« Le Gâteau du Président », un film de Hasan Hadi

Jeudi 2 avril à 14h | Madiana

Avec Baneen Ahmad Nayyef, Sajad Mohamad Qasem, Waheed Thabet Khreibat
4 février 2026 en salle | 1h 42min | Drame
Titre original Mamlaket Al-Qasab
Synopsis :
Dans l’Irak des années 1990, soumis à de fortes restrictions en raison des sanctions internationales, Lamia, neuf ans, est tirée au sort dans sa classe de CE2 pour la mission exigeante de préparer un gâteau d’anniversaire pour le président Saddam Hussein. Pour se procurer les ingrédients nécessaires (farine, sucre, œufs, levure), elle doit faire appel à son intelligence et à son imagination, faute d’argent en suffisance.
Elle et sa grand-mère, qui vivent dans un village des marais des bords de l’Euphrate (Lamia va à l’école en pirogue), vont à la ville la plus proche, où Lamia retrouve son meilleur ami, Saïd, mais se retrouve séparée de sa grand-mère. Tandis que celle-ci cherche sa petite-fille, se heurtant à la police et finissant à l’hôpital où elle va mourir, Lamia et Saïd cherchent les ingrédients du gâteau, subissent une série d’épreuves, mais parviennent à leurs fins.
Après l’inhumation de la grand-mère, le gâteau est prêt au jour prévu, mais au moment où la classe et le maître applaudissent Lamia, commence un bombardement qui frappe près de l’école. Les élèves s’abritent sous leurs tables. Fondu au noir, puis séquence d’actualités montrant Saddam Hussein lors de sa fête d’anniversaire.

La presse en parle :

Abus de Ciné par Olivier Bachelard
Très beau récit de résilience et de débrouillardise, obligeant son personnage à affronter de rudes réalités, « Le Gâteau du Président » mérite finalement tous les éloges, pour son humanisme comme pour le choix d’une tonalité douce amère, qui en font un grand film.

Elle par Françoise Delbecq
Ruez-vous sur cette pépite.

Les Echos par Olivier De Bruyn
Honoré par le prestigieux prix de la caméra d’or, en mai dernier, au Festival de Cannes, le cinéaste irakien Hasan Hadi signe une fable magistrale (et cocasse) sur la dictature et le culte de la personnalité. La révélation de l’hiver.

Marianne par Olivier De Bruyn
Une fable stupéfiante (et drôle) sur l’Irak de Saddam Hussein.

Bande à part par Pierre Charpilloz
Servi par des images sublimes, un premier film d’une rare maîtrise qui raconte l’Irak autrement.

Cahiers du Cinéma par Alice Leroy
Ces acteurs non professionnels sont tous excellents, au point qu’il est difficile d’oublier leurs visages et l’intensité de leurs regards, qui rappellent ceux d’autres petits fugitifs, filmés par Abbas Kiarostami, ou Morris Engel et Ruth Orkin.

Femme Actuelle par La Rédaction
Des émotions qui ne laissent pas indifférent.

Franceinfo Culture par Falila Gbadamassi
« Le Gâteau du Président », souligne son réalisateur, est une fable. Celle-là raconte parfaitement la fin de l’innocence grâce à ce un road-trip culinaire aux allures de voyage initiatique.

L’Humanité par Pierre Barbancey
Un film irakien pour une fable poétique qui revient sur les années Saddam. Une histoire quasi autobiographique menée avec une fausse légèreté.

La Croix par Corinne Renou-Nativel
Récompensé de la Caméra d’or au Festival de Cannes, ce premier film drôle et déchirant éclaire la société irakienne dans les années 1990, sous le joug du raïs. Et saisit sans mièvrerie la tendre complicité entre deux enfants, interprétés par des acteurs non professionnels.

La Tribune Dimanche par Aurélien Cabrol
Le film fut aussi difficile à réaliser que le gâteau du président lui-même. Comme si la réalité du tournage rejoignait la fiction du scénario. De toutes ces contraintes accumulées est né un film d’une très grande sensibilité.

Le Dauphiné Libéré par Nathalie Chifflet
L’Irakien Hasan Hadi prolonge le néoréalisme de feu Abbas Kiarostami, qui saisissait ainsi les vérités de la société iranienne et les difficultés des gens ordinaires.