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Les lois pour l’égalité économique des femmes ne sont appliquées qu’à moitié à l’échelle mondiale

Seulement 4 % des femmes dans le monde vivent dans des pays leur garantissant des droits économiques quasiment égaux à ceux des hommes

— Communiué de presse de la Banque Mondiale —

WASHINGTON, 24 février 2026 — Comme le révèle un nouveau rapport du Groupe de la Banque mondiale, les lois visant à garantir aux femmes l’égalité des chances économiques ne sont appliquées en moyenne qu’à moitié dans le monde. C’est le signe que les obstacles empêchant les femmes de contribuer pleinement à la croissance et à la prospérité sont bien plus importants qu’on ne l’estimait auparavant. Et même si ces législations étaient pleinement appliquées, les femmes disposeraient à peine des deux tiers des droits dont bénéficient les hommes.

En plus de mesurer l’égalité des droits dans les législations en vigueur, la dernière édition du rapport Les Femmes, l’Entreprise et le Droit évalue — pour la première fois — leur degré d’application. Selon l’avis des experts juridiques interrogés, les lois qui encouragent la pleine participation économique des femmes ne sont appliquées qu’à moitié. Autrement dit, les gouvernements ont encore beaucoup de chemin à parcourir dans ce domaine.

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Un carnaval Safe avec Culture Égalité

Cette année encore, l’association Culture Égalité ouvrait ses portes pendant les jours gras afin de proposer un espace d’accueil pour les femmes. L’idée première de ces permanences était d’offrir un environnement bienveillant et apaisant en plein cœur des festivités du Carnaval, permettant une pause rafraîchissante au siège de l’association avec un accès aux sanitaires.

Ce faisant, l’association pointe du doigt une réalité : dans les périodes festives propices au lâcher prise, l’espace public construit par des hommes peut rapidement se transformer en danger pour les femmes. Les comportements à risques encouragés par l’effet de groupe et la désinhibition peuvent eux-mêmes dériver vers les violences sexistes et sexuelles.

Au total, 478 femmes auront rendu visite à l’association pendant les 3 permanences prévues les dimanche gras, mardi gras ainsi que le mercredi des Cendres. Ce sont autant de femmes qui auront pu l’espace d’un instant bénéficier d’une « safe place », seules ou en groupe, lieu salutaire au milieu des festivités.

Outre la satisfaction des besoins élémentaires, c’est également la rencontre avec le féminisme que proposent les militantes de Culture Égalité en créant cet espace d’échange et de discussions.

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Intermittence : refuser la précarisation, défendre nos territoires

Lettre ouverte à Mesdames, Messieurs les Élu.e.s nationaux représentant les territoires ultramarins au Sénat et à l’Assemblée nationale quant à la nécessaire adaptation du régime d’intermittents du spectacle dans les territoires ultramarins

— De Manuel Césaire (*) —

Mesdames, Messieurs les Parlementaires,

Créé en 1936 sous le Front populaire, consolidé à partir de 1969, puis restructuré au début des années 2000, le régime des intermittents est l’expression concrète de la reconnaissance, par un État, des réalités, des sphéricités, des besoins et des problématiques d’un secteur : le secteur culturel. Ce secteur qui plus globalement participe très concrètement à l’économie française avec une valeur ajoutée de 49,5 milliards d’euros en 2023, soit 2% de l’économie française.

Face à une activité discontinue, des contrats de courte durée, le régime d ’intermittent par la voie de l’adaptabilité et porteur de flexibilité a permis et continue de permettre à plus de 300 000 femmes et hommes d’accéder à une assurance chômage adaptée, une protection maladie et maternité, des congés payés mutualisés, des droits à la retraite, ainsi que des dispositifs de mutuelle et de prévoyance.

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« Après le chaos », texte Élisabeth Gentet-Ravasco, m.e.s. Stéphane Daurat, jeu Véronique Augereau

Jeudi 26 février à 19h30, au Théâtre Aimé Césaire.

