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Dix ans de Collectivité Territoriale de Martinique : la réforme inachevée

—  Par Justin Daniel (*) —

La Collectivité Territoriale de Martinique (CTM), créée en 2016 à partir de la région et du département, devait incarner une nouvelle ère de gouvernance et de développement. Une décennie plus tard, le bilan est sans appel : loin d’avoir produit la refondation espérée, l’institution unique concentre et amplifie les contradictions d’un territoire en proie à une triple crise financière, démographique et sociale. Alors que les élus martiniquais réclament à l’unanimité, fin 2025, un « pouvoir normatif autonome », cet article démontre que, sans une révolution copernicienne de son modèle économique et de sa gouvernance, tout changement statutaire risque de n’être qu’un miroir aux alouettes. En outre, les évolutions politiques observées en 2026 montrent que la question institutionnelle ne peut être dissociée d’une recomposition profonde du système politique lui-même.

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En janvier 2016, la Collectivité Territoriale de Martinique (CTM) a officiellement été installée à la suite de l’élection de l’Assemblée de Martinique de décembre 2015. Ce moment historique a mis fin à de longues années de dualité institutionnelle et un terme à la coexistence parfois conflictuelle du conseil général et du conseil régional.

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Déserts médicaux et pénuries : l’accès aux soins continue de se détériorer en France

— Par Sarha Fauré —

L’accès aux soins en France se fragilise encore. C’est le constat dressé par le dernier baromètre des droits des personnes malades publié le 15 avril par France Assos Santé. L’étude met en lumière une dégradation persistante des conditions d’accès au système de santé, malgré une perception globalement positive de la qualité des soins.

Une information en progrès, mais des inégalités persistantes

Les Français se sentent majoritairement bien informés en matière de santé. Près de neuf personnes sur dix estiment connaître leur état de santé, les traitements associés et les comportements à adopter pour rester en bonne santé. Cette tendance s’accompagne d’une montée en puissance des outils numériques, notamment via le dispositif Mon Espace Santé, dont l’usage progresse régulièrement.

Cependant, certaines zones d’ombre persistent. Les démarches à suivre en cas de problème grave lié aux soins ou l’accès au dossier médical restent encore mal compris par une partie de la population.

Une satisfaction globale… freinée par l’accès aux soins

Si la relation avec les professionnels de santé demeure largement plébiscitée — avec plus de 90 % de satisfaction — l’accès concret aux soins constitue le principal point noir.

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Sud-Liban : vers une occupation israélienne durable ?

— Communiqué de la L.D.H. Guadeloupe —

Depuis le 2 mars, Israël écrase le Liban sous les bombes au motif de combattre le Hezbollah, alors que l’immense majorité de la population libanaise aspire à la paix dans un pays libre et souverain. Le ministère de la Santé publique du Liban a annoncé hier que le nombre de morts causés par l’agression israélienne contre le Liban depuis le début de la guerre était désormais de 2 089 et qu’il y avait 6 762 blessés, alors que l’on comptait 5 morts – 3 civils et 2 militaires – du côté israélien (L’Orient-Le Jour). Le mercredi 9 avril est le plus lourd enregistré en une journée depuis le début de cette guerre entre Israël et le Hezbollah, au moins 357 Libanais ont été tuées et 1 223 autres ont été blessées.

Tandis que des négociations ont commencé à Washington suite à la main tendue du président libanais Joseph Aoun, Benyamin Nétanyahou refuse, pour l’heure, tout cessez-le-feu et Tsahal se félicite d’avoir atteint 154 cibles ces dernières 24 heures.

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a déclaré, mardi 31 mars, qu’Israël entendait occuper durablement une partie du sud du Liban jusqu’au fleuve Litani une fois la guerre terminée (depuis l’issue de la guerre des Six-jours en 1967, Israël occupe le plateau du Golan instituant une zone tampon avec la Syrie en dépit du droit international).

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Manichéisme moral, mensonge ontologique.

— Par Camille Loty Malebranche —

Pour asseoir leur pouvoir sacré qu’il soit séculier ou religieux, les chefs du monde créent un manichéisme moral de facto dans le monde social. Pourtant, dans le factuel de la vie, l’homme, tout homme est une terre naturellement ensemencée de l’ivraie et du bon grain à satiété, indifféremment fertile pour l’une et l’autre semailles. C’est à l’Esprit, cultivateur moissonneur, selon sa conscience allumée ou enténébrée, de choisir de l’ivraie ou du bon grain, quelle culture il entretient, quel est le jardin de sa vie!

