Créé en 1911 par Scott Joplin, Treemonisha se présente d’emblée comme une fable fondatrice. L’ouvrage s’ouvre sur un clin d’œil transparent au mythe de Moïse : un nourrisson abandonné au pied d’un arbre — arbre de la connaissance autant que symbole d’enracinement — est recueilli par une femme généreuse, Monisha. Parce qu’elle l’a trouvée sous un arbre, l’enfant sera nommée Treemonisha. D’emblée, le destin individuel épouse une dimension allégorique : celle d’une élue appelée à guider les siens.
Élevée au sein d’une communauté soudée, Treemonisha reçoit une éducation exceptionnelle auprès d’une dame blanche qui lui transmet les codes de la « vraie » religion et les vertus de la rationalité occidentale chrétienne. Les croyances issues des cosmogonies africaines pré-esclavagistes sont reléguées au rang de superstitions dont il faudrait se défaire pour accéder à la lumière. Ainsi instruite, elle devient la seule personne éclairée d’un groupe maintenu dans l’ignorance. La hiérarchie du savoir fonde la hiérarchie du pouvoir : l’instruction consacre l’autorité.
On serait tenté de voir dans l’œuvre un hymne progressiste à l’émancipation par l’éducation, rapprochant Treemonisha de l’idéal des Lumières que célébrait un siècle plus tôt Wolfgang Amadeus Mozart dans La Flûte enchantée.


— Par Selim Lander —
Meilleur film : 
— Par Hélène Lemoine —
Par Maxime Jean-Baptiste, Audrey Jean-Baptiste | Avec Melrick Diomar, Yannick Cébret, Nicole Diomar | 16 juillet 2025 en salle | 1h 17min | Drame
À l’approche de la 51e cérémonie des César, le monde du cinéma français hausse le ton. Dans une tribune publiée par Le Parisien, près de 4.000 acteurs, actrices et cinéastes alertent sur les dérives de l’intelligence artificielle, accusée de reproduire leurs visages et leurs voix sans autorisation. À leurs yeux, il ne s’agit plus d’une menace lointaine, mais d’une réalité déjà bien installée.
Né en 1992, Samuel Suffren est un réalisateur et producteur haïtien dont le travail s’impose aujourd’hui comme l’une des voix les plus singulières du cinéma caribéen contemporain. Son œuvre est profondément ancrée dans l’intime : elle prend racine dans l’histoire de son père, habité toute sa vie par le rêve de partir aux États-Unis sans jamais pouvoir quitter Haïti.
Par Erige Sehiri, Anna Ciennik | Avec Aïssa Maïga, Deborah Christelle Lobe Naney, Laetitia Ky | 28 janvier 2026 en salle | 1h 32min | Drame |
🎞️ Documentaire | 2026 – 1h45 |
Karib Lyrik est un spectacle musical original où la puissance du chant lyrique dialogue avec les rythmes et les couleurs du bassin caribéen. Biguine, mazurka créole, boléro, habanera et rythmes afro-caribéens s’entrelacent pour offrir une traversée vibrante, entre tradition et réinvention.
— Par Hélène Lemoine —
— Par Sarha Fauré —
— Par Rodolf Etienne —
👥 Par Molly Manning Walker 🎭 Avec Mia McKenna-Bruce, Lara Peake, Enva Lewis 📅 Sortie : 15 novembre 2023 ⏱️ Durée : 1h31 🎬 Genre : Drame
Par Jean-Baptiste Delafon, Yann Gozlan
Théâtre jeune public – éco-poésie caribéenne avec marionnettes
Par Kiyoto Wada, Sho Miyake | Avec Hokuto Matsumura, Mone Kamishiraishi, Ryô | Titre original Yoake no subete | 1h 59min | Drame
Créé en 2019 par l’association Les Contres Courants, le concours Voix des Outre-mer s’est imposé, au fil des éditions, comme un rendez-vous majeur de révélation et de professionnalisation des talents lyriques ultramarins. Fidèle à son ambition fondatrice, cette 8ᵉ édition a poursuivi son engagement en faveur de la démocratisation de l’accès à la culture, de la diversité musicale et de l’égalité des chances dans le domaine de l’art lyrique.


