—RS n° 422 lundi 24 novembre 2025 —
Depuis quelques mois (et pour certain·e·s depuis… toujours en fait), petites et « grosses » écuries électorales affûtent leurs armes. Plus exactement, ils et elles bichonnent leurs chevaux en couvrant de boue ceux des autres concurrents. Ceci étant, on ne saurait raisonnablement jeter l’anathème sur celles et ceux qui entendent concourir aux élections. On dit même, dans certains milieux, peu experts dans l’habillage des ambitions personnelles, qu’on va pour « tenter sa chance ».
Réduire la politique au combat électoral est une tendance forte. On peut, on doit penser autrement, mais quand la lutte armée n’est pas à l’ordre du jour, l’électoralisme a des circonstances atténuantes.
En outre, il convient de faire la distinction entre électoralisme et participation aux élections. L’électoralisme consiste à faire croire que la clé de l’émancipation réside dans l’élection de soi-même, avec ou sans ses parents, ami·e·s et allié·e·s. L’électoralisme, c’est aussi tout subordonner aux élections. C’est jeter aux orties les programmes, dans la propagande comme dans la construction des alliances. (On pourrait ajouter que le refus systématique des élections n’est pas mieux que l’électoralisme, mais cette position, plutôt marginale, n’est pas le sujet ici.)

— Collectif —
— Les Contrechroniques d’Yves-Léopold Monthieux —
— Par Jean Samblé —
— Par Robert Lodimus —
— Par Jean Samblé —


Une affaire administrative vieille de plus de vingt ans revient aujourd’hui au premier plan de la scène judiciaire et politique. À partir du 17 novembre, quatre personnalités majeures de la vie publique martiniquaise – Serge Letchimy, président du Conseil exécutif de la Collectivité territoriale de Martinique (CTM), le maire de Fort-de-France Didier Laguerre, son premier adjoint Yvon Pacquit, ainsi que l’ancien directeur général des services municipaux Max Bunod – sont appelées à comparaître devant la 32ᵉ chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris. Ils sont poursuivis pour détournement de fonds publics, recel ou complicité, dans une affaire complexe mêlant règles statutaires, principes constitutionnels et décisions administratives contestées.




Longtemps considérées comme des périphéries de la République, les collectivités françaises d’Amérique – la Martinique, la Guadeloupe, la Guyane, Saint-Martin, Saint-Barthélemy et Saint-Pierre-et-Miquelon – se trouvent aujourd’hui à la croisée des chemins. Entre appartenance européenne, ancrage caribéen et ambitions internationales, elles incarnent un enjeu stratégique majeur pour la France et l’Union européenne dans un bassin atlantique en pleine recomposition.

— Par Jean-Bernard Bayard —