D’un point de vue strictement cosmique, il n’y a ni bien ni mal. La morale est un domaine du sens pour permettre à l’homme de signifier l’action et ainsi d’être juge de soi et d’autrui, jugeable et justiciable à tout coup. La morale spirituelle réfère au métaphysique, au sens même de la présence humaine comme être au monde et qui se vit dans la pensée-action qui constitue la ligne existentielle de tout homme. La spiritualité est donc le lieu de l’indication du Véritable qui permet à l’homme de s’accomplir loin des contre-indications de l’illusion mondaine par quoi l’homme se perd, aliéné, égaré loin de son essence, sa destinée.

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La liberté d’éditer n’est pas à vendre

Nous sommes publiés par Olivier Nora depuis vingt-six ans. Les éditions Grasset étaient notre maison, particulière, car s’y côtoyaient pacifiquement des autrices et des auteurs qui n’étaient pas d’accord sur grand-chose. Olivier Nora en a été le rempart et le ciment par son élégance morale, sa disponibilité, et son engagement.

Son licenciement est une atteinte inacceptable à l’indépendance éditoriale et à la liberté de création. Une fois de plus, Vincent Bolloré dit « je suis chez moi et je fais ce que je veux », au mépris de celles et ceux qui publient, de celles et ceux qui accompagnent, éditent, corrigent, fabriquent, diffusent, distribuent nos livres. Et au mépris de celles et ceux qui nous lisent.

Nous ne voulons pas que nos idées, notre travail, soient sa propriété. Aujourd’hui, nous avons un point commun : nous refusons d’être les otages d’une guerre idéologique visant à imposer l’autoritarisme partout dans la culture et les médias. Nous sommes pleinement solidaires des équipes, des autrices et des auteurs qui ne peuvent encore se prononcer.

Nous sommes des auteurs Grasset, nous avons publié chez Grasset, ou nous avons un livre qui va sortir chez Grasset, mais nous ne signerons pas notre prochain livre chez Grasset.

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Actualités des Caraïbes et d’ailleurs…

Quelles sont les chances de Jean‑Luc Mélenchon à la présidentielle ?

Entretien avec le politiste Rémi Lefebvre, propos recueillis par David Bornstein.

Après les victoires de La France insoumise dans plusieurs villes importantes aux dernières municipales, notamment autour de figures de personnalités issues de l’immigration, le parti de Jean-Luc Mélenchon semble en position favorable pour aborder l’élection présidentielle. Mais son futur candidat a-t-il des chances de se qualifier au second tour ? Et dans ce cas, pourrait-il s’imposer face au candidat du Rassemblement national ? Entretien avec le politiste Rémi Lefebvre.

The Conversation : La France insoumise (LFI) a-t-elle progressé de façon significative avec les élections municipales 2026 ?

Rémi Lefebvre : Le bilan de LFI peut apparaître modeste au regard du nombre de villes conquises : une dizaine de villes sur 35 000 communes, c’est beaucoup moins que le Parti socialiste ou que le Parti communiste français qui ont des maires dans des centaines de villes. Mais il y a incontestablement une percée puisque LFI partait de zéro. Ils revendiquent environ 1 000 conseillers municipaux, une ville de 150 000 habitants, une autre de 100 000. Les villes gagnées peuvent devenir des laboratoires pour les années qui viennent, renforcer l’armature militante et territoriale du parti.

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Vers une nouvelle ère des restitutions : la France face à son héritage colonial

— Par Jean Samblé —

Longtemps reléguée aux marges du débat public, la question de la restitution des œuvres acquises dans des contextes de domination coloniale connaît aujourd’hui une inflexion décisive. L’adoption récente, à l’unanimité, par l’Assemblée nationale d’un projet de loi visant à en faciliter la procédure marque une étape significative dans l’évolution de la politique patrimoniale française. Ce texte, attendu de longue date tant en France que dans de nombreux pays africains, s’inscrit dans le prolongement de l’engagement pris en 2017 par le président de la République, Emmanuel Macron, lors de son discours de Ouagadougou, où il appelait à refonder les relations culturelles entre la France et le continent africain.