— Par Hélène Lemoine —

Après le chaos est une pièce écrite par Élisabeth Gentet-Ravasco, mise en scène par Stéphane Daurat et interprétée par Véronique Augereau.

Présentation

Il s’agit d’un monologue centré sur une mère confrontée à une double tragédie : son fils est mort lors d’une fusillade de masse dont il est l’auteur. La pièce s’ouvre au lendemain des faits. Après avoir suivi les événements à la télévision, pensant aux victimes et à leurs familles, la mère apprend de la police que son propre fils est le tireur et qu’il fait partie des morts.

Le texte explore les heures et les jours qui suivent cette annonce. Comment continuer à vivre lorsque le deuil se mêle à la honte ? Comment affronter le regard des autres, protéger les enfants qui restent, soutenir un mari brisé ? Comment penser l’impensable, lorsque l’enfant que l’on a élevé a commis l’irréparable ?

Un angle dramatique singulier

La pièce s’intéresse à un point rarement abordé : celui de la famille du meurtrier. Elle met en lumière la culpabilité, l’incompréhension et l’isolement qui frappent ceux qui restent.

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« Kouté Vwa », un film de Maxime Jean-Baptiste

Paillote du bourg aux Anses d’Arlet | Jeudi 26 février 19h30
Par Maxime Jean-Baptiste, Audrey Jean-Baptiste | Avec Melrick Diomar, Yannick Cébret, Nicole Diomar | 16 juillet 2025 en salle | 1h 17min | Drame
Synopsis
Tout public
Melrick a 13 ans. Il passe ses vacances d’été chez sa grand-mère Nicole à Cayenne, en Guyane et apprend à jouer du tambour. Mais sa présence fait soudain resurgir le spectre de son oncle, ancien tambouyé tué dans des conditions tragiques. Confronté au deuil qui hante toute la communauté, Melrick cherche sa propre voie vers le pardon.
La presse en parle :
Cahiers du Cinéma par Romain Lefebvre
L’économie modeste et la durée ramassée de Kouté vwa ne sont pas sans rapport avec l’impression de justesse qu’il dégage. Premier long métrage, il ne cherche pas pour autant à en imposer.

Culturopoing.com par Alexandre Lebrac
Hymne à la paix et au pardon, Kouté vwa s’impose comme la déclaration d’amour enflammée d’un cinéaste à sa famille mais également à la Guyane dont il donne à voir la beauté tout en distillant un message, humaniste mais sans naïveté, d’amour universel.

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Le mouvement de solidarité avec Cuba s’impose, comme un urgence absolue !

— RS n° 435 lundi 23 février 2026 —

La réunion pour la solidarité avec Cuba qui s’est tenue vendredi 20 février, répondait à un besoin évident reconnu par plusieurs organisations. Près de 150 personnes, attentives et motivées, ont débattu de la situation et du que faire.

Difficile de nier que la Caraïbe fait partie des zones dans le viseur du fascistoïde de Washington. Aux grossières menaces contre Sainte-Lucie, la Jamaïque, le Mexique ; aux flottes qui séjournent devant Haïti ou le Venezuela, s’ajoutent maintenant les propos violents contre Cuba avec la volonté clairement exprimée d’asphyxier le pays.

Tout cela s’apparente au crime contre l’humanité. Cette situation réactive les sentiments de sympathie pour Cuba, des contacts sont repris.

 Les artistes répondent positivement. Il est important de transformer l’indignation en mobilisation concrète à la fois urgente et durable. 

Un gros coup d’envoi sera donné  

VENDREDI 27 FÉVRIER, à 18h

Cour de la maison des syndicats.

Explications, Musique, Quête solidaire.

BAS LES PATTES DEVANT CUBA !

