le détournement consiste à transformer l’usage d’un objet, ou l’apparence d’une œuvre, connue de préférence. Dans une certaine mesure, le détournement est une affaire de connaisseurs qui sont en mesure de saisir ce en quoi il y a détournement, d’en mesurer l’importance et la portée.

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« Groupes/collectifs d’artistes » 4° conférence du CEREAP

Mardi 8 janvier 2019, à 18h, ESPE de Martinique

intervenants : Anne-Catherine Berry, Dominique Berthet et Lise Brossard.

Les objectifs d’un collectif d’artistes comprennent tout ce qui est pertinent ou presque, pour l’activité de chacun d’entre eux ; cela peut aller, concrètement, de l’achat de matériaux en gros, le partage de matériel, de lieux ou de fournitures, en passant par le rapprochement d’idéologies partagées, d’approches esthétiques ou d’opinions politiques ou, même, l’organisation d’une vie commune, notamment de travail, comme dans une famille élargie.

Le partage de la propriété — avec ses risques, ses avantages, ses statuts — est souvent implicite.

Des collectifs d’artistes ont existé à toutes les époques historiques, souvent rassemblés autour d’un centre de ressources ; tel était le cas, par exemple, des ateliers de sculpture de l’Antiquité dans les carrières de marbre de Milos en Grèce ou de Carrare en Italie.

Des collectifs se sont constitués pendant la révolution russe, parfois mis en place par l’État, ou sous la Révolution française lorsque le Louvre à Paris fut occupé par un collectif d’artistes.

Des collectifs d’artistes plus traditionnels ont plutôt tendance à être des petits groupes de deux à huit artistes qui produisent des travaux, soit en collaboration, soit individuellement, dans le but d’exposer ensemble dans des galeries ou dans des espaces publics.

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Rencontre autour de l’ouvrage « Création et engagement »

Vendredi 26 octobre 2018 – 18h30 – Bibliothèque Schœlcher

La Bibliothèque Schœlcher vous invite à la rencontre autour de l’ouvrage « Création et engagement » publié sous la direction de Dominique BERTHET.

L’engagement dans le domaine de la création renvoie à deux aspects. Le premier est inhérent à la création en tant que telle dans la mesure où le créateur s’investit, s’implique dans son projet et dans sa pratique. Créer c’est donner naissance à quelque chose qui n’existait pas avant. Pour cela s’exerce une double action : de la pensée et du corps. La création est souvent présentée comme un combat dans lequel l’artiste se confronte au matériau, au support, aux composants, à l’espace, etc. L’inattendu, le hasard, l’accident perturbent parfois le projet et l’intention du créateur qui est alors amené à prendre en compte ce qu’il n’avait pas prévu. La création résulte d’un engagement total de celui qui donne forme à cette « chose » nouvelle.

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Fantômes Caraïbes par Hugues Henri

Du 19 au 28 octobre 2018 à la Villa Chanteclerc à Fort-de-France

La Collectivité Territoriale de Martinique a le plaisir de vous inviter à cette exposition d’Hugues HENRI, qui aura lieu à Fort-de-France du 19 au 28 octobre 2018, à la villa Chanteclerc, (route de Didier). Cette exposition perpétue la recherche par cet artiste d’un retour des Caraïbes, ces « Indiens » ethnnocidés, pour la plupart disparus à l’exception des survivants dans la réserve de la Dominique et des îles Karifugas le long du Belize. Il s’agit d’une fiction artistique, non d’une reconstitution basée sur des recherches scientifiques, historiques, archéologiques, ethnologiques et anthropologiques.

Les moyens utilisés par Hugues Henri sont traditionnellement plastiques et picturaux pour les 30 toiles sur chassis peintes à l’acrylique et à l’huile, mais aussi composites à travers les séries de 30 photomontages numériques imprimés sur toile.

La finalité n’est pas de fabriquer des images postmodernes vides de sens, mais de permettre ce « retour fictif mais sensible » des Fantômes caraïbes. Dès lors ils émergent autour de nous, dans nos décors quotidiens et lieux de mémoire, avec leur aura, leurs regards et leur présence qui retrouvent leurs places dans notre présent désincarné et consumériste.