Depuis les indépendances, les demandes de restitution n’ont cessé de se multiplier, notamment sous l’impulsion de l’Unesco dans les années 1970. Toutefois, elles se sont longtemps heurtées à des obstacles juridiques et institutionnels, au premier rang desquels figure le principe d’inaliénabilité des collections publiques. Hérité de la Révolution française, ce principe impose que les biens conservés dans les musées nationaux soient considérés comme appartenant au peuple, rendant leur cession particulièrement complexe.

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Les mirages de la communication «moderne»

— Par Robert Saé —
Incontestablement, les Nouvelles technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) ont révolutionné le monde. Comme c’est chaque fois le cas, la question se pose : Dans quel but et au bénéfice de qui sont utilisées les technologies ?

A l’ère de la Révolution Industrielle, des lanceurs d’alertes avaient tiré la sonnette d’alarme concernant, notamment, les conséquences du machinisme généralisé sur les conditions de vie de la classe ouvrière et de la paysannerie. Ils étaient traités de passéistes et d’ennemis du progrès. On voit aujourd’hui où nous ont menés les mirages modernistes : la déshumanisation des travailleurs, la destruction de l’environnement et du vivant, le dérèglement climatique générateur de catastrophes de grande ampleur, etc.

Les NTIC portent en elles tous les germes des mêmes dangers. Les risques en sont accrus par la globalisation de l’économie mondiale et la concentration du pouvoir entre les mains d’une superclasse de prédateurs. Comment s’en prémunir et faire en sorte que la nouvelle Révolution Technologique soit utile au monde ? L’article qui suit proposera des éléments contribuant à répondre à cette question.

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Santé sexuelle dans les Outre-mer : entre évolutions des pratiques et défis persistants

Une enquête récente menée par l’Inserm met en évidence les réalités contrastées de la santé sexuelle dans les départements d’Outre-mer. Réalisée auprès de plusieurs milliers de personnes en Guadeloupe, Martinique, Guyane et à La Réunion, elle offre un panorama détaillé des comportements, des évolutions et des enjeux actuels.

L’un des constats majeurs concerne l’âge du premier rapport sexuel, qui tend à reculer dans la plupart des territoires. Il se situe désormais autour de 17 à 18 ans, traduisant une entrée plus tardive dans la vie sexuelle. La Guyane fait toutefois exception, avec des débuts plus précoces, notamment chez les hommes.

Les pratiques et les représentations évoluent également, en particulier chez les jeunes générations. Les femmes, surtout entre 18 et 29 ans, se distinguent par une plus grande diversité de parcours et d’expériences. Elles sont plus nombreuses à déclarer des attirances ou des relations avec des personnes du même sexe, signe d’une certaine prise de distance vis-à-vis des normes traditionnelles. Malgré cela, l’acceptation sociale de l’homosexualité reste globalement moins élevée que dans l’Hexagone.

Le numérique s’impose désormais comme un élément central des trajectoires sexuelles.

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Loi Yadan : « Ni la lutte nécessaire contre l’antisémitisme, ni la juste condamnation du terrorisme ne doivent servir de prétexte à bâillonner toute réflexion critique »

 Dernière minute : Loi Yadan : les députés macronistes retirent le texte. Le gouvernement promet un nouveau projet de loi.

— Collectif—

La deuxième proposition de la loi Yadan n’ajoute rien à l’arsenal juridique existant et contient des formulations floues qui ouvrent la voie à l’arbitraire le plus total, dénonce un collectif de personnalités juives engagées pour le respect des droits du peuple palestinien, parmi lesquelles Rony Brauman, Pierre Khalfa et Nicole Lapierre, dans une tribune au « Monde ».

La première proposition de loi Yadan avait soulevé une émotion justifiée. Elle visait à limiter drastiquement les critiques du gouvernement d’Israël et de son armée sous prétexte de lutter contre « les formes renouvelées de l’antisémitisme ». De nombreuses tribunes en avaient démontré le caractère nocif, et les débats à la commission des lois ainsi que les remarques du Conseil d’Etat ont entraîné des modifications importantes de ce texte. Qu’en reste-t-il aujourd’hui ?

La proposition de loi modifie en premier lieu la rédaction de l’article 421-2-5 du code pénal : « Le fait de provoquer directement, même implicitement, à des actes de terrorisme ou de faire publiquement l’apologie de ces actes ou de leurs auteurs, y compris en cas d’apologie, en minorant ou banalisant les actes de façon outrancière, sera puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende. 

