8 mars 2018 : journée internationale de luttes des femmes

Nous femmes, nous voulons être ce que nous sommes, et ne point être ce qu’on nous fait.
Maria Deraismes – 1869

 

Le féminisme
n’a jamais tué personne.
Le machisme
tue tous les jours.
Benoîte Groult

Les femmes n’ont pas tort du tout quand elles refusent les règles de vie qui sont introduites au monde, d’autant que ce sont les hommes qui les ont faites sans elles.
Montaigne, Essais, III, 5

Il ne s’agit pas d’opposer les petits avantages des femmes aux petits acquis des hommes, mais bien de tout foutre en l’air.
Virginie Despentes, extrait de King Kong Théorie

8 mars : dates clés

.1910
C’est à la conférence internationale des femmes socialistes de 1910 que l’idée d’une « Journée Internationale des Femmes » est lancée.
mars 1911
Un million de femmes manifestent en Europe
8 mars 1914
Les femmes réclament le droit de vote en Allemagne
8 mars 1915
Réunies à Oslo des femmes défendent leurs droits et réclament la paix.
8 mars 1917
À Saint Pétersbourg des ouvrières manifestent, initiant la Révolution Russe
8 mars 1921
Lénine décrète le 8 mars journée des femmes
après 1945
Le 8 mars devient une tradition dans les pays de l’Est et dans le monde
années 70
Le 8 mars devient plus féministe
8 mars 1977
Les Nations Unies officialisent la Journée Internationale des Femmes.
8 mars 1982
La journée est officialisée en France
8 mars 2018 ?
Tant que l’égalité n’est pas atteinte, le 8 mars continue d’être célébré !

Seule la mobilisation des femmes fait avancer nos droits. 
Ne restons pas inactives pendant cette semaine du 8 mars. Plusieurs RV
La maison d’artistes “Un oeuf” est au 19 de la rue Garnier Pages.
La place de l’enregistrement est en face du centre commercial cour Perrinon. Derrière le parc culturel Camille Darsières

 

ÉVÉNEMENT EXCEPTIONNEL
ANNOU KOZÉ ANSANML’Union des Femmes de Martinique organise son
1° dîner-débat entre femmes et hommes
vendredi 2 mars 2018 à partir de 19hComment agir au quotidien pour faire progresser l’égalité femmes-hommes ?
Comment nous aider à construire une société respectueuse de chacune et de chacun ?La route vers l’égalité est longue ….
Mesdames, gardons le Cap !
Messieurs nous avons besoin de vous, l’égalité Femmes-hommes ne se fera pas sans vous !
La démarche n’est pas simple, mais elle essentielle pour notre société martiniquaise, qu’il nous appartient de faire progresser …

Un débat « Fanm ek fanm » – un débat « Nonm ek nonm » en parallèle
avant de discuter ensemble

Participation 15€
Inscriptions sur www.unionfemmesmartinique.com
ou au 0596 71 19 64

La route de la Trace que nous connaissons aujourd’hui, dans sa portion allant de Deux Choux au Morne-Rouge en passant par le tunnel de la Propreté et Fonds Marie-Reine, a été construite après l’éruption de 1929, l’objectif premier étant d’assurer l’évacuation des populations du Morne Rouge et d’Ajoupa Bouillon menacées par les dernières éruptions de la Pelée. Nous sommes au début des années 1930 et les femmes ont porté leur contribution dans ces métiers particulièrement pénibles et périlleux qu’étaient le terrassement et la construction de routes. Elles transportaient sur la tête, dans des « paniers » ou « mannes », pierres, terre et cailloux.
Ce métier de portage (charbon pour les bateaux de la Compagnie Transatlantique, roches et cailloux pour la construction des routes) était en grande partie assuré par les femmes, avant l’introduction des machines. L’Inspecteur des Ponts et Chaussées note en 1931 « qu’entre la Rivière de la Propreté et Deux Choux, la nouvelle voie, dont les travaux sont commencés, est une route de grande montagne, d’exécution très difficile. »

À l’occasion de la Journée internationale des Femmes en lutte, la Collectivité Territoriale de Martinique rend hommage à ces femmes (porteuses, charbonnières) qui ont contribué à la construction de notre pays. Lorsque les hommes cassaient la roche, faisaient exploser les mines, déblayaient le terrain, les femmes prenaient le relais pour transporter les matériaux et remblayer les routes.
C’est aussi une façon d’honorer le travail de ces ouvriers, ouvrières, manoeuvres, cantonniers, porteurs et porteuses, qui ont ouvert la voie au désenclavement du Nord de la Martinique et à la modernisation de notre réseau routier.