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Recherches en Esthétique, numéro 23, « Art et action »

— Présentation par Anne-Catherine Berry —

Le 23e numéro de la revue Recherches en Esthétique est consacré à la relation qui se joue entre les notions « art » et « action ». Vingt-trois auteurs, géographiquement éloignés et culturellement différents, interviennent ici : artistes, critiques d’art, littéraires, philosophes, esthéticiens, historiens de l’art, doctorants. Ils s’intéressent à des problématiques spécifiques et relatives à cette thématique, surtout, ils relèvent les différentes acceptions du terme action, dans son rapport à l’art. Les réflexions, exposées dans ce numéro, mettent en lumière les niveaux et les modalités d’implication, voire d’engagement de l’action dans l’art. Elles abordent le processus de création de l’œuvre, sa monstration, sa diffusion, sa réception, également sa conceptualisation.

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L’action va de pair avec la création artistique. Elle est intrinsèque à toute création, nous parlons d’ailleurs de « l’acte de création ». Le philosophe Marc Jimenez, lors de l’entretien mené par Dominique Berthet, ouvre la réflexion sur le sujet. L’entretien qui porte comme intitulé : « L’art-action : entre praxis et performatif », pose les enjeux fondamentaux de ce couple de notions. Ils soulignent ainsi les différentes modalités et appréhensions de l’action dans ses rapports à l’art.

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Conférnce du CEREAP en lien avec le CRILLASH : Exil et création »

Mardi 10 avril 2018, 18h, ÉSPÉ de Martinique

Intervenants : Dominique Berthet, Frédéric Lefrançois, Martine Potoczny

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Exil et création
— par Abdellatif Laâbi —

« Quand la chrysalide de la création se libère en nous, nous sommes déjà au seuil de l’exil. L’exil est en nous, avant que de nous être imposé. Il se révèle dès que notre migration commence et que notre quête se déploie. »

De l’exil ou de la création, lequel prime l’autre ? Cette façon d’appréhender le rapport de la création à l’exil peut paraître singulière, voire artificielle. Mais pourquoi s’est-elle imposée à moi, d’emblée, sous cette forme de devineete à laquelle je crois pouvoir répondre sans hésitation ?

Oui, je pense que la primauté est à l’exil.

Car créer ne présuppose-t-il pas l’une ou l’autre des formes que peut prendre l’exil ? Loin de moi l’idée de jouer avec les mots ou de me jouer des mots. Et, pour que cette idée soit loin de nous tous (et toutes), voyons d’abord ce que les mots recouvrent, ce qu’ils peuvent voiler et dévoiler. Consultons leur mémoire, en quelque sorte.

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« Wild Fantasy » : soirée Bouyon à la BU…

Mardi 5 décembre 2017 à 18h 45

Installation artistique son et lumière à la BU du campus de Schoelcher mardi 5/12
Interrogée sur le mot « Bouyon », une encyclopédie en ligne bien connue indique sobrement : « Style musical né dans la caraïbe, à la fin des années 1980, assez répandu dans les Petites Antilles.  » C’est assez pour distinguer ce bouyon-là de son homonyme culinaire, mais c’est trop peu pour donner la mesure du phénomène de société que représente ce genre musical dans nos territoires.

Apparu en Dominique dans les années 1980, ce mélange de musique traditionnelle et moderne est reconnaissable à son univers sonore très dynamique, où le corps est mis à l’épreuve dans un jeu de scène qui répond à des codes particuliers – notamment des tenues colorées et moulantes… Aujourd’hui, comme le rapporte l’article de France Antilles ci-dessous, le Bouyon dans sa déclinaison « Gwada » est entouré d’un halo de soufre et de scandale, porté par des paroles, un sens du mouvement et de la gestuelle à travers lesquels certains perçoivent nettement « une dérive de notre société ».

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Lam, rhum & l’impératrice

Du 24 octobre au 08 novembre 2017. Hotel Impératrice à FdF

Dans la fable galante que Luis Pannier intitule « Lam, Rhum et l’Impératrice », le détournement des maîtres modernes et anciens symbolise le regard porté de la peinture sur la somnolence du monde contemporain. Il faut croire que certains de ses nus fonctionnent comme une allégorie parodique sur les relations qu’entretient le surréalisme de Lam avec la disparité des sociétés antillaises.