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Festival Lézard Ti Show 2026 : l’art vivant au cœur de la Martinique

Du 20 au 26 avril 2026 | Le Carbet |

La commune du Carbet, en Martinique, accueillera la 15ᵉ édition du festival Lézard Ti Show, un rendez-vous désormais incontournable des arts de rue et du cirque dans la Caraïbe. Pendant une semaine, ce festival transforme les espaces publics en véritables scènes à ciel ouvert, offrant au public une immersion artistique unique, libre et gratuite.

Depuis sa création en 2010, le Lézard Ti Show porte une ambition forte : rendre l’art accessible à tous en l’inscrivant directement dans le quotidien. Rues, places et paysages du littoral deviennent ainsi des lieux de rencontres entre artistes, habitants et visiteurs, dans une atmosphère conviviale et ouverte.

Une édition 2026 ambitieuse et fédératrice

Pour cette édition anniversaire, le festival confirme son développement avec un format étendu sur une semaine complète. En amont, un prologue dédié aux scolaires et aux actions culturelles vient renforcer son engagement en faveur de la transmission et de l’éducation artistique.

Au total, plus de 50 spectacles gratuits seront proposés, portés par une trentaine de compagnies venues de Martinique, de la Caraïbe et de l’international.

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Thermophotovoltaïque : et si la chaleur devenait la batterie du futur ?

— Par Vera Moerbeek (*) —

Il est devenu courant de voir des panneaux solaires sur les toits des maisons et des hangars, grâce à la baisse du prix des cellules en silicium et à leur taille compacte. Cependant, l’énergie solaire est intermittente, comme beaucoup d’autres types d’énergie renouvelable. Lors des périodes de production maximale, comme les journées estivales ensoleillées, le réseau d’électricité sature d’énergie, tandis que lors des périodes de faible production, comme le soir et en hiver, l’offre diminue alors même que la demande est la plus élevée. C’est pourquoi, afin de garantir la disponibilité de l’énergie à la demande, des solutions de stockage doivent être intégrées au réseau.

La technologie la plus utilisée pour le stockage à l’échelle du réseau électrique est le stockage hydroélectrique par pompage, mais le nombre de sites favorables en France est limité et déjà largement exploité, du fait des contraintes géographiques.

Batteries lithium : pilier fragile de la transition énergétique

Une autre technologie courante est la batterie électrochimique : l’exemple le plus commun est celui des batteries lithium-ion des téléphones portables et des voitures.

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Journée mondiale de la voix le 16 avril

Programme du Centre Culturel Vincent Placoly | Le Marin

La Journée mondiale de la voix, célébrée chaque 16 avril, est un événement international dédié à la mise en valeur des possibilités infinies de la voix humaine. Elle vise à sensibiliser le grand public, les scientifiques et les professionnels de santé à l’importance de cet outil essentiel de communication, tout en partageant l’enthousiasme qu’elle suscite.

🗣️ Une fonction essentielle à l’expression humaine

La voix est bien plus qu’un simple moyen de parler : elle est le vecteur de l’identité et de l’expérience humaine. Chaque individu possède une voix unique, caractérisée par son timbre, son intensité et sa modulation.

Produite par la vibration des cordes vocales situées dans le larynx, la voix résulte du passage de l’air provenant des poumons. Ce mécanisme complexe permet de produire une grande diversité de sons, allant des notes graves aux plus aiguës.

⚕️ Préserver sa voix, un enjeu de santé

Cette journée met également en lumière le rôle des professionnels de santé, notamment les ORL, orthophonistes et professeurs de chant, qui encouragent chacun à adopter de bonnes habitudes vocales.

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Nouveautés jeunesse : avril 2026

📘 Le djembé de Timéo

Catégorie : Jeunesse
Auteur : Sonia Murielle Sirima
Illustratrice : Alice Krawer

Résumé :
Timéo, petit garçon métis né en France, s’envole pour la première fois vers le Burkina Faso, terre d’origine de son père. Entre appréhensions et émerveillements, il découvre une culture vibrante, riche de traditions et de musiques.
De la peur des fauves à la magie du djembé, parviendra-t-il à s’ouvrir aux autres et à trouver sa place au sein de sa nouvelle famille ?

