Jean Guidoni n’est plus.
Le 21 novembre 2025, à Bordeaux, s’est tu l’un des derniers grands incendiaires de la chanson française, chanteur des failles et des vertiges, funambule des marges et des passions, 74 ans à peine pour une vie passée à bousculer les ombres.
Il laisse derrière lui une œuvre ardente, indocile, deux fois couronnée par l’Académie Charles-Cros, et surtout un éclat : celui d’un artiste qui n’a jamais demandé l’autorisation d’être lui-même.
L’enfant du cours Lafayette
On imagine encore le petit Jean Quilicus, courant entre les étals du marché de Toulon, respirant l’iode, la cuisine de sa grand-mère et l’absence de son père marin comme un premier apprentissage de la solitude.
C’est là qu’il découvre, presque clandestinement, la beauté : un opéra vu trop jeune, une chanson yé-yé entendue trop fort, un film fantastique qui lui ouvre une porte secrète.
Déjà, quelque chose en lui brûle plus que les autres.
Il quitte l’école, devient apprenti coiffeur, et l’on comprend que ce garçon — moitié ange, moitié créature nocturne — se cherchera longtemps.
Paris, les errances, la révélation
À Paris, en 1971, les portes s’entrebâillent : un professeur de chant, une maquette confiée à Michel Legrand, quelques 45 tours trop sages.

Depuis son lancement en 2024, Titak Jazz s’impose comme un rendez-vous incontournable de Tropiques Atrium – Scène nationale. Pour cette nouvelle édition, le festival revient avec une programmation encore plus dense, portée par l’envie de révéler et célébrer les musiciens d’ici et d’ailleurs, de faire se rencontrer les générations, et de traverser, avec audace, les multiples écritures du jazz et de ses territoires périphériques.
Par René Clément, René Gégauff Avec Alain Delon, Marie Laforêt, Maurice Ronet | 10 mars 1960 en salle | 1h 54min | Thriller | Date de reprise 10 juillet 2013
Jimmy Cliff, né James Chambers le 30 juillet 1944 à Somerton, en Jamaïque, s’est éteint à l’âge de 81 ans des suites d’une pneumonie survenue après une crise convulsive. Son décès, annoncé par son épouse Latifa Chambers le 24 novembre, marque la disparition de l’un des derniers géants fondateurs du reggae. Dans un message empreint d’émotion, elle a exprimé sa gratitude envers « les fans, la famille, les amis, les artistes et collègues » qui ont accompagné l’artiste tout au long de sa vie, appelant également au respect de la vie privée de la famille dans cette épreuve.
Par Thierry Klifa, Cédric Anger Avec Isabelle Huppert, Marina Foïs, Laurent Lafitte | 29 octobre 2025 en salle | 2h 03min | Comédie dramatique

Avec sa voix de contre-ténor qui transperce l’air comme un cri de liberté, Jimmy Somerville a débarqué dans le paysage musical des années 1980 tel un ovni venu électriser les pistes de danse. Mais derrière l’énergie contagieuse de sa pop électronique se cache une trajectoire forgée dans la lutte. Enfant des quartiers ouvriers de Glasgow, Somerville comprend très tôt que son homosexualité n’a pas sa place dans l’ordre social brutal qui l’entoure. À 17 ans, il quitte sa ville natale avec pour seule arme son désir d’émancipation, direction Londres et ses possibles.
Par Hong Sang-Soo Avec Seong-guk Ha, Yoon So-yi, Hae-hyo Kwon

— Par M’A —



La série
Kabaré Z s’affirme comme le premier cabaret queer, féministe et caribéen de Martinique. Porté par l’association Zanmi et initié par Nadia Chonville, écrivaine et docteure en sociologie, le projet propose des spectacles réguliers, chaque premier week-end du mois, dans la salle foyolaise L’Arobase, à Schoelcher.
Le monde culturel martiniquais pleure la disparition de Fanny Auguiac, à l’âge de 87 ans, figure emblématique de la culture de l’île. C’est son époux, Max Auguiac, qui a annoncé cette triste nouvelle dans un message poignant et personnel :


(en arabe : يد إلهية, Yadon ilaheyya) est un film palestinien réalisé par Elia Suleiman, sorti en 2002. Le film est une critique ironique de l’absurdité de la situation géopolitique en Palestine.