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Chalvet 1974 : du bon usage du Secret-Défense

— Les Contrechroniques d’Yves-Léopold Monthieux —

Ce 14 février 2026, la conjonction de trois événements marquants – le carnaval, la St Valentin et février 1974 – a été préjudiciable au dernier nommé. En effet, dans l’ambiance d’omerta des gens du cru, sous les auspices d’une presse acquise, inaudible sous les tambours de Vaval, hermétique aux émois de la St Valentin, la commémoration de Chalvet, version 2026, fut expédiée. Réduit à la resucée des récits de chasseurs et à la messe annuelle des fonctionnaires « anciens combattants », les ouvriers agricoles ne furent guère présents à cet anniversaire qui semble bien avoir été confisqué.

Pour satisfaire la doxa intellectuelle bien plus que la mémoire ouvrière, le mythe de Chalvet a besoin que le jeune Georges Placide Marie-Louise, ouvrier maçon de son état, qui n’avait jamais été vu au cours des manifestations des ouvriers agricoles, ait été assassiné par les gendarmes et abandonné, le corps sans vie, sur une plage du Lorrain. Peu importe que trois médecins ayant pratiqué l’autopsie du corps, dont l’autonomiste Pierre Aliker, figure tutélaire du PPM et de la gauche, ainsi que l’ancien de l’OJAM Guy Sobesky, le très respecté médecin hospitalier récemment décédé, aient conclu à une mort naturelle.

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« Le Clairvoyant » & « Funeste », de Jean-Bernard Bayard

Le Clairvoyant
Un homme d’un certain âge de la commune de Gommier, non loin de Jérémie dans le département de la Grande Anse d’Haïti, était connu de tout le monde comme Antoine! Quoiqu’il soit admiré de tout le monde pour ses dons de clairvoyance, il était aussi redouté parce qu’on disait qu’il avait « Madichon » qui voulait dire « Mauvaise Augure ». La superstition jouait un rôle dans la malédiction de ses présages. Sa révérence n’avait pas de frontière, il était connu dans tout le pays, et était consulté par toutes les couches sociales. Parfois il envoyait un jeune garçon à dos d’âne chercher une personne qui voulait de ses services, mais ne savait pas comment la trouver. Un jour, un homme vint le voir qui s’inquiétait de la santé de son fils de dix ans qui était très souffrant depuis sa naissance. Cet homme était grand et d’un physique impressionant. Antoine le rassura que l’enfant aura une longue et prospère vie, mais le conseilla de retourner chez lui tout de suite. L’homme partit sur le champ. Une prêtresse vodou lui demanda pourquoi il l’a renvoyé si vite!

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« Drogué! » &  » Influenza »

— Par Patrick Mathelié-Guinlet —

Drogué!

Poésie, c’est ma came !
Quand j’en lis ça me calme…
J’suis accro, je vous dis :
il m’en faut jour et nuit !

Plus j’en lis, plus j’en veux,
c’est un cercle vicieux…
Pour ne plus être en manque
sans que ça me débanque,

j’ai même décidé,
du coup, d’en fabriquer !
C’est pour ça que j’écris
de jour comme de nuit

ce que la muse dicte…
J’avoue : je suis addict
et même écrire j’ose
qu’il me faut une dose

ou je deviens morose,
ravagé par l’ennui
car la vie n’est pas rose…
Grâce à la poésie
j’oublie tous les soucis,

les peurs, la maladie
et je me réfugie
dans les rêves à l’abri
de la mélancolie
qui mène à la folie…

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Actualités des Caraïbes et d’ailleurs…

Lanmen-mwen

— Par Daniel M. Berté —
Lanmen-mwen

Bonmaten man lévé
Man gadé lanmen-mwen
Blan douvan, nwè dèyè
Ek an èm an mitan’y
Lanmen-mwen karésez
Ki ba madanm plézi
Fé-yo monté an syel
Janbé lakréyasion
Lanmen-mwen soulajez
Pou tjanmay’y-mwen malad
Ki té ni mal-bouden
Ek ba-yo an kalmant
Lanmen-mwen mawonnez
Ki trapé an koutla
Pou té sa dékalé
Pou té sa pété chenn
Lanmen-mwen djoubakez
Ki ralé an manch-wou
Ek tjenbé an tridan
Pou té pé travay tè
Lanmen-mwen nétwayez
Ka lavé ek froté
Ki rad ki kay ki kò
Pou ba-yo an propté
Lanmen-mwen matjez
Ki pran stilo, papyé
Pou endé-mwen trasé