EAN : 9782336565699
Date de parution : 04/12/2025
Format : 135 x 215 mm
Collection : Hors collection – Harmattan Sénégal
Nombre de pages : 54
Prix : 12,00 €

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« Plus fort que moi », un film de Kirk Jones (II)

À Madiana✨ 🌟 ⭐ 💫

Avec Robert Aramayo, Shirley Henderson, Maxine Peake
Titre original I Swear | 1 avril 2026 en salle | 2h 01min | Biopic, Drame
Synopsis
Tout public
Dans les années 1980, John Davidson grandit avec le syndrome de Gilles de la Tourette, une pathologie encore largement méconnue. Entre incompréhension, stigmatisation et détermination, son parcours d’abord semé d’embûches se transforme en combat pour être reconnu tel qu’il est, au-delà des préjugés.

La Presse en parle :
Bande à part par Mary Noelle Dana
L’histoire vraie, et merveilleusement bien adaptée pour le grand écran, de John Davidson, qui a contribué bien malgré lui à faire connaître le syndrome de Gilles de la Tourette. L’histoire aussi d’un corps déréglé, de filtres inexistants, et d’un ordre social qui vacille.

Télé 7 Jours par Isabelle Magnier
Inscrit dans la tradition du cinéma humaniste de Ken Loach, ce feel good movie doit aussi sa réussite à son formidable casting. En tête, Robert Aramayo, récompensé par un très mérité Bafta, cousin british des César.

20 Minutes par Caroline Vié
Plus fort que moi est utile parce qu’il rend le spectateur plus compréhensif face à la maladie mais il s’agit aussi d’une belle aventure humaine.

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« Mwa Siléma Lakarayib « 

Jusqu’au 20 mai de 13h30 à 17h30 | Faculté Jean Bernabé

La Faculté Jean Bernabé vous invite à découvrir le 🎬, un cycle de projections, gratuit et ouvert à tous, consacré aux cinémas de la Caraïbe et de l’océan Indien.

Organisé avec la participation des étudiants de la licence Créole, ce rendez-vous sera l’occasion de découvrir des œuvres cinématographiques issues de la Caraïbe et de l’océan Indien et d’échanger autour des thématiques abordées.

Tous les mercredis
Du 25 mars au 20 mai 2026

📅Mercredi 15 avril
⏰ 13h30 – 17h30
📍  Salle 10 – Faculté Jean Bernabé

⏰ 13h30
🎬 🎥 📽️ 🎞️1802, L’épopée gudeloupénne
Long métrage réalisé par Christian Lara, durée 1h40
Synopsis :

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La signification du cœur en poésie et spiritualité.

— Par Camille Loty Malebranche

Le cœur, au sens spirituel et poétique, réfère à la capacité d’affect de l’humain, à la conscience spirituelle du sentiment et de la sensibilité. Le cœur spirituel et poétique est le centre des profondeurs et hauteurs du sentir humain et de son expression.

Le cœur est un vocable ubiquitaire dans le langage de la poésie et de la spiritualité. Langage fondamental de la sensibilité qui prime et module la raison et l’action. Quand le spirituel et le poétique disent « cœur » ils se calquent sur l’importance vitale du cœur organique dont les battements sont garants de la vie du corps nourri par lui d’oxygène et de tous les nutriments véhiculés par le sang pompé du cœur dont les palpitations sont dispensatrices de vie. Nous savons tous ce qu’il en est de conséquence d’un dysfonctionnement du cœur physique! Puisse Dieu garder tous ceux qui lisent ce billet de la moindre anomalie affectant cet inlassable palpitant de nos thorax!

Le cœur de la spiritualité et de la poésie est donc par évocation analogique, le centre nourricier de la vie de l’esprit dans sa conscience sentimentale.

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Pour le « bilinguisme de l’équité des droits linguistiques »

Pour un aménagement linguistique arrimé à la Constitution haïtienne de 1987 : le « bilinguisme de l’équité des droits linguistiques »

— Par Robert Berrouët-Oriol(*) —

« (…) nous n’avons pas à hiérarchiser les langues entre elles, bien au contraire. Nous devons être riches, concrètement ou poétiquement, de toutes les langues du monde. Aucune langue ne peut s’épanouir seule, il lui faut le concert des autres langues qu’elle invoque, qu’elle accueille et respecte. (…) il nous faut abandonner l’imaginaire monolingue des colonialistes, pour tendre vers un imaginaire multi-trans-linguistique, qui n’a rien à voir avec une faculté polyglotte, mais qui tend vers le désir-imaginant de toutes les langues du monde, qu’on les connaisse ou non. » — (« Nous devons être riches de toutes les langues du monde », par Patrick Chamoiseau, Le Courrier de l’UNESCO, 20 juin 2024.)