En effet, fragments et style du peintre cubain hantent certaines scènes d’alcôve. Arrière-pays, simple décor ou rappel de la célèbre gravure de Goya « Le sommeil de la raison engendre des monstres » et « Le Cauchemar » d’Heinrich Füssli. Ce sont deux oeuvres que Luis Pannier reprend dans d’autres expositions pour traiter un surréel à l’origine de merveilles certes, mais que sans Liberté produit de monstres des régressions politiques et sociales.

De ce fait, l’artiste franco-vénézuélien rend ambivalent le syncrétisme de Lam. Par moments, c’est une sculpture senoufo qui se réfère au renouvellement perpétuel de la vie et au renouveau stylistique de Lam. À d’autres moments, Mantonica, nom de la marraine de Lam, veille aux réjouissances du peintre, de son modèle et de « l’âme du rhum ».

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Parutions : nouveautés du 9 juin 2017

ART ET TRANSGRESSIONS

Dominique Berthet
Sous la direction de Dominique Berthet

La transgression est une posture critique. On peut l’associer à l’audace, à la subversion, à la révolte. La transgression s’affiche, elle est revendiquée. Elle remet en cause ce qui est considéré comme acquis, accepté par tous, et ébranle la légitimité d’un système de valeur. Elle est donc contestation. La transgression est à la fois une forme de résistance et la proposition d’autre chose. Elle ouvre de nouveaux espaces, de nouvelles aventures, débouche sur de nouvelles expériences. Transgresser, c’est donner à voir et à penser autrement.

Coll. Ouverture Philosophique

216 pages • 22 euros• juin 2017

EAN : 9782343121574

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« Art et hasard »

Vendredi 9 juin 2017 – 18h30 – à la Bibliothèque Schoelcher (Fort-de-France)

Dominique Berthet, Laurette Célestine, Hugues Henri, Frédéric Lefrançois et Sentier.

 «Le processus créateur est souvent comparé à une lutte entre une intention, une prévision, une volonté et l’irruption de l’imprévu, de l’aléa, de l’incontrôlé.

La création ne se fait pas dans la sérénité, mais dans la recherche, l’expérimentation, l’exploration ; bref, dans l’incertitude, dans l’intranquillité.

« La création n’est qu’une série d’hésitations. S’il n’y a pas d’hésitations, d’inquiétude, d’interrogation, ce ne serait plus que de l’habilité » disait Édouard Pignon avant d’ajouter : « C’est dans la découverte, dans le frémissement de l’inquiétude, dans le frémissement de l’hésitation qu’on cueille les fleurs de la création ».

La création artistique nous plonge dans une constante oscillation entre intention et hasard, projet et inconnu, dessein et surprise. Il s’agit d’un saut dans l’inconnu. Dans le cas contraire, la création ne serait que de l’habilité, du savoir-faire, de la technique.

Questionner la présence et le rôle du hasard dans l’art, c’est découvrir les voies inattendues explorées par les artistes. Les sentiers de la création ne sont pas balisés.

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Recherches en esthétique n° 22

16 mai 2017 18h à l’ESPE

7° et dernière conférence du CEREAP,
en lien avec le CRILLASH, de cette année universitaire,
le mardi 16 mai, à 18h, salle polyvalente de l’ESPE (ex IUFM)
Présentation du nouveau numéro de la revue Recherches en Esthétique, sur « Art et hasard »
Intervenants : Widad Amra, Dominique Berthet, Lise Brossard, Manuel Norvat

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voir sur Madinin’Art

« Art et hasard » conférence du CEREAP
Mardi 21 février 2017 , à 18 h ESPE (Route du phare, Fort-de-France)

« Art et hasard » 21e colloque du CEREAP
26 & 27 novembre 2016 au Mémorial ACTe

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« Révolution, dictature, résistance dans le monde américano-caraïbe »

