Très bon élève, antifasciste, anticapitaliste et anti-homophobe, Clément Méric n’a pas survécu à ses blessures à la suite de son agression mercredi soir.

[…] Originaire de Brest et étudiant à Sciences Po à Paris, Clément Méric, 19 ans, était un « antifa », un militant antifasciste d’extrême gauche, très engagé dans de multiples causes. Ses camarades de Sciences Po décrivent un jeune homme blond, petit, frêle, avec un visage poupin. « Clément se relevait d’une leucémie, ce n’était pas un monstre de guerre », ont même précisé des membres d’Action antifasciste Paris-banlieue, groupe auquel appartenait selon eux Clément Méric. Ce dernier « faisait du terrain, du renseignement, de l’agit-prop ». « Il portait tout le temps son badge antifasciste », précise un étudiant de première année comme lui. « C’était un militant qui était tout le temps là. Il tractait contre les fascistes, pour le droit des étrangers, pour l’égalité hommes-femmes », ajoute Adrien, de 5e année, qui le connaissait.
Fils de deux professeurs de droit de la faculté de Brest, le jeune homme, qui avait obtenu son bac scientifique avec mention très bien l’an passé, était installé depuis septembre à Paris et habitait, d’après le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, dans le 9e arrondissement de la capitale.












« J’appartiens à la race blanche, vous appartenez à la race noire. » Ainsi Eric Zemmour traçait-il, en novembre 2008, sur Arte, une ligne de démarcation entre lui et son interlocutrice, la militante antiraciste Rokhaya Diallo. L’écrivaine Nancy Huston et le biologiste Michel Raymond (CNRS) viennent aimablement d’offrir au polémiste, cinq ans plus tard, une formidable caution scientifique et intellectuelle.

Que nous soyons tous différents, selon nos origines, nos conceptions politiques, religieuses, idéologiques, nos âges ou nos expériences diverses, quoi de plus normal dans toute société démocratique ? Mais il arrive que les démocraties se perdent, dans des expériences négatives. Cela se produit lorsque nous oublions le sens du bien commun, surtout quand l’Etat et les partis politiques n’ont guère le souci d’un sens plus élevé de la politique. C’est ce qui s’est produit avec la tragédie de la chlordécone. Des intérêts particuliers ont prévalu sur le bien public. Il appartient donc aux différentes composantes de la société civile de se révolter et de réaffirmer le sens du bien public c’est-à-dire de l’intérêt général. Telle la tache de l’heure, celle qui nous dicte de manifester le premier juin contre la reprise de l’épandage aérien. Et nous devons le faire pour plusieurs raisons :