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Le Breteuil Calme & Lumineux Invalides

Appartement de 49m², étage : 2, accessible par ascenseur
max. 2 voyageurs
Serviettes de toilette et linge de lit inclus
Chambre Lit double Salle de bains toilettes, douche, baignoire

Équipements
Espace de travail pour ordinateur portable Jardin Lave-linge Lave-vaisselle Radiateurs Sèche-cheveux Terrasse WiFi Internet

Appartement de 49m², étage : 2, accessible par ascenseur

max. 2 voyageurs

Serviettes de toilette et linge de lit inclus

Chambre Lit double

Salle de bains toilettes, douche, baignoire

Catherine W.,

L’appartement est très agréable, pas aussi dépouillé qu’il n’y paraît sur les photos ! L’emplacement est calme et pratique.

Rebecca

L’hébergement Le Breteuil Calme & Lumineux Invalides se situe dans le centre de Paris, à respectivement 1,1 km et 1,9 km de ces lieux d’intérêt : Musée Rodin et Musée d’Orsay. Il propose une connexion Wi-Fi gratuite. Cet appartement est à respectivement 1,9 km et 2,8 km de : Tour Eiffel et Jardin du Luxembourg.

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Festival Ceiba 2026 : le programme !

📅 Vendredi 27 février 🕒 18h30 🎶✨ Soirée d’ouverture – Ceiba 2026

📍 Esplanade Eugène Mona / Espace Eda Pierre / Atrium
6 rue Jacques Cazotte
🎟️ Entrée libre

Une ouverture haute en couleurs

Festival transversal, Ceiba célèbre durant un mois le spectacle vivant, le cinéma et les arts visuels à travers une programmation éclectique et intergénérationnelle : opéra, théâtre, musique, conte, slam, danse, arts visuels et cinéma illumineront les soirées martiniquaises.

La soirée d’ouverture, à l’image du festival, promet une expérience immersive mêlant musique, performance et création contemporaine.

🎵 Musique : racines et modernité

O’Siyaj

Jeune groupe martiniquais résolument tourné vers l’avenir, O’Siyaj puise dans les racines du patrimoine musical – notamment la tradition bèlè – pour façonner une musique actuelle et vibrante.

Musiciens :
Piano : Tommy Casanas
Basse : Kenny
Tanbou bèlè : Raily Thomasi Luxin, Sasha Léger
Batterie : Yann Arnaud-Zie
Voix et chœur : Sandy Jean-Louis, Yannick Palcy

X’Trem Roots

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Backlash climatique : les États-Unis sabordent 20 ans de régulation et défient la science

— Par Christian de Perthuis (*) —

En abrogeant l’“Endangerment Finding”, socle juridique de la régulation des gaz à effet de serre depuis 2009, l’administration Trump rouvre une bataille climatique et judiciaire majeure. Un tournant qui fragilise la politique environnementale américaine… sans enrayer l’accélération mondiale de la transition.

L’abrogation de l’Endangerment Finding (qu’on peut traduire par “constat de mise en danger”), annoncée depuis la Maison-Blanche, le 12 février 2026, marque un retour en arrière de près de vingt ans. Ce texte de l’EPA réunit en effet les éléments scientifiques permettant l’application d’une décision de la Cour suprême des États-Unis datant de 2007, qui appelait l’Agence environnementale américaine (EPA) à inclure les six principaux gaz à effet de serre parmi les rejets atmosphériques qu’elle a mission de réguler.

Nouvelle illustration du backlash climatique de l’Amérique trumpienne, cette abrogation promet de multiples contentieux juridiques qui remonteront sans doute jusqu’à la Cour suprême, dont la décision de 2007 n’a pas été abrogée.