 Journées d’études du CRILLASH : 27 & 28 avril 2017

Programme Jour 1

8 h 30 : Accueil des participants
8 h 45 : Ouverture officielle avec Mme Odile FRANCOIS-HAUGRIN, VP Pôle Martinique et Mme Cécile BERTIN-ELISABETH, Doyen de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines, Mr Dominique BERTHET, Directeur de l’École doctorale 588.
9 h 15 : Ouverture scientifique avec Cécile BERTIN-ELISABETH, PR, UA et Dominique BERTHET, PR, UA, co-organisateurs
10 h 00 : pause-café
10 h 15 : Richard MARIN, PR émérite Université de Toulouse : Ty-pologie des dictatures latino-américaines.
11 h 00 Gérald DESERT, PRCE, UA : Gringo Viejo de Carlos Fuentes : un roman épique de la Révolution mexicaine.
11 h 45 Pause-déjeuner

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FIAP17 : Festival International d’Art Performance, 1ère édition

Du 17 au 23 avril 2017 à Fort-de-France

A l’initiative d’Artincidence l’association d’Annabel Guérédrat et Henri Tauliaut, va se tenir en Martinique le 1er Festival International d’Art Performance. Des « performeuses » et des « performeurs » venusdu bassin caribéen, des Etats-Unis, d’Amérique du Sud et d’Europe vont se rencontrer et aller à la rencontre du public martiniquais pendant trois jours à l’Hotel Impératrice de Fort-de-France mais aussi « hors les murs », in situ, dans la rue piétone de la ville capitale, aux alentours de la bibliothèque Schoelcher… Performance live en continu, tables rondes avec des spécialistes venus de différents horizons, exposition photo, projections de films vont animer ces trois jours dans un esprit d’ouverture au grand public.

Inventée par les dadaïstes il y a un siècle, cette forme d’art éphémère, où le corps du performeur est au centre de l’œuvre laisse peu d’objets derrière lui. Elle est essentiellement connue par ses traces : des photographies, le plus souvent, et parfois des films et des témoignages. (…) son l’origine se situe sans doute dans la pratique des rituels ou rites de passage observés depuis l’origine de l’Homme.

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6e conférence du CEREAP: Paul Gauguin en Martinique

Mardi 4 avril 2017 à 18 h

Salle polyvalente de l’ÉSPÉ de Martinique
Conférencières : Anne-Catherine Berry, Lise Brossard, Christelle Lozere
Modérateur : Dominique Berthet

En avril 1887 Paul Gauguin et son ami peintre Charles Laval s’embarquent pour Panama « pour vivre en sauvage. […] . J’emporte mes couleurs et mes pinceaux, et je me retremperai loin de tous les hommes.». Gauguin travaille au percement du Canal dans des conditions difficiles et cherche rapidement à quitter l’île.

En juin 1887 les deux amis débarquent à la Martinique où ils avaient fait escale et s’installent au Carbet dans une ancienne case-à-nègres. Gauguin y passe environ 5 mois.

C’est une révélation pour le peintre : « Je rapporterai une dizaine une douzaine de toiles dont quatre avec des figures bien supérieures à mon époque de Pont-Aven. […] malgré ma faiblesse physique, je n’ai jamais eu une peinture aussi claire, aussi lucide par exemple beaucoup de fantaisie)».

Malgré sa maladie – la malaria contractée à Panama – Gauguin peint une quinzaine de toiles et réalise de nombreux croquis, pastels et aquarelles. La Martinique est encore présente dans nombre d’œuvres réalisées à son retour en France : éventails, sculptures, zincographies…

Ainsi l’expérience martiniquaise a été un tournant dans la vie de l’artiste et a influencé sa peinture.

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« Art et hasard » conférence du CEREAP

Mardi 21 février 2017 , à 18 h

ESPE (Route du phare, Fort-de-France)

Intervenants : Anne-Catherine Berry, Dominique Berthet, Olivia Berthon

A cette occasion vous pourrez découvrir le nouveau numéro de la revue Recherches en Esthétique (n° 22) portant sur le même thème.

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Le hasard a toujours fasciné les artistes.
Conscient du formidable potentiel qu’il recèle, les artistes ont tenté à plusieurs reprise de le convoquer au coeur même de leur démarche afin de pouvoir jouir de ses bienfaits créatifs.

