— Par Gérald Rossi —
Depuis dix-huit ans, Gare au théâtre organise un festival, avec 25 spectacles dont 13 créations cette année, dont l’impressionnant Mad#47#, de la compagnie Gakokoé.
Des grillons dans le lointain, puis quelques cris d’oiseaux. Sur et autour d’une piste de sable (ou de sciure), ingénieux dispositif scénique dû à Mohamed Guellati, c’est d’abord la surprise de la rencontre entre Ambre, la prof de lettres, blanche, française, et Balthazar, noir, factotum de la demeure où elle vient pour habiter « pour trois ans, la durée du contrat ». D’abord s’observer. Puis tenter de comprendre, de se comprendre. Dans un environnement hostile. Pas seulement à cause des moustiques. Dans les deux rôles, Marcel Djondo et Corinne Bastat sont excellents. Même si cette création, vue le soir de la première, nécessitera quelques resserrements.
Ensuite, par petites touches, éclats, fragments de souvenirs personnels, de traces enfouies, ils éclairent le titre un peu énigmatique du texte écrit par Jérôme Brie : Mad#47#. Il s’agit d’évoquer l’insurrection de 1947-1948 sur l’île de Madagascar, alors colonie française. L’indépendance ne sera accordée qu’en 1960. Les corps-à-corps, au figuré comme au physique, marquent une empreinte dans le sable et les consciences.



L’Iranien Abbas Kiarostami, dont la mort en France à 76 ans a été annoncée lundi, était un des plus célèbres réalisateurs iraniens, palme d’or du festival de Cannes en 1997 pour «Le goût de la cerise».
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Le scénariste et réalisateur américain Michael Cimino, qui a marqué le cinéma par son film Voyage au bout de l’enfer sur la guerre du Vietnam, lauréat de cinq Oscars en 1979, est décédé à l’âge de 77 ans.
Du 1er au 24 juillet 2016, la Ville de Fort de France organise la 45ème édition du Festival culturel qui est l’un des grands évènements festif du calendrier des grandes vacances.

L’HOMME DEBOUT
Venise, envoyée spéciale.
Buffet à vif
— Par Alexis Campion —
Si d’aucuns continuent à penser que l’islam est une religion comme les autres, on ne peut que leur conseiller, pour s’ouvrir les yeux, d’aller au cinéma. Ils verront – nouveaux saint Thomas – que l’islam est une religion … comme celle des chrétiens du Moyen Âge qui dressaient des bûchers ou ceux de la Renaissance qui s’étripaient entre papistes et réformés. Or nous sommes bien en 2016, pas au Moyen Âge ou à la Renaissance. Aujourd’hui il n’y a guère que les juifs intégristes pour se comporter de manière aussi aberrante, envers leurs femmes en particulier, que les régimes islamistes… Mais les juifs intégristes n’ont pas le pouvoir en Israël : ils ne font régner la terreur qu’au sein d’une communauté restreinte dont les réfractaires peuvent toujours s’échapper. L’islam, lui, est solidement installé dans des royaumes ou des républiques islamistes, ce qui signifie que tous les citoyens des pays en question doivent se plier à des règles moyenâgeuses. Le cinéma


C’est aussi sur les écrans de Madiana, dans des conditions matérielles un peu plus confortables, que sont projetés d’autres films des RCM.
On l’attendait avec une vive impatience, cette onzième édition des RCM. Elle nous est arrivée en cette seconde moitié du mois de juin, un peu plus tard qu’à l’accoutumée, et de ce fait en concurrence avec les manifestations de la Fête de la Musique. Mais encore, oserai-je le dire, en parallèle aux retransmissions des matches de l’Euro 2016. Et c’est sans doute regrettable, tant il est vrai que l’on peut tout autant aimer les concerts bon enfant sous le ciel étoilé de la Savane, les affrontements sportifs, plus ou moins agressifs ou théâtraux, des équipes de foot sur petit – ou grand écran quand Madiana nous le propose, et les films sélectionnés dans le cadre du festival qu’organise la section cinéma de Tropiques-Atrium.

Ce Mayo teatral (2016) fut à la fois l’ouverture, par le théâtre, vers une nouvelle vision des Amériques et un voyage vers le passé. C’était avec beaucoup d’émotion que j’ai revu Roberto Fernandez Retamar, Président de la Casa des las Americas, monter sur la tribune, accueillir le public alors que dans les années 1970, nous avons reçu Dr. Retamar à Ottawa en tant qu’invité de l’Association canadienne de Littérature comparée à l’Université Carleton. (Ottawa). Maintenant, revoir ce vénérable monsieur sur la scène chez lui m’a fait un coup de nostalgie très forte.
Cafe Society ; film américain de Woody Allen ; avec Kristen Stewart, Jesse Eisenberg, Steve Carell, Blake Lively.