Aux origines du “backlash”

Titre d’un livre de Susan Faludi paru en 1991, l’expression “backlash” a connu son heure de gloire aux États-Unis dans les années 1990.

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L’IA, nouvelle ennemie du 7e art ?

À l’approche de la 51e cérémonie des César, le monde du cinéma français hausse le ton. Dans une tribune publiée par Le Parisien, près de 4.000 acteurs, actrices et cinéastes alertent sur les dérives de l’intelligence artificielle, accusée de reproduire leurs visages et leurs voix sans autorisation. À leurs yeux, il ne s’agit plus d’une menace lointaine, mais d’une réalité déjà bien installée.

À l’initiative de l’Adami, organisme chargé de la gestion des droits des artistes interprètes, le texte dénonce un véritable « pillage en règle ». Les signataires décrivent une transformation profonde de leur métier depuis l’essor de l’IA. Si cette technologie peut représenter un outil performant dans certains secteurs, ils estiment qu’elle devient, pour les artistes, « une hydre dévorante ».

Parmi les personnalités engagées figurent notamment Swann Arlaud, Gérard Jugnot, Franck Dubosc, José Garcia, ainsi que Léa Drucker, Élodie Bouchez et Karin Viard. Tous s’inquiètent de voir le clonage vocal se multiplier sans l’accord des principaux concernés. Selon eux, il ne se passe plus une semaine sans qu’un artiste ne signale une utilisation abusive de son image ou de sa voix, alimentant une concurrence jugée « brutale ».

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La trilogie haïtienne de Samuel Suffren : Mercredi 25 février – 19h Tropiques-Atrium

Samuel Suffren, filmer l’absence et le rêve d’ailleurs

Né en 1992, Samuel Suffren est un réalisateur et producteur haïtien dont le travail s’impose aujourd’hui comme l’une des voix les plus singulières du cinéma caribéen contemporain. Son œuvre est profondément ancrée dans l’intime : elle prend racine dans l’histoire de son père, habité toute sa vie par le rêve de partir aux États-Unis sans jamais pouvoir quitter Haïti.

De ce matériau autobiographique naît une trilogie de courts métrages qui explore l’exil, l’attente et l’amour filial à travers ceux qui restent. Un triptyque sur « l’absence et l’ailleurs », décliné selon différents points de vue au sein d’un même cercle familial.

La trilogie haïtienne : un rêve américain vu depuis le rivage

Conçue après la mort de ses parents – son père en 2019, sa mère trois mois plus tard – la trilogie marque un tournant dans le parcours du cinéaste. Alors qu’il envisageait initialement un documentaire, il choisit finalement la fiction pour retravailler cette mémoire intime.

« Quand on s’accapare d’une matière à partir de son histoire personnelle pour la retravailler, ça peut s’avérer être un exercice masochiste.

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« Habiter, Vivre, Exister », de Marie-Hélène Léotin

« La Martinique, entre identité et mémoire »

Pour une histoire du dedans

Un livre d’histoire de Marie-Hélène Léotin, Le Teneur, K.Editions, 2025, 264 pages.

Cet ouvrage est le fruit d’un travail de recherche présentant le monde de l’habitation en Martinique, de la naissance avec les débuts de la colonisation au XVIIe siècle, à l’effondrement au cours des années 1960. Trois siècles d’histoire de la Martinique marqués par son destin d’ « isle à sucre », par la domination d’une plantocratie blanche, les maîtres d’habitation, par le règne sans partage de l’Usine des années 1860 aux années 1960 (grandeur et misère du Siècle de l’Usine).

Une société, la société d’habitation, qui est née et a grandi dans une violence extrême régie par le Code Noir. Après l’abolition de l’esclavage, un autre combat s’ouvrait sur les habitations : celui des masses ouvrières et paysannes, des travailleurs immigrés, pour des salaires décents et des conditions de vie humaines.

Quels schémas, quelles représentations mentales, quelles représentations culturelles et idéologiques ont traversé la société martiniquaise ?

