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« Le jeune Noir à l’épée » d’Abd Al Malik

Samedi 9 novembre 2019 à 20 h. Tropiques-Atrium

En co-diffusion avec l’Artchipel Scène nationale de Guadeloupe
Création & interprétation : Abd Al Malik
Chorégraphie : Salia Sanou
Danseurs : Salomon Asaro, Akeem Alias Washko, Vincent Keys Lafif, Bolewa Sabourin… (Distribution sous réserve)
Musiciens : Mattéo Falkone & Bilal
Vidéo : Fabien Coste
© crédit photo : Fabien Coste

Le jeune Noir à l’épée
Le poétique rappeur aux 4 Victoires de la Musique, Abd Al Malik s’associe au chorégraphe Salia Sanou pour créer Le Jeune Noir à l’épée à l’occasion de l’exposition Le Modèle Noir au Musée d’Orsay. Mêlant art contemporain, rap, slam, danse, vidéo et musique, Abd Al Malik propulse dans notre époque le tableau de Pierre Puvis de Chavannes (1824-1898). Il en tire un long poème sur l’identité à l’ère de la mondialisation.
Derrière cette figure qui l’a ému, le rappeur aux textes affutés, chante le parcours d’un jeune homme de retour
dans sa cité. Il questionne l’identité, ou comment dans un monde racialisé, on peut atteindre l’universel sans se renier.
« Du plus profond de mon propre vécu, je savais bien d’où venaient la lutte de ce jeune noir pour quitter la rue et la haine, sans abandonner les siens, sa relation conflictuelle à ses origines africaines et à la France, sa révolte inflexible contre l’injustice des violences policières subies par son peuple, celui des banlieues, et contre la barbarie des frontières et des crimes qui s’y commettent, pour citer Chamoiseau.

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« Le jeune Noir à l’épée » d’Abd Al Malik

Samedi 9 novembre 2019 à 20 h. Tropiques-Atrium

En co-diffusion avec l’Artchipel Scène nationale de Guadeloupe

Création & interprétation : Abd Al Malik
Chorégraphie : Salia Sanou
Danseurs : Salomon Asaro, Akeem Alias Washko, Vincent Keys Lafif, Bolewa Sabourin… (Distribution sous réserve)
Musiciens : Mattéo Falkone & Bilal
Vidéo : Fabien Coste
© crédit photo : Fabien Coste

Le jeune Noir à l’épée
Le poétique rappeur aux 4 Victoires de la Musique, Abd Al Malik s’associe au chorégraphe Salia Sanou pour créer Le Jeune Noir à l’épée à l’occasion de l’exposition Le Modèle Noir au Musée d’Orsay. Mêlant art contemporain, rap, slam, danse, vidéo et musique, Abd Al Malik propulse dans notre époque le tableau de Pierre Puvis de Chavannes (1824-1898). Il en tire un long poème sur l’identité à l’ère de la mondialisation.
Derrière cette figure qui l’a ému, le rappeur aux textes affutés, chante le parcours d’un jeune homme de retour
dans sa cité. Il questionne l’identité, ou comment dans un monde racialisé, on peut atteindre l’universel sans se renier.
« Du plus profond de mon propre vécu, je savais bien d’où venaient la lutte de ce jeune noir pour quitter la rue et la haine, sans abandonner les siens, sa relation conflictuelle à ses origines africaines et à la France, sa révolte inflexible contre l’injustice des violences policières subies par son peuple, celui des banlieues, et contre la barbarie des frontières et des crimes qui s’y commettent, pour citer Chamoiseau.

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« Travailler les imaginaires est une action politique » 

La phrase-titre est d’Abd Al Malik. Au micro d’Arnaud Laporte, sur France-Culture, le rappeur, écrivain et réalisateur évoque son enfance et ses études à Strasbourg, ses débuts dans la musique et sa passion pour la littérature. D’Abd Al Malik, venu à Tropiques-Atrium, le 9 novembre 2019, présenter « Le Jeune Noir à l’épée », un spectacle chanté et chorégraphié, créé à l’occasion de l’exposition « Le Modèle Noir » au Musée d’Orsay, nous savons l’authenticité des engagements, l’importance de l’ œuvre artistique, l’humanisme dont il se réclame. Nous savons aussi qu’Aimé Césaire fait partie de son panthéon littéraire : « Sénèque, Camus, Césaire sont devenus mes potes ». C’est pourquoi nous intéressent les prises de position qu’il revendique, après les manifestations contre la mort de George Floyd là-bas, la mort d’Adama Traoré, ici, où les atermoiements de la justice risqueraient bien de mettre le feu aux poudres.

