Aéroport de cépérou
— Par Patrick Chamoiseau —
C’est en Guyane, dans la ville de Cayenne, sur le mont Cépérou.
Cépérou fut un chef amérindien de Guyane, probablement issu des peuples Galibi/Kalinago, présent au début du XVIIᵉ siècle, à l’instant terrifiant où l’Europe colonialiste aborde les rives de l’Amazonie.
Cépérou régnait — ou plutôt veillait — sur la zone d’où s’élèvera plus tard la ville coloniale de Cayenne. Dès lors, lorsque les Français arrivèrent, ils ne trouvèrent pas une terre vide, mais un monde habité, pensé, rêvé, cultivé et nommé.
Ils trouvèrent un pays.
Contrairement aux récits borgnes de la « découverte », la rencontre entre Cépérou et les Français relève d’une complexe mise-sous-Relation : échanges obliques, alliances chaotiques, hospitalités tragiques, tensions et trahisons. Le monde entre alors sous domination capitaliste occidentale. Cépérou ne s’agenouille pas. Il se pose, il s’oppose, il propose, il compose, dans les tourbillons du possible et de l’impossible.
Le mont Cépérou, qui surplombe aujourd’hui Cayenne, porte son nom comme on porte une cicatrice lumineuse : c’est un paysage-mémoire et c’est un étendard.
Il dit que l’équation collective guyanaise repose sur une antériorité amérindienne puissante.




— Par Florent Grabin, président de l’association écologique P.U.M.A. —
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En ce début d’année 2026, la Ville du Marin invite toute la population à vivre un temps fort de partage, d’identité et de célébration à l’occasion de sa fête patronale, qui se tiendra du samedi 10 au samedi 31 janvier 2026.
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Fondée en 1958 sous le nom de Société Poétique de France, l’association devient en 1960 la Société des Poètes et Artistes de France (S.P.A.F.), marquant ainsi l’élargissement de sa vocation à l’ensemble des arts. Créée par Monsieur Ravard, connu sous le nom de plume Henry Meillant, et soutenue par Laure Maupas, éditrice engagée, la S.P.A.F. s’impose rapidement comme un lieu majeur de rencontre, de reconnaissance et de rayonnement pour les créateurs de son temps. De nombreuses personnalités littéraires et artistiques y adhèrent, contribuant à son prestige et à son succès.
Sur les traces de Frantz Fanon, un film de Mehdi Lallaoui, propose une plongée essentielle dans la vie et la pensée de Frantz Fanon, figure majeure du XXᵉ siècle, psychiatre, penseur panafricain et militant anticolonialiste, auteur notamment de Peau noire, masques blancs et Les Damnés de la terre.
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Le 27 février 2025, les parents, les collègues et les lecteurs de Jean-Pierre Basilic Dantor Franck Étienne d’Argent, alias Frankétienne, l’ont accompagné à sa dernière demeure avec une profonde tristesse. L’enfant de « Ravine-Sèche » allait célébrer sa quatre-vingt-neuvième année d’existence le 12 avril prochain, dans une capitale en lambeaux, méconnaissable, pariatisée, livrée pieds et mains liés, – comme le Fils de l’Homme à Hérode Antipas –, aux lycanthropes d’Hadès et de Perséphone, le dieu et la déesse des enfers. Franck Étienne a traversé, – pour reprendre le jargon utilisé dans le vaudouisme –, sans avoir accompli son rêve : obtenir le prix Nobel de littérature. Peut-être, entrera-t-il dans l’histoire à l’instar de l’écrivain suédois nobélisé à titre posthume en 1931, Erik Axel Karlfeldt, – quoique celui-ci l’eût refusé de son vivant en 1918 –, pour son ouvrage Cor d’Automne (Höstorn), paru pour la première fois en 1927. Car, dans bien des cas, la mort n’est pas arrivée à gommer l’opiniâtreté des « obsessions subjuguantes ». Et puis, « mieux vaut tard que trop tard !»
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