Il existe une corrélation entre l’effondrement du monde de l’habitation et la quête d’une identité chez le peuple martiniquais, à partir des années 1960.

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L’Épée de Damoclès judiciaire dans le ciel des Tropiques : la probité comme arme de gouvernance

Ce que la condamnation de Serge Letchimy dit de la République

 Par Yves Untel Pastel —

Ce texte met en débat une justice à deux vitesses qui frappe les élus antillais avec une rapidité et une sévérité que l’on ne retrouve pas au sommet de l’État. Là où les dossiers parisiens traînent souvent pendant des décennies, les procédures en Outre-mer sont utilisées comme de véritables outils de mise hors-jeu politique immédiate. Cette inégalité de traitement transforme les condamnés en victimes aux yeux de la population, renforçant le sentiment d’une discipline coloniale plutôt que d’une véritable justice pour tous. Que cette composition ne soit pas interprétée comme une porte ouverte au laisser-faire ou un sauf-conduit pour la corruption, mais plutôt comme un rappel : la moralité en politique doit suivre ce principe du ruissellement — des sommets vers les plaines — réputé si cher aux chantres de la gestion rigoureuse de la chose publique.

La condamnation de Serge Letchimy, s’inscrivant dans une suite de procédures visant les figures de l’échiquier antillais, dépasse le simple cadre du purisme judiciaire. Elle agit comme le révélateur d’une tension historique profonde : celle d’une République qui exige de ses périphéries une vertu qu’elle peine, aux sommets de l’État, à s’appliquer à elle-même.

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Michèle Voltaire Marcelin…

tisserande d’une œuvre poétique polyvocale et forte en ses registres de lumière

— Par Robert Berrouët-Oriol (*) —

Clair/Obscur | Depth/Glow  par Michèle Voltaire Marcelin

Éditions du Cidihca | Février 2026

Le livre « Clair/Obscur – Depth/Glow » de la poétesse Michèle Voltaire Marcelin interpelle hautement et émeut le lecteur qui lui offre accueil et hospitalité. Car cet ouvrage de haute-lisse ne navigue pas sur les chétifs esquifs d’une bavardeuse micro-confrérie, celle des poètes au souffle court et dont l’écriture est une invite à l’étourderie. L’auteure du poème « L’histoire a faussé les comptes » n’écrit pas d’improbables et confidentielles plaquettes de poésie vouées à la mutité et discrètement rangées sur les poussiéreuses étagères de l’oubli… Sur sa table de travail, avec rigueur, avec constance, dans la glaise éruptive de la langue, Michèle Voltaire Marcelin élabore une œuvre poétique majeure, complexe, polyvocale et forte en ses registres de lumière.

Dans un texte publié l’an dernier, nous avions arpenté en ces termes quelques aspects du « métier à tisser » de l’auteure : « (…) la poésie de Michèle Voltaire Marcelin est une parole de haute voilure.

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Tourisme régénératif : la leçon de Marcel Mauss pour réinventer le voyage

— Par Élodie Manthé (*) —

Et si le tourisme de demain ne se mesurait plus à l’intensité des expériences consommées, mais à la qualité des liens tissés ? En relisant Essai sur le don de Marcel Mauss, une autre voie apparaît : voyager non plus comme un client, mais comme un partenaire engagé dans un échange durable.

Dans un article récent, je m’intéresse aux travaux de l’anthropologue Marcel Mauss dans son Essai sur le don de 1925, une œuvre majeure qui éclaire la dimension sociale et symbolique des échanges et qui nous permet d’ouvrir une troisième voie pour résoudre ce dilemme. Selon cette analyse, le tourisme moderne – qui traverse une phase de désillusion – doit dépasser les solutions purement transactionnelles pour s’ancrer dans une dynamique plus humaine et équilibrée. En s’appuyant sur deux exemples extrêmes d’échange étudiés par Mauss – le potlatch et le kula –, l’article propose un outil précieux pour décrypter les excès du tourisme contemporain.