« La mort de George Floyd ne doit pas masquer nos réalités franco-françaises »

Abd Al Malik, rappeur, slameur, écrivain et réalisateur participait mardi à la manifestation devant le tribunal de grande instance de Paris, organisée pour Adama Traoré.

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Pour le droit d’être différent(e)

— Par Gérald Rossi —

Avec « Lili » Daniel Mesguich adapte et met en scène avec finesse « Le désespoir tout blanc » de Clarisse Nicoïdski. Catherine Berriane est remarquable en jeune fille attardée.
Les immenses toiles d’araignées qui tapissent le miroir de la coiffeuse, qui s’accrochent dans les tentures du lit, ou qui s’incrustent autour de la baignoire, créent dans la lumière grise, comme un premier malaise. Au centre de ce décor, morceau de vaste logement plus ou moins dévasté, désorganisé, une femme est assise quand les spectateurs prennent place. Souriante, le regard fixant une ligne pour les autres invisible. Lili, car c’est d’elle qu’il s’agit, est une jeune fille « attardée » comme l’on dit, simple d’esprit quoi. Avec sa vision du monde et de sa vie, son univers parfois incompréhensible pour les autres. Parents, proches ou moins proches.

En adaptant et en mettant en scène « Le désespoir tout blanc » roman de Clarisse Nicoïdski, Daniel Mesguich espère, dit-il, que « si ce modeste spectacle peut aider, de quelques manières que ce soit, ceux qui luttent tous les jours pour donner ou rendre leur dignité à ceux-là d’entre nous qui ne peuvent pas ou plus la trouver seuls, il n’aura pas été vain ».

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Le sculpteur sénagalais Ousmane Sow est décédé

ousmane_sow-chamoiseau

 

.Le grand artiste du Sénégal est mort à 81 ans ce jeudi matin 1er décembre à Dakar. Il fut longtemps kiné avant d’être complètement sculpteur, créant un peuple de héros surdimensionnés et fougueux qui traduisaient sa vitalité, son indépendance et son humanisme.

Le 11 décembre 2013, il fut le premier artiste noir à entrer à l’Académie des Beaux-Arts, au fauteuil du peintre américain de Christina’s World, Andrew Wyeth. Le second sous la Coupole depuis l’entrée de Léopold Sedar Senghor à l’Académie Française. C’était un géant africain, magnifique et paisible, dont les sculptures, plus grandes que nature traduisaient à la fois l’ambition, la vitalité et la bienveillance…

 

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Allons au théâtre, pour rire et sourire !

Gautier– Par Janine Bailly –

Le Théâtre Aimé Césaire a ouvert ce mercredi, en beauté et en sourires, sa saison 2015-2016. C’est à Regardez mais ne touchez pas !, courte pièce méconnue de Théophile Gautier, qu’est revenu cet honneur. Cette comédie de cape et d’épée en trois journées, représentée pour la première fois à Paris en 1847, et jamais rejouée depuis sa création, fut rééditée en 2011 à l’occasion de la mise en scène de Jean-Claude Penchenat pour la Compagnie Abraxas.

La pièce prend comme point de départ une réalité historique : nous sommes au temps de Philippe V d’Espagne, qui a bien épousé en secondes noces Élisabeth Farnèse, nièce du duc de Parme, et dont le premier ministre évoqué dans le texte se nomme en effet Giulio Alberoni. Bien qu’il ait concerné l’épouse précédente, Marie-Louise de Savoie, l’incident sur lequel s’ouvre l’intrigue est relaté dans le Dictionnaire de la conversation et de la lecture, inventaire raisonné des notions générales les plus indispensables à tous :

« Une loi bizarre défendait en Espagne de toucher à la souveraine. Un jour la jeune reine étant tombée de cheval, et son pied s’étant engagé dans l’étrier, fut entraînée dans la cour du château.

