« Le métro fantôme » de Amiri Baraka

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Amiri Baraka, Miami Book Fair International, 2007 – ©Wikimedia common

Mise en scène par Jose ALPHA avec Elisabeth LAMEYNARDIE et Eric BONNEGRACE
Le poète et essayiste Amiri Baraka (alias Le Roi Jones, New Jersay, 7 octobre 1934) est mort le 9 janvier 2014 à Newark. On lui doit entre autres The Blues People. Negro music in white America (trad. fr. Le Peuple du blues, disponible en Folio-Gallimard ) et la pièce “Dutchman (fr. Le Métro fantôme).
Le Métro fantôme (Dutchman) est une pièce de théâtre écrite sous le nom de plume de LeRoi Jones. Elle a obtenu en 1964, à New York, l’Obie Award, récompense décernée à la meilleure pièce de l’année et a rallié à Paris la quasi-unanimité de la critique. Voici l’argument : c’est, dans l’obscurité “ferraillante” d’un tunnel de métro new-yorkais, une nouvelle traversée du Vaisseau fantôme de Richard Wagner. Clay, le noir, en est le nocher (celui qui conduit une embarcation), condamné lui aussi à errer jusqu’au jour où il sera délivré par l’amour : la Senta de ce Daland noir est blanche et de leur rencontre dépendra, un instant, la rédemption du jeune homme. Cela n’aura, bien sûr, pas de suite. Le petit-bourgeois noir va singer les blancs, très mal, devant une fausse intellectuelle blanche, qui singera les noirs plus mal encore. En s’inversant, l’incompatibilité s’aggravera et, mettant fin au simulacre, Clay redeviendra un noir à part entière pour choisir la révolte.( Wikipedia)

On lira les deux critiques élogieuses de Selim Lander et Serge Mourouvin de décembre 2012

Le métro hanté de LeRoi Jones au théâtre du lycée Schoelcher

La parole en spectacle au lycée de Batelière

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Amiri Baraka (de son vrai nom LeRoi Jones) est un intellectuel afro-américain né à Newark (New Jersey) le 7 octobre 1934 et mort à Newark (New Jersey) le 9 janvier 2014.

À l’avant-garde d’une forme de théâtre engagé, LeRoi Jones s’est fait le chantre de la révolte des Noirs américains contre l’ordre, l’hégémonie et la culture blanche.

Après avoir étudié la philosophie et la religion aux universités Rutgers, Columbia et Howard, sans toutefois obtenir de diplôme, Jones rejoint en 1954 l’US Air Force, atteignant le grade de sergent. Une lettre anonyme ayant dénoncé ses convictions communistes à ses supérieurs, il reçoit un blâme pour violation de son serment militaire, et est affecté aux cuisines.

La même année, il quitte l’armée et se rend à Greenwich Village, le quartier « bohême » de New York, où il découvre le jazz et le mouvement des poètes “Beat Generation”, qui influencent grandement son propre travail poétique et dramatique. Jones devient l’un des dandys les plus notoires du quartier. En 1958, il fonde la maison d’édition Totem Press, qui publie les travaux d’icônes de la Beat Generation telles que Jack Kerouac et Allen Ginsberg. Cette année est également celle de son mariage avec Hettie Jones, avec qui il coéditera jusqu’en 1963 le magazine littéraire Yugen.

En 1960, il se rend à Cuba, une visite qui fait de lui un artiste beaucoup plus engagé politiquement. Il publie en 1961 Preface to a Twenty Volume Suicide Note (Préface à une Note de Suicide en 20 Volumes), suivi en 1963 de Blues People: Negro Music in White America (Le Peuple du Blues : une musique noire dans une Amérique blanche), qui reste encore aujourd’hui considéré comme l’un des travaux critiques les plus influents au sujet du Blues et du Jazz. En 1964, Jones remporte un grand succès avec sa pièce de théâtre Dutchman (Le Métro Fantôme), qui lui vaut un Obie Award.

À la suite de l’assassinat de Malcolm X en 1965, Jones rompt avec les poètes Beat, quitte sa femme et leurs deux enfants et part vivre dans la quartier noir new-yorkais de Harlem, rejoignant le mouvement du nationalisme noir.

En 1966, Jones épouse en secondes noces celle qui va devenir Amina Baraka lorsqu’il changera son nom, l’année suivante, pour le patronyme africain Imamu Amear Baraka, puis Amiri Baraka. Devenu en 1967 professeur à l’université San Francisco State University, il est arrêté en 1968 à Newark pour port d’arme illégal et résistance à l’autorité, au cours d’une des émeutes qui suivent le meurtre de Martin Luther King. Condamné à 3 ans de prison ferme, il est finalement acquitté en appel.

Sa plus grande contribution au mouvement du Black Power est l’ouvrage Le Peuple du Blues (Blues People), où il développe la thèse révolutionnaire que l’évolution du statut des Afro-américains a trouvé un écho dans les modifications de la musique noire. Sa lecture sociale et politique du blues et du jazz a eu une influence très importante dans le domaine des Popular Music Studies.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Amiri_Baraka


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