Existe-il une « guerre des langues » en Haïti ? La Constitution haïtienne de 1987 –qui, dans son « Préambule » et en ses articles 5 et 40, consigne la co-officialisation du créole et du français–, autorise-t-elle la diabolisation du français affublé de l’infâmante étiquette de « langue du colon », langue de la « gwojemoni neyokolonyal » ?

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A Vindication of the Rights of Woman (1792), Défense des droits de la femme, de Mary Wollstonecraft

Rencontre autour du livre : Lundi 13 avril à 19h | Le Bayou | FdF

A Vindication of the Rights of Woman (1792), traduit par Défense des droits de la femme, est un essai féministe précoce de Mary Wollstonecraft. Elle y répond aux penseurs du XVIIIe siècle qui excluent les femmes de l’éducation, affirmant qu’elles y ont droit en fonction de leur rôle social.

L’ouvrage naît en réaction au rapport de Talleyrand (1791), qui limite l’éducation féminine au domaine domestique. Wollstonecraft critique ce point de vue et dénonce le « double standard » entre les sexes, accusant les hommes d’encourager l’émotivité des femmes. Écrit rapidement, le texte devait être suivi d’un second volume, resté inachevé.

Si elle défend une certaine égalité, notamment morale, elle n’affirme pas clairement une égalité totale entre hommes et femmes, ce qui rend son féminisme ambigu selon les critères modernes. Néanmoins, elle fonde son argumentation sur la notion de droits, déjà bien établie.

Contrairement à une idée reçue, l’ouvrage est bien accueilli à sa publication et considéré comme très original. Il s’inscrit dans le contexte de la Révolution française et des débats britanniques sur les droits et le gouvernement.

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La lexicographie créole, incontournable auxiliaire de l’aménagement linguistique en Haïti

— Par Robert Berrouët-Oriol (*)—

La lexicographie créole –entendue au sens d’une activité scientifique de conceptualisation et de production de dictionnaires et de lexiques arrimés au socle méthodologique de la lexicographie professionnelle–, est encore jeune, elle remonte aux travaux pionniers du linguiste Pradel Pompilus auteur du « Lexique créole-français » (Université de Paris, 1958) et du « Lexique du patois créole d’Haïti (SNE, 1961). Il est attesté que cette jeune lexicographie fait face à de nombreux défis, notamment sur le plan de la professionnalisation des compétences à acquérir au sein de l’Université haïtienne et sur celui de l’amateurisme couplé au populisme linguistique qu’il s’agit de dépasser par le recours systématique à la méthodologie de la lexicographie professionnelle dans tous les chantiers lexicographiques haïtiens. L’observation attentive des acquis et des échecs de la lexicographie haïtienne doit éclairer à la fois l’enseignement de la lexicographie en Haïti et servir de point d’appui dans la définition même de tout projet lexicographique au pays (voir nos articles « Plaidoyer pour une lexicographie créole de haute qualité scientifique », Le National, 14 décembre 2021 ; « Dictionnaires créoles, français-créole, anglais-créole : les grands défis de la lexicographie haïtienne contemporaine » (Le National, 20 décembre 2022), et « Toute la lexicographie haïtienne doit être arrimée au socle méthodologique de la lexicographie professionnelle » (Le National, 29 décembre 2022).

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L’éphéméride du 12 avril

Le Grand Prix des Antilles est décernée à Mayotte Capécia pour son roman autobiographique « Je suis une Martiniquaise » le 12 avril 1949

Malfamée mais sauvée de l’oubli grâce à Frantz Fanon, Etiemble et quelques admirateurs parisiens qui l’aidèrent à écrire, Mayotte Capécia ne fut identifiée qu’en 1993 pour le monde des lettres.

Née au Carbet (Martinique) d’une mère célibataire, en 1916, Lucette Céranus Combette ne fit jamais d’études et travailla comme sa jumelle dès l’âge de quatorze ans à Fort-de-France dans une chocolaterie puis géra de petits commerces. Mère à dix-sept ans, et deux fois par la suite, sa passion pour un lieutenant de marine protestant et pétainiste fournit la trame d’un premier roman tandis que le second est axé sur l’inconfort du métissage à l’aube de «la Négritude». Elle se fit reconnaître par son père et s’embarqua pour la France en 1946.

