
— par Roland Sabra —
Comment parler d’un spectacle qui échappe à toute classification, qui broie les repères tranquilles de nos grilles de lectures habituelles et « ronronnantes » ?? Est-ce du cirque ? de la danse ?, du cinéma ? des marionnettes ? du théâtre ? du chant ? De la poésie ? C’est bien sûr à la fois tout ça et bien autre chose, quelque chose qui dépasse l’entendement, quelque chose qui relève de l’hypnose et du cours d’économie politique.
Quand les portes s’ouvrent ils sont déjà là sur scène, huit à s’échauffer autour d’une immense poutre métallique, totem théâtral qui traverse le plateau de part en part et qui sera hissé pour des numéros de haute voltige. En fond de scène un écran, sur lequel sera projeté des documentaires, des interviews, des listings d’ordinateurs, des slogans, des citations, des tableaux d’un des co-auteurs du spectacle, plasticien à temps perdu et surtout de magnifiques ombres chinoises.
Le texte est d’un genre qui emprunte à la célèbre émission de Daniel Mermet « Là-bas si j’y suis » au Monde Diplomatique ou plus surement au blog « La domination du monde » de l’auteur, journaliste et plasticien, Denis Robert.

« Folie » de Marie Vieux-Chauvet





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— par Roland Sabra —
Le hasard a fait que j’ai pu voir les œuvres de trois metteurs en scène lors d’un séjour récent à la Havane. Leur manière d’aborder des questions concernant l’identité cubaine – de nouveaux rapports avec les traditions afro-cubaines, la discussion sur l’identité sexuelle et les possibilités artistiques d’un renouveau des sources de la pensée révolutionnaire – a révélé l’importance grandissante de la pratique théâtrale en tant qu’espace de réflexion sur les rapports entre l’individu et la société cubaine en général.