Le potlatch, pratiqué sur la côte nord-ouest de l’Amérique et décrit au XIXᵉ siècle, consiste à accumuler des biens pour les détruire ou les distribuer de manière ostentatoire, affichant ainsi pouvoir et prestige.

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La dissection du capitalisme chez Émile Zola et Robert Lodimus

— Par Robert Lodimus —

On doit comparer Émile Zola et Robert Lodimus principalement pour leur rôle de témoins engagés de leur époque et leur dénonciation virulente des injustices sociales. 

Présentation des auteurs

Au XIXe siècle, Émile Zola, chef de file du naturalisme, a consacré sa vie à disséquer les tares de la société industrielle française, culminant dans son célèbre engagement pour la justice avec « J’accuse ». À cette figure historique fait écho, à l’époque contemporaine, celle de Robert Lodimus. Écrivain et journaliste engagé, Lodimus s’inscrit dans cette même lignée d’intellectuels qui utilisent le verbe pour dénoncer les structures d’oppression, du capitalisme financier au néocolonialisme qui frappe Haïti.

Problématique :
Dans quelle mesure l’engagement littéraire de Robert Lodimus peut-il être considéré comme une forme de naturalisme moderne ? Comment ces deux auteurs, malgré des contextes séculaires différents, parviennent-ils à transformer le récit de la misère en un levier de transformation politique ?

Voici les points de rapprochement clés entre ces deux auteurs :

1. Littérature de Combat et Engagement Social

  • Émile Zola : 

Figure de proue du naturalisme, il a utilisé ses romans (comme Germinal) pour dépeindre la misère ouvrière et son célèbre « J’accuse » pour combattre l’injustice judiciaire de l’Affaire Dreyfus.

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Carnaval : le Danmyé de la discorde

— Les ContreChroniques d’Yves-Léopold Monthieux —

Fort-de-France le 18 février 2026

Ce n’était pas du jeu. C’était le danmyé « lévé-fessé », le vrai, celui du « la ou lé, lè ou lé » celui où les majors se donnaient rendez-vous, se lançaient parfois leur dernier défi. Le joyeux carnavalier de ce dimanche gras ne s’y serait pas aventuré car, d’instinct, il aurait compris que pour pénétrer dans la ronde, il fallait les avoir bene pendantes, comme pour les jeux de cirque romains.

Ce dimanche, donc, un incident a défrayé la chronique et les réseaux sociaux. Au cours d’une exhibition de danmyé, un carnavalier hexagonal a voulu entrer dans la ronde pour s’essayer à cette pratique culturelle. Peut-être que rendu audacieux par l’alcool, a-t-il succombé à cette ambiance de liberté du « fais ce qu’il te plaît » qui est la caractéristique du carnaval martiniquais ? Il aurait été écarté sans ménagement de la piste, sous les yeux de spectateurs qui ont diversement apprécié le tableau. De la part des officiants, il s’agirait d’une commémoration spirituelle davantage qu’une manifestation ludique, un temps mémoriel fort dont la couleur de peau de l’intéressé en aurait fait un intrus.

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La descente aux enfers du système éducatif haïtien se poursuit