Les deux romans de Mayotte Capécia sont des créations collectives, en partie inspirées du journal du lieutenant. Elle réussit, grâce au bon accueil de son premier livre, à faire venir ses enfants et sa jumelle en France, mais elle fut atteinte d’un cancer et mourut dès 1955.

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Après plus de trois semaines de grève, Martinique Transport décide, enfin, de se manifester !

—Communiqué de la CGTM —

Jeudi 9 avril 2026, à la demande de Martinique Transport (MT) et de la Régie des Transports de Martinique (RTM), un commissaire de justice a notifié une assignation en référé aux travailleurs de Transaglo ainsi qu’à la CGTM, pour une audience fixée au vendredi 10 avril 2026 à 10 heures au Tribunal judiciaire. L’objet est d’obtenir de la justice une décision enjoignant aux grévistes de « libérer l’accès des sites du Lareinty et de l’Etang z’abricots ».

Le même jour, Martinique Transport et la Régie des Transports de Martinique ont également adressé aux grévistes une invitation à les rencontrer le vendredi 10 avril 2026 à 9 heures dans les locaux de l’ancien Conseil général à Fort-de-France.

Lors de l’audience du vendredi 10 avril 2026, la juge des référés a fait droit à la demande de report formulée par la CGTM. La nouvelle audience a ainsi été fixée au lundi 13 avril 2026 à 8 heures pour entendre les parties. Alors que dans un premier temps Martinique Transport avait proposé aux grévistes de poursuivre la discussion à l’issue de l’audience du 10 avril, elle a décidé de déplacer le rendez-vous au lundi 13 avril à … 11 heures, c’est-à­dire après la nouvelle audience.

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Des artistes antillais dans le métro parisien

Par Alex Lollia —

Thierry Alet, responsable de la POOL ART FAIR a pris l’initiative d’organiser une campagne d’affichage dans le métro parisien.

A cette occasion les œuvres d’une douzaine d’artistes seront présentées au public du 20 au 26 Avril 2026. Cet événement sera sans doute un acte singulier dans l’histoire de la création artistique aux Antilles.

Depuis une quinzaine d’années, on assiste à une impressionnante éclosion dans le domaine des arts plastiques. Cette explosion de formes et de couleurs est d’autant plus surprenante que parallèlement, nos sociétés semblent en pleine dérive. Elles étouffent sous la cloche du mutisme. La philosophie politique et les sciences humaines ne nous disent plus rien à propos de nous-mêmes.

Alors, l’art serait-il en avance sur les concepts, dont nous avons besoin pour penser notre réel ?

Dans les entrailles du métro parisien, où les femmes et les hommes du Tout-Monde se mêlent et s’entremêlent, des artistes guadeloupéens ont choisi de faire signe. Faire signe à l’autre, quel que soit cet autre, dans cet espace de correspondances où les identités se frôlent, se frottent, se font et se défont.

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Les élections sont passées, et après…

— Par Édouard Gamess —

Félicitations à ces centaines d’hommes et de femmes qui ont accepté par conviction de se porter candidats sur une liste aux élections municipales et communautaires des 15 et 22 mars 2026.

Félicitations à ces équipes qui ont réussi à convaincre les électeurs de leur confier la responsabilité de les représenter pour gérer les affaires de la commune et de l’intercommunalité.

La période de la campagne électorale et de l’élection est terminée. Voici venu le temps de l’action concrète. À ce titre, il convient de se pas se tromper et, porté par un élan et des engagements à tenir, confondre agitation et action pertinente.

Une mandature du bloc communal est de six ans (sept ans pour la prochaine) et gérer ce temps a toujours été une angoisse des équipes politiques.

Par ailleurs l’accélération de la perception du temps qui passe et l’immédiateté de la réponse attendue à une demande quelle qu’elle soit, imposent de revoir la temporalité de l’action politique. Elle en devient stratégique.

Une action politique se juge sur la durée

Aujourd’hui il n’est plus possible de faire comme à une époque où dans les derniers mois qui précèdent l’élection, on se précipitait pour faire ce qui n’avait pas été fait durant les années précédentes ou pour annoncer que l’on fera demain ce que l’on n’a pas été capable de faire pendant la mandature qui s’achève ou les mandatures antérieures.

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