— Par Rodolf Étienne
Il dirige l’Ouganda depuis 1986. Quarante ans après, Yoweri Kaguta Museveni demeure au coeur de la vie politique ougandaise. Il est l’un des plus anciens dirigeants du continent.
Son parcours résume à lui seul plusieurs grandes séquences de l’histoire politique récente de l’Afrique de l’Est : lutte armée, reconstruction de l’État, panafricanisme, guerres régionales, développement économique, militarisation du pouvoir, ouverture au multipartisme, pétrole, contestation démocratique.
En janvier 2026, la Commission électorale ougandaise le déclarait vainqueur d’un septième mandat présidentiel avec un peu plus de 70 % des suffrages.
Son principal adversaire, Robert Kyagulanyi, plus connu sous le nom de Bobi Wine, a rejeté les résultats. Yoweri Museveni débute une nouvelle étape présidentielle entamée tandis que Ronald Reagan dirigeait les États-Unis, François Mitterrand la France et Mikhaïl Gorbatchev l’Union soviétique.
De Dar es-Salaam à la guérilla
Yoweri Museveni naît en 1944, dans l’ouest de l’Ouganda. Étudiant à l’Université de Dar es-Salaam, en Tanzanie, il évolue dans l’un des grands foyers intellectuels africains de l’époque postcoloniale.
Sa biographie présidentielle officielle cite parmi ses lectures Frantz Fanon, Karl Marx, Lénine, Mao, Walter Rodney mais également des auteurs occidentaux comme John Kenneth Galbraith. Lire Plus


Pendant des décennies, son nom est resté accroché à celui de son époux. Félix Éboué est entré au Panthéon en 1949, cinq ans après sa mort. Eugénie, elle, est demeurée beaucoup plus discrète dans le récit national.


Il existe, dans les archives de Yale University, une trajectoire qui semble résumer à elle seule une partie de l’histoire intellectuelle africaine du XXe siècle.

À 82 ans, Maryvonne Joseph poursuit une aventure artistique entamée de manière singulière. L’artiste transforme les sables de Martinique en paysages, scènes de vie et fragments de mémoire.
À Fort Portal, dans l’ouest de l’Ouganda, l’histoire aurait pu s’achever le 29 septembre 2026 avec les tambours, les parures royales et l’intronisation d’Edward Rukidi Nyabongo I, treizième Omukama du royaume de Tooro. En fait, c’est ainsi que tout a commencé.



Dans notre premier volet : 
Il y a quelque chose d’immédiatement troublant dans les sculptures de Lisa Clague. Elles semblent appartenir à un monde dont nous connaîtrions les règles sans parvenir à nous souvenir où nous les avons reçues.
Il existe des écrivains que l’on oublie parce qu’on ne les lit plus. Gibran Khalil Gibran appartient à la catégorie inverse, puisqu’une partie de son œuvre a peut-être été oubliée parce qu’un seul de ses livres a été trop lu.
Il y a déjà plus de treize ans, nous avions découvert Marie-Paule Désert
Lorsque quinze médecins cubains débarquent à l’aéroport Aimé-Césaire le 26 juin 2020, en pleine crise du Covid-19, une grande partie de la Martinique découvre presque simultanément que Cuba pourrait être un partenaire médical de l’île.
Il arrive que les archives racontent davantage qu’une vie. Elles révèlent une époque, les combats qui l’ont traversée et, parfois, tout ce qu’une société a mis du temps à reconnaître.
Il y a des musiciens que l’on raconte par une discographie. Pour Lu Wilson, il faudrait presque commencer par une carte.
La journée du mardi 29 septembre 2026 pourrait être une journée particulièrement sensible en Martinique.
Kösem Sultan, la dame de Topkapi, entre dans l’histoire presque sans passé.



