Ce que la condamnation de Serge Letchimy dit de la République
Ce texte met en débat une justice à deux vitesses qui frappe les élus antillais avec une rapidité et une sévérité que l’on ne retrouve pas au sommet de l’État. Là où les dossiers parisiens traînent souvent pendant des décennies, les procédures en Outre-mer sont utilisées comme de véritables outils de mise hors-jeu politique immédiate. Cette inégalité de traitement transforme les condamnés en victimes aux yeux de la population, renforçant le sentiment d’une discipline coloniale plutôt que d’une véritable justice pour tous. Que cette composition ne soit pas interprétée comme une porte ouverte au laisser-faire ou un sauf-conduit pour la corruption, mais plutôt comme un rappel : la moralité en politique doit suivre ce principe du ruissellement — des sommets vers les plaines — réputé si cher aux chantres de la gestion rigoureuse de la chose publique.
La condamnation de Serge Letchimy, s’inscrivant dans une suite de procédures visant les figures de l’échiquier antillais, dépasse le simple cadre du purisme judiciaire. Elle agit comme le révélateur d’une tension historique profonde : celle d’une République qui exige de ses périphéries une vertu qu’elle peine, aux sommets de l’État, à s’appliquer à elle-même.

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Et si le tourisme de demain ne se mesurait plus à l’intensité des expériences consommées, mais à la qualité des liens tissés ? En relisant Essai sur le don de Marcel Mauss, une autre voie apparaît : voyager non plus comme un client, mais comme un partenaire engagé dans un échange durable.
Fort-de-France le 18 février 2026
Les boomers issus de la départementalisation ont-ils remplis ou trahis leur mission ?
Une note interne du ministère de l’Économie et des Finances vient raviver avec intensité le débat sur la contribution fiscale des plus grandes fortunes françaises. Les chiffres, transmis aux présidents de la commission des finances du Sénat et révélés par Le Monde, sont sans équivoque : en 2024, 18 525 foyers disposant d’un patrimoine immobilier taxable d’au moins 1,3 million d’euros n’ont acquitté aucun impôt sur le revenu.
— Par Florent Grabin, président de l’association écologique P.U.M.A. —
— Par Mary-Françoise Renard (*) —
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Chaque année, le Carême ouvre pour les chrétiens un temps particulier : quarante jours de préparation à Pâques, marqués par la prière, le jeûne et le partage. En 2026, il débute le mercredi 18 février avec le rite des Cendres. Mais au-delà des pratiques visibles, le Carême soulève une question spirituelle essentielle : l’homme peut-il se sauver par ses propres efforts, ou dépend-il d’une grâce qui le dépasse ? Cette interrogation traverse l’histoire chrétienne et se cristallise notamment dans la controverse du pélagianisme.
Le 20 août 2024, dans l’arène démocrate réunie à
Chronique d’une mort à petit feu, annoncée comme vraisemblable, de la classe moyenne antillaise ?
— RS n° 434 lundi 16 février 2026 —
— Par Sarha Fauré —
Quel est le véritable impact de l’économie sur l’équilibre du fonctionnement de la société antillaise ?
Dans Les Nouveaux Esclavagistes, Barbie Latza Nadeau signe une enquête internationale d’une ampleur rare sur l’un des trafics les plus lucratifs et les plus méconnus de notre époque : la traite des êtres humains. Loin d’être un phénomène marginal, ce commerce clandestin constitue aujourd’hui une véritable industrie mondialisée, générant des profits colossaux et faisant une nouvelle victime toutes les trente secondes.
— Par Robert Berrouët-Oriol (*) —
Chaque 14 février, des millions de couples célèbrent la Saint-Valentin à travers le monde. Roses rouges, chocolats, cartes illustrées et déclarations enflammées rythment cette journée devenue emblématique de l’amour romantique. Pourtant, derrière les clichés et le succès commercial, l’histoire de la Saint-Valentin demeure complexe, mêlant traditions antiques, légendes chrétiennes, poésie médiévale et stratégies marketing modernes.
La myopie antillaise face aux enjeux économiques et financiers de l’élection municipale.
Dans Désoccidentaliser les savoirs, Thomas Brisson propose une analyse nuancée et ambitieuse des circulations intellectuelles entre l’Occident et les sociétés dites du « Sud ». Plutôt que d’opposer frontalement savoirs occidentaux et savoirs non occidentaux, il interroge les conditions dans lesquelles les sciences humaines et sociales se sont diffusées à l’échelle mondiale, transformées au contact d’autres contextes, et parfois retournées contre l’hégémonie dont elles étaient issues.
— Par Patrick Chamoiseau —