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Dany Laferrière sous la Coupole de l’Académie française

— Par Joël Des Rosiers —

lafrerriere_academicienEn ce jeudi 28 mai sous le Haut patronage de M. François Hollande, Président de la République, du Premier Ministre du Québec M. Philippe Couillard, des Ministres de la Culture Fleur Pellerin de France, Hélène David du Québec et Dithny Joan Raton d’Haïti, du chef de l’Opposition M. Pierre Karl Péladeau, du chef du parti Québec Solidaire Mme. Françoise David, de quatre ex-premiers ministres, MM. Bernard Landry, François Charest, Pauline Marois du Québec et Mme. Michèle Duvivier Pierre-Louis de Haïti ainsi que de Mme. Michaëlle Jean, ex-gouverneure générale, Secrétaire générale de la Francophonie.

Par un temps magnifique, dans une langue aussi élégante que précise, le nouvel immortel, Dany Laferrière, a prononcé comme l’exige la tradition, l’éloge en tout point remarquable d’Hector Bianciotti, le romancier italo-argentin, son prédécesseur au fauteuil numéro 2. Ce siège inchangé et immobile, s’il avait été occupé naguère par Montesquieu, l’auteur des Lettres persanes, le fut surtout par un Dumas, le petit-fils du Général Alexandre Dumas dont la grand-mère Marie-Cessette Dumas était une esclave de Saint-Domingue. Car le fils du Général, le célèbre Alexandre Dumas, le plus traduit des romanciers français qui nous donna tant à lire et à rêver dans des allusions si nombreuses à ses origines créoles, eut à son tour un fils naturel, le romancier et dramaturge Alexandre Dumas fils.

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Discours de réception de Dany Laferrière à l’Académie française

— Par Dany Laferrière —

M. Dany LAFERRIÈRE, ayant été élu à l’Académie française à la place laissée vacante par la mort de M. Hector BIANCIOTTI, y est venu prendre séance le jeudi 28 mai 2015, et a prononcé le discours suivant :

Mesdames et Messieurs de l’Académie,
Permettez que je vous relate mon unique rencontre avec Hector Bianciotti, celui auquel je succède au fauteuil numéro 2 de l’Académie française. D’abord une longue digression – il y en aura d’autres durant ce discours en forme de récit, mais ne vous inquiétez pas trop de cette vieille ruse de conteur, on se retrouvera à chaque clairière. C’est Legba qui m’a permis de retracer Hector Bianciotti disparu sous nos yeux ahuris durant l’été 2012. Legba, ce dieu du panthéon vaudou dont on voit la silhouette dans la plupart de mes romans. Sur l’épée que je porte aujourd’hui il est présent par son Vèvè, un dessin qui lui est associé⋅ Ce Legba permet à un mortel de passer du monde visible au monde invisible, puis de revenir au monde visible⋅ C’est donc le dieu des écrivains⋅
Ce 12 décembre 2013 j’ai voulu être en Haïti, sur cette terre blessée, pour apprendre la nouvelle de mon élection à la plus prestigieuse institution littéraire du monde⋅ J’ai voulu être dans ce pays où après une effroyable guerre coloniale on a mis la France esclavagiste d’alors à la porte tout en gardant sa langue.

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Aperçus du Festival de Fort-de-France

 

— par Selim Lander —

Juillet 2008

(Théâtre – Festival 08]

L’étrangère

Habitué à louer la programmation du Théâtre de Fort-de-France, nous avons été d’autant plus désagréablement surpris par le choix de cette Etrangère. On comprend qu’une intrigue qui mêle les fameux (ou fameuses) « touloulous » guyanais au culte Vaudou et aux racines africaines des noirs des Amériques puisse avoir a priori une certaine résonnance auprès du public martiniquais. Mais cela constitue-t-il un argument suffisant pour faire venir une pièce qui – au moins dans la mise en scène qui nous a été proposée – ne parvient jamais à créer l’émotion (ou a défaut le simple plaisir) qu’on attend du théâtre ?

Odile Pedro Leal

Le décor et les costumes, pourtant, sont d’emblée séduisants. Les comédiens sont placés sous des cloches en filet noir disposées autour de la scène, d’où ils sortiront au moment de rentrer dans l’action, et comme leurs costumes sont variés, colorés pour certains, et que certains ont par ailleurs des trognes assez remarquables, la première impression est favorable. Hélas ! on change d’avis dès que se met à défiler le texte dû à un écrivain d’origine congolaise, Caya Makhélé, dont on nous a fait savoir qu’il était « l’auteur de pièces de théâtre qui ont connu un certain succès » (!)

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