L’artiste brésilien, en tournée, puise dans la culture bantoue et a trouvé en elle un souffle vital.
Le chanteur-guitariste Tiganá Santana est aujourd’hui le trésor le mieux caché du Brésil. S’il est caché, c’est parce qu’il vit sur la canopée, survolant la jungle des afro-sambas découverte il y a presque quarante ans par Baden Powell et Vinícius de Moraes. Mais même s’il devenait plus connu que Michael Jackson, Tiganá Santana resterait secret. Car les mystères, et les solutions, sont dans sa musique : trois albums (Maçalê en 2010, The Invention of Colour en 2012, Tempo & Magma aujourd’hui) de folk mystique, clair-obscur, brésilien mais d’abord aérien, unique en son genre.
A l’époque de son deuxième album, les critiques occidentaux l’avaient comparé à Nick Drake. Pour sa voix grave, douce et suspendue, on pense plutôt au folk-singer américain Terry Callier, période The New Folk Sound. La voix de Tiganá Santana est basse et ambiguë, un falsetto délicat, translucide, comme patiné, venu de très loin, la voix qu’on entend en collant un coquillage marin contre son oreille. Tiganá Santana chante comme un violoncelle, ou comme la trompette de Chet Baker, ou comme si Chet Baker avait joué du violoncelle.



Adapter le célèbre opéra Carmen de Bizet en le transposant dans le monde contemporain ? Déjà Oscar Hammerstein II l’avait fait en 1943 pour Broadway avec Carmen Jones, dont Preminger devait tirer un film culte en 1954. L’œuvre devient aujourd’hui un musical cubain, le premier du genre, d’après Bizet mais en espagnol et situé cette fois à La Havane, à la veille de la révolution cubaine. Carmen travaille toujours dans une fabrique de cigares, mais la habanera retrouve ici son pays d’origine !
Après une longue attente, l’auteur, metteur en scène et comédien libano-canadien Wajdi Mouawad a été nommé mercredi 6 avril directeur du Théâtre national de la Colline, l’une des plus grandes scènes françaises, par François Hollande, sur proposition d’Audrey Azoulay, ministre de la culture et de la communication.
Avec son CD Bleu : point zéro, le rappeur afro-français dénonce l’oppression, toutes les oppressions. Sa poésie fait la peau à la médiocrité. Assurément, un disque phare de l’année.
Autour de la figure féminine noire, l’Afropéenne Eva Doumbia avec sa
(Téat Otonom Mawon) à la Croix-Mission Fort-de-France par la Troupe PVKS ( Pa Vini Kon Sa) de Trinité
Le cinéaste martiniquais, Patrick Baucelin, a présenté son dernier film des Caraïbes intitulé « Au temps des isles à sucre »
— Par Christian Antourel —
A Dunkerque, un outil de création européen pour la marionnette contemporaine a ouvert ses portes.
Bien sûr que tout genre a une matrice, il a une source d’où coule l’ambiance sonore d’un univers musical qui continue son évolution. Par conséquent, on ne peut pas parler du rock britannique et des Rolling Stones si nous ne parlons pas avant du rock and roll né aux États-Unis.
C’est un scénario auquel ne s’attendaient pas les fans de rap. Phife Dawg, de son vrai nom Malik Taylor, 45 ans, un des quatre membres fondateurs du groupe A Tribe Called Quest (ATCQ), est mort dans la nuit du mardi 22 au mercredi 23 mars à la suite de complications dues à son diabète. Il avait immortalisé nombre de slogans du rap dans ses performances scéniques, dont le fameux » Here we go, Yo ! So what, so what the scenario ? » (Scenario, 1991) ou l’introductif » Microphone check, one two, what is this ? » (Buggin’Out, 1991) que beaucoup d’artistes hip-hop ont repris. Fer de lance du collectif Native Tongues, ATCQ s’était démarqué de ses concurrents à la fin des années 1980 en empruntant leurs musiques aux jazzmen plutôt qu’aux traditionnels James Brown et autres classiques de la soul.
Dire que « Le Marchand de Venise » est antisémite est un anachronisme. Le mot n’a été créé qu’à la fin du XIXème siècle quand à l’aide du scientisme triomphant il a supplanté le terme d’anti-judaïsme. Qu’il s’agisse des Évangiles synoptiques, de l’épître aux Romains, de la première épître aux Thessaloniciens ou des Actes des Apôtres revient régulièrement la thèse d’un peuple meurtrier de Christ, meurtrier du fils de Dieu, meurtrier de Dieu lui-même. Cette thèse sera condensée au XIXeme siècle sous la notion de peuple déicide. Mais n’en déplaise aux anciens babyloniens, en l’occasion la chose n’avait pas besoin d’un nom pour exister, et il fallu attendre Vatican II, en1962 pour que Nostra Ætate, admette que les Juifs ne pouvaient être reconnu responsables de la Passion !
A perfect day (Un jour comme un autre) », film de Fernando Leon de Aranoa, avec : Tim Robbins, Benicio Del Toro, Olga Kurylenko, Mélanie Thierry, Fedja Stukan, Comédie dramatique ; film espagnol Durée : 1h46min Festival : Festival de Cannes 2015

–– Par Janine Bailly ––