Le hasard reste avant tout une notion difficilement définissable. Néanmoins deux catégories de hasard peuvent être distinguées comme l’a établi avec justesse le biologiste et biochimiste Jacques Monod, dans la mesure où un hasard peut effectivement être soit subi, soit provoqué. Le premier répondant à « une incertitude essentielle » et le second à une « incertitude opération nelle ».
Dans le premier cas le hasard peut se donner à voir comme un accident et un événement fortuit, inexplicable et inattendu, pouvant s’inviter à tout instant dans l’acte créatif, aussi bien avant que pendant ou aussi après.
Il peut être alors perçu comme un acteur – important ou non – venant bouleverser l’oeuvre en bien ou en mal.

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« Art et hasard » 21e colloque du CEREAP

 26 & 27 novembre 2016 au Mémorial ACTe

art__hasard-2Programme ci-dessous.

Hasard et aléatoire, Dada et art génératif

— Par Augustin Manaranche —

Le hasard a toujours fasciné les artistes.
Conscient du formidable potentiel qu’il recèle, les artistes ont tenté à plusieurs reprise de le convoquer au cœur même de leur démarche afin de pouvoir jouir de ses bienfaits créatifs.
Au travers de l’exemple du mouvement Dada et de l’art génératif nous chercherons à découvrir la signification de leurs rapports au hasard.

Introduction au hasard et à l’aléa dans le champ de l’art
Le hasard reste avant tout une notion difficilement définissable. Néanmoins deux catégories de hasard peuvent être distinguées comme l’a établi avec justesse le biologiste et biochimiste Jacques Monod, dans la mesure où un hasard peut effectivement être soit subi, soit provoqué. Le premier répondant à « une incertitude essentielle » et le second à une « incertitude opérationnelle(1).

Dans le premier cas le hasard peut se donner à voir comme un accident et un événement fortuit, inexplicable et inattendu, pouvant s’inviter à tout instant dans l’acte créatif, aussi bien avant que pendant ou aussi après.

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Le mai de Saint-Pierre

 

Dimanche 22 mai 2016

le_mai_de_st_pierre_2016Programme des commémotations
À SAINT-PIERRE (MARTINIQUE), en commémoration de l’abolition de l’esclavage, colloque dimanche 22 mai 2016 au CDST (Centre des Découvertes des Sciences de la Terre), Habitation Périnelle :
(Entrée libre)
10 h 45 à 11 h 15 : Accueil des invités (inscription au déjeuner offert). Buffet offert au public (pain-beurre chocolat/café/viennoiseries créoles). Exposition d’ouvrages et dédicaces.
11 h 15 à 11 h 30 : Discours de bienvenue du directeur du CDST Charles-Henri Fargues et présentation du colloque.
11 h 30 à 11 h 45 : « L’esclavage aux Antilles françaises avant 1789 », Sophie Relouzat.
11 h 45 à 12 h 30 : Carte blanche à Marie-France Massembo : « L’histoire d’une anthropologie sociale et culturelle guadeloupéenne « Grap a kongo » – Rites d’une identité préservée ».
12 h 30 à 13 h : Carte blanche à Suzanne Dracius : « Youma… un rêve…Témoin des rapports antagoniques et équivoques qui unissent maîtres et esclaves ».
13 h à 13 h 30 : Dédicaces et échanges avec les auteurs.
13 h 30 à 14 h 45 : Ti punch & déjeuner créole offert par l’association Promolecture.

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Autour de « 40 entretiens d’artistes » et « La Réception de l’art »

le 14 avril 2016 de 18h 30 à 21h 30 Bibliothèque Schoelcher à Foyal

Rencontre autour des ouvrages « La réception de l’art » , le 21ème numéro de la revue Recherches en Esthétique et « 40 entretiens_&_receptionentretiens d’artistes : Martinique et Guadeloupe » — Tome 1 & 2, publiés sous la direction de Dominique Berthet

Intervenants :

Dominique Berthet, Directeur de Recherches en Esthétique

Anne-Catherine Berry, enseignante

Yolande Salomé Toumson, enseigmante

 

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