Thierry Dol, Marc Féret, Daniel Larribe et Pierre Legrand, capturés à Arlit le 16 septembre 2010, sont toujours détenus au Sahel.
— Par Maud Larribe et Aurélien Pigeat fille et neveu de Daniel Larribe, enlevé le 16 septembre 2010 —
Mille jours d’attente pour les familles, les proches, les amis.
Mille jours à se rappeler, à rappeler le souvenir de Daniel, Marc, Pierre et Thierry.
A lutter contre le temps – deux ans et demi déjà, presque trois – disparu, envolé, en fin de compte tout simplement volé.
A lutter contre l’oubli.
Ce qu’on appelle oubli, ce sont les journées qui filent, les unes après les autres, dans notre quotidien, quand elles passent pour eux, solitaires et infinies, dans le désert. Lire Plus













« J’appartiens à la race blanche, vous appartenez à la race noire. » Ainsi Eric Zemmour traçait-il, en novembre 2008, sur Arte, une ligne de démarcation entre lui et son interlocutrice, la militante antiraciste Rokhaya Diallo. L’écrivaine Nancy Huston et le biologiste Michel Raymond (CNRS) viennent aimablement d’offrir au polémiste, cinq ans plus tard, une formidable caution scientifique et intellectuelle.





Est-il possible d’envisager des réparations financières pour les crimes commis lors de l’esclavage ? En décrétant que «l’histoire ne peut pas faire l’objet d’une transaction», François Hollande vient de répondre négativement à cette question, le 10 mai, lors de la journée de commémoration de l’abolition de l’esclavage. La formule est habile. Pourtant, si l’on regarde les choses de plus près, la question est plus complexe, et ne peut être évacuée aussi facilement. Christiane Taubira, qui est à l’origine de la loi de 2001 reconnaissant la traite négrière et l’esclavage comme crime contre l’humanité, et instituant la journée du 10 mai, a eu raison de corriger immédiatement le tir présidentiel, en évoquant dès le lendemain la nécessité de réfléchir à des formes de politique foncière et de redistribution des terres en faveur des descendants d’esclaves dans les territoires français d’outre-mer. 

