A l’heure ou souffle un vent de haine aux États-Unis contre les Haitiens, je leur dédie mon poème pour le petit Aylan Kurdi mort d’avoir voulu trouver une terre d’accueil
Le grand responsable
celui que je nomme come mierda
l’épouvantail a la tignasse blonde
Adieu Aylan
Plus rien
Que l’ombre de la mer
Et l’enfant
Qui paraît endormi
A jamais seul
La tête bercée par cette eau calme
Comme une dernière caresse
Sa mère
N’est plus là pour le faire
Adieu Aylan
Je ne t’ai pas connu
Mais c’est tout comme
Tu es l’enfant du monde
L’enfant de tous les hommes
De toutes les femmes
L’enfant qu’on n’a pas eu
Adieu Aylan
Même allongé dans cette eau calme
Telle une poupée de chair
Tu te dresses à jamais
Contre tous ceux qui t’ont tué
Ces petits hommes
Vautrés
Dans leur démence
Et leur insignifiance
Adieu Aylan
Bonne route
Ton petit corps a fui le bateau ivre
Pour les terres de lumière
Qu’il repose à jamais dans les étoiles
Gary Klang
Le corps d’Alan Kurdi, trois ans, a été retrouvé sur la côte turque, à Bodrum.

Dans le cadre du Mois du Matrimoine, l’UFM a le plaisir de vous inviter à sa journée littéraire « Des Mots d’Elles » qui aura lieu le 21 septembre de 13h30 à 19h, dans le cadre original de la rue piétonnisée, au 17 rue Lamartine.
Lorsque mon ami-frère Karim Akouche m’incita à écrire un texte sur l’Algérie, j’ai tout de suite accepté car ce pays presque mien me tient autant à cœur qu’Haïti, la France ou le Canada.
— Par Myrna Nérovique —
En hommage fraternel et amical à Anthony Phelps, «
Wè ! Di wo gadé-mwen
« Apprivoiser la vie »
— Par Robert Berrouët-Oriol, l
Ouvè zyé, pèp mwen !
— Par Robert Berrouët-Oriol, linguiste-terminologue —
À l’heure où les grandes nations se raidissent dans des levées guerrières, nous pouvons — nous, de la Caraïbe — distinguer un murmure. Celui qui monte de la mer et qui nous invite à une reconnaissance. L’Inde et le Bénin, dans un élan de justice mémorielle, l’ont entendu. Ils offrent une citoyenneté de cœur à ceux que la Traite et la colonisation ont enlevés à leur sol. Une porte inédite s’est ainsi ouverte à ceux d’entre nous qui désirent amplifier leur extension au monde. Que l’on s’en serve ou pas relève d’une stricte éthique individuelle. Mais, nous pouvons globalement en peser l’intention.
Mon histoire se déroule sous Duvalier et met en scène un monstre nommé Franck Romain. J’aimerais qu’elle serve aux générations futures, en leur montrant la cruauté des macoutes, et qu’elle soit donc un devoir de mémoire, d’autant qu’il existe encore des gens pour prétendre que tout allait mieux sous Duvalier que sous Aristide, car la paix régnait, oubliant que la pseudo-paix n’était que celle des cimetières (les morts ne parlent pas) et qu’Aristide avait contre lui la meute des bien-pensants.
— Par Robert Berrouët-Oriol, l
Ni dé lannuit fènwè
Entropie
— Par Robert Berrouët-Oriol, l
Mon amitié avec Serge Gilles remonte au Paris merveilleux des années 60, celui de Mai 68, du général de Gaulle, d’Aragon, de Che Guevara… On se rencontrait au hasard de nos flâneries et souvent il passait me voir chez moi, au 34 de la rue Gay-Lussac, là où la première barricade de Mai fut érigée.
Carpe diem !
— Par Robert Berrouët-Oriol, l
Dan an lawon-danmyé
Présentation du livre
Le 24 mai 2024 le GRESKA a organisé en Haïti, via la plateforme Google Meet, un atelier sur la traduction littéraire en créole haïtien dont l’objectif préalablement formulé était le suivant : « Ranfòse konesans manm Greska yo ak ekip k ap travay sou tradiksyon « Stella », woman Emeric Bergeau a, nan ba yo fòmasyon sou teyori tradiksyon ». Le GRESKA (Gwoup rechèch sou sans nan kreyòl ayisyen / Groupe de recherche sur le sens en créole haïtien) a été fondé en mars 2022 par Molès Paul, enseignant-chercheur à la Faculté de linguistique appliquée de l’Université d’État d’Haïti. Docteur en linguistique de l’Université Paris 8, le linguiste Molès Paul, responsable du GRESKA, a coordonné et coécrit le livre collectif de référence « 