— Par Robert Berrouët-Oriol, —

À l’intersection de la Rue des Miracles et de la Rue Courbe, à Port-au-Prince, plusieurs anciens ministres de l’Éducation nationale, d’une année à l’autre et le verbe haut, se livrent au rituel palliatif de l’arbre à palabres. Ils conversent doctement, exposent à profusion leur analyses, leurs diagnostics et ils dressent en chœur moult bilans élogieux de leurs pharaoniques « réalisations »… L’actuel ministre de l’Éducation nationale, Augustin Antoine, sociologue de son état, avait pour sa part accouché l’an dernier d’un tonitruant « Lekòl la kraze » sur toutes les tribunes de l’incompétence ministérielle. Le même Augustin Antoine, en janvier 2026, s’est fait le porte-voix d’une monumentale et surréaliste saga dans le secteur éducatif haïtien aux « Assises de la « refondation » du système éducatif national » (voir l’article « Le système éducatif haïtien entre ses 1804 « réformes » et l’affabulation illusionniste de sa « refondation », par Robert Berrouët-Oriol, Madinin’art, 8 février2026). Contrairement aux rodomontades du ministre Augustin Antoine et des rares promoteurs de ces Assises, nous avons établi, dans cet article, que « (…) le système éducatif haïtien demeure captif, entre ses 1804 « réformes » tant de fois grassement financées par l’UNESCO, la Banque mondiale, le Fonds monétaire international, le Partenariat mondial pour l’éducation… Semblables ou maquillées, ses 1804 « réformes » ont défilé d’une année à l’autre sans résultats mesurables et durables… Malgré cela, l’affabulation illusionniste de sa « refondation » est aujourd’hui promue sur toutes les tribunes de l’échec programmé : nulle part il n’est attesté que l’on peut « refonder » un système éducatif national en le « rapiéçant », en lui infligeant les mêmes recettes (…) Nulle part il n’est attesté que les vieilles recettes –mises en œuvre par les mêmes « spécialistes » d’hier et d’avant-hier, porteurs des mêmes extraordinaires « visions » invariablement œcuméniques–, peuvent être le terreau de la refondation du système éducatif haïtien ».

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🎬 « Promis le ciel « , un film de Erige Sehiri

📅 Mardi 24 février 🕒 15h 📍 Tropiques-Atrium – Salle Frantz Fanon

Par Erige Sehiri, Anna Ciennik | Avec Aïssa Maïga, Deborah Christelle Lobe Naney, Laetitia Ky | 28 janvier 2026 en salle | 1h 32min | Drame | Festival de Cannes 2025 | ★★★★ |

Synopsis :
Tout public
Marie, pasteure ivoirienne et ancienne journaliste, vit à Tunis. Elle héberge Naney, une jeune mère en quête d’un avenir meilleur, et Jolie, une étudiante déterminée qui porte les espoirs de sa famille restée au pays. Quand les trois femmes recueillent Kenza, 4 ans, rescapée d’un naufrage, leur refuge se transforme en famille recomposée tendre mais intranquille dans un climat social de plus en plus préoccupant.

La presse en parle :
La Voix du Nord par Catherine Painset
La réalisatrice tunisienne (dont on avait déjà aimé le choral et lumineux Sous les figues) tourne avec grâce, acuité et tant d’humanité autour de son trio de superbes héroïnes. Face au tragique et à l’arbitraire des situations qu’elle décrit avec une précision de documentariste, elle ne sacrifie ni la douceur, ni la beauté, ni l’humour.

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🎬 « Aucun autre choix », un film de Park Chan-Wook

📅 Mardi 24 février 🕗 20h00📍 Tropiques-Atrium – Salle Frantz Fanon

✍️ Scénario : Park Chan-Wook, Kyoung-mi Lee
🎭 Avec Lee Byung-hun, Son Ye-jin, Park Hee-soon
🎞️ 2026 – 2h19 | Comédie, Drame, Thriller | 🔞 Interdit aux -12 ans | ★★★★ |
🎬 Ceïba 2026

Madinin’Art en parle :

Avec Aucun autre choix, Park Chan-Wook signe son grand retour derrière la caméra et livre une satire sociale féroce, à la fois drôle, grinçante et profondément dérangeante.

You Man-su est un cadre modèle dans une usine de papier. Il aime sa femme, ses enfants, ses chiens, sa maison : une existence confortable, parfaitement ordonnée. Mais lorsque son licenciement brutal vient fissurer cette façade idéale, son univers s’effondre. Incapable d’accepter la perte de son statut social et l’humiliation qu’elle implique, il en vient à une conclusion radicale : pour retrouver sa place, il n’a aucun autre choix que d’éliminer ses concurrents…

Entre comédie noire, thriller et satire sociale, le film explore avec une ironie mordante les ravages de la compétition ultra-libérale, le poids écrasant du travail et la fragilité des identités construites sur la réussite professionnelle.

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